Aujourd'hui : Jeudi, 6 aoűt 2020
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du NĂ©gationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenętre !  Envoyer cette page ŕ votre ami-e !
 
"Nous sommes tous des oxymorons" par Ayda Erbal
Publié le :

mardi 22 mai 2007, Stéphane/armenews

Traduction Gisèle Garabedian

Voir le corps sans vie de Hrant sur un trottoir si familier d’ Istanbul a suscité chez chaque membre de la communauté Arménienne de Turquie, des cauchemars que, consciemment ou inconsciemment, elle s’efforce d’occulter afin de conserver sa raison. Parce que nous sommes les meilleurs solliciteurs dans un océan de millions d’autres solliciteurs. Ce qui nous unit tous, en tant que citoyens turcs, sans compter la langue, la culture etc. c’est notre requête. Si je peux me permettre d’argumenter, la citation la plus révolutionnaire de M. Orhan Pamuk concernant les réalités de la société Turque n’est , en fait, pas celle qu’il a prononcée durant son interview avec le magazine Suisse Das Bild. En fait, l’un de ses principaux protagonistes confesse sans espoir dans " The Black Book" : " Personne ne peut être lui-même dans ce pays ...Dans un pays de vaincus et de grégaires, exister c’est être quelqu’un d’autre." (1)

Cette observation de Pamuk, quoique très pointue, nécessite quelques précisions. La réalité est que, plus on est perçu comme une menace aux valeurs courantes de la république, plus on doit se surpasser dans le déni de soi. Il est en effet extraordinaire de constater que les seules personnes jusqu’ici accusées de taqiyah (2) dans la société Turque, sont les membres de l’idéologie Islamiste, alors qu’une très petite proportion de la société Turque - son élite décisionnaire, les intellectuels l’ industrie du spectacle liée à cette élite décisionnaire- ont le privilège d’être eux-mêmes, sans craindre pour leurs vies. Malheureusement, s’il existe un royaume du déni en Turquie, il a au moins deux capitales, pas seulement Ankara, et l’une de ces capitales du déni quotidien se situe au coeur de ses communautés minoritaires.

Cependant, contrairement à une idée reçue, les Arméniens ne sont pas seuls à devoir cultiver l’art de l’oubli à un rythme journalier. Si vous êtes un Turc Juif toujours désireux d’envoyer vos enfants dans la seule école juive fonctionnant à Istanbul, il faudra oublier qu’ils devront se rendre à l’école avec d’importantes mesures de sécurité. Si vous êtes Arménien, vous devrez être encore plus enclin à l’oubli, pour envoyer vos enfants dans des écoles dont les demandes pour plus de sécurité ont été déclinées par les authorités. Donc, outre vos problèmes quotidiens, vous devez aussi penser à sécuriser vos écoles. Tout ceci parce que vous faites partie d’une minorité dans un pays où les intellectuels pensent que les choses ont empiré seulement parceque maintenant, eux-aussi ont besoin de gardes de sécurité. Il ne me semble pas avoir entendu des intellectuels se soucier du fait que par example, les enfants juifs doivent se rendre à l’école sous escorte importante, ou que les synagogues fonctionnent sous des mesures de sécurité encore plus lourdes depuis le bombardement d’une synagogue en 2003 (3) et l’assassinat de Yasef Yahya. (4) Pourtant rien de tout cela n’est parvenu jusqu’aux cercles de discussion ou n’a fait la une dans la presse, sans mentionner le New York Times ou le Wall Street Journal. En fait cela ne serait pas possible. Nous, membres de ces communautés minoritaires, ne devrions pas parler de tout ceci. Les quelques intellectuels qui peuvent obtenir un spot dans les journaux internationnaux majeurs, choisiraient plutôt de fouiller sans vergogne dans les communiqués de presse pour eux et pour la Turquie, en cadrant et recadrant l’assassinat de Hrant. ( 5)

Donc il faudra que vous prétendiez que tout va bien, si vous voulez vivre dans un pays où techniquement parlant vous avez le doit de vivre en paix au même titre que votre voisin Turc sunnite. Etre un Arménien de Turquie ne signifie pas seulement que vous êtes un charlatan pour la vie, mais aussi que vous devrez faire preuve de beaucoup de patience afin que la schizophrénie qui vous est infligée ne devienne pas réelle.

L’un des moyens de lutter contre ce misérable sort est d’ intérioriser notre situation et de commencer à aimer ce qui ne peut l’ être sous des conditions psychologiques normales. Dans cette situation, notre besoin et notre dépendance d’une politique culturelle qui agit plus ou moins comme un preneur d’otage pourrait se manifester comme de " l’amour", et puisque nous croyons aussi que cela doit être de l’amour, nous devrions en effet commencer à penser comme nos preneurs d’otage. On appelle cela le syndrome de Stockholm et c’est ce que les Arméniens de Turquie ont eu à souffrir toute leur vie. Tous, et aussi le regretté Hrant Dink, nous souffrons du syndrôme de Stckholm ; et la plupart du temps nous tendons à penser que si nous parvenions à trouver notre propre langage émotionnel, notre cause serait entendue par les masses, qui peut-être un jour développeraient leur propre syndrôme de Lima. (7) C’ est l’ ultime rêve de l’ intellectuel Arménien de Turquie, qui ne peut vivre ailleurs que sur notre terre d’origine - celle que Hrant était incapable de quitter. Soit vous faites le choix de rester en ligne de compte en vous impliquant politiquement, risquant d’être tué à cause de cette implication, soit vous choisissez d’être réduit à une insignifiance totale dans un autre pays - ce qui est bien sûr une manière plus subtile de trouver la mort. Plus particulièrement, si vous êtes intellectuel, journaliste, artiste ou écrivain cette seconde manière sans cesse renouvelée toutes ces années, de trouver la mort, de se refaire encore et encore dans des cultures différentes, étranges, et quelquefois hostiles, est la seule chose que vous partagez avec ces autres Arméniens chanceux ( ! ) autour du monde. Votre capacité à survivre dans des situations de mort relative vous relie à vos compatriotes Arméniens, plus particulièrement s’ils sont du Moyen-Orient.

Malgré cela vous devenez lentement immun jusqu’à ce qu’un jour, l’un d’entre vous soit à nouveau assassiné. Là vous commencez à vous demander, a t-il été capable de s’ exprimer ? Nous comprendront-ils cette fois ? Etaient-ils conscients de sa ou de nos limitations.

Alors que d’autres étaient collés à leurs ordinateurs, leurs écrans TV après le meurtre, je me suis battue avec ces questions existencielles dérangeantes et bien d’autres. En lisant une couverture médiatique de l’assassinat de Hrant - un éditeur, dont très peu de gens, prennent, entre autres choses, le journal au sérieux - était un véritable challenge, un de ceux que même des personnages de Camus auraient laissé tombé plus tôt.

Je ne dis pas que les gens n’aimaient pas Hrant, mais ils l’aimaient pour de fausses raisons et avec très peu d’informations à propos de Hrant le vrai, et à propos de Agos, à l’origine un projet en commun Bolsahay dans lequel même le Patriarche était impliqué. Je ne peux hélas pas le démontrer, mais je sais de source sûre que même les Services de renseignements Turcs lisent Agos et Hrant, plus que ses prétendus amis qui ont innondé le monde et les média Turcs de leurs larmes de crocrodile. Il m’est impossible de compter 10 éminents intellectuels Turcs, qui dans les 7 dernières années étaient des lecteurs assidus de Agos. Encore une fois , il m’est impossible de compter 10 éminents intellectuels Turcs qui ont des attaches avec la communauté Arménienne au delà de Agos. Non pas parce que la communauté Arménienne est hostile ou fermée, mais parce qu’ils ne veulent pas poser les bonnes questions concernant la communauté ; il leur était pratique de se laisser emporter par les discours de paix et d’amitié dont Hrant était souvent l’auteur. Athées pour la plupart - ce qui dans le contexte Turc est synonyme d’ illétrisme - un échange réel avec la société Arménienne leur était impossible sans profondément se mépriser eux même, de la manière dont - et pas seulement les militaires - ils méprisent secrètement leurs propres musulmans.

Il n’est pas étonnant que Hrant Dink, dont la compagne, amante et épouse Rakel, qui choisit de lui dire adieu par un discours métaphorique hautement enrichi de symbolisme Chrétien, devait dissimuler soigneusement cette partie de son identité. Peut-être étaient-ils même surpris d’apprendre après sa mort, qu’il visitait occasionnellement le pasteur Protestant pour lui demander de prier pour lui. Pour ceux d’entre nous qui connaissaient Hrant depuis leur adolescence, sa visite était simplement normale. N’était-il pas l’un des meilleurs élèves et amis d’un précédent Patriarche d’Istanbul ? Mais non, les journalistes Turcs ont préféré réduire Hrant, qui était un vrai tempérament, à quelqu’un fait d’exagérations et d’information incomplète, à quelqu’un dont ils se sont persuadés être les seuls à pouvoir comprendre et aimer .

Même Perihan Magden, qui avait été jugée plusieurs fois pour sa position inflexible concernant l’objection de conscience et que je respecte énormément par ailleurs, ne pouvait échapper à cette erreur de ne pouvoir comprendre un personnage Armenien, et pas n’importe quel personnage Arménien, mais un de Turquie.( 8 ) Il semble que ces gens ne se sont pas attardés un seul instant pour penser au Roi Lear de Shakespeare. Pour la plupart d’entre nous, la question était claire comme de l’eau de roche. A l’image de ce que dit Albert Camus : " j’aime trop mon pays pour être un nationaliste," nous - même ceux d’entre nous qui le critiquent - aimions trop Hrant pour être des Hrantistes superficiels. Nous connaissions ses limites, nous savions ce que c’est d’être orphelin toujours en quête d’amour, parce que la plupart d’entre nous de la troisième génération d’Arméniens d’Anatolie a grandi dans une situation de total ou de semi abandon, tout comme Hrant ; Nous avons passé suffisamment de temps à penser au déni, psychologiquement et philosophiquement, pas simplement le déni du génocide mais à d’autres manières plus subtiles et plus compliquées quoique humaines d’auto - déni ; nous étions confrontés aux géants de la littérature, et nous ne connaissions qu’une chose ou deux d’un tel personnage. Bien plus nous comprenions la lettre d’adieu de Rakel ave tous ses symboles et ses allégories, pas simplement une métaphore choisie librement parmi d’autres à propos d’obscurité capable de transformer des bébés en meurtriers.

Seul un très petit nombre des journalistes mentionnés - si petit en nombre qu’on peut se souvenir de leur nom - était capable de comprendre ce que signifie être un Arménien en Turquie, et pourquoi Hrant, parmi d’autres personnages publics , a été pris pour cible : son Arménité. Pas n’importe quelle Arménité. Une Arménité qui avait le courage d’affronter l’historiographie officielle Turque, et ses variations académiques et littéraires semi-officielles.

Tous les autres étaient impliqués dans un profit presque pornographique de récits anecdotiques à son sujet, essayant d’ obtenir une part du gâteau que représentait sa mort. Il m’était difficile de ne pas me souvenir de cette phrase dans l’introduction de Cankaya, de Falih Rifki Atay, une biographie non conventionnelle d’ Ataturc. ( 9 )

Atay, quoiqu’ utilisant des sous-entendus orientalistes, dit : " Le vrai tempérament n’existe pas à l’ Est. Soit on glorifie , soit on calomnie. Soit l’ homme vous éblouit et vous devez le glorifier soit il vous méprise et vous le réduirez en pièces par vos railleries. Les gens vous diront des anecdotes sur l’ homme, mais très peu prendront le temps de le comprendre." Et telle a été , en fait, la destinée de Hrant. Lui et son héritage toujours en évolution étaient impitoyablement recyclés et vidés totalement de leur substance.

Bien entendu, je ne prétend pas que rien n’aurait dû être écrit sur Hrant. ( 10 ) Mais il y a eu des circonstances dramatiques difficiles à croire, du moins pour nous , Arméniens d’ Istambul. Une romancière Turque, a par example , essayé de convaincre son auditoire en Turc, qu’ après l’assassinat, elle se sentait vidée de sa pensée et de son écriture ; mais la même personne était capable d’écrire le même jour, dans le Wall Street journal un article parfaitement rationnel et mesuré, comme si à travers une liste dont le dernier élément après sa campagne de communiqués de presse pour la Turquie, elle faisait campagne pour son propre livre.

La même personne changerait ses propres segments de communiqués de presse en une scène de futures campagnes de communiqués éhontés, pleins de divagations romantiques et sans substance sur :" Qui est en fait la Turquie." Elle essayait de convaincre le monde que la vraie Turquie n’est pas celle qui a tué Hrant Dink, mais ces 100 000 personnes qui ont envahi les rues d’ Istanbul ( ce qui nous a rappelé une fois de plus que la plupart , sinon tous les intellectuels en Turquie sonts des gardiens de phare quelle que soit l’idée qu’ils se font de leur affranchissement du nationalisme.) Hrant n’avait pas d’autre choix, pourtant ces gens, qui sont techniquement les patrons de la Turquie, auraient pu être plus insensibles dans leurs critiques. Mais non, dans toute la couverture internationale, ils ont plutôt choisi de se comporter comme le paysan qui accepte difficilement que son lait a tourné.

Parmi d’autres faits choquants, et probablement écrits avec les meilleures intentions, presque 95 pour cent de la couverture médiatique après la mort de Hrant, n’a pu éviter de dire en parlant de lui qu’il était plus patriote qu’ils ne l ’étaient eux-même. En d’autres termes, pendant que d’un côté chacun d’entre eux était stupéfait de constater qu’un Arménien puisse aimer ces territoires plus qu’eux, d’un autre côté, ils ont fait une allusion , pas si discrète, sur les moyens appropriés de se comporter avec leurs minorités. Comme si tout le monde essayait de prouver quelque chose à la morale Turque : " Regardez qui vous avez tué, vous avez tué le plus grand des patriotes de tous les temps. Ogun Samat et ses amis, vous êtes stupides !" Tous pratiquement semblaient dire que c’était un plus grand crime de tuer un Arménien Turc qui, toute sa vie avait prouvé son patriotisme, qu’un simple Arménien Turc qui ne voyait pas la nécessité d’agir de la sorte pour se faire entendre.

Ces gens étaient les mêmes que les gens qui ne savaient même pas défendre la liberté d’expression contre les semblables de Kemal Kerincsiz ou le courant centre et centre-droit turc. je n’ai pas le souvenir d’une seule âme qui ait eu le courage de demander hypothétiquement : "Eh bien quoi, supposons qu’il ait dénigré la Turquitude. Où est le mal ? " Comme si la liberté d’expression signifiait liberté d’être interprété correctement. Ce qui est triste c’est que ceux qui ont essayé de soutenir Hrant l’ont fait en visant des " juges à l’interprétation erronée". C’est également vrai d’ Elif Shafak qui au lieu de défendre sa liberté d’expression, a généreusement utilisé sa liberté d’évasion en disant " Ce sont mes personnages qui ont dit ces mots, ce n’est pas moi." La seule personne capable de montrer un vrai courage intellectuel est Taner Akcam, dont le cas a été récemment soulevé pour avoir utilisé le terme de génocide.

La description de patriotisme était mélée à une toute aussi dérangeante description qui mettait Hrant aux prises avec la diaspora, à l’aide d’un ou deux écrits, comme si Hrant avait pu être un penseur indépendant et sans contrainte dans un pays où les musulmans Sunnites Turcs ont peur de leur propre ombre et ont des trépidations sur ce sujet, comme s’ il était réellement possible à un Arménien de Turquie d’ être lui-même. En fait, ce qui est triste c’est que pas une seule semaine ne passe, sans qu’un meeting d’intellectuels n’ enfonce pas rituellement la Diaspora....

Seul un journaliste Turc - Yildirim Turker - semblait conscient des limites imposées à se poser trop de questions. En effet, personne d’autre que quelques Bolsahays conscients de ses limites comme journaliste, activiste et homme de plume, oseraient faire des histoires à ce sujet... Les autres choisiraient plutôt de ne pas chercher à comprendre, et de se plonger dans une euphorie qui se dissipera les années passant. Une euphorie en vérité qui indiffère totalement et impressionne peu la plupart d’entre nous qui avons grandi dans les années 80 et 90 , et qui avons été témoins d’un assassinat politique de trop ( incluant la catastrophe de Sivas qui a coûté 37 vies ). Pour moi, les graines de leurs futures performances sont semées dans leur perception biaisée de la Diaspora Arménienne d’aujourd’hui, ou plutôt leur incapacité ou leur manque de saisir ce qu’est la Diaspora Arménienne d’aujourd’hui : environ deux millions d’individus têtus, qui en moyenne avaient 7 à 8 Hrant dans leur entourage immédiat. A mon avis, tout comme ils souhaitent soumettre la diabolique et obsessionelle Diaspora et changer les règles en les enrobant par des mots et des discours sophistiqués ( ouvrons les frontières et laissons tomber ) ils seront probablement prêts à oublier la chaîne des sombres relations qui ont tué Hrant pour un futur Turco-Arménien plus brillant. Comme si une telle amitié basée sur un appât tremblant et des terrains mouvants pouvait exister. Malheureusement, ils sont ceux qui n’hésiteraient pas à tuer un jeune enfant, pour nous préparer un futur plus brillant, grave dilemne que Ivan Karamazov des Frères Karamazov nous laisse à méditer. Ils essaient, en quelque sorte d’assimiler Hrant à cet enfant innocent. Mais Hrant n’était ni un enfant innocent ni un ange - comme nous adultes ne pouvons l’être - et il n’est non plus pas OK d’espérer qu’un meurtre nous apporte la bonté.

Mes amis, jusqu’à ce que nous consentions à de réels efforts pour vraiment comprendre pourquoi Hrant a été tué, nous sommes tous des incapables, nous sommes tous des oxymorons.....

Références

1 Ma traduction.

2 Déni préventif d’une croyance religieuse par crainte de persécution potentielle. Accentué par les Musulmans chiites, périodiquemnt confrontés à des persécutions par la majorité Sunite. Le concept est issu du Coran 3:28 et 16:106 , des hadiths, de la littérature tafsir et des commentaires juridiques. Oxford Dictionary of Islam. JohnL.Esposito, ed. Oxford Universitypress Inc. 2003. Oxford Reference Online. Oxford University Press.

3 Du personnel de sécurité public et privé, même avant les attentats, était chargé de protéger les synagogues, les centres sociaux Juifs, et la seule école Juive en Turquie. Après les attentats de 2003 leur sécurité s’est renforcée.

4 Yasef Yahia était un dentiste Juif à Istanbul qui a été tué en août 2003. Seul son carnet d’adresses, contenant des noms et adresses de Juifs importants avait disparu de son cabinet dentaire. En fait un prélèvement similaire d’adresses et de données, a eu lieu juste après le meurtre de Hrant, mais cette fois venant de la municipalité de Sisli, une municipalité fortement peuplée d’ Arméniens et de Juifs. Alors que le média principal a consacré seulement un paragraphe ou deux sur l’évènement, la municipalité elle-même a prétendu qu’il n’y avait pas de quoi s’alarmer, et a simplement précisé que les données étaient brouillées et le mot de passe protégé. Comme si nous étions dans un monde où les enfants culotés n’apprenaient pas le hacking après - ou quelquefois avant - le calcul.

5 Une exception, la couverture plus critique de lÂ’Associated Press de Selcan Hacaoglu.

6 " Réaction psychologique parfois rencontrée chez un otage enlevé, et dans laquelle l’otage montre des signes de loyauté envers le preneur d’otage, sans se soucier du danger (ou du risque) dans lequel l’otage a été placé. Le syndrome de Stockholm est également parfois mentionné en référence à d’autres situations ayant une tension similaire, telles que le syndrome des personnes battues, les cas de viol, les abus d’enfants, l’enlèvement de fiancées. Le syndrome porte le nom du vol de la " Kreditbanken" de Norrmalmstorg à Stockholm en Suède, au cours de laquelle les voleurs avaient pris en otage des employés de la banque, du 23 août au 28 août 1973. Dans ce cas-là , les victimes s’étaient émotionellement attachées à leurs bourreaux , et avaient même pris la défense de leurs ravisseurs après qu’elles aient été libérées d’ un cauchemar de six jours. Le terme syndrome de Stockholm a été inventé par le criminologue et psychiatre Nils Bejerot qui a aidé la police durant le vol, et s’est référé au syndrome dans une émission de radio. en. wikipedia.org/wiki.Stockholm_syndrome.

7 " Contrairement au syndrome de Stockholm, où les otages développent de la sympathie pour leurs ravisseurs, le syndrome de Lima est le résultat d’une réaction de sympathie des ravisseurs envers leurs otages. Survenu lors de la prise d’otage à l’ambassade du Japon en 1996, les membres d’un mouvement militant ont pris en otage des centaines de personnes présentes à une réception dans la résidence officielle de l’ambassadeur du Japon au Pérou. En quelques jours ils ont libéré la plupart des otages, même les plus importants." www.urbandictionary.com/define.php ?term=Lima+syndrome .

8 www.radikal.com.tr/haber.php ?haberno=210592 , "Ermeni cemaatindekiler seni begenmediler, Patrikhanedekiler seni begenmediler, Diyasporadaki kokozlar seni begenmediler." ( " ceux de la communauté Arménienne [ Istanbul] ne vous ont pas aimés, ceux du Patriarcat [ Arménien] ne vous ont pas aimés, les kokoz [argot ne vous ont pas aimés.")

9 Falih Rifki Atay était l’un des biographes d’ Ataturk, mais aussi journaliste et député au second parlement Turc de Bolu et Ankara.

10 En effet, une telle journaliste, Nuray Mert de Radikal a solennnellement choisi de ne rien écrire et de joindre une photo de Hrant et d’elle-même à un dînner accompagné d’une brève légende disant qu’elle était sans voix. Cependant, dans un autre article écrit le 30 janvier 2007, elle choisisait de revenir à sa manière personnelle de déni et d’explications superficielles concernant 1915 : Un discours totalement sans substance et à dimension unique de " suspects habituels", où le blâme est mis sur les " Impérialistes" et une amnistie totale est accordée aux acteurs locaux ou aux conditions politiques. http://www.radikal.com.tr/haber.php ?haberno=211601 . ( Je remercie M. Rifat Bali pour m’avoir signalé cet article.)






Retour Ă  la rubrique


Source/Lien : NAM



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org