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Rapport USCIRF : La liberté de religion violée en Azerbaïdjan et Turquie
Publié le :

Info Collectif VAN – www.collectifvan.org – "La Commission américaine sur la liberté religieuse internationale a publié son rapport annuel le 29 avril 2019, listant « les pays du monde violant de façon flagrante la liberté religieuse ». Sans surprise, l’Azerbaïdjan et la Turquie figurent dans cette liste. Les deux pays sont catégorisés comme « pays particulièrement préoccupants »." Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 9 mai 2019.

















Publié le 9 mai 2019

Les États-Unis listent l’Azerbaïdjan et la Turquie parmi les pays violant de façon flagrante la liberté de religion

De Harut Sassounian
The California Courier
Éditorial du 9 mai 2019
www.TheCaliforniaCourier.com

La Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a publié son rapport annuel le 29 avril 2019, listant « les pays du monde violant de façon flagrante la liberté religieuse ». Sans surprise, l’Azerbaïdjan et la Turquie figurent dans cette liste. Les deux pays sont catégorisés comme « pays particulièrement préoccupants ».

La commission, en tant que corps indépendant et bipartisan, conseille le président du Congrès et le Secrétaire d’État sur les questions de liberté religieuse internationale. Dans son rapport annuel, la commission décrit les menaces envers la liberté religieuse dans le monde et fait des recommandations au Département d’État à propos des pays à qualifier de « pays particulièrement préoccupants » qui commettent ou tolèrent « des violations systématiques, courantes et flagrantes. »

Contrairement aux fausses affirmations répétées de « tolérance » des dirigeants de l’Azerbaïdjan dans leur pays et la propagande de divers rabbins et chefs religieux protestants, le rapport affirme que « le gouvernement a continué à contrôler les activités religieuses en vertu de la loi sur la liberté religieuse de 2009 et les amendements inhérents des codes criminel et administratif, qui exigent que les communautés religieuses s’inscrivent auprès du gouvernement et qui criminalisent toute activité religieuse non-déclarée. Fait positif, quatre communautés religieuses non-musulmanes ont été enregistrées auprès du gouvernement. Toutefois, au cours de l’année, les forces de la police locale ont continué à harceler, à perquisitionner, à placer en détention et à sanctionner les communautés qui ne s’étaient pas soumises au processus d’enregistrement, et à imposer diverses restrictions sur la production, la possession et la diffusion de littérature religieuse, bien qu’une communauté ait rapporté une diminution du harcèlement policier. Au cours de l’année, des protestants, des Témoins de Jéhovah et certains groupes musulmans ont été visés, et certains membres de la communauté musulmane ont été obligés de supporter un nouveau niveau de surveillance de la part des autorités qui les soupçonnent et cherchent à limiter l’influence du gouvernement iranien ou toute activité subversive dans le pays. »

Le rapport annuel déclare aussi que « les organisations non-gouvernementales (ONG) ont soutenu qu’environ 68 prisonniers de conscience – un grand nombre d’entre eux sont membres du Mouvement d’unification musulmane (MUM) – sont toujours emprisonnés en Azerbaïdjan pour des motifs religieux. Au cours de l’année 2018, des déclarations de torture « systémique et endémique » ont persisté, en particulier à l’encontre des membres du MUM. »

Le régime dictatorial azéri contrôle les activités des groupes religieux en exigeant d’eux qu’ils s’enregistrent. La commission a rapporté que ceux « qui nient l’enregistrement ou refusent de s’enregistrer en invoquant des motifs théologiques sont considérés comme « illégaux » et s’exposent à des perquisitions de la police, des arrestations et des détentions, ou à des amendes. » Plusieurs groupes chrétiens actifs en Azerbaïdjan, tels que les baptistes et les Témoins de Jéhovah, « ne peuvent toujours pas s’enregistrer. » Dans certains cas, le gouvernement fait traîner le traitement administratif des enregistrements pendant des années, en raison de « lacunes techniques » dans leur dossier. Par exemple, les Témoins de Jéhovah ont soumis une demande d’enregistrement dans la ville de Ganja en 2010, et ils n’ont toujours pas reçu de réponse à leur plus récente demande soumise en mai 2016. Les baptistes du village d’Aliabad, non loin de Zaqatala ont fait une demande d’enregistrement en 1994, qui a été refusée. On les a régulièrement informés qu’ils ne pouvaient pas se retrouver pour fêter Noël ensemble !

La commission a rapporté : « En 2014, la Cour européenne des droits de l’homme a noté que la loi donne aux officiels ‘un pouvoir discrétionnaire illimité’ pour définir et poursuivre en justice une activité religieuse ‘illégale’ ».

De plus, « En 2018, l’Azerbaïdjan a subi son examen périodique universel des Nations Unies. Plusieurs pays ont exprimé leur inquiétude sur les conditions de la liberté religieuse en Azerbaïdjan – tel que l’enregistrement obligatoire, les restrictions pour les communautés religieuses non-traditionnelles, et la possibilité, en général, pour les groupes religieux de pratiquer leur culte en public ou en privé ; et des individus emprisonnés ou torturés pour leurs croyances. En outre, les organisations de la société civile ont soumis des informations similaires et des recommandations sur les problèmes de liberté religieuse en Azerbaïdjan », selon le rapport de la commission.

Étonnamment, même la possession du Coran peut être illégale en Azerbaïdjan. « En février 2018, le leader du MUM, le théologien musulman chiite Taleh Bagirov (aussi connu sous le surnom de Bagirzade) a été condamné à cinq mois de prison supplémentaires pour possession supposée de micro-disques contenant un texte et un enregistrement audio du Coran », a rapporté la commission.

Une autre violation religieuse grave est la fermeture des lieux de culte. « En 2018, des mosquées que le gouvernement avait fermées pour des soi-disant réparations sont toujours fermées des années après leur fermeture et il n’y a aucune date officielle pour la réalisation des rénovations des mosquées ou leur réouverture. Ceux qui critiquent les fermetures pensent que cela fait partie d’un plan du gouvernement pour viser les musulmans considérés comme ‘radicaux’. La mosquée Ashur, aussi connue sous le nom de mosquée Lezgi, située dans la vieille ville de Bakou, a été fermée en juillet 2016 en dépit des protestations de la communauté musulmane locale, qui a exprimée son inquiétude, pensant que les réparations étaient une excuse et une tentative de la part du gouvernement de disperser la communauté. À la fin de la période analysée, la mosquée était toujours fermée. Pendant l’année, de nombreuses autres mosquées « non-traditionnelles » à Bakou et dans d’autres régions, y compris une mosquée qui était apparemment liée à la communauté soufie Naqshbandiyya, ont continué à être soumises à des fouilles et des fermetures…. Le nouveau bâtiment de la mosquée Haji Javad dans le quartier Yasamal de Bakou a été achevé en avril 2018. La mosquée originale avait été détruite au cours des protestations en juillet 2017 », indique le rapport.

Le rapport couvre aussi les perquisitions de résidences et des centres où des services religieux ont lieu, sans que le groupe soit enregistré. Le rapport cite le harcèlement que subissent les membres de l’Église pentecôtiste Est et les Témoins de Jéhovah. De plus, plusieurs membres des Témoins de Jéhovah ont été poursuivis en justice pour avoir refusé d’effectuer le service militaire, en dépit d’une disposition constitutionnelle qui propose un service alternatif aux objecteurs de conscience.

Enfin, le gouvernement Aliyev a confisqué tout le matériel religieux qui n’avait pas obtenu son approbation avant d’être produit ou importé en Azerbaïdjan. « La vente et la distribution de la littérature religieuse sont autorisées uniquement dans des magasins ou des sites pré-approuvés », selon le rapport.

La semaine prochaine, nous parlerons des violations de la liberté religieuse en Turquie.

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 9 mai 2019 – www.collectifvan.org


Lire aussi:

La Turquie viole de façon flagrante la liberté de religion (Rapport USCIRF)




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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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