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18 suspects en procès pour l'assassinat de Hrant Dink en Turquie
Publié le :

02.07.07 | 18h41

Par Mustafa Yukselbaba ISTANBUL (Reuters) - Dix-huit suspects ont comparu lundi devant un tribunal d'Istanbul pour l'assassinat de l'intellectuel turc d'origine arménienne Hrant Dink, affaire qui a valeur de test pour le droit et la liberté de parole dans un pays qui ambitionne d'adhérer à l'UE.

Dink, journaliste-écrivain dont les textes sur le génocide arménien de 1915 - contesté par Ankara - avaient provoqué la colère des nationalistes turcs, a été abattu en janvier devant son domicile par un individu de 17 ans qui a reconnu les faits.

Un millier de sympathisants de Dink et de sa famille, notamment des militants des droits de l'homme, se sont rassemblés devant le tribunal du quartier stambouliote de Besiktas pour réclamer justice. Quelques policiers sont mis en cause dans l'assassinat.

"Tous unis contre le fascisme !", scandaient-ils. La sécurité a été renforcée dans le quartier.

Les avocats de Dink ont estimé que l'enquête sur les circonstances de sa mort n'avait pas été correctement menée et ont mis en doute l'indépendance du tribunal.
Ils expriment ainsi des inquiétudes liées à ce que certains appellent "l'Etat profond", formule qui désigne des éléments ultranationalistes présents dans l'administration comme dans les forces de sécurité et accusés de subvertir la loi à leurs propres fins politiques.

Plusieurs journaux turcs rapportent lundi que l'un des principaux suspects, Yasin Hayal, a affirmé que ses compagnons et lui avaient tué Dink sur l'ordre de responsables de police.

"J'ignore ce que signifie 'l'Etat profond'. J'ignore si c'était légal ou illégal, mais une chose est sûre : il y avait un groupe au sein de la police qui nous contrôlait", écrit-il dans une lettre adressée aux procureurs et citée par le quotidien Radikal.

PROCES-TEST
"Bien que vous ayez vu cela, vous n'avez pas protégé nos droits. Alors je vous le demande : si nous avons été utilisés pour le service de l'Etat, n'est-il pas du devoir de l'Etat de protéger nos droits ?"

La police n'a pas réagi à ces accusations.
L'avocat de la famille de Dink, Fethiye Cetin, a dit que l'adolescent accusé d'avoir tiré sur le journaliste avait invoqué son droit de garder le silence à l'audience de lundi.

L'Union européenne et des groupes de défense des droits de l'homme ont manifesté un vif intérêt pour l'affaire Dink, en la présentant comme un test crucial pour un appareil judiciaire souvent accusé de parti pris politique.

"Nous observerons de près la manière dont le tribunal traitera d'éventuels éléments à charge contre les forces de sécurité", a indiqué ce week-end Holly Cartner, directeur de Human Rights Watch pour l'Europe et l'Asie centrale, dans un communiqué.

Plusieurs responsables de police, dont le chef des renseignements d'Istanbul, ont été renvoyés ou mutés à cause de leur traitement de l'affaire Dink.

Un enregistrement vidéo diffusé peu après sa mort montrait l'assassin présumé prenant une pose héroïque au milieu de membres des forces de sécurité qui semblaient le féliciter.
Dink travaillait à la compréhension mutuelle entre Turcs et Arméniens. Il avait reçu de nombreuses menaces de mort mais n'avait pas bénéficié d'une véritable protection policière.

Ses écrits sur le génocide arménien ont touché un point sensible en Turquie, où la position officielle est qu'un grand nombre de Turcs musulmans et d'Arméniens chrétiens sont morts au cours d'affrontements ethniques alors que l'Empire ottoman se délitait durant la Première Guerre mondiale.




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Source/Lien : Le Monde



   
 
   
 
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