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1988 - Le pogrom de Soumgaït : Les témoignages
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Info Collectif VAN – www.collectifvan.org – Terribles témoignages du pogrom de Soumgaït dans la RSS d’Azerbaïdjan, qui a visé les Arméniens de cette ville industrielle les 27, 28 et 29 février 1988 : le cauchemar du génocide de 1915 revisité par le pouvoir azéri soviétique.

Encore un crime impuni ce qui explique que rien n’ait changé depuis : lors de la guerre des 4 jours en avril 2016, les forces armées azéries ont envahi le village arménien de Talich au Haut-Karabagh et se sont livrées à des actes de barbarie contre des vieillards dont elles ont tranché les oreilles avant de les assassiner. C’est aussi un jeune appelé yézidi d’Arménie qui a été décapité et dont la tête a été brandie comme un trophée dans des vidéos diffusées sur Facebook et Twitter.

La haine et le racisme anti-arméniens sont l’alpha et l’oméga des deux États frères que sont la Turquie et l’Azerbaïdjan. Le Collectif VAN vous présente ces témoignages du pogrom de Soumgaït, publiés sur la page de Facebook de la Représentation de la République du Haut-Karabagh en France le 28 février 2019.




Représentation permanente de la République du Haut-Karabagh

1988 - Le pogrom de Soumgaït : Les témoignages

La ville de Soumgaït est située à 26 km de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan. En 1988, sa population comporte 18 000 Arméniens, en majorité des cadres de l’industrie pétrolière. Le 26 et 27 février, des manifestants azéris défilent dans les rues de cette ville avec pour slogan «Mort aux Arméniens ! ».

Le journal Izvestya, 20 août 1988 : « Le 27 février, sur la place Lénine, une foule nombreuse se réunit… Les appels à l’attaque furent lancés contre les habitants de nationalité arménienne… Des groupes d'hommes jeunes se mirent à agresser les Arméniens dans tous les autres quartiers de la ville ».

Thomas de Waal, journaliste britannique, expert de la Fondation Carnegie (témoignage rapporté dans son ouvrage Le Jardin Noir)
« Les bandes composées de 10 à 50 hommes, ou en plus grand nombre, parcouraient la ville, cassaient les vitres, incendiaient des voitures, mais - avant tout – cherchaient des Arméniens. [] Les bandes dans les rues de Soumgaït se livraient à des atrocités épouvantables. Certaines victimes étaient tellement défigurées par les coups de hache, qu'il était devenu impossible, plus tard, d'identifier leur corps. Ils déshabillaient les femmes et les brûlaient. Quelques-unes furent violées à plusieurs reprises []. Le contraste des atrocités commises par ces tueurs avec les manifestations pacifiques des Arméniens était frappant []Le régiment des forces de l’ordre et les élèves officiers de l’académie militaire de Bakou ne sont arrivés à Soumgaït que quelques heures après [...] Les jeunes soldats avaient reçu l’ordre de Moscou de tirer des balles à blanc et non à balles réelles. Les émeutiers jetaient des bouteilles incendiaires et frappaient les soldats aux jambes à coups de barres de fer effilées. Environ 100 soldats ont été blessés ».

Ministre de la défense de l’URSS Dmitri Yazov :
Source : le sténogramme de la séance du Bureau politique du Comité général du Parti Communiste de l’Union Soviétique, 29.02.1988. Journal Rodina, 1994, N14, Moscou
« Les massacreurs avaient découpé les seins de deux femmes, en avaient décapité une autre et enlevé la peau d’une fille. Les élèves officiers s’évanouissaient en voyant des cadavres mutilés des Arméniens ».

Gouliev, témoin : Source : Protocole de la séance de la Cour Suprême de l’URSS sur la cause criminelle des événements de Soumgaït, octobre-novembre 1988, Moscou.
« Les massacreurs étaient munis de barres et de cornières de fer d’une longueur de 70 cm, comme si elles avaient été spécialement fabriquées pour les pogroms. Il n’y avait pas de police en ville… les lignes téléphoniques étaient coupées… Des pierres avaient été apportées… Ces pogroms n'avaient pas été organisés en un seul jour. Ils s’y étaient préparés depuis longtemps (…) Selon les conclusions de l’enquête du 27 au 28 février 1988, le ministère de l’Intérieur de la ville de Soumgaït s'abstenait de toute intervention et assistait passivement aux désordres».

Le Figaro, 9 mars 1988, signé Denis Legras (DL).
« Éclatant en sanglots devant la foule rassemblée devant la petite église arménienne, un ouvrier arménien présent lors des émeutes de Soumgaït le 28 février dernier a raconté qu’il avait vu le cadavre d’une femme enceinte éventrée et son bébé découpé en morceaux gisant à ses côtés. Il a déclaré s’être rendu à la morgue de Soumgaït, au nord de Bakou, la capitale azerbaïdjanaise, où il a pu dénombrer environ soixante-dix cadavres, dont de nombreux enfants. Selon d’autres témoignages, près de cent Arméniens ont été tués par des Azerbaïdjanais lors des massacres. Selon l’agence officielle TASS, qui n’a réagi que six jours après les émeutes, trente et une personnes ont été tués à Soumgaït, y compris des enfants et des vieillards. »

Le Monde, 17 mars 1988, signé Sylvie Kauffmann
« Le mot fait maintenant l'unanimité. Aussi bien du côté officiel que chez les dissidents, on parle désormais de "pogrom" pour qualifier les atrocités de Soumgaït, en Azerbaïdjan, où des gangs d'Azéris sont tombés à bras raccourcis sur les membres de la communauté arménienne fin février. Au point que le bilan officiel de trente-deux morts paraît dérisoire. Selon le procureur général adjoint d'URSS, M. Alexandre Katoussev, dont les propos ont été cités par le quotidien de Bakou, Bakinski Rabotchi, il s'est produit à Soumgaït " des troubles à grande échelle, accompagnés de pogroms, d'incendies et d'autres excès ". Quelques jours plus tôt, un collaborateur de la revue dissidente Glasnost de M. Serguei Grigoriants, M. Andrei Chilkov, qui venait de passer six heures à Soumgaït pour y recueillir des témoignages, avait lui aussi employé le mot de " pogrom " pour qualifier l'horreur des récits entendus : meurtres aveugles, femmes enceintes éventrées dans les maternités. »

Le Monde, 29 mars 1988, signé Bernard Guetta
« … À Soumgaït, l'une des plus grandes villes d'Azerbaïdjan, d'abominables violences éclatent contre les Arméniens. Qu'il y ait eu trente-deux victimes, comme on le dit officiellement, ou plusieurs centaines, comme le rapportent des sources indépendantes, le fait n'est pas contesté que c'est un véritable pogrom avec enfants jetés par les fenêtres et femmes enceintes éventrées qui s'est produit, et le poids du sang vient compliquer encore le dossier. »

Le nombre de morts du pogrom de Soumgaït de février 1988 n’a jamais été définitivement établi par les autorités soviétiques. Les estimations les plus faibles parlent d’une centaine de morts. Les auteurs n’ont jamais été recherchés ni punis. Trente et un ans après les faits, il est de notoriété publique que les autorités soviétiques ont laissé les pogroms se dérouler dans l’espoir de voir le Mouvement Karabagh renoncer à ses revendications.

Jusqu’au mois d’octobre 1988, les pogroms anti-arméniens cessent pour reprendre en novembre 1988 à Kirovabad, puis à Bakou en 1990.
Les faits rapportés par les témoignages sont les mêmes.

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