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BHL contre le négationnisme du génocide arménien
Publié le : 10-03-2008

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Bernard-Henri Lévy a donné une interview dont certains extraits sont publiés dans le New-York Sun du 4 mars 2008. Il y affirme avec force ce qu’il avait exprimé le 17 janvier 2007 au meeting du CCAF à la Mutualité : le génocide arménien est un génocide. Le négationnisme de l’Etat turc est l’acte ultime de ce génocide. Il est abject et doit être combattu par les Juifs. “En tant que juifs, nous sommes nous-mêmes bien trop souvent victimes de négationnisme pour accepter le négationnisme lorsqu’il s’applique à d’autres." Un appel au monde juif et en particulier à Israël ? Merci Monsieur Lévy.




Lévy parle de l’islamisme et de génocide

Lectures

De KATE TAYLOR
4 mars 2008

Lors d’une conférence demain soir 92e Rue Y, le célèbre philosophe français Bernard-Henri Lévy défendra le point de vue suivant : l’extrémisme islamique descend directement des formes du fascisme du 20e siècle et constitue la plus grande menace pour les juifs aujourd’hui.

"Si vous regardez le programme du Hamas" ou du Hezbollah, a dit M. Lévy dans une interview la semaine dernière, "la conception du sang, de la race, ou de la relation entre eux et les juifs, [et] le fait qu’ils prennent très au sérieux le 'Le Protocole des Sages de Sion' — vous voyez que leur inspiration et le contenu de leur idéologie est très similaire au contenu de l’idéologie nazie." Dans son discours, prononcé à la manifestation annuelle “Francine and Abdallah Simon State of World Jewry Lecture”, M. Lévy parlera aussi du fait que les juifs ont une responsabilité spéciale, qui est de reconnaître le génocide des 1.5 million d’Arméniens, perpétré dans l’Empire ottoman entre 1915 et 1923. Le débat tournant autour du fait de savoir si les actes des Turcs à l’encontre des Arméniens constituent un génocide est profondément controversé. La Turquie ne reconnaît pas les massacres comme étant un génocide, et les décrire en ce terme en Turquie est un crime pénal. En 2007, le journaliste turco-arménien Hrant Dink, qui avait été jugé plusieurs fois pour avoir parlé du thème du génocide, a été assassiné par un nationaliste turc.

Les juifs-américains sont divisés sur la question, en partie parce que la Turquie est le plus proche allié d’Israël au Moyen Orient. L’un des sponsors de la résolution sur le génocide proposée au Congrès américain l’an dernier, qui reconnaissait que les massacres des Arméniens constituaient un génocide, Adam Schiff, démocrate de Californie, est juif — comme le sont également d’autres partisans de la résolution. Mais divers groupes juifs, y compris la Ligue Anti-Diffamation et le Comité Juif Américain, sont opposés à la résolution qui a été finalement abandonnée en raison de l’opposition de l’administration Bush et de l’intense lobbying de la Turquie. Lors de l’interview, M. Lévy a comparé la négation du génocide arménien à la négation de l’Holocauste.

"Il existe un second crime qui consiste à nier le crime — c’est toujours comme ça," a-t-il dit. “En tant que juifs, nous sommes nous-mêmes bien trop souvent victimes de négationnisme pour accepter le négationnisme lorsqu’il s’applique à d’autres." Certains historiens, y compris Bernard Lewis, disent qu’il n’existe pas assez de preuves pour pouvoir affirmer que les massacres représentent un plan prémédité du gouvernement turc, d’exterminer les Arméniens, un plan comparable à celui d’Hitler, la ‘Solution Finale’." De nombreux Turcs pensent que ces massacres sont une conséquence non préméditée de la décision du gouvernement de déporter les Arméniens, car il était inquiet de voir les Arméniens sympathiser avec l’ennemi.

M. Lévy rejette catégoriquement ces deux arguments. "Les Nazis disent la même chose à propos des juifs," dit-il. "Ils ont dit que les juifs les affaiblissaient lors de la guerre contre les Anglais et les Russes — que les juifs étaient une sorte de cinquième colonne, qu’ils les menaçaient de l’intérieur. C’est le même genre d’argument."

M. Lévy a également déclaré que la négation du génocide devrait être un crime juridiquement sanctionné. Lors d’un discours prononcé l’an dernier à l’occasion d’un rassemblement organisé à Paris par le CCAF, son argumentation a atteint un niveau classique d’abstraction. Le trait caractéristique du génocide, a-t-il déclaré, est que ce crime contient en lui-même simultanément sa négation et son révisionnisme. Tout en apportant des exemples concrets, invoquant les pratiques des Nazis qui utilisaient des euphémismes pour déguiser leur plan d’extermination, et l’existence d’une unité de commandos chargée de déterrer les corps des juifs et de les brûler, son introduction lui a permis de conclure que le négationnisme de la Turquie aujourd’hui est lui-même l'épilogue final du crime :

"Faire du négationnisme 20 ans, 30 ans, 50 ans ou 90 ans après les faits," a-t-il dit, "c’est cynique, c’est sordide, c’est une façon horrible de continuer le crime, de le reproduire, et de l’achever, pour que le crime devienne parfait." Interrogé par The Sun sur la question de savoir si la Turquie devrait ou non devenir membre de l’UE, M. Lévy a déclaré que son entrée devrait dépendre de trois conditions : qu’elle arrête de nier le génocide arménien, qu’elle mette fin à l’antisémitisme en Turquie, et qu’elle lutte contre l’islamisme, quand bien même, a-t-il dit, "celui-ci serait modéré", y compris contre les étudiantes qui portent le voile dans les écoles ou les universités turques.

M. Lévy a dit que la réponse des gouvernements occidentaux à l’extrémisme islamique devrait tout d’abord être : "pas d’apaisement, pas de complaisance," et deuxièmement, d’aider les individus qui se battent contre l’extrémisme islamique dans leur propre pays. Il a exhorté la France par exemple, à naturaliser et à protéger l’écrivaine hollandaise et ex-membre du Parlement, Ayaan Hirsi Ali, qui risque d’être assassinée en raison de ses critiques sur l’islam.

Interrogé sur les élections américaines, M. Lévy a dit qu’il avait une préférence pour le Sénateur Obama. Le Sénateur Obama a promis que s’il était élu président, il reconnaîtrait le génocide arménien, bien que M. Lévy n’ait pas mentionné que cela soit la raison de son soutien à Obama. Il a dit : "Je pense qu’en ce qui concerne Israël et la communauté juive [Obama] est ok, comme le sont [les sénateurs] Clinton et McCain."

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 06 mars 2008 - 09:25 - www.collectifvan.org




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Source/Lien : Nysun



   
 
   
 
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