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Procès autour du génocide arménien : "L'inversion perverse de l'Histoire" (I)
Publié le : 19-10-2017

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Mardi 17 octobre 2017, la foule des amis et soutiens d'Ara Toranian, directeur du mensuel Nouvelles d'Arménie Magazine (NAM) et co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), se presse devant la 17e Chambre du Tribunal correctionnel de Paris où ce dernier doit répondre, avec Samuel Tilbian, de la mise en accusation portée à son encontre par Maxime Gauin, alias Dussardier, qui s'est estimé diffamé et injurié pour avoir été comparé sur Armenews.com, site internet des NAM, au négationniste de la Shoah, Robert Faurisson. Le Collectif VAN a suivi les débats de cette journée et propose ici un compte-rendu dont voici la première partie.






Légende : Le plaignant, Maxime Gauin, prend la pose à l'issue de l'audience. Photo Collectif VAN



Mardi 17 octobre 2017, la foule des amis et soutiens d'Ara Toranian, directeur du mensuel Nouvelles d'Arménie Magazine (NAM) et co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), se presse devant la 17e Chambre du Tribunal correctionnel de Paris où ce dernier doit répondre, avec Samuel Tilbian, de la mise en accusation portée à son encontre par Maxime Gauin, alias Dussardier, qui s'est estimé diffamé et injurié pour avoir été comparé sur Armenews.com, site internet des NAM, au négationniste de la Shoah, Robert Faurisson.

Selon la dépêche AFP parue à l'issue de l'audience, ce procès inversé est un paradoxe national : "Des enfants de déportés arméniens sur le banc des prévenus, un chercheur qualifié de “négationniste patenté“ en accusateur : la justice française doit dire si dénoncer la négation du génocide arménien de 2015 relève de la diffamation. Paradoxe national : La France a reconnu le génocide arménien en 2001, mais le conseil constitutionnel a censuré en 2012 la loi pénalisant sa contestation. Résultat : Maxime Gauin, un chercheur français financé par un think tank turc, a attaqué le directeur du site des Nouvelles d’Arménie, Jean-Marc Toranian, et un contributeur à son site pour diffamation et injure publique par voie électronique."

En attendant que les lourdes portes ne s'ouvrent, les deux groupes en présence au premier étage du Palais de Justice de Paris, s'observent et se jaugent : une quinzaine de personnes côté "pro-État turc", contre une centaine de soutiens autour du directeur des Nouvelles d'Arménie.
Au moins deux présidents d'associations non-arméniennes ont fait le déplacement : Benjamin Abtan de l'EGAM et Albert Herszkowicz pour Mémorial98, amis et partenaires du Collectif VAN, venus exprimer leur solidarité avec Ara Toranian ainsi que leur engagement permanent dans le combat contre la négation du génocide arménien.

Le Collectif VAN propose ici un compte-rendu qui est loin d'être exhaustif, les prises de parole ayant été - selon que les intervenants utilisaient ou non un micro - plus ou moins audibles. Ce compte-rendu ne prétend donc en aucun cas reproduire le verbatim exact des propos des uns et des autres mais il est rédigé de bonne foi. Les citations sont mises entre guillemets par souci de clarté afin de pouvoir être attribuées au bon intervenant mais ne sont pas des citations certifiées. L'ensemble du compte-rendu peut comporter des erreurs et des omissions dues à la rapidité des échanges.

Une audience brûlante

En préambule, rappelons que la 17e Chambre est composée de magistrats spécialisés, chargés de faire respecter la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et les principes de la diffamation en droit français.

Elle ne peut poursuivre un prévenu pour diffamation publique que si des conditions strictes sont réunies.
• les propos doivent être publics. Ils doivent avoir été publiés (radio, télévision, internet, journaux, livres, tracts, etc.) et diffusés en dehors d'un cercle de proches.
• les propos doivent imputer des faits précis attentatoires à l'honneur et la réputation du plaignant. À ne pas confondre avec l'injure.. On ne peut pas poursuivre sans qualifier précisément.
• la personne qui se prétend diffamée doit être clairement identifiable. Il n'est pas nécessaire qu'elle soit nommée, mais il faut démontrer que son identification est possible, là aussi, en dehors d'un cercle d'initiés.
• les faits ne doivent pas être prescrits, et la prescription en très courte (trois mois depuis la date de la publication). La notion est simple pour un média papier. Pour un media comme internet, chaque modification ou republication fait repartir le délai.
• la publication doit avoir été diffusée ou être accessible depuis la France. (Source Wikipedia)

L'audience, prévue pour 13:30, démarre finalement à 13:49. D'autres affaires sont traitées en priorité, dont des verdicts d'affaires déjà plaidées. Maître Patrick Maisonneuve, avocat du plaignant, précise d'emblée qu'il ne pourra pas rester au-delà d'une certaine heure et annonce que sa collègue Lina Belkora prendra sa suite pour la plaidoirie.

En vue de l'audience Gauin vs Toranian/Tilbian, la Présidente demande à Maître Henri Leclerc si "la partie civile est présente également", terme qui dans son esprit désigne visiblement la partie "arménienne" puisqu'elle s'adresse à son avocat. Ce lapsus ne manque pas de piquant et est assez révélateur du climat général de l'audience : à plusieurs reprises, le plaignant (Maxime Gauin), juge utile de préciser qu'il est la victime dans cette affaire.

Maître Henri Leclerc notifie qu'il plaidera en une seule fois pour les trois dossiers qui mettent en accusation Samuel Tilbian et Jean-Marc Toranian (connu dans ses activités militantes, sous son prénom de baptême, Ara), poursuivis pour des articles ou des posts datant de 2013 et 2014.

L'audience débute finalement à 15:07, dans une atmosphère étouffante due aussi bien à la chaleur inhabituelle de cette mi-octobre, qu'aux enjeux de ce procès qui commence avec la présentation des deux témoins de la défense : les historiens Yves Ternon et Raymond Kévorkian énoncent leur état-civil et se retirent hors de la salle en attendant d'être appelés à la barre.

C'est ensuite au tour de Jean-Marc Toranian et Samuel Tilbian de décliner leur identité, puis à Maxime Gauin. Le "chercheur-historien" ainsi qu'il se présente, Vice-Président de l'Association Confluence France Turquie, né dans le Sud-Ouest en 1985, annonce vivre à Ankara. Il y mène sa thèse en Histoire dans le cadre du think tank AVIM. Il ajoutera par la suite, en réponse à une question posée par Ara Toranian, être rémunéré par l'AVIM qui lui paye tous ses frais.

Nota CVAN : Le think tank AVIM d'Ankara est connu pour éditer une revue consacrée à la négation du génocide arménien, qui répond au nom trompeur de Review of Armenian Studies et qui est diffusée par courrier à des associations, dont la nôtre, et à de nombreux médias internationaux parmi lesquels Le Monde diplomatique. Signalons que malgré nos mises en garde, le site de ce journal référence toujours cette revue révisionniste et en conseille donc la lecture à ses lecteurs. [1]

La longue présentation du contexte par la Présidente

La Présidente donne lecture du premier dossier qui implique les deux "prévenus", Samuel Tilbian et Jean-Marc Toranian. Il concerne le "délit de diffamation publique envers un particulier" pour les propos mis en ligne par Sam Tilbian le 13 novembre 2013, sur le Forum d'Armenews : “Dussardier, notre prétendu historien, véritable tâcheron au service du fascisme turc, nous sort un article dans Turquie News (http://www.turquie-news.com/rubriques/editos-tribunelibre/17444-taner-akcam-la-mystification.html), dans lequel il s’épuise à vouloir démonter les preuves irréfutables accumulées par Vahakn Dadrian et Taner Akçam, ça devient chez lui une véritable obsession. (…)
Toujours selon notre négationniste patenté, les déportés étaient très bien nourris et accueillis et au cours des marches forcées, et toutes les photos et films de morts et de déportés squelettiques en haillons sont des faux.” [2]

La Présidente poursuit sa lecture des propos de Sam Tilbian qui avait écrit à propos du plaignant qu'il était un "rond de cuir dont le QI doit s'établir péniblement à 75" et qui avait comparé ses procédés à ceux employés par les individus qui ont fait leur miel du nazisme [Nota CVAN : nous n'avons pas eu le temps de noter ce passage].

La Présidente lit ensuite le contenu du deuxième dossier qui concerne uniquement Ara Toranian, pour son article publié en ligne le lundi 3 novembre 2014, sur Armenews, "Que faire du polémiste Gauin ?", article dans lequel - en réponse à un article co-signé le 29 octobre 2014 dans le journal israélien Haaretz [3] par Maxime Gauin - Ara Toranian réagissait en ces termes : "Dans cette diatribe, cosignée par un dénommé Murinson, le pamphlétaire anti-arménien tente à nouveau de noircir l’image de l’Arménie en lançant à son encontre une accusation publique d’antisémitisme. Ce qui est la moindre des choses quand on s’adresse à des Israéliens… Gageons que s’il devait écrire dans un journal palestinien, il trouverait dans l’histoire ou l’actualité arménienne de quoi soutenir la thèse inverse, à l’instar d’Erdoğan, qui n’a pas hésité à suggérer l’existence d’un complot cosmopolite mondial pour expliquer la crise financière en Turquie.” Ara Toranian ajoutait : “Plus préoccupant est le fait qu’un journal comme Haaretz, sérieux, ait pu servir de support à un texte signé par un individu dont l’un des principaux titres de gloire est de défendre les thèses négationnistes de la Turquie sur le génocide arménien.”

La Présidente notifie que cet article d'Ara Toranian lui vaut une poursuite en date du 3 novembre 2014, pour diffamation publique envers un particulier, mais également pour injure publique, à propos de la comparaison de Maxime Gauin avec Faurisson qui serait contenue dans les phrases suivantes : “On ne peut évacuer par principe l’option de le dénoncer plus systématiquement au motif que ce serait entrer dans son jeu. En butte à un dilemme assez comparable avec Faurisson, nos amis de la communauté juive de France ont choisi d’être plus offensifs.”

La Présidente mentionne ensuite le troisième dossier qui concerne Samuel Tilbian, pour ses propos postés sur le Forum d'Armenews, toujours à propos de l'article de Maxime Gauin publié par Haaretz :
"Imaginez un instant la réaction des juifs, si en Arménie ou en diaspora, un journal de grande audience avait accordé une tribune à un Faurisson, un Soral ou un Dieudonné”.

Ayant lu les plaintes déposées dans ces trois dossiers, la Présidente estime nécessaire de faire ensuite une chronologie et de situer longuement ces poursuites dans leur contexte particulier :
"Ces propos prennent place dans une "polémique" - et je fais exprès de mettre des guillemets à "polémique" - historique et politique, dans une controverse réouverte, communément appelée reconnaissance du génocide arménien, qualification de génocide commis par le régime des Jeunes Turcs, cette reconnaissance étant susceptible d'ouvrir un débat sur la responsabilité de l'État turc.

Si le terme de génocide est admis par une grande part de la communauté internationale et des historiens, le Tribunal des Peuples en 1984 ayant statué sur le crime imprescriptible de génocide arménien, si le Parlement européen a reconnu le génocide arménien le 18 juin 1987 ainsi que 29 pays je crois, dont la France par sa loi relative à la reconnaissance du génocide arménien du 29 janvier 2001 dont l'Article unique stipule 'La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915'; si donc cette reconnaissance est celle que je viens d'indiquer, le gouvernement turc se refuse quant à lui de reconnaître la définition de génocide arménien. La position turque est aussi le contexte des propos poursuivis.
Les propos poursuivis s'inscrivent donc dans un débat véhément sans que les arguments de part et d'autre puissent être placés. Ils opposent ceux qui parlent d'un plan concerté d'extermination totale et partielle d'un groupe de personnes et ceux qui contestent le qualificatif de génocide.
Le débat a été tranché par la loi de 2001, même si cette loi ne pénalise pas la négation du génocide arménien (cf. Conseil Constitutionnel).
Donc, reconnaissance par la France oui, contestation pénale, non.

La reconnaissance du génocide arménien n'est pas l'objet de ce débat.
Il s'agit de déterminer si les propos comportent des passages diffamatoires.

Les propos incriminés font suite à la parution le 8 novembre 2013 sur le site Turquie News sous la signature de Maxime Gauin qui vit en Turquie et travaille pour un organisme gouvernemental turc, qui est Vice-Président de l'Association Confluence France Turquie, et chercheur à l'AVIM, qui se présente comme "Chercheur-historien" sur le site Turquie News, d'un article intitulé "Taner Akçam : la mystification récompensée" par lequel vous vous insurgez contre la remise d'un prix à un historien, par ailleurs réputé, suite à la publication de son livre The Young Turk’s Crime Against Humanity (2012). Vous indiquez : "où il répète encore les mêmes accusations de « génocide arménien »". Vous mettez « génocide arménien » entre guillemets.
Vous dénoncez "les malhonnêtetés contenues dans The Young Turk’s Crime Against Humanity, alors que "ni l’ouvrage, ni l’auteur d’une façon générale, ne sont crédibles".
Parlant de "faux documents", vous reprochez sur la Question arménienne à Taner Akçam d'affirmer que "la politique du gouvernement ottoman avait pour but l'annihilation". Taner Akçam fait "passer Talat pour responsable des massacres alors qu’il s’y était opposé depuis le début".
Vous défendez la thèse selon laquelle « les politiques concernant les Arméniens furent le résultat des exigences de la guerre. »

Vous écrivez "Le problème sécuritaire en 1914-1915, qui est la raison majeure du déplacement forcé, M. Akçam s’emploie à le minimiser jusqu’à la l’absurde" tout comme la question des insurgés arméniens.

Vous poursuivez : "La situation, en termes de vies humaines, n’est pas si sombre qu’il y paraît".

Je note également un mail que vous aviez envoyé à Jean-Marc Toranian, et pour lequel il vous a répondu "Allez vous faire soigner".

La partie civile demande 5000€ de dommages et intérêts à chacun des prévenus" conclut la magistrate.

Déposition de Samuel Tilbian

La Présidente : "Monsieur Tilbian, quel est votre parcours et vos attaches avec l'Arménie ?"

Samuel Tilbian : "Je me suis toujours impliqué dans la cause arménienne depuis l'âge de 20 ans.
Je souhaite que l'affaire soit plaidée sur le fond pour dénoncer l'État turc qui encombre les tribunaux français. Le but poursuivi par l'État turc, c'est que l'on puisse nier le génocide arménien."

P : "Que l'audience ne se transforme pas en tribune."

ST : "Le plaignant revendique son pseudo de Dussardier, on parle de lui sur les sites Scribe, Extrémisme, dans le faux rapport de la DCRI publié dans Le Monde.
Avec ce procès Maxime Gauin, alias Dussardier, met en cause mon droit de dénoncer des falsifications historiques. Je ferai tout pour que les faussaires de l'Histoire soient dénoncés.
Notre négationniste patenté cite les communiqués de presse des autorités de l'époque et des historiens négationnistes comme Bernard Lewis condamné en France.
Il écrit que les déportés ont été très bien traités.
Comme Goebbels qui affirmait que les déportés juifs étaient bien traités dans les camps.
C'est un outrage, une injure à l'histoire de mes parents.
Ma mère Lucie Samuélian est née à Marach en Cilicie.
Ils ont été déportés comme la quasi totalité des 25.000 Arméniens de Marach.
Ils n'ont été ni nourris ni abreuvés, ils mangeaient des racines et buvaient dans des flaques d'eau. Mon grand-père est décédé du fait qu'il se privait pour nourrir ses cinq enfants, puis ce fut le tour de ma grand-mère, puis du bébé qu'elle allaitait.
Puis ma mère fut laissée pour morte au bord du chemin.
Elle a poussé un cri et c'est ce qui a fait que le plus jeune de ses oncles l'a entendue et l'a sauvée. Ils ont été déportés jusqu'en Syrie et en Palestine.
À l'issue de la guerre, la France a rapatrié ce qu'il restait des rescapés.
Mon père s'appelait Oronte Khoulian.
Ma grand-mère paternelle était propriétaire de sept boucheries et n'a pas été déportée comme ce fut souvent le cas pour les artisans des commerces alimentaires, épargnés pour nourrir la population turque.

Il y eut ensuite les massacres par les troupes de Mustafa Kemal.
Le 12 février 1920, l'armée française s'est retirée à Adana, à 70kms de Marach.
Mon père qui avait 14 ans et son frère de 12 ans ont été pris sous le feu des irréguliers et de l'armée turque. Mon oncle est mort et mon père a été blessé au bras. Il me montrait sa cicatrice quand j'étais enfant.
Lors de cette retraite de l'armée française, 1500 Arméniens périrent avec les tirailleurs sénégalais.
Ce n'est pas une fiction, c'est la vérité que ma famille a vécue.

Les écrits de Maxime Gauin concernant le génocide arménien sont de même nature que s'il avait nié et justifié l'éradication des Juifs et des Tsiganes par les Nazis.

La Turquie est un État négationniste qui dépense des dizaines de millions pour son négationnisme."

Ému, troublé, Samuel Tilbian demande en conclusion à ce que le Tribunal sanctionne lourdement Maxime Gauin. Cet homme d'un âge respectable, descendant direct des rescapés du génocide arménien, ne peut intégrer l'impensable : c'est lui, l'un des dépositaires de la mémoire arménienne, qui se retrouve aujourd'hui sur le banc des accusés.

Fin de la première partie.

Collectif VAN



[1] Review of Armenian Studies (Le Monde diplomatique, novembre 2016)

[2] Samuel Tilbian réagissait à une lettre de Talaat Pacha, présentée dans un article de Maxime Gauin, et dans laquelle le "Hitler" turc décrivait ses aimables préoccupations envers les déportés arméniens... :
« Ces Arméniens sont réinstallés vers les zones désignées par le gouvernement. Considérant qu’il est nécessaire d’établir des règlements adéquats sur la mise en œuvre de cette mesure de déplacement, qui a été prise pour la protection des intérêts fondamentaux de l’État, il a été décidé de s’assurer du confort de ces sujets durant leur trajet vers les lieux qui leur sont assignés. Il faut s’assurer que ces sujets arrivent sur place, faciliter leur repos, protéger leurs vies, ainsi que leurs biens, durant le voyage. De même, il faut fournir de la nourriture et des abris pour les personnes déplacées jusqu’à leur réinstallation finale, distribuer des logements, des terres, à proportion de la situation de fortune qui était la leur initialement [8]. »
Point de vue développé ailleurs dans le même article, par Maxime Gauin : "Non content de présenter des calculs tendancieux, M. Akçam fait (pp. 269 et suivantes) comme si le manque de nourriture et de soins étaient généralisés, ce qui est faux. Il occulte les efforts importants de Cemal Paşa, numéro 3 du régime jeune-turc [34] — qui est remarquablement peu cité dans The Young Turks’ Crime Against Humanity —, l’approvisionnement en nourriture par les autorités ottomanes en Anatolie même [35], pour les Arméniens déplacés, ainsi que les déclarations du Comité américain pour l’aide aux Arméniens et aux Assyriens (ACASR), dont les représentants expliquaient, en juin 1916, qu’aux cours des derniers mois, l’aide arrivée des États-Unis étaient distribuée avec beaucoup plus de facilité qu’à l’automne 1915, et qu’en conséquence « la situation, en termes de vies humaines, n’est pas si sombre qu’il y paraît [36] ».
Taner Akçam : la mystification récompensée
Ecrit par Maxime Gauin,
2013-11-08 16:33:21
http://www.turquie-news.com/spip.php?article17444

[3] Baku to the Future: Azerbaijan, Not Armenia, Is Israel's True Ally While Armenia continues to spout anti-Semitic bile, the Azeri government has proven itself to be a trustworthy and important partner for the Jewish state.
Maxime Gauin and Alexander Murinson
Oct 29, 2014 3:11 PM
https://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.623390


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