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Agressivités racistes au début du procès du meurtre de Hrant Dink
Publié le :

Le procès de 18 personnes soupçonnées d'implication dans le meurtre du journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink, qui avait bouleversé la Turquie en janvier, s'est ouvert lundi à Istanbul sur des échanges d'accusations entre les deux instigateurs supposés du crime.
L'audience a été perturbée, selon les témoignages de plusieurs juristes, par de violentes interventions de l'avocat de Yasin Hayal, Me Fuat Turgut.

Celui-ci a notamment estimé qu'en condamnant Dink à six mois de prison avec sursis pour des écrits sur la question arménienne, la justice turque avait confirmé qu'il était un "traître à la patrie".

La fille de Hrant Dink, Delal, a quitté la salle d'audience en pleurs.

Dans des déclarations écrites soumises à la cour, Rakel Dink, la veuve du journaliste, et son frère Hosrof, ont demandé que le tribunal fasse la lumière sur l'implication présumée de membres des forces de l'ordre dans l'assassinat.

"Ayez le courage de les défier... Soyez l'instrument de la justice divine pour que ce procès puisse devenir un moment d'illumination pour la Turquie," a dit Mme Dink.

"Ce procès est entre ceux qui défendent la légalité et ceux qui prétendent être l'Etat et la loi", a déclaré Hosrof Dink. "S'il met la vérité en lumière, il s'agira d'un tournant pour la Turquie".

Les avocats de la partie civile avaient déploré dès vendredi l'absence des forces de l'ordre dans l'acte d'accusation.
"Les forces de sécurité (...) n'ont pas été incluses dans le dossier, alors que leurs liens avec les suspects, le non accomplissement de leur devoir, leur dissimulation de preuves et même leur apologie du crime et du criminel ont été établis", avait déclaré Me Fethiye Cetin.

Au cours de l'audience, tenue à huis-clos en raison de la minorité de l'assassin présumé, celui-ci, Ogün Samast, un chômeur de 17 ans originaire de Trabzon (nord-est) et membre d'un groupuscule ultra-nationalistes de cette ville, a refusé de s'exprimer, ont indiqué aux journalistes les avocats de la partie civile.

Samast avait, lors de précédentes dépositions, avoué avoir abattu de trois balles Hrant Dink le 19 janvier à Istanbul, devant les locaux de l'hebdomadaire bilingue turc-arménien Agos, que dirigeait le journaliste.

Ses comparses Yasin Hayal et Erhan Tuncel, considérés par l'acte d'accusation comme les dirigeants du groupe et les commanditaires de l'assassinat, ont en revanche usé de leur droit de parole pour se dénoncer réciproquement, a rapporté l'avocat de la partie civile Oguz Ugur Olca.

Hayal, qui a déjà passé 11 mois en prison pour un attentat à la bombe visant un restaurant McDonald's à Trabzon, qui avait fait six blessés en 2004, a assuré que Tuncel était l'unique "cerveau" de cet attentat comme de l'assassinat.
Tuncel a pour sa part qualifié Hayal de "schizophrène" et clamé son innocence en se définissant comme un simple informateur de police qui avait fait son "devoir" en informant ses supérieurs du complot visant Dink.

Selon l'acte d'accusation, Tuncel a à deux reprises en 2006 fait savoir aux forces de sécurité que Hayal préparait un attentat contre Dink. Mais, faisant partie lui-même du complot, il n'a pas précisé que l'assassin serait une tierce personne.

Le procureur a requis contre Samast 26,5 à 42 ans de prison pour meurtre, port d'arme illégal et appartenance à une organisation terroriste.

Hayal et Tuncel encourent des peines de prison à vie incompressibles, alors que des peines allant de 7,5 ans à 35 ans de prison ont été requises contre 15 autres accusés.
Dink, qui militait pour la réconciliation entre Turcs et Arméniens, s'était attiré la haine des cercles nationalistes pour avoir ouvertement qualifié de génocide les massacres d'Arméniens commis en Anatolie entre 1915 et 1917, une qualification rejetée par la Turquie.

La cour a décidé la remise en liberté de quatre accusés et fixé la prochaine audience au 1er octobre. (AFP, 2 juil 2007)




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Source/Lien : Info-Turk



   
 
   
 
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