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Reporters sans frontières : Turquie - Rapport annuel 2006
Publié le :

Conçu à l’origine par les autorités turques dans la perspective de l’adhésion du pays à l’Union européenne, le nouveau code pénal turc, entré en vigueur le 1er juin 2005, entraîne paradoxalement de nouvelles restrictions pour les journalistes. Plusieurs articles offrent un large champ d’interprétation, permettant aux magistrats des condamnations abusives de journalistes à des peines de prison.

Sinan Kara, journaliste du bimensuel Datça Haber, a été condamné à neuf mois de prison ferme assortis d’une amende de 350 euros, pour « insulte par voie de presse » (article 125) envers le sous préfet de Datça. Burak Bekdil, chroniqueur du quotidien en langue anglaise Turkish Daily News, a écopé de vingt mois de prison avec sursis pour « insulte aux institutions d’Etat ». De plus, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a gagné un procès en diffamation à l’encontre du journaliste Fikret Otyam. Ce dernier doit lui verser 2 835 euros de dommages et intérêts. C’est au moins la quatrième fois depuis décembre 2004 que R.T. Erdogan intente un procès à l’encontre d’un journaliste.

Loin d’aligner le droit turc sur le droit européen en matière de liberté d’expression, certains articles du nouveau code pénal risquent au contraire de faciliter les poursuites judiciaires arbitraires à l’encontre des journalistes et d’entraîner un climat d’autocensure nuisible à la liberté de la presse. L’article 305 sanctionne de trois à dix ans de prison les écrits allant à l’encontre des « intérêts nationaux fondamentaux ». Tout propos évoquant le « génocide arménien » ou demandant « le retrait des forces armées turques de Chypre » entre dans cette catégorie. L’article 301 sur « l’humiliation de l’identité turque, de la République, des institutions et organes d’Etat » menace toute personne critiquant l’identité turque, l’Etat ou le Parlement, d’une peine de six mois à trois ans d’emprisonnement.

Par ailleurs, Sandra Bakutz, journaliste pour la radio autrichienne Orange 94.0 et l’hebdomadaire allemand Junge Welt, a été arrêtée et a passé plus d’un mois et demi en prison, avant d’être acquittée. Elle risquait une peine de 10 à 15 ans de prison pour « appartenance à une organisation illégale ». On lui reprochait, à tort, d’avoir participé à des manifestations non autorisées.

Hrant Dink, directeur de publication de l’hebdomadaire bilingue turco-arménien Agos, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour « insulte à l’identité nationale turque » (article 301 alinéa 1 du code pénal). De plus, cinq journalistes de médias prokurdes ont été interpellés en 2005. Quatre d’entre eux ont été placés en garde à vue à Gülec (est de l’Anatolie), alors qu’ils souhaitaient réaliser un reportage sur la libération d’un soldat turc retenu en otage par des militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).



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Source/Lien : Reporters sans frontières



   
 
   
 
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