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Presse arménienne : Revue du 18 juin 2019
Publié le :

Info Collectif VAN – www.collectifvan.org – Le Collectif VAN vous propose de lire cette Revue de Presse parue sur le site de l'Ambassade de France en Arménie le 19 juin 2019.


Ambassade de France en Arménie

Revue de la presse arménienne du 18 juin 2019

Le congrès du parti « Contrat civil » de Nikol Pachinian domine la presse du jour.

Le congrès du parti « Contrat civil », débats sur les compétences politiques de ce parti/ A la une de la presse le premier congrès du parti « Contrat civil » de Nikol Pachinian depuis son accession au pouvoir. La presse rappelle que Nikol Pachinian a mis en place le parti « Contrat civil » en 2013 après avoir quitté le parti « Congrès national arménien » de l’ancien Président Levon Ter-Petrosian. « Contrat civil » fonctionnait d’abord comme une ONG réunissant principalement de jeunes militants de la société civile avant de devenir un parti politique à part entière en 2015. Ce parti est également la force dominante de l’alliance majoritaire du parlement « Mon pas ». Le Premier ministre a déclaré que son parti ne s’associait avec aucune des idéologies politiques traditionnelles et rejetait les « -ismes », car selon Nikol Pachinian, les idéologies endurcies n’existaient plus dans le monde contemporain. « Au sens politique, nous ne sommes pas libéraux, nous ne sommes pas centristes, nous ne sommes pas sociaux-démocrates ; nous sommes une partie civile, ce qui signifie que nous nous situons au-delà des normes idéologiques et que nous formons un nouveau plan idéologique basé sur quatre piliers : l’Etat, la citoyenneté, l’identité nationale et la personnalité » a déclaré le Premier ministre. Selon le politologue Aghasi Enokian, le rejet des « -ismes » pourrait être difficile à appliquer dans la vie réelle, car les citoyens suivent telle ou telle force politique lorsque cette force exprime leur « -isme » ou en d’autre mots la position qui leur parle. D’après le politologue, le parti repose son espoir sur deux facteurs : 1/ leur stratégie qui consiste à blâmer « les anciens », mais qui commence à s’épuiser et 2/ la personnalité de Nikol Pachinian grâce à laquelle le parti a remporté les élections municipales d’Erevan et les élections législatives, mais qui aussi peut s’épuiser dans deux-trois ans. Le Congrès a élu le nouveau Conseil d’administration du parti et a élu le Ministre de l’Administration territoriale et de l’Infrastructure, Suren Papikian, à sa présidence. La presse note que Sasun Mikaelian, président du parti au pouvoir jusqu’à présent, n’a pas réussi à se faire élire au nouveau CA. Jamanak suppose qu’il s’agit du résultat du refus de Sasun Mikaelian de capitaliser son influence pour soutenir le candidat de « Mon pas » lors des élections municipales d’Abovian. Jamanak déplore qu’un an après la révolution Pachinian n’a pas encore réussi à créer une équipe politique forte. Le quotidien trouve inquiétant que lors de ce congrès le parti n’ait pas présenté sa vision et le congrès manquait en général d’élément politique. D’après Jamanak, le fait que les discours ont principalement porté sur la révolution témoignerait que les autorités ont eu peu de réalisations après cela. D’après Jamanak, la société internationale serait également fatiguée du fait qu’on essaye de lui « vendre l’Arménie sous le branding de la révolution ». Nikol Pachinian a indiqué que l’une des priorités de son parti pour le futur proche sera la préparation pour les élections des collectivités locales en 2021. Dans ce contexte, Jamanak n’exclut pas que la nomination de Suren Papikian soit une décision stratégique pour avoir recours aux ressources administratives. D’après Jamanak, ce congrès a démontré une fois de plus la « solitude dangereuse de Nikol Pachinian ».

Retour sur l’annulation des quatre chartes d’amitié entre les villes françaises et les communes du Haut-Karabakh / La presse revient largement sur l’annulation des chartes d’amitiés entre les villes françaises et les communes du Haut-Karabakh (cf. revue du 15 au 17 juin 2019). Les journaux continuent à reprendre les déclarations des Maires français, notamment celle de Nicolas Daragon. Sur la base de ces déclarations, la presse continue à avancer que les tribunaux français ont fait objet du lobbying azerbaïdjanais et de sa diplomatie du caviar. Selon Golos Armenii, le Ministre français des Affaires étrangères aurait auparavant indiqué que la signature de ces chartes relevait de la compétence des collectivités locales et qu’en 2016 le tribunal français avait rejeté un appel azerbaïdjanais portant sur le même sujet. Dans ce contexte, l’hebdomadaire se demande pourquoi la situation a changé ? D’après Golos Armenii, même si les tribunaux français sont indépendants, « la position des autorités dans cette question délicate aurait une influence sur la décision de la justice ». L’hebdomadaire qualifie la situation de « soutien à la politique criminelle azerbaïdjanaise visant l’isolation du Haut Karabakh ». Hraparak critique l’inaction du Ministère des Affaires étrangères d’Arménie qui renvoie vers le Ministère du Haut-Karabakh. Selon le politologue Aghasi Enokian, la situation est conditionnée non seulement par la diplomatie du caviar de l’Azerbaïdjan, mais aussi par le mauvais travail des établissements d’Etat chargés des relations extérieures. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Grigor Hovannisian a déclaré qu’il croyait fermement que la France continuait d’être le défenseur des droits de l’homme, de la solidarité, des peuples opprimés. Le vice-ministre a refusé de commenter la décision de la Justice. Il a cependant indiqué que l’ambassadrice d’Arménie en France et les organisations arméniennes en France, actives et coordonnées entre eux, font passer le message que les tribunaux doivent « s’abstenir à interférer dans la diplomatie populaire ». Commentant le fait que beaucoup considèrent la décision des tribunaux français comme résultat de la diplomatie du caviar de l’Azerbaïdjan, le diplomate, Ara Papian, a déclaré que de telles déclarations insultent les tribunaux français et les Française en général. A la question de savoir pourquoi la France ne reconnaît pas l’indépendance du Haut-Karabakh, Ara Papian a déclaré que la question de la reconnaissance de l’indépendance du Haut-Karabakh n’était pas à l’ordre du jour, tout simplement car ce dernier n’est pas indépendant et il fait partie de l’Arménie « et tout le monde le sait ».

L’Ambassadeur de Russie en Arménie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères après avoir rencontré l’ancien président Robert Kotcharian /Les journaux rendent compte de la déclaration du Président du comité des relations extérieures du Parlement, Ruben Rubinian, selon laquelle l’Ambassadeur de Russie en Arménie a été convoqué au ministère des Affaires étrangères à Erevan, après avoir rencontré l’ancien président Robert Kotcharian. Rubinian a annoncé que le ministre des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, l’a informé que l’ambassadeur de Russie avait été invité vendredi au ministère des Affaires étrangères où une conversation avait eu lieu avec « dans le contexte de l’abstention de l’interférence dans les affaires intérieures de l’Arménie ». La presse rappelle que l’ambassadeur, Sergey Kopyrkin, a rencontré Robert Kotcharian après la libération controversée de la détention provisoire de ce dernier. L’ambassade de Russie à Erevan a déclaré que S. Kopyrkin s’était entretenu avec R. Kotcharian « dans le cadre de ses réunions régulières avec des représentants des milieux socio-politiques et du monde des affaires d’Arménie ». Le président du Parlement, Ararat Mirzoyan, n’a pas salué cette rencontre et a rejeté cette explication rappelant que Robert Kotcharian fait face à des accusations de coup d’Etat et ne peut donc être considéré comme un politicien dans ces circonstances. Ruben Rubinian a de même qualifié la rencontre de « déroutante », tandis que le vice-ministre des Affaires étrangères, Grigor Hovannisian, a insisté sur le fait que l’ambassadeur russe ne violait pas le protocole diplomatique. 168 jam ne comprend pas l’agitation de la part des autorités au sujet de cette réunion. D’après l’analyste russe, Vadim Doubnove, le Kremlin démontre ainsi ses bonnes relations avec Kotcharian tout en faisant comprendre à Nikol Pachinian qu’il n’a pas encore réussi à entrer dans le cercle de Kremlin et plus probablement ne le fera pas. D’après l’expert, Moscou ne serait pas convaincu par les déclarations pro-russes et pro-eurasiatiques de Pachinian. Selon le politologue russe Stanislav Tarasov, la rencontre de l’ambassadeur avec Kotcharian ferait partie de la série de message du Kremlin qui rappelle qu’il faut respecter l’immunité constitutionnelle de Kotcharyan. D’après lui, vu de Moscou, on a l’impression que Pachinian règle ses comptes avec Kotcharian en violant la loi, ce que Kremlin trouve inacceptable. Selon les sources d’Aravot, l’ambassadeur russe a également des rencontres régulières avec Serge Sarkissian.

Rédaction : Lena Gyulkhasyan





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 Revue de la presse arménienne du 18 juin 2019



Source/Lien : Ambassade de France en Arménie



   
 
   
 
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