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Turquie : Le TÃœSIAD fait pression sur le gouvernement pour amender lÂ’Article 301
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose de redécouvrir cet article paru le 26 janvier 2007 dans Today's Zaman et que nous avions porté à votre connaissance le 27 janvier 2007.

Opération de charme à destination de l'Union européenne : Le plus influent groupement d’entreprises de Turquie a augmenté la pression sur le gouvernement afin qu’il amende l'article 301. A quand des pressions pour la reconnaissance du génocide arménien que Gül vient de nier encore une fois à Davos ?


Pression sur le gouvernement pour amender lÂ’Article 301


Le plus influent groupement d’entreprises de Turquie et un groupe européen de surveillance des Droits ont fait part de leurs inquiétudes concernant un article du code pénal, et ont augmenté la pression sur le gouvernement afin qu’il amende cette loi infâmante, après que le journaliste turco-arménien condamné à ce titre, a été assassiné par un adolescent.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a annoncé que la Turquie devrait abroger l’article 301 de son Code pénal - qui fait de l’insulte à l’identité turque, aux institutions d’État et aux forces armées -- un crime. L’existence de cette mesure qui limite judiciairement la liberté d’expression, ne fait que valider les attaques légales et les autres, envers les journalistes, déclare une résolution passée par l’Assemblée.
À Istanbul, Mustafa Koç, un des dirigeants de l’Association turque des industriels et hommes d’affaires (TÜS?AD), se plaint que la résistance (du gouvernement) à vouloir changer l’Article 301 du Code pénal turc "alimente le pessimisme" sur l’avenir pays.

L’Article 301 est depuis longtemps critiqué par l’Union européenne pour restriction à la liberté d’expression. De nombreuses organisations non gouvernementales dénoncent également cette loi au titre de laquelle de nombreux intellectuels ont été jugés pour "insulte à l’identité turque." Selon les critiques, la loi nourrit la ligne dure des nationalistes et elle a contribué au meurtre de Hrant Dink, l’éditeur arméno-turc de l’hebdomadaire bilingue Agos.

Mais la pression s’est accrue encore davantage depuis le meurtre de Dink, abattu par un jeune de 17 ans à l’entrée de son bureau dans le centre d’Istanbul vendredi dernier. Le dernier article de Dink écrit avant sa mort, était en lui-même un appel fort à l’amendement de l’Article 301; Dink écrivait qu’il souffrait d’avoir été condamné pour insulte à l’identité turque et il parlait des menaces de mort qu’il avait reçues pour cette raison.

"La mémoire de mon ordinateur est pleine de phrases haineuses et de menaces," écrivait Dink. "Je suis comme un pigeon. ... Je regarde à gauche, à droite, devant moi et derrière moi. Seule ma tête travaille."

Le gouvernement a indiqué qu’il était prêt à changer la loi controversée, mais n’a rien fait de concret à ce jour, disant qu’il était toujours dans l’attente des propositions des organisations non gouvernementales, et qu’il attendait un consensus sur la façon de modifier cette loi.

Le ministre d’État, Ali Babacan, également négociateur européen pour la Turquie, a réitéré hier l’acceptation du gouvernement de modifier l’Article 301, disant que le gouvernement lui non plus n’était pas satisfait de la façon dont elle était utilisée. Il a ajouté, cependant, que des amendements à la loi nécessiteraient un consensus, mais ce but serait difficile à atteindre.

Or, les ONG disent avoir déjà soumis des propositions verbales sur les modifications possibles de la loi, renvoyant la balle dans le camp du gouvernement pour les amendements. Dink, dont la voix largement reconnue oeuvrait pour la compréhension et la réconciliation entre Turcs et Arméniens, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir écrit un article sur le supposé génocide des Arméniens dans l’Empire ottoman en Anatolie. Un certain nombre d’intellectuels, y compris l’écrivain détenteur du Prix Nobel de littérature, Orhan Pamuk, sont également passés en jugement au titre de cet article 301.
Dans le cortège funèbre de Hrant Dink, qui a rassemblé près de 100 000 personnes, certains portaient une petite pancarte en noir et blanc proclamant "Meurtrier 301." Ogün Samast, le principal suspect dans le meurtre de Dink, affirme avoir tué Dink parce qu’il insultait "le sang turc."
Les dirigeants de TÜS?AD, lors d’une convention du groupement, ont dénoncé le meurtre de Dink. "Cela ravive les souvenirs de l’époque où de nombreux assassinats politiques avaient lieu en Turquie," dit Ömer Sabanc?, Président-directeur de TÜS?AD, ajoutant que le meurtre ne devrait pas être vu comme une réaction individuelle.

"Il est clair que ce meurtre a le potentiel de produire des résultats qui pourraient changer la position de la Turquie dans l’arène internationale," dit Sabanc?. "Pour le dire plus clairement, cette attaque peut créer les conditions favorables pour renverser les progrès que la Turquie a fait dans le domaine des libertés, couper les liens entre la Turquie et l’occident, et en faire un pays tourné en lui-même."

26.01.2007
Itanbul Today's Zaman


© Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN 2007

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