Aujourd'hui : Mardi, 10 décembre 2019
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Meurtre du journaliste Dink en Turquie: des policiers auraient détruit des preuves
Publié le :

Par Nicolas CHEVIRON AFP - Lundi 1 octobre, 17h02

ISTANBUL (AFP) - L'avocate de la famille du journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink, assassiné en janvier à Istanbul, a affirmé à la presse que des policiers turcs avaient dissimulé et détruit des preuves alors que la deuxième audience du procès des meurtriers présumés s'est tenue lundi à huis-clos.

Hrant Dink, qui militait pour la réconciliation entre Turcs et Arméniens, avait été tué de trois balles le 19 janvier dans le centre d'Istanbul, devant les locaux de l'hebdomadaire bilingue turc-arménien Agos, qu'il dirigeait.

"Des preuves et des informations sont cachées aux procureurs (...) beaucoup de preuves ont été détruites et perdues", a déclaré Me Fethiye Cetin dans un entretien publié lundi par le journal Radikal.

La bande vidéo tournée par une caméra de surveillance à l'extérieur d'une banque près des locaux d'Agos a ainsi disparu après avoir été saisie par la police, affirme l'avocate.

Selon elle, les policiers ont enregistré des conversations téléphoniques entre un policier et un des principaux suspects avant le meurtre et, lorsque les procureurs l'ont appris, on ne leur a fourni que des enregistrements incomplets.

"Quelque chose est dissimulé, peut-être certaines relations" entre les suspects et des membres des forces de sécurité, a poursuivi Me Cetin, estimant que "le tireur et son entourage proche ont été découverts, mais pas les vrais auteurs".

Plusieurs suspects ont déclaré qu'"ils pensaient agir au nom de l'Etat", a rappelé Me Cetin.

Lors de l'audience, tenue à huis-clos, le meurtrier présumé, Ogün Samast, chômeur de 17 ans, membre d'un groupuscule ultra-nationaliste de Trabzon (nord-est), a reconnu devant les juges avoir commis le crime comme il l'avait fait devant la police.

"Il a dit qu'il ne savait pas que Dink avait une famille et que s'il l'avait su, il ne l'aurait pas tué", a rapporté aux journalistes l'avocat Bülent Akbay, présent à l'audience.

Samast encourt de 26,5 à 42 ans de prison pour meurtre, port d'arme illégal et appartenance à une organisation terroriste, selon les réquisitions préliminaires de l'acte d'accusation.

Ses complices présumés, Yasin Hayal et Erhan Tuncel, désignés par l'acte d'accusation comme les commanditaires du crime, encourent des peines de prison à vie incompressibles, alors que des peines allant de 7,5 ans à 35 ans ont été requises contre 16 autres accusés, pour la plupart originaires de Trabzon.

Samast a affirmé qu'il avait agi sous la contrainte de Yasin Hayal, qui avait menacé de s'en prendre à sa famille, et qu'il était sous l'influence de la drogue -deux pilules d'extasy- au moment du crime, ont relaté plusieurs avocats.

Quelques centaines de manifestants réunis à environ 300 mètres du tribunal, protégé par un triple cordon de sécurité, ont appelé lundi les juges à faire la lumière sur le crime.

L'eurodéputée (Verts) allemande Claudia Roth, présente devant le tribunal, a mis en cause l'article 301 du code pénal turc, réprimant les "insultes à l'identité nationale" pour lequel Hrant Dink a été -à l'instar de nombreux intellectuels- poursuivi, l'exposant à la vindicte des ultra-nationalistes.

"L'article 301 tue, c'est ce qui a tué Hrant Dink. Il ne faut pas seulement amender cet article, il faut l'abolir", a-t-elle affirmé à la presse.

Hrant Dink s'était attiré la haine des nationalistes pour avoir ouvertement qualifié de génocide les massacres d'Arméniens commis en Anatolie entre 1915 et 1917, un terme rejeté par la Turquie.

Le procès avait débuté le 2 juillet.






Retour à la rubrique


Source/Lien : Yahoo!



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org