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Presse russe: revue du 15 décembre
Publié le :

Revue de la presse russe du 15 décembre

MOSCOU, RIA Novosti

Gazeta.Ru

Personne n'a encore réussi à remonter au pays producteur de polonium en suivant ses traces (expert)

Théoriquement, il est possible de déterminer l'origine du polonium en suivant ses traces, mais cette méthodologie n'existe ni en Russie, ni à l'étranger, affirme l'académicien Nikolaï Ponomariov-Stepnoï, vice-président du Centre scientifique russe Institut Kourtchatov, qui voici quarante ans a été le premier en Russie à travailler avec du polonium.

"En principe, des possibilités existent pour déterminer l'origine du polonium, a dit l'académicien pour éclaircir la question qui préoccupe ceux qui enquêtent dans le cadre de l'"affaire Litvinenko". Les particules alpha sont toutes identiques, mais le polonium laisse des microtraces chimiques, d'après lesquelles on peut déterminer la technologie de la production ainsi que le fabriquant. Cependant, je puis assurer qu'en Russie cette méthodologie n'a aucune raison d'être. Je ne pense pas non plus qu'il en faudrait une à l'étranger, et ce pour la même raison. Théoriquement une possibilité existe, mais elle n'est pas matérialisée. Plusieurs mois seraient nécessaires pour mettre au point une méthodologie".

Igor Kharitonov, chef de laboratoire à l'Institut de métrologie de Saint-Pétersbourg, pense qu'à part les traces de polonium il serait aussi utile de trouver le récipient qui a servi à son transport. Quant à Vitali Dovgouch, directeur de l'Institut de médecine industrielle et maritime, il relève qu'avec la quantité de polonium qui a servi à tuer Alexandre Litvinenko on aurait pu exterminer plusieurs centaines de personnes. L'isotope n'est pas une arme fonctionnelle pour les professionnels du meurtre parce que 80% de la substance sont immédiatement éliminés par les urines tandis que la victime met beaucoup de temps à décéder et "irradie" de partout.

En attendant, du 7 au 13 décembre, des sociologues russes ont effectué un sondage auprès d'un échantillon représentatif de 1600 personnes pour savoir qui, selon elles, pouvait avoir assassiné l'émigré politique. Le Centre analytique Youri Levada a annoncé jeudi qu'une personne interrogée sur cinq pensait que d'anciens partenaires d'affaires étaient impliqués dans la mort de Litvinenko. Pour 15% des gens, cet assassinat a été commandité par l'homme d'affaires Boris Berezovski résidant à Londres, 10% voient la main des services secrets russes et 8% celle des services secrets occidentaux. Pour 8% des Russes, Litvinenko a été fortuitement contaminé pendant le transport de substances radioactives. Une personne interrogée sur quatre est sans opinion, 13% ont déclaré ne pas être au courant de cette affaire.

Nezavissimaïa gazeta

Kouriles: Tokyo veut un partage à la chinoise

Tokyo espère régler le problème territorial avant le départ de Vladimir Poutine de son poste de président russe. Mais Moscou estime que le règlement du problème du litige à propos des îles est l'affaire de la génération suivante.

Le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Aso a soulevé au parlement la question d'un partage égal des Kouriles du Sud entre la Russie et le Japon. Au pays du Soleil Levant, cette formule est qualifiée de "partage à la chinoise", à l'instar de la façon dont la Russie et la RPC ont partagé les îles sur le fleuve Amour.

"Le Japon se rend probablement compte de la stérilité de sa position rigide sur le règlement du problème, et recherche un compromis", a déclaré Viktor Pavliatenko, directeur des études japonaises de l'Institut de l'Extrême-Orient de l'Académie des sciences de Russie. Mais la Russie n'a pas besoin de répondre à l'initiative de Taro Aso, car ce "compromis" se distingue peu de la position extrême: la prétention de recevoir les quatre îles, a avancé l'expert.

Moscou estime qu'il n'y a pas de fondements historiques pour tracer une analogie avec le règlement du problème frontalier entre la Russie et la RPC, dont l'un des principes consistait à partager de manière égale les territoires faisant l'objet du litige. "A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon et l'Allemagne ont capitulé de façon inconditionnelle, par conséquent, le Japon ne peut avoir de revendications territoriales", a indiqué Mikhaïl Marguelov, président du Comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Si la Russie perd le contrôle des Kouriles du Sud, cela perturbera l'équilibre économique et militaire dans toute la région", a estimé le sénateur. "La participation du Japon à la mise en valeur de ces îles: c'est tout ce que nous pouvons lui proposer et ce qui doit être à la base de nos rapports", a résumé le sénateur.

Un influent expert en matière de diplomatie estime qu'il s'agit d'un processus de longue haleine. "C'est un problème pour la génération suivante", a-t-il souligné.

Apparemment, le ministre japonais ne partage pas les pronostics de nombreux politologues russes qui estiment que Vladimir Poutine souhaiterait conserver son influence politique sur la vie du pays après 2008. La remise au Japon de territoires d'Extrême-Orient ayant une grande importance stratégique frapperait fortement la cote de popularité du président. N'importe quel homme politique russe ne pourrait prendre cette décision qu'à un âge avancé, avant de prendre sa retraite.

Kommersant

Rosoboronexport obtient le monopole pour l'exportation d'armements russes

Un deuxième monopole d'exportation a vu le jour en Russie. Après le patron de Gazprom Alexeï Miller, c'est le chef de Rosoboronexport, Sergueï Tchemezov, qui se verra accorder ce privilège à partir du 1er mars 2007 par le président Vladimir Poutine. Cela rapportera à son entreprise plus de 600 millions de dollars. Les experts soulignent que pour M. Tchemezov, qui a été coopté début décembre au bureau du Conseil supérieur du parti Russie Unie, ce décret a une importance plutôt politique qu'économique.

Les producteurs de matériel de guerre (17 usines et bureaux d'études) ont conservé seulement le droit d'exporter des pièces détachées et d'assurer le service après-vente du matériel.

A partir du 1er mars prochain, le droit d'exporter de façon autonome des produits finis sera retiré, entre autres, au groupe MiG (d'après les données du Service fédéral de coopération militaire et technique, le groupe a exporté en 2005 des produits finis pour 306 millions de dollars), aux Usines de constructions mécaniques de Réoutov (30 millions de dollars), au Bureau d'études de Kolomenskoïé (60 millions de dollars), ainsi qu'au Bureau d'études de Toula (230 millions de dollars). Autrement dit, le passage des activités d'exportation de ces entreprises sous le contrôle de M. Tchemezov permettra à Rosoboronexport d'augmenter ses revenus de plus de 10%. L'année dernière, la centrale a vendu des armes pour 5,2 milliards de dollars. A noter que d'après ses propres données, cette somme comporte des commissions perçues à hauteur de 5 à 15% du prix de chaque contrat.

Les dirigeants des entreprises qui seront privées du droit d'exporter ont refusé hier de commenter officiellement le décret présidentiel, prétextant n'avoir pas encore pris connaissance du contenu du document. En privé, ils affirment que la décision a été "prise au plus haut niveau" et qu'il était "impossible de s'y opposer".

Les analystes attirent l'attention sur le fait que M. Tchemezov a acquis un certain poids politique ces derniers temps. A la fin de l'année passée, Rosoboronexport a pris le contrôle de l'usine automobile AvtoVAZ et cette année, du géant du titane VSMPO-Avisma. En même temps, il a pris la direction de l'Union des entreprises de constructions mécaniques de Russie et, le 2 décembre, il est devenu membre du bureau du Conseil supérieur de Russie Unie. Le directeur du Centre d'analyse des stratégiques et des technologies, Rouslan Poukhov, estime que l'attribution du statut de monopole à Rosoboronexport est une "nouvelle preuve que Sergueï Tchemezov jouit d'une grande confiance auprès du président et fait actuellement partie de l'entourage le plus proche de Vladimir Poutine".

Vedomosti

Les chasseurs kazakhs pourraient ne pas être modernisés en Russie

Le Kazakhstan a l'intention de dépenser en 2007 près de 450 millions de dollars pour moderniser ses armements, pour l'essentiel, ses forces aériennes. Mais les entreprises russes, débordées de travail avec les forces aériennes russes et les contrats d'exportation, ne sont pas en mesure de satisfaire cette commande. Les contrats presque garantis de ce proche allié militaire de Moscou pourraient être récupérés par des firmes israéliennes et françaises.

Les dépenses du Kazakhstan pour la modernisation des armements en 2007 pourraient atteindre environ 450 millions de dollars, indique l'analyste militaire Marat Kenjetaïev. Le Kazakhstan possède environ 40 chasseurs lourds de DCA MiG-31 et 14 Su-27, rappelle-t-il.

Selon le ministre kazakh de la Défense Moukhtar Altynbaïev, les entreprises russes ne sont prêtes à moderniser en 2007 que quatre Su-27 et deux MiG-31, bien que le Kazakhstan ait l'intention de moderniser tout le parc (54 appareils) dans de brefs délais. Le ministre s'est déclaré étonné par les cadences lentes de modernisation proposées par la Russie.

Elena Fedorova, représentante de la compagnie aéronautique MiG (les MiG-31 ont été fabriquées à l'usine Sokol qu'elle contrôle), affirme qu'Astana demande de moderniser les chasseurs MiG-31 et MiG-29 (le Kazakhstan en possède également une quarantaine), mais que ces propositions n'en sont qu'au stade initial de l'étude et que les délais d'accomplissement des travaux sont encore inconnus.

En 2007, il est prévu de construire à l'usine aéronautique de Komsomolsk-sur-l'Amour une dizaine de Su-30 MKB2 pour le Venezuela et d'achever la construction de deux nouveaux Su-100 civils Superjet. Il faut amorcer la modernisation du régiment de Su-27 pour l'Armée de l'Air russe. Dix avions se trouvent déjà à l'usine, bien que les forces aériennes lui doivent encore un milliard de roubles (près de 29 millions d'euros) pour 24 Su-27SM livrés dans la période 2004-2006.

A l'époque soviétique, l'usine de Komsomolsk-sur-l'Amour fabriquait environ 70 Su-27 par an, mais à présent un élargissement considérable de la production est impossible, déplore une source à l'usine. C'est pourquoi l'entreprise n'a consenti à moderniser que quatre avions kazakhs.

Les autorités russes doivent prendre des mesures énergiques en vue de décrocher et de satisfaire la commande du Kazakhstan, estime Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse des stratégies et des technologies. Si la Russie fait traîner en longueur la modernisation, ses concurrents pourraient bien en profiter, par exemple la firme israélienne Elbit, qui possède une riche expérience en matière de modernisation d'avions de combat soviétiques en Europe de l'Est, affirme Marat Kenjetaïev.



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Source/Lien : RIA Novosti



   
 
   
 
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