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La Turquie viole de façon flagrante la liberté de religion (Rapport USCIRF)
Publié le :

Info Collectif VAN – www.collectifvan.org – Le rapport annuel de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF) a révélé que « En 2018, l’état de la liberté religieuse en Turquie reste profondément préoccupant et soulève de graves inquiétudes. Une diabolisation accrue et une campagne de calomnie lancée par des entités gouvernementales et les médias pro-gouvernementaux, ont contribué à créer un climat de peur qui va croissant parmi les communautés religieuses minoritaires », à savoir les Arméniens, les Grecs et les Juifs. « Les Alevis constituent la plus grande minorité religieuse de Turquie [estimation 10 à 25 millions]. Toutefois, le gouvernement ne les reconnaît pas comme une communauté religieuse distincte de la majorité musulmane sunnite ». Nota CVAN : c'est également le cas des Assyro-chaldéens-syriaques qui, bien que chrétiens, ne sont pas considérés comme une minorité. Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 16 mai 2019.


Publié le 16 mai 2019

Agence fédérale américaine : la Turquie est parmi les pays violant de façon flagrante la liberté de religion

De Harut Sassounian
The California Courier
Éditorial du 6 mai 2019
www.TheCaliforniaCourier.com

La semaine dernière, j’ai parlé des violations de la liberté religieuse en Azerbaïdjan, documentées dans le rapport annuel de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (USCIRF). L’article de cette semaine porte sur les violations religieuses commises en Turquie, telles que rapportées par la Commission, une Agence fédérale gouvernementale américaine.

Le rapport annuel a révélé que « En 2018, l’état de la liberté religieuse en Turquie reste profondément préoccupant et soulève de graves inquiétudes, car la direction actuelle que prend le pays mènera cette année à une détérioration accentuée des conditions. Le manque de progrès significatifs de la part du gouvernement turc concernant les problèmes de liberté religieuse qui perdurent, continue à être préoccupant. De nombreuses et graves restrictions de liberté religieuse ou de croyance ont continué, menaçant la vitalité et la survie des communautés religieuses minoritaires dans le pays ; de plus, une diabolisation accrue et une campagne de calomnie lancée par des entités gouvernementales et les médias pro-gouvernementaux, ont contribué à créer un climat de peur qui va croissant parmi les communautés religieuses minoritaires. Le gouvernement turc a continué à s’immiscer dans les affaires internes des minorités religieuses, a interdit la tenue d’élections pour l’Église apostolique arménienne et a maintenu sa demande que les métropolites grecs orthodoxes obtiennent la citoyenneté turque afin de participer à l’église du Saint-Synode. »

En outre, la Commission a déclaré que « Les partisans du religieux Fethullah Gülen, basé aux USA », qui a soutenu politiquement le président Recep Tayyip Erdogan au début de sa carrière, « ont continué à être écartés du service public, mis en détention et arrêtés par dizaines de milliers pour complicité présumée dans le coup d’État raté de juillet 2016, ou pour implication dans des activités terroristes. Le gouvernement turc a désigné de façon indiscriminée les partisans de Gülen comme faisant partie d’une organisation terroriste. Les responsables gouvernementaux ont également continué à faire de l’antisémitisme sous la forme de déclarations et de commentaires publics sur les réseaux sociaux, tandis que les journaux et les médias pro-gouvernementaux ont propagé un discours de haine à l’encontre des chrétiens et des juifs. »

Au cours de ces trois dernières années, depuis le coup d’État raté de juillet 2016 qui visait à renverser le président Erdogan, le gouvernement turc a renvoyé plus de 150 000 fonctionnaires et en a arrêté des dizaines de milliers, les accusant d’avoir ourdi le coup d’État et d’être impliqués dans le terrorisme. De plus, 68 journalistes – le nombre le plus élevé dans un pays – ont été jetés en prison, plus de 150 médias ont été fermés et la plupart des groupes médiatiques indépendants sont contrôlés par le gouvernement.

Par ailleurs, l’USCIRF rapporte les violations religieuses suivantes en Turquie :

1) Les étudiants des écoles publiques, y compris les Alevis, sont obligés de suivre le cours islamique Culture religieuse et savoir moral. Les Arméniens, les Grecs, les Juifs et les athées en ont été dispensés. Les étudiants et leurs parents demandant une dérogation doivent passer par un processus long et compliqué ou intenter un procès.

2) Le gouvernement turc s’immisce dans les affaires internes des communautés arménienne et grecque en limitant l’ordination aux citoyens turcs. Depuis 2010, quand le patriarche arménien de Turquie a été frappé d’incapacité, le gouvernement turc n’a pas autorisé la communauté arménienne à organiser une nouvelle élection.

3) « Les Alevis constituent la plus grande minorité religieuse de Turquie [estimation 10 à 25 millions]. Toutefois, le gouvernement a depuis longtemps classifié les Alévis comme musulmans et par conséquent, il ne les reconnaît pas comme une communauté religieuse distincte de la majorité musulmane sunnite. Malgré un jugement de la Cour européenne des droits de l’homme, datant de 2015, le gouvernement n’a pas encore pris les mesures nécessaires pour exempter les étudiants alévis de suivre le cours de religion obligatoire, qui est principalement basé sur l’interprétation sunnite de l’Islam », selon le rapport annuel de la Commission.

4) L’antisémitisme est largement répandu dans les publications gouvernementales et les médias sociaux. D’après la Fondation Hrant Dink, il y a eu 427 cas de discours de haine anti-juifs entre janvier et avril 2018. Les hommes politiques turcs aussi font souvent des commentaires antisémites.

5) La communauté protestante aussi continue à être la cible de discours de haine. La Cour européenne des droits de l’homme a déclaré la Turquie coupable de violations des droits de la Fondation de l’Église adventiste du septième jour. De plus, les Témoins de Jéhovah n’ont pas le droit d’être objecteurs de conscience et ils font face à des procès, des amendes ou à un emprisonnement s’ils exercent leur croyance.

6) « Le patriarcat arménien cherche à récupérer le Han Sanasaryan à Istanbul – une propriété précédemment utilisée pour l’éducation des enfants – que le gouvernement a confisqué en 1935. La Fondation grecque orthodoxe sur l’île de Bozcaada attend encore les certificats de propriété de 11 biens, en dépit d’une décision de 2004 rendue par le Conseil des fondations, demandant la restitution des actes de propriété. L’école théologique grecque orthodoxe de Halki, aussi connue sous le nom de Séminaire Halki, a été fermée et n’est donc pas en mesure de former le clergé depuis 1971 », indique la Commission.

La Commission a exhorté le gouvernement américain à faire pression sur la Turquie pour qu’elle se conforme à l’ensemble des dispositions relatives à la liberté religieuse et qu’elle prenne les mesures appropriées pour y remédier !

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 16 mai 2019 – www.collectifvan.org


Lire aussi :

Rapport USCIRF : La liberté de religion violée en Azerbaïdjan et Turquie




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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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