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Les 20 ans du pogrom anti-arménien de Soumgaït
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Pendant trois journées de février 1988, les 27, 28 et 29 février 1988, la ville de Soumgaït, dans la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, a connu un véritable génocide. La population arménienne chrétienne a été sauvagement attaquée par les Azéris : des dizaines de tués, roués de coups, torturés et brûlés vifs, des femmes et des adolescentes violées, des centaines d'appartements pillés, saccagés et détruits. Le drame de Soumgaït n'est pas seulement racial, il est également politique. C'est celui que posent toutes les ethnies des diverses composantes des républiques de l'URSS. En condamnant les pogroms de Soumgaït, des savants soviétiques ont écrit : "Depuis les férocités staliniennes, il ne s'est rien passé dans notre pays qui nous ait rejetés aussi loin en arrière, de la civilisation à la sauvagerie."


Le tableau atroce de cette sauvagerie avait été présenté d'après les récits des survivants dans le livre "LA TRAGEDIE DE SOUMGAIT" paru en 1991 au Seuil, présenté par Bernard Kouchner et préfacé par Elena Bonner.

Rappel des faits :

SOUMGAÏT

Les événements tragiques qui eurent lieu dans la ville azerbaïdjanaise de Soumgaït furent précédés d'une vague de manifestations anti-arméniennes et de rassemblements à travers tout l'Azerbaïdjan en février 1988. Les pogroms, et massacres des Arméniens de Soumgaït eurent lieu en plein jour.

Les crimes commis par les autorités azerbaïdjanaises atteignirent leur paroxysme entre les 27 et 29 février 1988. La quasi-totalité de la ville se transforma en arène des massacres impunis de la population arménienne. Des pogroms firent irruption dans les appartements des Arméniens avec à la main la liste des habitant arméniens qu'ils avaient établi préalablement. Ils étaient armés de barres de fer et de pierres. Des haches, des couteaux, des bouteilles et des bidons de combustible furent également employés. Selon de nombreux témoins, environ 50 à 80 personnes participaient à la mise à sac d'un seul appartement. Des foules similaires répandaient la terreur dans les rues. Des centaines de personnes innocentes furent blessées à divers degrés et devinrent invalides. Plus de 200 appartements furent saccagés, de nombreuses voitures furent détruites et brûlées, des dizaines d'ateliers, de magasins et de kiosques mis à sac. Les pogroms se soldèrent par des milliers de réfugiés.

Il n'y a pas d'autre terme pour qualifier les pogroms anti-arméniens de Soumgaït que celui de génocide organisé. Les événements tragiques qui eurent lieu à Soumgaït à la fin du mois de février 1988 n'ont jamais bénéficié d'une évaluation politique et ses organisateurs et principaux exécutants n'ont pas seulement échappé au châtiment, mais leurs noms demeurent inconnus du monde. Toutefois, les documents, témoignages et autres faits dont on dispose permettent de tirer une conclusion claire : les pogroms ont été imaginés et mis en œuvre à un haut niveau de direction et ses principaux organisateurs et exécutants étaient les dirigeants de l'Azerbaïdjan soviétique de l'époque et étaient liés à divers cercles nationalistes pro-turcs. Cette idée fut émise dans le magazine moscovite Znamya (n 6, 1989) par George Soros, personnalité très renseignée, qui était d'accord sur le fait que les premiers pogroms anti-arméniens en Azerbaïdjan avaient été inspirés par la mafia locale dirigée par l'ex président d'Azerbaïdjan, Heydar Aliev.

Un témoin azerbaïdjanais, S. Gouliev, rapporte la réaction des autorités : « Près des fenêtres d'un commissariat un homme se faisait passer à tabac. La police a livré la ville à la destruction. La police n'était pas en ville. Je ne l'ai pas vue. »

« La police savait tout » affirme le témoin D. Zarbaliev, fils du responsable des forces de l'ordre locales. Selon le témoignage d'Arsen Arakelian, il aurait téléphoné à la police plusieurs fois (les téléphones des Arméniens avaient été coupés) pour supplier d'épargner sa mère, Assia Arakelian…Elle fut brûlée et ne survécut que par miracle ; les vauriens s'en allèrent en la laissant pour morte.
Extrait du rapport du Centre des Droits de l'Homme de Moscou « Mémorial » : « Du 27 au 29 février 1988 ont eu lieu à Soumgaït, ville qui se trouve sur le territoire de l'Azerbaïdjan, près de Bakou, des pogroms anti-arméniens accompagnés de violence massive, de pillages et de massacres se traduisant par un flux de réfugiés en provenance de Soumgaït vers Stépanakert et l'Arménie. Aucune enquête sur les circonstances des pogroms pour les punir les coupables n'a été menée, ce qui s'est traduit par une escalade du conflit. »

A. Sakharov, qui avait été choqué par les événements de Soumgaït, écrivit : « Aucune demi-mesure, aucun discours sur l'amitié entre les peuples ne peut calmer la population arménienne. Si quelqu'un en doutait encore avant Soumgaït, après cette tragédie plus personne n'a le droit moral d'insister sur le maintien du Haut-Karabagh sous juridiction territoriale de l'Azerbaïdjan. »

Extraits du site : http://www.haut-karabagh.com/pog-1.html

Bon à savoir :

Les Azéris et leurs relations avec les Loups Gris du MHP de Turquie


Extraits de l'analyse de Stéphane Topalian
"Le meurtre de Hrant Dink : un révélateur de la nébuleuse ethnonationaliste autour et au coeur de l'État turc", parue dans le n° 6 de la Revue Arménienne des Questions Contemporaines (Août 2007) publié par l'UGAB.

"Les Loup Gris ont également été très actifs lors de l'élection à la présidence de l'Azerbaïdjan, le 4 juin 1992, d'A.Eltchibey, chef du Front populaire d'Azerbaïdjan (FPA). Ils ont participé à la guerre contre les Arméniens du Karabagh. (...)
Désoeuvrés et retranchés dans le réduit du Nakhitchevan, certains militants des Loups Gris de Turquie et d'Azerbaïdjan semblent s'être réorientés vers des activités mafieuses entrecoupées « d'opérations spéciales » pour le compte de la police et de l'armée."

"Cette information est confirmée en 2005 par l'agence de presse Mesopotamian au travers d'une interview d'un azéri réfugié en Suisse affirmant que le MHP et Veli Küçük avaient organisé au Nakhitchevan des cercles nationalistes dont les membres s'entraîneraient dans des camps militaires à « tuer des Arméniens »."

Derniers développements 2008 : les membres du gang Ergenekon (récemment arrêtés en Turquie) et en particulier Veli Kuçuk seraient liés au clan des Azéris du Nakhitchevan ("Naxçývan" en azéri), c'est-à-dire le clan d'Abulfaz Elchibey.


Lire aussi :

http://ihovsepian.free.fr/memoire/partie_1_7.php

http://www.grands-reporters.com/Armenie-La-longue-marche.html

http://www.ccaf.info/annexe/dossiers/contenu.htm#Le%20pogrome%20de%20Soumgaït

http://www.armenians.com/Genocide/Sumgait/index.html

http://www.armeniaforeignministry.com/pr_04/040227sumgait.html

http://www.armeniapedia.org/index.php?title=Sumgait_Pogrom

http://sumgait.info/baku/baku-eng/baku-1990-eng.htm

http://sumgait.info/sumgait/sumgait-eng/sumgayit-victims-eng.htm





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