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USA/Turquie : histoires de corruption
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - A de nombreuses reprises, le Collectif VAN vous a fait part de l’affaire Sibel Edmonds. Sibel Edmonds, l’ancienne traductrice du FBI d’origine turco-azérie, avait prévu que Dennis Hastert (ancien Speaker de la Chambre des représentants du Congrès US) rejoindrait une entreprise de lobbying liée à la Turquie : c’est aujourd’hui chose faite. Hastert a rejoint Dickstein Shapiro qui représente "le gouvernement de la Turquie en relation avec le développement et le financement par des sponsors privés du pipeline Bakou-Ceyhan et du gazoduc TransCaspian qui va de la Mer Caspienne à la Méditerranée." Dennis Hastert avait été enregistré par le FBI alors qu’il acceptait des pots-de-vin de criminels turcs associés au gouvernement turc.


Photo: Dennis Hastert

2 JUIN 2008 - 06:58:50

L’affaire Sibel Edmonds : Dennis Hastert reçoit des compensations financières pour 'services rendus'
De Luke Ryland


http://www.opednews.com

L’ancienne traductrice du FBI, Sibel Edmonds, a donc encore une fois raison. Depuis plus d’un an, Sibel avait prévu que Dennis Hastert rejoindrait une entreprise de lobbying liée à la Turquie, et nous apprenons à présent que Hastert a rejoint Dickstein Shapiro.

Dans la section "Representative Engagements" (Engagements représentatifs) du site de Dickstein, nous apprenons qu’ils représentent "le gouvernement de la Turquie en relation avec le développement et le financement par des sponsors privés du pipeline Bakou-Ceyhan et du gazoduc TransCaspian qui va de la Mer Caspienne à la Méditerranée."

Dennis Hastert, qui est listé sur le site de Sibel dans la catégorie "Rogues Gallery" (Galerie d’Escrocs) a été enregistré par le FBI alors qu’il acceptait des pots-de-vin de criminels turcs associés au gouvernement turc, ce qui a été documenté dans un article de Vanity Fair en 2005, et ailleurs.

La vidéo Kill The Messenger (Une femme à abattre), un documentaire sur l’affaire Sibel, parle de certaines participations de Hastert, mentionnées dans l’article de Vanity Fair.

Ayant étudié l’article de Vanity Fair, le journaliste David Rose a interviewé plusieurs membres du Congrès et des responsables du contre-espionnage qui connaissent bien cette affaire. Il a expliqué qu’il y avait trois types séparés de pots-de-vin versés à Hastert :

1) "Des dizaines de milliers de dollars pour le fonds de campagne de Hastert en chèques de petits montants."

2) "Des dizaines de milliers de dollars payés illicitement en échange de faveurs politiques et d’informations."

3) "Au moins 500 000 dollars"

Hastert a eu de la chance, car il y a eu littéralement un attention zéro portée par les principaux médias à ces accusations extrêmement graves. Hastert n’a pas intenté de procès pour diffamation à Vanity, au lieu de quoi, Hastert, a demandé à son porte-parole d’envoyer à Vanity Fair un bizarre Droit de réponse au Courrier des lecteurs de Vanity, six mois plus tard. BradBlog a la lettre ici, ainsi que le déboulonnage efficace de la réponse de Hastert, effectué par Sibel.

La seule action en justice suite à ces révélations surprenantes de Vanity Fair émane de Citizens for Responsibility and Ethics à Washington (CREW) qui a déposé plainte auprès de la Federal Election Commission (FEC) lui demandant d’enquêter au sujet des "Des dizaines de milliers de dollars pour le fonds de campagne de Hastert en chèques de petits montants." Selon l’article de Vanity Fair, ces pots-de-vin illicites ont été versés au fonds de campagne de Hastert sous forme de montants de moins de 200 dollars, ce qui signifierait que ces contributions étaient en dessous du plafond obligeant à une déclaration. La Federal Election Commission a abandonné l’enquête début 2006 sans donner de réponse quant à l’accusation.

Les pots-de-vin identifiés dans Vanity Fair ne sont sans doute que la partie émergée de l’iceberg, soit des avances sur ce qui lui avait été promis lorsqu’il a quitté son poste, et il pourrait 'gagner' un salaire de plusieurs millions de dollars en tant que lobbyiste.

Sibel a décrit comment fonctionne le processus, en prenant comme exemple un autre membre de sa "Galerie d’Escrocs", un ancien responsable du Département d’État, Marc Grossman :

"Par exemple, regardez M. Marc Grossman. Il était l’ambassadeur américain en Turquie et il a usé de sa position au sein du Département d’État pour s’assurer dans le futur des postes de plus haut niveau, alors qu’il était en poste, et j’aimerais le souligner - alors qu’il était en poste et que plusieurs agences le savaient. Certaines personnes dans ces agences voulaient enquêter sur ces affaires, mais on les a empêchées d’aller plus loin.

...Et regardez où se trouve M. Grossman aujourd’hui. Quelques mois après avoir donné sa démission, il a obtenu un poste dans une compagnie turque semi-légale, qui lui a accordé une compensation financière très attrayante, (et) il a obtenu un (autre) poste dans une entreprise de lobbying qui la représente (la Turquie)."

Et Sibel ajoute ailleurs :
"Ne faites pas l’erreur grave et naïve de croire que Grossman a trouvé et obtenu ces postes hautement lucratifs et très discutables après sa démission en janvier 2005."

Il s’avère que ces arrangements ne sont pas les packages typiques de 'parachutes dorés' de départ à la retraite, mais plutôt des deals avec des contreparties bien précises. Des gens tels que Hastert, Grossman et les autres ont littéralement vendu leur gouvernement alors qu’ils étaient en fonction, contre la promesse spécifique qu’ils en seraient récompensés lorsqu’ils partiraient.

Hastert ne sera pas réellement un 'lobbyiste' selon Dickstein Shapiro, mais il "fournira des conseils stratégiques à l’entreprise et à ses clients" - passant la moitié de son temps à Chicago et l’autre moitié à Washington.

Il est très probable que certains de ces 'conseils stratégiques' incluront des conseils sur la manière de corrompre des membres du Congrès en poste : les gens qui ont corrompu Hastert et les autres ont besoin d’assurer la continuité de leurs opérations, indépendamment de qui siège au Congrès. Sibel dit que les entités étrangères qui réussissent dans ce business ont simplement besoin de suivre une recette élémentaire :

"Assurez-vous 'Treize Généraux à la douzaine', enchérissez fort dans la 'vente du lobby d’anciens hommes d’État', et mettez-vous dans la poche un ou deux 'ex-membres du Congrès-devenus-lobbyistes' qui connaissent les ficelles lorsqu’il s’agit de s’en gagner quelques dizaines toujours en poste."

Dickstein Shapiro, les nouveaux employeurs de Hastert, étaient très impliqués en Turquie et en Asie Centrale à l’époque où l’on a découvert que Hastert recevait ces pots-de-vin - de 1996 à 2001. Par exemple, c’est Dickstein Shapiro, en association avec le Cabinet juridique Baker Botts, qui a ficelé 'le contrat du siècle' - le gazoduc Bakou-Tbilisi-Ceyhan (ou BTC) qui doit acheminer du pétrole d’Azerbaïdjan vers l’Occident, via la Géorgie et la Turquie.

DÂ’autres titres de gloire de Dickstein Shapiro comprennent :
1) La défense de "l’ancien adjoint du Secrétaire d’État Elliott Abrams en relation avec les enquêtes sur l’Iran-gate."

2) "A défendu et a représenté avec succès des clients importants dans un certain nombre d’affaires comme celle de la banque BCCI."

3) A employé le criminel Lewis Scooter Libby (et sa femme), qui a été associé dans l’entreprise de 1986 à 1989.

S’il y a une justice dans ce monde, Dickstein Shapiro inscrira bientôt Dennis Hastert dans le Hall of Fame (Temple de la Renommée) de ses 'Ex-employés qui sont aujoud’hui des criminels jugés coupables'.

http://lukery.blogspot.com/


Luke Ryland est un blogger qui s’intéresse particulièrement au cas Sibel Edmond.

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 4 juin 2008 - 09:20 - www.collectifvan.org

Lire aussi:

Les amis de McCain et l'affaire Sibel Edmonds

USA/Turquie : L'affaire Sibel Edmonds

USA : le "Secret Défense" couvre la corruption d'officiels US par la Turquie (I)

USA : le "Secret Défense" couvre la corruption d'officiels US par la Turquie (II)

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Source/Lien : opednews.com



   
 
   
 
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