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Turquie : de l'usage du "dialogue" dans une politique négationniste
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous soumet la traduction d'un article en anglais paru sur le Turkish Daily News du 14 juin 2007. A l'heure où un procureur d'Istanbul a requis jeudi de six mois à trois ans de prison contre Arat Dink, le fils du journaliste assassiné d'origine arménienne Hrant Dink, pour avoir publié des propos de son père affirmant l'existence d'un génocide arménien, le Turkish Daily News parle d'une proposition - lancée par un groupe d’universitaires - de créer un "espace de dialogue" entre membres Arméniens et Turcs de la société civile.

Cette "proposition" avait déjà été présentée il y a quelques mois par Abdullah Gül, ministre des Affaires étrangères d'un pays qui applique ce fameux article 301 permettant de poursuivre les intellectuels arméniens pour insulte à l'identité turque et qui impose aux écoles d'enseigner aux enfants le génocide des Turcs par les Arméniens (sic).

La "proposition" est donc désormais adoubée par certains universitaires de Turquie.

Pourtant, l’Ambassadeur turc à la retraite, Gündüz Aktan, ancien membre d’une commission qui conseille le gouvernement sur la façon de contrer les "allégations de génocide" (sic), estime que cela ne va pas résoudre la série de désaccords bilatéraux entre Ankara et Erevan.

Nous sommes au moins d'accord sur sa conclusion : cela ne suffira en effet pas à régler les différends entre Ankara et Erevan. Pour la simple et bonne raison que la Turquie n'a visiblement pas l'intention de faire préalablement face à son histoire.

Des spécialistes du monde entier, y compris turcs, ont établi la réalité du génocide de 1915 sur des bases assez solides pour que des dizaines d'Etat le reconnaissent officiellement, tandis que la Turquie, qui vient de saccager un charnier contenant vraisemblablement des dépouilles arméniennes que le Professeur David Gaunt devait examiner, n'a toujours pas fourni un seul document à l'appui des ses dénégations.

Il n'y a plus rien à discuter sur l'existence de ce crime : seul le "comment" méritera encore des années de travail de la part des chercheurs.

On remarquera que, comme il est de coutume depuis quelque temps, les deux parties, descendants de victimes à la mémoire toujours bafouée et descendants de bourreaux et spoliateurs, sont renvoyées dos-à-dos à la fin de l'article.

Sans souci de vérité, le dialogue n'a guère de chance de se poursuivre longtemps, que ce soit entre civils ou officiels... Comment un civil turc, dans cette démarche souhaitée par des personnages haut placés, pourrait-il jouir de la liberté de reconnaître et énoncer la vérité historique, puisque cela constituerait une transgression - passible de prison - de la loi de son propre pays ?

Le gouvernement turc a déjà conclu sur le problème du génocide, y compris par une loi, alors à quoi bon ce dialogue avec des participants turcs à la parole verrouillée d'avance?







"Les universitaires lancent une nouvelle initiative dans la querelle du génocide "


Jeudi 14 juin 2007

Le mouvement civil ne va probablement pas donner d’impulsion aux efforts pour une résolution d'une série de désaccords bilatéraux entre Ankara et Erevan, incluant des allégations de génocide, déclare l’Ambassadeur à la retraite, Gündüz Aktan.

FULYA Ă–ZERKAN
ANKARA - Turkish Daily News

Un groupe d’universitaires a lancé une initiative civile en vue de l’établissement d’un dialogue entre Turcs et Arméniens, et de la création d’une atmosphère de libre débat sur des questions très contestées dans les relations bilatérales, y compris le prétendu génocide des Arméniens dans l’Empire ottoman.

Ce ne sont pas uniquement les Turcs et les Arméniens qui pourront dans le futur se réunir pour parler des problèmes existants, mais également des tierces parties qui sont spécialistes de la question arménienne, a déclaré l’Ambassadeur à la retraite, Ömer Engin Lütem, directeur de l’Institut pour les Recherches Arméniennes, du Centre d’Études Stratégiques Eurasiennes (ASAM), basé à Ankara, a annoncé hier le Turkish Daily News.

En avril, la Fondation Elie Wiesel à New York avait émis un appel signé par 53 Prix Nobel, appelant à la tolérance, au contact et à la coopération entre Turcs et Arméniens, un mouvement initié trois mois après le meurtre du journaliste turco-arménien Hrant Dink à Istanbul.

Pour promouvoir la réconciliation entre Turcs et Arméniens, un sujet auquel Dink a dédié des années de sa vie, la fondation a appelé les deux peuples à encourager leurs gouvernements à ouvrir la frontière, à générer la confiance grâce à la coopération de la société civile, à améliorer les contacts officiels et à permettre des libertés de base.

Mardi, l’Institut Turc pour les Recherches Arméniennes a publiquement salué cet appel dans une déclaration écrite signée par 86 universitaires turcs, le décrivant comme un passage vers l’ouverture d’un processus de dialogue entre les deux communautés.

Nous pouvons dire que cette initiative vise à ouvrir une porte de dialogue entre Turcs et Arméniens, qu’elle est entièrement civile et n’a rien à voir avec les gouvernements. Nous sommes prêts au dialogue à un niveau civil, dit Lütem.

LÂ’ancien Ambassadeur turc Ă  Washington, Faruk Loğoğlu qui prĂ©side Ă  prĂ©sent lÂ’ASAM, lÂ’Ambassadeur Ă  la retraite, GĂĽndĂĽz Aktan et le politologue Sedat Laçiner, sont parmi les experts qui ont signĂ© la dĂ©claration, dont une copie a Ă©tĂ© envoyĂ©e hier Ă  la Fondation Elie Wiesel.

Aktan a déclaré à TDN que l’initiative civile avait peu de chances de donner une impulsion aux efforts pour le règlement d’une série de disputes entre la Turquie et l’Arménie, se référant apparemment à la proposition du gouvernement turc d’établir une commission conjointe d’historiens pour étudier les allégations de génocide, proposition qui a été rejetée par le gouvernement arménien.

La normalisation des relations bilatérales est hors de question sans que des progrès soient faits sur les revendications de génocide et le problème du Nagorny-Karabakh, a dit Aktan, ancien membre d’une commission qui conseille le gouvernement sur la façon de contrer les allégations de génocide.

Laçiner, qui a parlé au TDN, considère que l’appel des Prix Nobel est bien intentionné, mais il a dit que ce mouvement devrait considérer les deux parties à niveau égal, sans rejeter tout le blâme, quant aux problèmes qui existent entre Ankara et Érevan, sur une seule partie.

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN 14 juin 2007 - www.collectifvan.org

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Turquie : Des chercheurs négationnistes approuvent l’appel à un rapprochement turco-arménien

vendredi 15 juin 2007, Stéphane/armenews

Un groupe de chercheurs négationnistes a réagit favorablement à l’appel de 53 lauréats du prix Nobel réclamant la coopération entre les Turcs et les Arméniens dans un communiqué publié mardi 12 juin 2007 par Institut de Recherches sur les Crimes contre l’Humanité du Centre d’Etudes Stratégiques sur l’Eurasie (ASAM) basé à Ankara.

L’ASAM a été fondé en 1999 par l’ambassadeur à la retraite, Gündüz Aktan. Dans cette organisation le " Ermeni Araþtýrmalarý Enstitüsü" (Centre d’Etudes et de Recherches Arméniennes) fut crée en 2001 et s’est transformé plus tard en " Ýnsanlýða karþý Ýþlenen Suçlar Araþtýrma Enstitüsü" (Institut de Recherches sur les Crimes contre l’Humanité) en 2005. La plupart des travaux effectués en concordance avec la ligne officielle turque sont formulés et rédigés par cet institut.

« Nous voyons cet appel comme une porte dans l’ouverture d’un processus de dialogue entre les Turcs et les Arméniens et comme une pierre qui permettra de maintenir cette porte ouverte, facilitant la culture de la paix à porter ses fruits » a déclaré le groupe de 86 chercheurs turcs, écrivains et ambassadeurs à la retraite en réponse à l’appel lancé par la Fondation d’Elie Wiesel à New York.

« Nous voudrions déclarer que nous sommes disposés à faire notre part pour apporter les contributions positives à cet effet » déclare les chercheurs négationnistes.

« Non seulement les Turcs et des Arméniens mais de tierces personnes aussi qui sont des spécialistes de la question arménienne pourront ensemble dans l’avenir mettre les problèmes existants sous les projecteurs » a déclaré à la presse turque l’Ambassadeur à la retraite Ömer Engin Lütem et actuel directeur de l’Institut de Recherches sur les Crimes contre l’Humanité.

« Nous sommes prêts pour le dialogue au niveau civil » a ajouté M.Lütem.

L’ancien ambassadeur turc à Washington Faruk Logoglu, qui préside maintenant l’ASAM, l’ambassadeur à la retraite Gündüz Aktan et le politologue Sedat Laçiner figurent parmi les « experts » qui ont signé la déclaration dont une copie a été adressée à la fondation d’Elie Wiesel.

Turquie : Des chercheurs négationnistes approuvent l’appel à un rapprochement turco-arménien





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