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Collectif VAN : l'éphéméride du 5 décembre
Publié le : 05-12-2017

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:

Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)



Légende photo : "5 décembre 1918 -- Empire ottoman : Vehib pacha remit le 5 décembre 1918 à la Commission Mazhar une déposition longue et précise, rédigée sur douze feuillets, déposition qui n'épargnait pas les Arméniens puisque les quatre derniers feuillets étaient consacrés aux actes de vengeance des volontaires arméniens servant dans l'armée du Caucase. Il expliquait dans ce rapport que, lorsqu'il prit son commandement, ayant appris que 2000 soldats arméniens d'un bataillon de travail37 avaient été assassinés, il ordonna une enquête et nomma une Cour martiale qui fit procéder à quelques exécutions. Vehib recueillit donc des renseignements de première main sur l'extermination des Arméniens dans les sept provinces orientales. Il concentra ses attaques sur Chakir qu'il décrivit comme le maître d'oeuvre de ce drame : « Toutes les tragédies humaines, toutes les incitations au meurtre et actes de dépravation, [...] furent manigancées par Chakir qui recruta et dirigea les bandes de meurtriers. Elles étaient formées de gibiers de potence et comprenaient des gendarmes aux mains sanglantes et aux yeux injectés de sang»."

Photo : Mehmet Vehib (à droite)

Le bandeau #FreeOsmanKavala
, situé sous chaque visuel de notre site, est un appel du Collectif VAN à libérer Osman Kavala, injustement incarcéré en Turquie depuis le 1er novembre 2017.


Ça s’est passé un 5 décembre (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :

5 décembre 1349 -- Allemagne : 500 juifs sont tués à Nuremberg, victimes des persécutions qui accompagnent l'épidémie de peste noire : une partie est massacrée, les autres sont brûlés sur le bûcher. Beaucoup ont été torturés avant de mourir.
Skynet : 5 décembre, ce jour-là, n’oubliez pas

5 décembre 1895 -- Empire ottoman : journal de la femme d'un Consul de France en Arménie. « 5 décembre. - Les Arméniens, appelés à faire connaître leurs pertes en marchandises, accusent 26 millions. Maurice trouve le chiffre fantastique. L'école américaine et les deux écoles françaises rouvrent. Elles n'ont eu aucun enfant aujourd'hui. Maurice fait rendre beaucoup d'objets pillés. Tout le monde dit, même des Européens, qu'à Gurun les assassins étaient guidés par un prêtre arménien apostat. »
Carlier, émilie. Au milieu des massacres, Journal de la femme d'un Consul de France en Arménie. Paris, Félix Juven, 1903
Imprescriptible : Au milieu des massacres

5 décembre 1909 -- France : Service Historique de la Marine (Vincennes), SS ED 100, 14 pp.
Première Escadre, courrier n° 62, à Smyrne, le 5 décembre 1909, le Contre-Amiral Pivet, Commandant la division légère de la Méditerranée, à Monsieur le Ministre de la Marine
Monsieur le Ministre,
Le 27 je suis allé à Adana [...] La nomination d’officiers, d’un grade plus ou moins élevé [...] est très diversement jugée par les Européens. Les uns apprécient en eux la correction des manières, l’énergie, la décision et un grand désir de produire. D’autres déclarent qu’ils font plus de bruit que de besogne, et cherchent à jeter de la poudre aux yeux ; leur venue aux affaires n’a en rien, disent-ils, amélioré la situation du pays ; leur chauvinisme, exalté par les succès de ce printemps, les rend plus fanatiques que ne l’étaient les autorités civiles ; enfin leur ignorance des questions administratives nuit à la marche des affaires, qui laisse autant, sinon plus, à désirer qu’autrefois [...]
En parcourant la ville, nous avons pu voir que, de tout le quartier chrétien incendié, nos maisons françaises sont les seules qui aient été reconstruites. Notre exemple n’a pas été suivi, parce que, faute d’indemnité, les propriétaires — s’ils existent encore — n’ont pas l’argent nécessaire pour rebâtir [...]
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : Documents militaires français sur les massacres de Cilicie, en avril 1909, et le sauvetage des Arméniens de Kessab par la Marine française dans la baie de Bazit

5 décembre 1914 -- Empire ottoman : le 23 novembre 1914, le sultan et le cheïkh-ul-islam proclament le djihad et appellent les musulmans du monde entier à se soulever contre les infidèles, à constituer des bandes et à massacrer les chrétiens. On ignore quand la nouvelle du djihad parvient à Mardin, ni quel en est l’effet exact sur les musulmans de la ville et du sandjak. Il est néanmoins certain que ce sera le principal argument utilisé pour les appeler au massacre lorsque la décision d’anéantir les Arméniens sera prise. D’autre part la prescription du djihad concerne tous les chrétiens. De ce fait, l’ordre concernant les Arméniens est spontanément étendu aux autres communautés chrétiennes.
En décembre, un nouveau mutessarif, Hilmi bey, est nommé. C’est un libéral qui entend traiter sur un pied d’égalité tous ses sujets ottomans et qui considère la religion de chacun comme une question privée ne concernant pas l’état. Pourtant, la première attaque contre une église est portée le 5 décembre. Le père capucin, Léonard Melki, a consigné les événements de ce jour-là dans son cahier. Douze soldats se présentent à la mission des capucins et font irruption dans l’église. Il ne reste alors que deux prêtres : le père Daniel, de nationalité italienne, un homme aveugle de quatre-vingts ans ; le père Léonard Melki, originaire de Baabdath au Liban – donc de nationalité ottomane –, âgé de trente-trois ans. Les deux prêtres représentent la France et ils desservent le couvent, conformément aux privilèges des Capitulations. A côté de la mission se trouve la maison des sœurs franciscaines de Lons-le-Saulnier. Trois sont ottomanes, nées à Mardin, les sœurs Pacifique, Marie de l’Assomption et Agathe. Les autres étaient françaises, mais elles avaient pu quitter Mardin après novembre, sur intervention du nonce apostolique. Les soldats fouillent d’abord les chambres du couvent, posent les scellés et barricadent les portes de la mission après avoir fait sortir les deux religieux. Ils se sont également emparé des biens que des chrétiens avaient déposé au couvent : or, argent, pierres précieuses, tapis. Puis ils se dirigent vers la maison des sœurs. Ils les menacent, les insultent, les frappent, les font étendre par terre et les chassent après avoir fouillé et pillé le couvent. Ils posent également les scellés sur les portes des chambres.
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : Mardin dans la Guerre mondiale

Début décembre 1915 -- Empire ottoman/Constantinople : 4 000 Arméniens de la capitale sont déportés vers la Syrie.
** (Lepsius, 1986 :185).
Mass violence : Chronologie de l’extermination des Arméniens de l’Empire ottoman par le régime jeune-turc (1915-1916)

Décembre 1915 à mars 1916 -- Empire ottoman/camps de concentration de Lale et Tefrice (vilayet d’Alep). Plusieurs dizaines de milliers de déportés y meurent durant les quatre mois d’activités de ces camps.
** (Kévorkian, 2006 :787).
Mass violence : Chronologie de l’extermination des Arméniens de l’Empire ottoman par le régime jeune-turc (1915-1916)

5 décembre 1915 -- Empire ottoman : on comprend mieux l'indignation des officiers turcs et aIlemands lorsqu'ils assistèrent, impuissants, aux exactions des bandes de Chakir. Dans son rapport, Vehib pacha les décrit comme des gibiers de potence, des « bouchers de l'espèce humaine ». Mazhar bey, lorsqu'il était inspecteur ciivil avait adressé, le 5 décembre 1915, un rapport à Talaat, lui demandant de destituer Rechid, le vali de Diarbékir , qui avait fait massacrer 120000 Arméniens par ses bandes d'assassins circassiens.
Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989
Imprescriptible : L'Organisation Spéciale

5 décembre 1918 -- Empire ottoman : Vehib pacha remit le 5 décembre 1918 à la Commission Mazhar une déposition longue et précise, rédigée sur douze feuillets, déposition qui n'épargnait pas les Arméniens puisque les quatre derniers feuillets étaient consacrés aux actes de vengeance des volontaires arméniens servant dans l'armée du Caucase. Il expliquait dans ce rapport que, lorsqu'il prit son commandement, ayant appris que 2000 soldats arméniens d'un bataillon de travail37 avaient été assassinés, il ordonna une enquête et nomma une Cour martiale qui fit procéder à quelques exécutions. Vehib recueillit donc des renseignements de première main sur l'extermination des Arméniens dans les sept provinces orientales. Il concentra ses attaques sur Chakir qu'il décrivit comme le maître d'oeuvre de ce drame : « Toutes les tragédies humaines, toutes les incitations au meurtre et actes de dépravation, [...] furent manigancées par Chakir qui recruta et dirigea les bandes de meurtriers. Elles étaient formées de gibiers de potence et comprenaient des gendarmes aux mains sanglantes et aux yeux injectés de sang. »
Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989
Imprescriptible : Les architectes du génocide

5 décembre 1918 -- Empire ottoman : Dans sa déposition du 5 décembre 1918, préparée à la demande de la Commission d’Enquête Mazhar, le député Şakir insista sur les abus envahissants d’autorité et les activités criminelles de Kemal. A un certain moment, (p. 2 du rapport), il cite Kemal disant qu’après avoir fait complètement le travail de la liquidation des Arméniens de Boğazlıyan, il espérait être promu au rang de gouverneur de district (mutasarrıf). Şakir termine ainsi son affidavit :
« Même si je n’ai pas vu personnellement ses ordres écrits de massacre, et bien que je n’aie pas vu de mes propres yeux les massacres eux-mêmes, je suis aussi certain de la vérité de ces charges que si j’avais observé personnellement les atrocités ».
Reproduit avec la permission de : Genocide: A Critical Bibliographic Review, Vol. 2 (Israel W. Charny, ed.)
Imprescriptible : Aveux des ex-Officiels civils et militaires

5 décembre 1919 -- Empire ottoman : le général britannique Edward Bulfin, commandant le 21e corps d’armée, avait demandé au général Hamelin s’il pouvait se charger de la surveillance de la retraite turque. Le même jour, le général Hamelin accepta cette mission en déplorant la dérision des effectifs français qui ne lui permettaient pas d’imposer, le cas échéant, la volonté des Alliés. Le talonnage de l’armée turque échut donc à la Légion d’Orient.
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : La Légion d’Orient et le mandat français en Cilicie (1916-1921)

5 décembre 1921 -- Empire ottoman/Cilicie : 80 000 habitants chrétiens et musulmans ont quitté la Cilicie. Les musulmans partent comme les chrétiens. Et Hamid bey, parlant de ces derniers, dit : « Ils ont raison de partir ; à leur place, j’en ferais autant ». Quant aux Turcs, ils craignent les représailles atroces. L’un d’eux disait : « Ce sera un enfer ». En Anatolie, ces représailles sont de tous les jours. Reconnaissance des Kémalistes !!! Attendez, vous en aurez des échos !
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : L’évacuation française de la Cilicie en 1921 vue par l’officier Vahan Portoukalian

5 décembre 1939 -- Pologne : les nazis commencent à brûler les synagogues et à confisquer les biens juifs à Cracovie, occupée le 17 septembre.
A cette époque, 60 000 juifs habitent la ville. Ils s'y installèrent dès 1335, protégés par les rois de Pologne.
Skynet : 5 décembre, ce jour-là, n’oubliez pas

5 décembre 1941 -- Pologne : 4 et 5 décembre 1941 les juifs de Horodenka sont convoqués à se présenter à l'école juive, où ils «doivent se faire vacciner». Ils sont plus de 2.500. Les Allemands sélectionnent quelques juifs «aptes au travail» et ouvriers qualifiés. Tous les autres sont emmenés dans la forêt située entre les villages de Siemakowce et de Michalcze, à 13 kilomètres de Horodenka, et y sont exécutés.
BS Encyclopédie : Les petits ghettos polonais

5 décembre 1941 -- Les juifs du " ghetto de Novogrudok (Biélorussie) sont conduits hors de la ville et assassinés.
- En quatre jours, 6 500 juifs sont déportés de Kolo (Pologne) au camp d'extermination de Chelmno.
- Les premiers convois de juifs arrivent à Kulmlhof (Chelmno), où les attendent des camions à gaz.
- Près de Bromberg (Bydgoszcz) les SS commencent systématiquement à massacrer les Juifs avec les camions à gaz .
Skynet : 5 décembre, ce jour-là, n’oubliez pas

5 décembre 1942 -- Pologne : la ville de Plonsk (Varsovie) est déclarée " purifiée de ses juifs " : entre le 1er novembre et le 5 décembre, 12 000 juifs ont été déportés en 4 transports du ghetto de Varsovie au camp d'extermination d'Auschwitz. Quelques-uns seulement survivront.
Skynet : 5 décembre, ce jour-là, n’oubliez pas

5 décembre 1998 -- Cambodge : le dernier carré des combattants Khmers rouges, acculé à la frontière thaïlandaise, rend les armes à l'issue de négociations avec le gouvernement cambodgien.
Yahoo : L'éphéméride du lundi 5 décembre 2011

5 décembre 2008 -- Cambodge : Les CETC ont pris du retard durant l’année 2008, notamment à cause des nombreuses demandes d’appels des accusés.
A la fin de cette année, le 5 décembre 2008 les chambres ont finalement rendu leurs décisions concernant ces différents appels et ont clôturés le cas de Kaing Guek Eav, alias Duch. Il ne bénéficiera plus d’aucun appel. Il sera le premier des accusés poursuivi en 2009.
Chronologie sélective du Cambodge

5 décembre 2008 -- « Autoriser la négation d'un génocide, c'est autoriser la négation de tous les génocides ». Une pleine page de publicité en page 9 du quotidien Le Monde daté du 28 novembre 2008, voilà ce qu'a pu se payer Liberté pour l'Histoire, Collectif d'historiens présidé par Pierre Nora, pour remercier les signataires de l'appel de Blois dont les noms sont affichés, barrés d'un énorme "Merci". On remarquera, entre autres, dans cette liste, le nom de l'Américain Guenter Lewy [1], auteur du livre "The Armenian massacres in Ottoman Turkey : a disputed genocide", où l'auteur tente de démontrer que les Arméniens n'ont pas été victimes d'un génocide et celui de Reynald Beaufort...
Collectif VAN : Liberté pour l'Histoire ou Liberté pour nier l'Histoire ?


Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org




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