Aujourd'hui : Jeudi, 24 mai 2018
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
Le Collectif VAN, partenaire du Festival de Douarnenez 2016
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Presse arménienne : Revue du 18 octobre 2017
Publié le : 18-10-2017

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose de lire cette Revue de Presse parue sur le site de l'Ambassade de France en Arménie le 18 octobre 2017.


Ambassade de France en Arménie

Revue de la presse arménienne du 18 octobre 2017

Conflit du HK


Il n’y a pas d’alternative aux négociations/ La presse arménienne continue de commenter le sommet Sarkissian-Aliev, qui s’est tenu à Genève, le 16 octobre (cf. revue du 17.10). Hayots Achkhar et Hayastani Hanrapetoutioun reproduisent la déclaration du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui, par la voix de son porte-parole, a salué la rencontre des présidents d’Arménie et d’Azerbaïdjan, tout en se félicitant de leur engagement en vue de prendre des mesures pour intensifier le processus de négociations et de réduire la tension sur la ligne de contact. Le Secrétaire général a réitéré le plein soutien des Nations Unies aux efforts des coprésidents du Groupe de Minsk.

La presse arménienne se montre quelque peu sceptique face au respect par la partie azerbaïdjanaise de l’engagement de réduire la tension sur la ligne de contact. Haykakan Jamanak donne la parole au porte-parole du « président du Karabakh », David Babayan, selon lequel seul le temps montrera à quel point l’Azerbaïdjan restera attaché à son engagement de ne pas tirer. « On a déjà l’habitude de constater que peu de temps après chaque nouvel engagement en ce sens, l’Azerbaïdjan reprend les tirs ». Selon M. Babayan, même s’il est évident que l’Azerbaïdjan continuera à tirer, Stepanakert demeure convaincu qu’il n’y a pas d’alternative aux négociations : il faut continuer à se parler. La raison en est que Stepanakert évalue positivement la rencontre de Genève, qui a permis de souligner une fois encore la nécessité de rencontres régulières. M. Babayan relève que chaque décès de soldat est perçu au Karabakh comme une tragédie personnelle. « La moindre des choses que nous voulons c’est qu’il n’y ait plus de victimes sur la ligne de contact. Mais hélas, les nouvelles victimes sont inévitables. Nous comprenons aussi que si nos soldats ne défendent pas la sécurité de notre pays, un génocide peut se produire. L’alternative [aux morts des soldats] est le génocide », dit-il. M. Babayan croit que tôt ou tard, le Karabakh rejoindra les négociations, sans quoi le règlement du conflit est tout simplement impossible.
Dans un entretien avec RFE/RL, Edmond Maroukian, l’un des trois leaders de l’alliance Yelk de l’opposition, s’étonne que le président Sarkissian ait déclaré, au terme du sommet de Genève, que le président Aliev était aussi préoccupé par les pertes sur la ligne de contact. « Ilham Aliev est un criminel militaire, dont ni les actions, ni les propos n’inspirent de la confiance », dit M. Maroukian, ajoutant que dans le processus de négociations, le président azerbaïdjanais n’a jamais tenu ses engagements.

Politique intérieure

Auditions parlementaires animées au sujet du projet de loi sur la prévention de la violence domestique/ L’ensemble de la presse rend compte des auditions publiques organisées à l’Assemblée nationale portant sur le projet de loi sur la prévention de la violence domestique et la protection des victimes que le Ministère de la Justice vient d’élaborer (cf. revue du 9.10). Des députés, des membres du Gouvernement, plusieurs représentants d’ONG, des représentants de l’église apostolique arménienne ont participé à ces auditions, qui ont permis un débat animé entre les opposants et les défenseurs du projet de loi. Des victimes de la violence domestique ont présenté leur cas. Un vice-Ministre de la Justice, Viguen Kotcharian, qui présentait les principales dispositions du projet, a fait valoir que le code familial et le code pénal de la République d’Arménie ne permettaient pas aux organes compétents de prendre en main la prévention de la violence domestique et la protection des victimes, d’où la nécessité d’avoir une loi dans ce domaine. Le projet de loi distingue quatre types de violence, à savoir physique, sexuelle, économique et psychologique. Selon le vice-Ministre, le texte législatif n’a pas pour objectif de punir les agresseurs, mais de prévenir les violences et d’apporter un soutien aux victimes. Les opposants au projet de loi ont contesté les définitions des violences économiques et psychologiques trop floues, ce qui pourrait, à leurs yeux, donner lieu à des interprétations arbitraires de la part des organes judiciaires. Ils ont également qualifié d’anticonstitutionnel l’article qui autorise la police à interdire à l’agresseur d’approcher la victime, y compris les enfants, de plus de 100 mètres. Plusieurs d’entre eux ont vu dans ce projet de loi une tentative « d’ébranler les fondements de la famille arménienne ».

Les quotidiens reprennent le discours de l’évêque du diocèse de Chirak de l’église apostolique, Mikaël Adjapahian, qui a vivement défendu le projet de loi, jugeant que son adoption est une nécessité pour la société arménienne. Un responsable de la Police, Nelly Dourian, chargé de la protection des droits des mineurs et de la prévention de la violence domestique, a présenté des statistiques : si en 2012, 728 cas de violence domestique ont été enregistrés en Arménie, en 2016 leur nombre a été de 750. En 2012, 412 cas de violence physique de la part de l’époux envers son épouse ont été enregistrés, et seulement 16 cas de violence de la part de la femme envers son mari. En 2016, 481 femmes ont été victimes de violence physique de la part de leurs maris, tandis que 20 hommes ont été victimes de violence physique de la part de leurs femmes. Au cours des neuf mois de 2017, 602 cas de violence domestique ont été enregistrés dans la République, dont 142 ont donné lieu à une enquête de la Police. Durant la période indiquée, 1791 cas de violence envers des représentants du sexe féminin ont été enregistrés. Ont été également enregistrés 146 cas de violence envers des mineurs, dont 52 cas à caractère sexuel. 47% des atteintes sexuelles envers les mineurs se produisent dans les milieux familiaux. Au cours des cinq dernières années, 50 femmes sont mortes sous les coups de leurs maris.

Si les tendances démographiques actuelles de l’Arménie se poursuivent, en 2035, la population de l’Arménie sera de 2,5 millions de personnes/ C’est ce qu’a annoncé, lors d’une conférence de presse, le directeur du bureau arménien du Fonds des Nations-Unies pour la population, Gaguik Hayrapetian. Dans le meilleur des scénarios, la population de l’Arménie pourrait atteindre 3,2 millions en 2035. Mais, selon M. Hayrapetian, pour atteindre ce chiffre, le Gouvernement arménien aurait dû d’ores et déjà lancer une série de mesures visant à accroître la natalité, à baisser la mortalité, à enregistrer un taux de croissance stable, à prévenir l’émigration etc. Il a mis en question la faisabilité de l’objectif fixé par le président Sarkissian et son Gouvernement en vue de faire porter la population de l’Arménie à 4 millions d’ici 2040. Haykakan Jamanak remarque que même les statistiques officielles confirment que depuis la prise de fonctions de Serge Sarkissian, en d’autres termes depuis 2008, 300 000 personnes auraient quitté l’Arménie. Le quotidien note avec ironie qu’autant d’Arméniens avaient été tués dans l’Empire ottoman sous le sultan Abdul-Hamid. Au cours des 10 dernières années, c’est notamment en 2016, selon Haykakan Jamanak, qu’un nombre important d’Arméniens auraient quitté le pays, à savoir 48 000 personnes.

Chaque troisième citoyen de l’Arménie vit dans la pauvreté/ Le 17 octobre ayant été déclaré par l’ONU journée de lutte contre la pauvreté, Joghovourd reproduit à la « une » des statistiques sur le taux de pauvreté en Arménie. Selon les statistiques de 2015 (celles de 2016 n’ont pas encore été publiées par le Service national des statistiques), le taux de pauvreté en Arménie est de 29,8 %. Ce taux était de 27,6 % en 2008 avant la prise de fonctions de Serge Sarkissian. Il était de 32,4% en 2012. En d’autres termes, officiellement, chaque troisième citoyen de l’Arménie vit dans la pauvreté. Sur 29,8 %, 8,4% sont très pauvres (consommation mensuelle à hauteur de 34 000 drams, soit 60 euros) et 2% extrêmement pauvres (consommation mensuelle à hauteur de 24 000 drams (42 euros). Le taux officiel de chômage est de 17,8%. Joghovourd rappelle que le Gouvernement de Karen Karapetian a promis de baisser de 12 points le taux de pauvreté dans les années 2017 à 2022.

Affaires extérieures

Le premier Ministre russe Dmitri Medvedev devrait se rendre en Arménie le 24 octobre/ Il devrait participer à une session des Chefs de Gouvernement des pays de l’Union économique eurasiatique. A l’occasion de cette visite à Erevan, le Premier ministre russe devrait s’entretenir avec le président Sarkissian, son homologue arménien et d’autres homologues eurasiatiques. La réunion d’Erevan devrait permettre de discuter du différend frontalier qu’ont en ce moment deux Etats membres de l’UEE, le Kazakhstan et le Kirghizistan. Selon Hraparak, avec les autorités arméniennes, le Premier ministre russe pourrait parler du prochain sommet du Partenariat oriental et de l’accord-cadre entre l’Arménie et l’UE. / Hraparak, Jamanak

Le Catholicos Karékine II effectue une visite de cinq jours à Berlin/ Karékine II prendra part avec des chefs spirituels des églises orthodoxes de l’Est aux manifestations consacrées au 500ème anniversaire de la Réforme en Europe. / Hayastani Hanrapetoutioun

Edward Nalbandian en visite à Bruxelles/ Les 18 et 19 octobre, le chef de la diplomatie arménienne effectuera une visite à Bruxelles où il participera à la 4ème conférence des Arméniens de l’Europe. Il rencontrera à cette occasion le Commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté Dimitris Avramopoulos. / news.am

Rédaction : Meri Hakobian




Retour à la rubrique



TÉLÉCHARGER :
 Revue de la presse arménienne du 18 octobre 2017



Source/Lien : Ambassade de France en Arménie



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org