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Presse arménienne : Revue du 15 au 17 juin 2019
Publié le :

Info Collectif VAN – www.collectifvan.org – Le Collectif VAN vous propose de lire cette Revue de Presse parue sur le site de l'Ambassade de France en Arménie le 18 juin 2019.


Ambassade de France en Arménie

Revue de la presse arménienne du 15 au 17 juin 2019

Retour sur l’annulation des quatre chartes d’amitié entre les villes françaises et les communes du Haut-Karabakh / La presse revient largement sur l’annulation des quatre chartes d’amitié entre les villes françaises et les communes du Haut-Karabakh (cf. revue du 7 juin 2019). La presse reprend largement les déclarations des maires des villes de Valence, Bourg-les-Valence, Bourg-de-Péage et Arnouville sur leur intention de « maintenir des relations amicales avec le peuple du Haut-Karabakh, en dépit du verdict des tribunaux administratifs ». Les journaux indiquent également que certains Maires ont fait part de leur intention de faire appel des décisions des tribunaux. Le « Ministère des Affaires étrangères du Haut- Karabakh », à son tour, a exprimé sa gratitude au Cercle d’amitié France-Haut-Karabakh « pour avoir appelé le gouvernement français à être impartial et à ne pas céder à la pression de l’Azerbaïdjan ». La presse reprend largement la déclaration du Maire de Valence, Nicolas Daragon, qui parle des « pressions étrangères ». D’après la presse cette déclaration prouverait que les décisions des tribunaux français sont un résultat du lobbying azerbaïdjanais et de sa diplomatie du caviar. 168 jam se demande si les huit autres chartes signées avec les communes du Haut-Karabakh connaitront le même sort et si l’annulation des chartes s’exporteradans d’autres pays européens. Selon les sources de 168 jam, ce processus aurait été motivé par les appels du ministère des Affaires étrangères azerbaïdjanais qui mettait en avant le fait que la France ne reconnait pas le Haut-Karabakh. Selon la membre du groupe d’amitié France-Arménie, députée du Parti « Arménie prospère », Naira Zohrabyan, le lobby azerbaïdjanais a eu un impact important, mais au sens juridique, les tribunaux renvoient à la législation française selon laquelle, en signant un tel mémorandum, les collectivités locales ont outrepassé leurs pouvoirs. A cet égard, la députée se demande pourquoi ces tribunaux traitent seulement maintenant ces cas, tandis que la législation française était la même au moment de la signature des chartes ? La presse avance également que ces annulations sont en contradiction avec la position de la France vis-à-vis de la « question arménienne », car aux côtés de la reconnaissance du Génocide, le conflit du Haut-Karabakh fait partie intégrale de la « question arménienne ». Selon le porte-parole du Président de facto du Haut-Karabakh, David Babayan, il ne s’agit que d’un « accord entre certains milieux gouvernementaux azerbaïdjanais et français dans le cadre de la diplomatie de caviar de l’Azerbaïdjan ». D’après le politologue franco-arménien, Gaidz Minasyan, la France aurait ainsi envoyé un message politique à l’Azerbaïdjan lui permettant d’approfondir sa coopération économique et de trouver de nouveaux marchés. Dans ce contexte, la presse met en question la légitimité du système judiciaire qui peut être utilisé comme un outil politique. Les journaux indiquent que l’Ambassade de France en Arménie n’a pas commenté la situation, rappelant qu’elle était compétente seulement pour l’Arménie et ne commentait pas les décisions de justice. La presse note que le Ministère des Affaires étrangères d’Arménie n’a non plus commenté la situation indiquant que le destinataire de la question devrait être le Ministère du Haut-Karabakh. Selon le membre du groupe d’amitié France-Arménie, député de « Arménie lumineuse », Arman Babajanyan, l’Arménie a l’obligation de réagir dans cette situation, car elle est la garante de la sécurité du Haut-Karabakh, ce qui implique sont seulement les problèmes de sécurité dans la guerre, mais aussi la responsabilité de porter les problèmes du Haut-Karabakh à l’ordre du jour et de trouver des solutions. Selon le représentant du bureau des Dachnak, Kiro Manoyan, il s’agit d’une violation de la neutralité de la France en tant que médiateur, car le processus des annulations a été lancé par l’Azerbaïdjan. D’après lui, l’Arménie devrait y remédier.

Le Comité d’enquête envoie une seconde convocation à Tsaroukian/ Tous les journaux indiquent que les autorités judiciaires ont de nouveau convoqué le chef du parti « Arménie prospère », Gagik Tsaroukian, à un interrogatoire au sujet d’un incident survenu dans la foulée des élections municipales de la ville d’Abovian (cf. revue du 13 juin 2019). C’est la deuxième convocation présentée à Tsaroukian dans le cadre de cette enquête, car la première convocation a été ignorée par le député (cf. revue du 14 juin 2019). Gagik Tsaroukian a déclaré vendredi qu’il avait été offensé par cette convocation parce qu’il soupçonnait les enquêteurs « d’éviter délibérément d’identifier les responsables de l’incident ». Il a appelé le Comité d’enquête à « envoyer la convocation à la bonne adresse ». Selon la porte-parole du Comité d’enquête, Naira Harutiunian, il n’y a rien d’offensant à être convoqué pour interrogatoire. Elle a mis en garde le député de ne pas ignorer cette deuxième convocation.

Les Ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan se rencontreront à Washington le 20 juin/ Tous les journaux indiquent que la prochaine rencontre entre les Ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais aura lieu le 20 juin à Washington. Dans sa déclaration annonçant la rencontre, la partie arménienne déclare que « les violations constantes du cessez-le-feu par l’Azerbaïdjan et ses actions provocatrices, qui ont causé des pertes humaines irréversibles et ont abouti à une grave escalade de la situation sur la ligne de contact, ont créé un environnement défavorable avant la réunion ». Jamanak n’exclut pas que l’ordre du jour de cette rencontre concernerait probablement le soi-disant agenda de Vienne et de Saint-Pétersbourg, ou en d’autres termes, des mécanismes de maintien du cessez-le-feu. La presse rappelle que deux soldats arméniens ont été abattus les 1er et 13 juin. L’armée azerbaïdjanaise a également annoncé deux morts dans ses rangs au cours des deux dernières semaines. L’armée de défense du Karabakh a déclaré que les forces azerbaïdjanaises avaient également tiré des dizaines de grenades propulsées par fusée et que des hélicoptères et des avions sans pilote azerbaïdjanais avaient volé de manière dangereuse près de ses positions de première ligne. Selon les sources de 168 jam, le Secrétaire d’État des États-Unis Mike Pompeo ne sera pas présent lors de cette réunion et la partie américaine sera représentée par « un officiel au profil plus bas » ce qui, d’après le journal, serait un message politique clair sur l’importance de la question aux yeux des américains.

Cinq des dix membres du Conseil supérieur judiciaire ont démissionné/ Joghovourd indique que la série de démissions au sein du Conseil supérieur judiciaire (CSJ) continue. À l’heure actuelle, cinq des dix membres du CSJ ont démissionné (le Président du CSJ Gagik Harutyunyan, les membres du CSJ, Armen Khachatryan, Sergey Meghryan et Armen Bektashyan (cf. revue du 14 juin 2019)). D’après les sources du quotidien, presque tous les membres du CSJ vont démissionner. Selon Joghovourd, le processus de « vetting » des juges annoncé par les autorités pourrait être organisé par le CSJ, c’est pourquoi les autorités auraient voulu renouveler la composition du CSJ.

Retour sur la nomination du Haut-Commissaire aux Affaires de la Diaspora/ La presse revient sur la nomination de Zareh Sinanian au poste du Haut-Commissaire aux Affaires de la Diaspora (cf. revue du 14 juin 2019). La presse indique que le Haut-Commissaire aura une équipe de 25 personnes. Les journaux rappelle le parcours de Zareh Sinanian âgé de 43 ans, qui est né en Arménie soviétique et y a vécu jusqu’en 1988, avant que sa famille émigre aux États-Unis. Il a été maire de Glendale (ville à forte population d’origine arménienne en Californie, Etats-Unis) de 2014-2015 à 2018. Zareh Sinanian a vivement soutenu la révolution de velours et s’était personnellement déplacé à Erevan le printemps dernier pour y participer sur place. Lors de son entretien avec Zareh Sinanian, Nikol Pachinian a déclaré que le gouvernement devait rendre la politique avec la Diaspora « plus efficace » et que l’objectif principal devrait être l’implication de la Diaspora dans la réalité arménienne, la vie économique, publique et politique de l’Arménie et du Haut-Karabakh. D’après Nikol Pachinian, le fait que le nouveau Haut-Commissaire aux Affaires de la Diaspora parle couramment l’arménien, l’anglais, le russe et, dans une certaine mesure, l’espagnol, lui permettra de communiquer pleinement avec la Diaspora. A son tour, Zareh Sinanian a remercié le Premier ministre pour sa confiance et en indiquant que les relations entre l’Arménie, le Haut-Karabakh et la Diaspora avaient un grand potentiel. Joghovourd note que même si la nomination de Sinanian a été largement saluée en raison de sa maitrise de la cartographie de la Diaspora et de ses problématiques, il y a eu cependant des critiques qui trouvent inacceptable qu’un militant pour des questions de minorités sexuelles soit nommé au gouvernement. Selon Joghovourd, le plus grand problème avec cette nomination serait qu’on a chargé une personne sortante d’une des diasporas arméniennes pour gérer les relations de l’Arménie avec toutes les diasporas. D’après Joghovourd, comme en Arménie, au sein de la Diaspora aussi il y aurait une division et le dialogue entre les représentants de différentes diasporas ne serait pas productif. Joghovourd avance que la Diaspora aurait préféré que ce soit un arménien d’Arménie qui soit nommé à ce poste, car un arménien de la diaspora américaine ne comprendrait par les questions qui préoccupent les diasporas en France, en Allemagne ou en Turquie.

Rédaction : Lena Gyulkhasyan




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 Revue de la presse arménienne du 15 au 17 juin 2019



Source/Lien : Ambassade de France en Arménie



   
 
   
 
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