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La négation du génocide arménien : un négationnisme d’Etat
Publié le : 27-01-2012

Sans une loi pénalisant le négationnisme,
l’Etat turc ou ses relais et sympathisants, sont autorisés implicitement à :



1. Mettre en place en France une négation perverse et provocatrice sur tous les forums internet et médias on-line et sur des dizaines de sites internet dédiés aux « allégations arméniennes ».
Les victimes arméniennes et leurs descendants sont présentés comme des terroristes ou au moins des ultra-nationalistes. A l’inverse, les négationnistes y sont systématiquement désignés comme cibles de la « turcophobie » et de « l’islamophobie ». Cette accusation infondée vise à manipuler l’opinion publique. Ces sites racistes font de la falsification historique et de la stigmatisation des Arméniens, leur fonds de commerce (voir listing de ces sites à la fin de ce dossier).

2. Intoxiquer la jeunesse française originaire de Turquie avec une propagande haineuse et l’inciter à faire pression pour contester l’enseignement du génocide arménien dans le cadre scolaire de notre République. En novembre 2009, un collégien de Pont-à-Mousson a écrit dans un devoir d’histoire : « le génocide arménien n’a pas existé, mais s’il avait existé, il aurait été mérité ». Fêté en héros à la Une du plus grand quotidien de Turquie, Hurriyet, il a vu sa sanction pédagogique levée suite à l’intervention d’une association franco-turque.

Récemment, le Proviseur d’un Lycée de Saint-Dié (Vosges) a annulé une conférence sur le génocide arménien prévue pour le 20 janvier 2012, au motif que le contexte n’était pas propice pour aborder sereinement ce sujet et que l’établissement devait rester neutre…

3. Polluer l’espace scolaire français avec des prestations officielles incongrues : ainsi, le Consul Général de Turquie a été reçu en 2010 au Lycée Chateaubriand de Combourg et a déclaré aux élèves « Il s’agit d’un massacre, pas d’un génocide. Une commission d’historiens a été créée en 2009 pour décider ». Le temps d’une rencontre, le soin « d’instruire » les élèves d’un lycée public français a été confié au représentant d’une puissance étrangère, notoirement négationniste, et régulièrement condamnée pour violations des droits de l’homme.

L’idée détestable d'une Commission d'historiens formée par la Turquie et l'Arménie, récemment réactualisée par Alain Juppé, semble curieusement satisfaire les partisans du credo « L'Histoire aux historiens » ou « Liberté pour l’Histoire ».
Ainsi, Pierre Nora appuie cette proposition choquante qui verrait l'histoire laissée à l'appréciation de l'Etat héritier du crime. Un Etat qui, rappelons-le, en perpétue toujours le déni près de 100 ans après les faits. Une curieuse position pour un « historien » qui prétend s’élever contre les lois imposant une « vérité d’Etat ».

4. Financer à travers le monde des chaires, des laboratoires et des Instituts turcs d’histoire «officielle» qui accueillent aussi de jeunes « chercheurs » français.

5. Favoriser dans les universités et établissements d’enseignement supérieur français (exemple : Paris V Descartes ou Sciences-Po) la tenue de colloques ou d’expositions où le génocide arménien est minimisé, nié ou même justifié.

6. Censurer des expositions-photos : le 17 juin 2006, le photographe Antoine Agoudjian, invité par la ville de Valentigney (Doubs), a vu son exposition décrochée par la Mairie après les vives réactions de la communauté turque, forte de plusieurs milliers de personnes, choquée par deux légendes-photos mentionnant le "génocide".

- Du 15 au 24 juin 2011, une exposition de photographies de Khatchkars [croix de pierre arméniennes ciselées, datant, pour certaines, des tous premiers siècles après J.C.], était co-organisée par l’UNESCO et l’Ambassade d’Arménie au siège de l’UNESCO à Paris. Les instances de l’UNESCO ont exigé que soient retirées les légendes présentes sous chaque photo et qui mentionnaient les lieux où se trouvaient ces Khatchkars (à savoir, en plus de l'Arménie actuelle, les territoires historiques de peuplement arménien : la Turquie et l'Azerbaïdjan). En censurant de simples informations historiques et géographiques considérées comme élémentaires dans toute manifestation culturelle de ce type, l’UNESCO a - bien qu’elle s’en défende - fait un choix politique clair et pas franchement glorieux, destiné à occulter une présence arménienne précédant de plusieurs siècles l’arrivée des Turcs Seldjoukides en Anatolie. L’UNESCO a-t-elle fait ce choix sous la contrainte ou pratique-t-elle l'autocensure ? Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si les partisans de la commission d’historiens arméno-turcs, proposent désormais l’UNESCO comme entité supranationale pour cette « petite commission » imaginée par la Turquie.

7. Faire pression sur des manifestations culturelles : la Chronologie de l’Histoire de la Turquie, imprimée dans les catalogues du Festival Travelling Istanbul de Rennes, l’un des événements culturels organisés en 2010 sous l’égide du ministère français de la Culture, dans le cadre de la Saison turque en France, a été censurée. Cette chronologie faisait mention du génocide arménien et de la pétition d’excuses des intellectuels turcs de 2008 : elle a été masquée in extremis par une photo collée sur la page 3 des 40 000 exemplaires du programme. Le dossier de presse de la Saison turque en France, préparé par le ministère français de la Culture, ne contenait pas une seule fois le mot « arménien » (ne parlons même pas du mot génocide) : ainsi, l’apport de trois millénaires de présence arménienne dans l’héritage culturel de la Turquie moderne, a été totalement passé sous silence.

8. Donner libre cours en France à une arménophobie « des beaux quartiers » qui distille dans tous les médias un négationnisme insidieux - d’autant plus dangereux qu’il émane de cercles intellectuels supposés « irréprochables » - et dont on se demande s’il n’est pas lié à des intérêts personnels ou du moins purement politiques : il en est ainsi des articles et interventions concernant le génocide arménien et signés d’éminents « non-spécialistes » de cette question historique.
Leurs propos dépassent le cadre d’une simple opposition intellectuelle à la loi, pour entrer dans le champ d’une désinformation visant à mettre en doute l’intention d’extermination dans le cas du « génocide » arménien, terme qu’ils mettent par ailleurs entre guillemets. Citons la désormais célèbre phrase « Si vous écrasez trois mouches, on peut aussi vous parler d’un génocide » (Pierre Nora, historien, invité sur France-Inter le mercredi 12 octobre 2011, qui a réfuté en ces termes le qualificatif de « génocide » pour le génocide arménien).

9. Imposer en filigrane « la version turque de l’histoire » au sein des agences de presse françaises et internationales, l'AFP, l'AP et Reuters : elles ont une fâcheuse tendance à reprendre à leur compte, sans discernement, la propagande d'Ankara et opposent systématiquement le nombre des victimes « selon les Arméniens » (alors qu’il s’agit de l’estimation des historiens) à celui des victimes décomptées « selon les Turcs », tout comme elles exposent les « deux thèses en présence ».

Jusqu’à très récemment, l’AFP mettait encore presque systématiquement le terme «génocide» entre guillemets (comme le fait encore sciemment Jean Daniel, du Nouvel Observateur). Les journalistes suivent souvent un parcours fléché lorsqu’il s’agit d’aborder les relations arméno-turques. Et par le jeu des reprises de dépêches, le négationnisme anti-arménien fait son nid en France, en Europe et aux Etats-Unis.

Le 26/05/2009, l’Express.fr avait mis en ligne une enquête intitulée "Les pro et anti-adhésion turque à l'UE sur internet" : malgré les avertissements du Collectif VAN et les courriers de Meïr Waintrater, l’article se fait toujours le relais de sites racistes et anti-arméniens par des liens cliquables. Une telle pratique ne peut qu'encourager le développement du négationnisme dans l'espace public français et conforter les nationalistes turcs dans leur déni du génocide arménien.

La Turquie a menacé de quitter Euronews, première chaîne de télévision internationale d'information en Europe, si le Sénat français adoptait la proposition de loi sur le génocide arménien : la Turquie est membre de l'Union européenne de radio-télévision (UER, ou European Broadcasting Union) : la radio et télévision nationale turque TRT est entrée en 2009 dans Euronews, devenant actionnaire à 15,5%. Cela explique sans doute la présentation mensongère des événements historiques de 1915 sur Euronews : « Le parti dit des “Jeunes Turcs” au pouvoir tente de rallier les Arméniens, mais les Russes les retournent en leur faveur. C’est alors que débute ce sombre épisode qualifié par les uns de génocide, et par la Turquie comme d’une mesure destinée à défendre l’empire. » Voir également le dossier « Les relations arméno-turques, la diaspora et la presse », préparé par le Collectif VAN le 13-10-2009.

10. Faire un lobbying acharné via de grands groupes industriels et financiers français et américains, commerçant avec la Turquie ou implantés sur place, et qui sont instrumentalisés pour stopper les reconnaissances du génocide arménien et faire pression sur les hommes politiques.

11. Encourager en France et aux USA, via les nombreux relais turcs, des procès pour discrimination ou en diffamation contre des historiens, des hommes politiques ou des responsables associatifs qui osent pointer du doigt certains sites pro-turcs « peu fiables » ou des individus tenant des propos outranciers.
A l’inverse, le procès intenté par une association arménienne au Consul Général de Turquie à Paris et à son hébergeur internet concernant la mise en ligne de textes négationnistes, a reçu un verdict défavorable car nier le génocide arménien n’est pas un délit en France.

12. Exporter un négationnisme offensif au sein des communautés turques de l’étranger. Exemples :

• A Paris, depuis 2006, se tiennent des manifestations téléguidées par des députés AKP et par le Parti des Travailleurs de Dogu Perinçek, à l’origine de la création des sinistres Comités Talaat Pacha, du nom du grand ordonnateur du génocide arménien. D’immenses banderoles « Non, il n'y a pas eu de génocide arménien » ou « le génocide arménien est un mensonge impérialiste » y sont déployées tandis que sont scandés des slogans du même type. Le Comité Talaat Pacha, équivalent de ce que serait un Comité Adolf Hitler, était présent le samedi 21 janvier 2012, à la manifestation organisée par les associations franco-turques à Paris pour protester contre l’adoption de la loi pénalisant la négation des génocides. 30 000 manifestants venus de France, d’Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de Turquie, ont défilé pour la « liberté d’expression », à savoir la liberté de nier.

• L'inquiétante manifestation lyonnaise du 18 mars 2006 a mis en évidence la violence et la haine anti-arménienne des nationalistes Loups Gris.

• Profanations et destructions en France de stèles à la mémoire du génocide arménien ainsi que d'églises et de tombes arméniennes.

• Attaques de commerces tenus par des citoyens d’origine arménienne en France, en Belgique et en Allemagne.

Agressions physiques et menaces de mort, telles celles contre des Français d’origine arménienne à Valence « Nos parents ont massacré vos parents et on va finir le travail. On va tous vous brûler ! ». Verdict : 1€ d’amende et dispense de peine !

• Insultes et menaces contre des associations luttant contre le négationnisme, telles celles subies par le Collectif VAN. Le Procureur n’a pas jugé utile de donner suite à la plainte déposée le 17 juillet 2009 concernant ce message téléphonique : « Vous êtes une race de merde. Vous incitez toute votre race à aller sur les sites, à aller sur les sujets où est-ce qu’on parle de la Turquie et vous essayez d’insulter la Turquie. Mais vous croyez qu’on ne voit pas ça ou quoi ? Bande de sale race, va. Tout ça, ça sera payé un jour, ça je vous le promets mon ami. »
D’autres exemples sont mis en ligne dans la rubrique « Les internautes écrivent au Collectif VAN » (outre les mails d’encouragement, cette rubrique liste aussi les insultes et les menaces reçues par le Collectif VAN).

13. Faire prendre en charge en Turquie des centaines de milliers de vacanciers français par 18 000 guides touristiques dont l’habilitation à exercer dans leur pays est soumise au suivi de 3 séminaires d’aptitude basés sur la falsification historique officielle turque publiée en 8 langues sur le site du ministère de la Culture et du Tourisme. Les professionnels turcs du tourisme reçoivent un livret intitulé : « Les événements de 1915 et ‘les prétentions de génocide arménien’ » tiré des enseignements de l’ancien président de l’Institut Turc d’Histoire, Yusuf Halaçoglu. Ce dernier faisait d’ailleurs partie des délégations turques reçues à Paris par les plus hautes Institutions de notre République, avant le vote de la loi en 2012.

14. Endoctriner les étudiants turcs dans le cadre des programmes Erasmus, via des stages imposés pour apprendre à nier les « allégations arméniennes », avant de partir faire ses études à l’étranger.

15. Former les binationaux franco-turcs à l’occasion de la régularisation de leur situation vis-à-vis du service militaire obligatoire : obligés d’aller en Turquie faire un stage payant (au tarif de 5112€), ils s’y voient inculquer les « bons » principes de la négation du génocide arménien, à diffuser en France à leur retour.

16. Eduquer en Turquie dès l’école primaire, des millions de jeunes élèves et d’étudiants – futurs citoyens européens – dans la haine des Arméniens et des autres minorités chrétiennes, et dans le déni de leur extermination. Ainsi à partir de février 2009, les enseignants des écoles primaires de Turquie ont été obligés de diffuser à tous les enfants, un DVD négationniste, raciste et violemment anti-arménien. Ce DVD qui accuse les Arméniens d’avoir massacré les Turcs, a été produit en 2005 par la Chambre de Commerce d'Ankara. Il avait déjà fait scandale quand il avait été inséré comme encart publicitaire « touristique » dans le N° du 6 juin 2005 du magazine Time et avait été envoyé gratuitement aux 485 000 abonnés européens.

17. Faire de l’entrisme dans les partis français, belges, allemands, etc. (essentiellement dans les partis de gauche, le Parti Socialiste et les partis écologiques, traditionnellement plus ouverts que les partis conservateurs) pour y faire obstacle aux reconnaissances du génocide arménien. Ainsi, on retrouve dans les différents partis socialistes ou écologistes européens, des personnalités connues comme étant proches de l’extrême-droite turque. Les pétitions, tracts et affiches négationnistes qu’elles diffusent en turc lors des campagnes électorales ne reflètent en rien les positions humanistes des partis auxquels elles ont adhéré. Elles s’efforcent d’y avoir une influence déterminante et y arrivent, malheureusement, au PS belge notamment, mais également en France. Voir N°18.

18. Banaliser l’extrême-droite turque : un protocole d’amitié a été signé en mai 2010 entre la ville socialiste de Clermont-Ferrand et la ville de Sivas (Turquie) aux mains du « Parti de la Grande Union » (Büyük Berlik Partisi, BBP), parti d'extrême-droite se réclamant de l'ultranationalisme et de l'islamisme. Les militants du BBP protestent violemment chaque 24 avril contre les commémorations du génocide arménien organisées courageusement par des intellectuels turcs à Istanbul.

19. Encourager le manque de réaction de nos gouvernements face aux discours négationnistes des dirigeants turcs en France et en Europe, discours qui se répandent dans toutes les institutions officielles. Ainsi, le Président turc Abdullah Gül a déclaré le 25 janvier 2011 à Strasbourg à l’APCE : « Nous ne pensons pas que le mot de génocide soit le terme approprié ni qu’il y a eu un génocide ». Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a, quant à lui, réuni 6000 Franco-Turcs le 7 avril 2010 au Zénith de Paris pour leur demander de "s'intégrer" afin d’être les "diplomates" de la Turquie en Europe, et donc du négationnisme d’Etat de la Turquie. Il a également déclaré : « Le fait de demander l'assimilation est un crime contre l'humanité ».

20. Réprimer la liberté d’expression en poursuivant au titre de l’Article 301 du Code Pénal tout citoyen turc qui affirmerait la réalité du génocide arménien. Les Franco-Turcs ont tous la double nationalité (il n’y a pas de déchéance de la nationalité turque) : ils tombent donc sous le coup de l’Article 301 s’ils retournent en Turquie après avoir tenu en France des propos reconnaissant le génocide arménien. Au-delà de ce risque pénal, ils sont désignés comme « traîtres » au sein de leur communauté s’ils admettent la réalité du génocide arménien. Cela contribue hélas à conforter la jeunesse franco-turque dans ses positions négationnistes et nationalistes.

21. Mener une politique menaçant la vraie liberté d’expression : Ankara s’abrite derrière les lois anti-terroristes pour emprisonner des intellectuels turcs qui brisent en Turquie le tabou du génocide arménien. Ainsi, le courageux éditeur Ragip Zarakolu, l’un des fondateurs de l’IHD, Association des Droits de l’Homme de Turquie, est incarcéré en prison de Haute-Sécurité depuis le 1er novembre 2011. Notons que ni lui ni ses collègues de l’IHD d’Istanbul ne se laissent intimider : ils soutiennent – au péril de leur vie - la loi française pénalisant la négation des génocides. Zarakolu a même déclaré que « des actes tels que la négation d’un génocide ne sont pas uniquement des questions d’opinion, ils comprennent une dimension “d’action”. Tout ceci, a conduit à la nécessité d’avoir une réglementation juridique sur la négation du génocide en Europe ». Dans une interview donnée le 20 janvier 2012 à Guillaume Perrier, correspondant du Monde à Istanbul, l’historien turc Taner Akçam appelle de ses vœux une loi française contraignante pour la Turquie car « la négation du génocide est une industrie ».

22. Museler la recherche historique à l’étranger en menaçant de mort des historiens turcs tels Taner Akçam, en boycottant ou en poussant à la démission des historiens français ou américains, dans un monde universitaire de plus en plus tributaire de subsides turcs.
Le renvoi du professeur Donald Quataert de la Direction de l’Institut des Études Turques (ITS) à Washington D.C. (USA), est révélateur du manque de sincérité du gouvernement turc lorsqu’il propose que ce soient des historiens plutôt que des politiciens qui s’occupent de la question du génocide arménien. Donald Quataert, historien acquis aux thèses négationnistes d’Ankara depuis 1985, a reconnu formellement en 2006 le génocide perpétré contre le peuple arménien. Son revirement courageux a causé sa « démission » de l’Institut des Études Turques.

23. Utiliser comme caution à leur insu des universitaires français : exemple Valérie Igounet, auteur d'une thèse sur le négationnisme de la Shoah et qui, selon certains individus ou médias proches des thèses de l'Etat turc, n'étendrait pas le qualificatif de "négationnisme" à la mise en cause du génocide arménien. Ce qui est faux et qu'elle a démenti en 2011 après avoir été saisie par le Collectif VAN.

Autres pratiques : des associations ou des médias se parent de la caution morale d'hommes politiques opposés à la loi de pénalisation du négationnisme pour nier avec virulence le génocide arménien. Ainsi, le 19 janvier 2012, le journal ultra-nationaliste turc Aydinlik a publié à la Une une photo de l’ancien sénateur, en remerciant Robert Badinter de s’être opposé à la loi pénalisant la négation des génocides. Robert Badinter s'offusquera-t-il d'être pris en otage de pratiques qu'il ne peut cautionner mais qu’il encourage de facto en se faisant l’allié objectif d’un Etat négationniste ?

Le mercredi 18 janvier 2012, c’est la sénatrice Ecologie/les Verts du Val-de-Marne, Esther Benbassa, qui a fait les frais de l’approche « intéressée » de la Radio MIT : les animateurs de cette radio internet de Villeurbanne pensaient – à tort - pouvoir compter sur elle pour réfuter la « thèse » d’un génocide, la parlementaire s’étant exprimée dans Libération contre la loi de pénalisation du négationnisme. Avec son franc-parler habituel, la parlementaire leur a signifié qu’elle ne parlait pas « avec des négationnistes ». A savoir : MIT (Made In Turkey), une radio qui reprend l’acronyme des services secrets turcs…

24. Présenter à la France et à l’Union européenne un visage angélique et pacificateur trompeur : un département de langue et littérature arméniennes a été ouvert à l'Université Erciyes en Turquie, dans la province centrale anatolienne de Kayseri. D’ordinaire, les Chaires d’Université sont tenues par d’éminents spécialistes, « amoureux » du sujet traité.
Mais ce département de langue et littérature arméniennes se trouve aux mains d’un personnage, Metin Hülagü, qui ne semble pas particulièrement arménophile : il avait qualifié de traîtres les intellectuels turcs qui avaient lancé, en décembre 2008, une pétition d’excuses adressée aux Arméniens.
Sa démarche est à rapprocher de celle de négationnistes notoires qui prônent « le dialogue » et « la réconciliation » avec les Arméniens, mais dont l’unique but est de faire avorter toutes les tentatives de reconnaissance du génocide arménien.

25. Agiter des réseaux extrémistes pour semer la terreur et éliminer des opposants, tel Hrant Dink (journaliste arménien de Turquie abattu le 19 janvier 2007 à Istanbul). Certaines propagandes haineuses désignent comme « terroristes » des responsables associatifs, Français et Françaises d’origine arménienne. Mises en ligne sur internet, elles peuvent être interprétées par des jeunes « Ogun Samast » (nom de l’assassin de Hrant Dink), comme de véritables appels au meurtre, y compris en France où les réseaux ultra-nationalistes des Loups Gris sont très bien implantés. Sur l'affiche et les annonces publicitaires d’un spectacle organisé à Sarcelles le dimanche 4 mars 2007 par la Fédération Turque de France, figurait la photo d’un chanteur turc avec un bonnet blanc identique à celui que portait Ogun Samast lorsque ce dernier a assassiné Hrant Dink à Istanbul de trois balles dans la tête, tirées par derrière. Commercialisé en Turquie, le bonnet de Samast est devenu un signe de solidarité avec le meurtrier. En utilisant ce symbole, les organisateurs du spectacle visaient-ils à favoriser l'ultra nationalisme turc en France ?

Sites francophones diffusant des thèses négationnistes et racistes anti-arméniennes, anti-grecques et anti-kurdes

A noter : depuis le vote au Sénat de la loi pénalisant la négation des génocides, le 23 janvier 2012, certains de ces sites ont été temporairement – ou sont encore – désactivés. Leurs animateurs (anonymes) prétendent avoir été hackés par « des nationalistes arméniens ». Il est plus probable que cette « coupure » leur donne plutôt l’opportunité de faire le ménage…

www.turquie-news.fr
Les articles du site négationniste Turquie News sont repris sur de nombreux sites. Ce site sert de tribune à beaucoup d’associations franco-turques, déclarées en bonne et due forme.

http://turquienews.20minutes-blogs.fr/
Présent sur Facebook également

www.info-turc.org
(reprise des articles de Turquie News)

www.tetedeturc.com
Tête de Turc « Le site des amis de la Turquie »

www.armeniens.net
Collectif des Démocrates Arméniens d'Europe [CDAE]
A noter : ce site n’a d’arménien que le nom. Il usurpe une identité arménienne et diffuse avec virulence des thèses négationnistes.

www.collectifcivic.org
Collectif d’Information et de Vigilance Citoyenne
Association déclarée au J.O. Reprend plus ou moins le nom et l’objet de l’association anti-négationniste Collectif VAN mais diffuse des articles du site négationniste Turquie News!

http://armenologie.blogspot.com/
Arménologie, « Le peuple arménien, son histoire, ses mœurs, ses mentalités »
Blog négationniste tenu par « SibiryaKurdu » qui se décrit angéliquement en ces termes : « Apolitique mais au fond plutôt de gauche, je me définirais volontiers comme quelqu'un de tolérant et modéré, voyageur romantique, bibliophile invétéré, ouvert sur le monde qui m'entoure, j'observe attentivement l'Autre et cherche à le comprendre. »

http://jeunes-turcs.blogspot.com/
Jeunes-Turcs « Le blog francophone des nostalgiques du Comité Union et Progrès et de la Révolution de 1908 » Tout est résumé dans le titre…

http://peuple-kurde.blogspot.com/
Kurdologie « Blog en l'honneur de ce peuple indo-européen méconnu ».
En fait, il s’agit d’un blog dédié à la critique haineuse des Kurdes.

http://mensongesdelhistoire.blogspot.com/
Mensonges de l’Histoire « Déformée, amplifiée, utilisée à des fins politiques, il est souvent difficile de retrouver "la vérité", ou du moins le non-faux dans les iconographies tant de l'histoire officielle que des alternatives. » Comme par hasard, la « Vérité » est l’historiographie négationniste turque.

http://chretiensdorient.blogspot.com/
Chrétiens d'Orient « Qui sont-ils ? Comment vivent-ils ? »

http://hellenologie.blogspot.com/
Les Grecs, c'est la démocratie et la philosophie, dit-on. Mais encore ?

www.imprescriptible.us
Ce site négationniste usurpe le nom de sites arméniens. Et il détourne un slogan du Collectif VAN (« Génocide oublié, Europe bousillée ») qui devient ici « Les Azéris oubliés? L'Europe bousillée! ».

www.yvesbenard.fr
« auteur » de « Génocide arménien, et si on vous avait menti ? »

www.turquieeuropeenne.org
TurcicaVox (reprise des articles négationnistes de Turquie News et usurpe le nom du site Turquie Européenne.eu)

http://collectifvan.free.fr/
utilise notre nom et l’un de nos visuels détourné pour dénoncer un « génocide » des Azéris.

http://www.bleublancturc.com/Turcophilie/portrait_reynald.htm

Site de la revue trimestrielle ARMÉNICHANTAGE
revurevi.net/armechant aaargh (http://aaargh.codoh.info/)
http://aaargh.codoh.info/fran/genoplusgros/armen/chantage/armechant1.pdf
http://aaargh.codoh.info/fran/genoplusgros/armen/chantage/armechant2.pdf
http://aaargh.codoh.info/fran/genoplusgros/armen/chantage/armechant3.pdf
http://aaargh.codoh.info/fran/genoplusgros/armen/chantage/armechant4.pdf
http://aaargh.codoh.info/fran/genoplusgros/armen/chantage/armechant5.pdf
http://revurevi.net/armechant/armechant6.pdf


Nota CVAN : En cherchant sur Google « armenian allegations » ou « so-called genocide », on déniche de nombreux sites négationnistes en anglais. Les sites négationnistes francophones proposent aussi une liste de liens à l’international. Quelques noms de sites en anglais : “Armenian Allegations Concerning the 1915 Events”, “Armenian Genocide Debate”, “Armenian Genocide Resource Center”, “History of Truth”, “Karabakh in Documents”, “Tall Armenian Tale”, “The Ottoman Armenian Tragedy”, “Turkish Mortality and Migration”.

Le très officiel site du Ministère turc de la “Culture” et du Tourisme diffuse en 8 langues sa propagande anti-arménienne :

http://www.kultur.gov.tr/FR/belge/4-60/assertions-armeniennes-et-vrites---cd.html

http://www.kultur.gov.tr/FR/belge/4-888/articles.html


Dossier préparé par le Collectif VAN – 27 janvier 2012




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