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Menace UMP sur la planète Masse
Publié le :

Vice-président du groupe d’amitié France-Arménie, rapporteur à l'Assemblée Nationale, de la proposition de loi visant à sanctionner la négation du génocide arménien, Christophe Masse (PS), le député sortant de la 8ème circonscription de Marseille, "joue gros" selon Libération : "Les massistes vont partout : chez les Arméniens, dans les synagogues, les cités, les pavillons, au club informatique, à la fête des mères, à la «réunion des amis de Félix» , à la sortie des écoles, sur les marchés, aux apéros, au concours de boules..."

Zoom sur Marseille. Héritier d'une longue lignée, le député sortant PS joue gros.

Par Michel HENRY
QUOTIDIEN : samedi 2 juin 2007
Marseille de notre correspondant

Ce matin, à la cité La Barasse, il y a un Masse en campagne Forcément : c'est comme ça depuis 1952, pour la députation ­ et le années 30, pour d'autres mandats électifs, avec Marius, l'arrière-grand-père. Il y a eu Jean Masse, le grand-père, député de 1952 1978 (avec une interruption en 1958). «Jean ne montait jamais à Paris , raconte un familier. Il disait : "C'est pas à Paris que je vais faire des voix, c'est ici."» Après Jean, son fils Marius, de 1981 à 2002. Et maintenant, Christophe (PS), 43 ans, fils de Marius, député depuis cinq ans. «Il est pas beau, notre candidat ?» lâchent en tractant Georges et Albert, qui militent pour la famille depuis quarante ans. Avec quelques soucis cette année. Car la saga Masse est en danger : Nicolas Sarkozy a fait 59 % à la présidentielle dans cette 8e circonscription de Marseille. La gauche comptait plus de 10 700 voix de retard. Sacré écart à rattraper. «Un beau challenge... dont on se serait bien passés !» glisse le conseiller général (PS), Jean Bonat.

Chute du FN. Handicap supplémentaire, rien n'indique que le FN Stéphane Durbec puisse se maintenir au deuxième tour, comme en 2002. Le Front est tombé de 25 à 15 %, siphonné par Sarkozy. «Cette fois, il n'y aura pas de triangulaire qui pourrait permettre au PS de se faufiler. La gauche bien pensante doit le regretter», ricane Claude Bertrand, directeur de cabinet du maire UMP, Jean-Claude Gaudin. Christophe Masse se bat pour ne pas être le dernier de la famille. Et s'agace quand la droite claironne la fin d'une «dynastie» : «C'est leur seul argument. Mais on n'est pas nommés de droit divin ! On est élus.»
Il préfère parler d'une «lignée», dont Jean-Claude Gaudin a dénoncé «le clientélisme, les privilèges, le communautarisme». Toutes pratiques courantes à Marseille, à droite comme à gauche. «C'est assez fort de sa part ! proteste Christophe Masse. Lui qui fait entrer ses copains de Mazargues [son quartier, ndlr] à la ville de Marseille ? Qui file des logements ? Mais qu'il balaye devant sa porte ! On n'est plus à la politique du Moyen Age ! On prend les Marseillais pour des imbéciles. C'est fini, le "Mon coco, je vais t'arranger ça".»
Bien qu'héritier, Masse professe une façon plus moderne d'exercer l'action publique. Mais sur le terrain, c'est la campagne à l'ancienne. Les massistes vont partout : chez les Arméniens, dans les synagogues, les cités, les pavillons, au club informatique, à la fête des mères, à la «réunion des amis de Félix» , à la sortie des écoles, sur les marchés, aux apéros, au concours de boules... «Faut faire le travail», dit le candidat. Heureusement, les quatre cantons de la circonscription sont au PS. Dont un à Christophe Masse et un à son père. Ça aide, pour les réseaux, les subventions. Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë passent, aussi, donner un coup de main.
«Pigeons voyageurs». Surtout, les massistes s'accrochent à leur règle : voter Sarkozy n'empêche pas, ensuite, de voter Masse. «Depuis 1974, la circo vote à droite aux présidentielles», rappelle le député sortant. Pour les législatives, «on ferme le livre, on en ouvre un autre», ajoute-t-il. Et là, «dès qu'il y a Masse, les gens votent Masse», veut croire Georges, le militant. Hélas, la formule n'est plus aussi magique, surtout avec les nouveaux habitants. La mairie UMP a favorisé l'éclosion de lotissements, pour changer la sociologie du quartier. Ça marche : les zones pavillonnaires n'ont pas le réflexe massiste. Pour retourner la manoeuvre, le candidat PS attaque l' «urbanisation sauvage» : «Marseille est livrée aux promoteurs. Pas vendue, donnée. Si elle était vendue, on aurait des équipements en échange. Là, rien. Des lotissements champignons, c'est tout. Résultat : on monte une population contre une autre. Les anciens sont mécontents, les nouveaux ne trouvent que des problèmes.»
Et lui, c'est une nouvelle venue qui lui pose problème : la candidate (UMP) Valérie Boyer, 44 ans. Une néophyte, conseillère municipale, sans notoriété, preuve que la droite n'y croyait pas trop, jusqu'à la présidentielle. «Ici, je n'ai que des coucous, des pigeons voyageurs. Ils viennent un coup, ils repartent !» ironise Christophe Masse, qui, question oiseaux, s'y connaît : il est champion de la chasse à la grive. Mais Valérie Boyer, une battante, ne se laissera pas plumer comme ça : «Marseillaise, maman de trois enfants, femme engagée, je travaille depuis que j'ai 20 ans, je ne suis pas une héritière...» s'amuse-t-elle, espérant que, dans un paysage politique marseillais sclérosé, son visage nouveau serve d'atout maître.

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Christophe Masse sur son site de campagne :

Vice-président du groupe d’amitié France-Arménie
Député d’une circonscription où la communauté arménienne est fortement représentée, voilà longtemps que j’en ai épousé les convictions.

Je fais donc naturellement partie du Groupe d’amitié France-Arménie à l’Assemblée nationale et à ce titre, en complément de mes actions locales en faveur des associations culturelles, éducatives et sportives arméniennes de ma circonscription, je m’attèle à faire avancer la « cause » arménienne.

La « cause » arménienne, un engagement fort

Au niveau du Génocide bien entendu : j’ai ainsi été notamment rapporteur de la proposition de loi visant à sanctionner la négation du génocide arménien.

Mais aussi en termes de développement économique et de coopération : avec la double casquette de parlementaire et de Vice-président du Conseil général des Bouches du Rhône, je participe également aux projets de coopération financière du département en Arménie.

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de me rendre dans ce pays, à Erevan bien entendu, mais aussi à Gumri et Echemeadzine. Le 23 janvier dernier, j’ai assisté aux obsèques de Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne assassiné à Istanbul.

Il est primordial, pour continuer à évoluer sur ce sujet géopolitique délicat, de s’appuyer sur la diaspora en France qui joue un rôle moteur remarquable, d’écouter ce que nous disent les arméniens de Turquie et surtout d’aider nos amis arméniens d’Arménie.

Consulter la rubrique « Rapport » sur la question du génocide arménien.
« Arménie, mon amie », un échange culturel riche

Cette année, l’Arménie est à l’honneur. Je vous invite à découvrir ou redécouvrir les merveilles culturelles de ce pays à travers l’Année de l’Arménie, intitulée « Arménie, mon amie », qui se déroule jusqu’au 14 juillet 2007 dans tout l’hexagone et notamment dans les Bouches du Rhône où de nombreux événements, expositions et spectacles sont prévus.

Site de Christophe Masse






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Source/Lien : Libération



   
 
   
 
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