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19 avril 1943 - Soulèvement du ghetto de Varsovie, le symbole de l'esprit de résistance
Publié le :

Info Collectif VAN – www.collectifvan.org – Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois. C'est le premier soulèvement d'une ville dans l'Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des Juifs. Une tragédie qui est aussi une aurore. Le Collectif VAN vous présente ci-dessous des extraits de l'article mis en ligne le 15 avril 2019 sur Herodote.net.


Légende : Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend à Varsovie en Pologne et va au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille, s'incline, puis se met à genoux, faisant acte de contrition au nom du peuple allemand.



Publié le 19 avril 2019

Herodote.net

Extraits de l'article mis en ligne le 15 avril 2019 sur Herodote.net :

Le ghetto de Varsovie se soulève


Le 19 avril 1943, les derniers Juifs du ghetto de Varsovie se soulèvent contre leurs oppresseurs. Sans espoir de survie, encore moins de victoire, ils vont tenir tête héroïquement aux soldats et SS allemands pendant un mois.

C'est le premier soulèvement d'une ville dans l'Europe nazie et une manifestation éclatante de la capacité de résistance des Juifs. Une tragédie qui est aussi une aurore.

Le ghetto de Varsovie

En novembre 1940, quelques mois à peine après l'invasion allemande, les Juifs de la capitale polonaise et des environs, au nombre d'environ un demi-million, sont regroupés dans un quartier transformé en ghetto et isolé du reste de la ville par des barrières, des murs et des façades aveugles.

(...)

Comme tous les ghettos, celui de Varsovie est administré par un conseil juif (« Judenraat »).

(...)

Le 22 juillet 1942, les Allemands lui demandent une liste d'enfants en vue de les transférer vers l'Est, dans des camps de travail (c'est le motif officiel).

Les Allemands entament la « Grande déportation ». Jour après jour, 5 000 à 6 000 personnes sont emmenées à la Umschlagplatz et, de là, transférées en train vers Treblinka.

Le 12 septembre 1942, quand cette première déportation s'achève, il ne reste que 60 000 survivants dans un ghetto dont la surface a été drastiquement réduite par les Allemands.

La révolte

Le 18 janvier 1943, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, tandis que la Wehrmacht est prise au piège à Stalingrad, les Allemands entament une deuxième « Aktion » (déportation). Mais cette fois, les ultimes survivants du ghetto de Varsovie n'ont plus guère de doute sur le sort qui les attend...

Parmi eux figurent une centaine de responsables de mouvements de jeunesse qui (...) organisent immédiatement la résistance. Ils s'enfuient, se cachent et ripostent aux tentatives allemandes tant bien que mal, avec les quelques armes dont ils disposent.

Le 19 avril 1943, quand 850 soldats allemands pénètrent en force dans le ghetto pour liquider celui-ci, les résistants les attendent de pied ferme, barricadés dans leurs bunkers et leurs caves.

Au nombre de 3 000 environ, ils sont regroupés principalement dans l'Organisation des Combattants Juifs, commandée par le jeune Mordechai Anilewicz, et dans l'Union Juive Armée de Pawel Frenkiel.

Le général SS Jürgen Stroop, qui dirige l'opération, est pris de court par la rébellion. Il fait venir 2 000 hommes et des chars en renfort.

6 000 Juifs trouvent la mort dans les combats ou se suicident (c'est le cas de Mordechai Alinewicz, le 8 mai 1943), 7 000 sont fusillés sur place. Les autres sont déportés. Une poignée de miraculés vont échapper à la mort en s'enfuyant par les égoûts.

Le ghetto est rasé sitôt l'insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l'esprit de résistance et du renouveau. Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s'agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans un émouvant geste de contrition.

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Source/Lien : Herodote.net



   
 
   
 
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