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Hrant Dink : 2 ans déjà
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Il y a deux ans jour pour jour, Hrant Dink tombait sur un trottoir d'Istanbul, abattu de trois balles dans la tête. Né le 15 septembre 1954 à Malatya, le charismatique journaliste arménien de Turquie est mort assassiné le 19 janvier 2007 à Istanbul devant les locaux de son journal bilingue Agos. Lors de ses funérailles, 100 000 personnes avaient manifesté à Istanbul, en scandant « Nous sommes tous des Hrant Dink, nous sommes tous Arméniens » en turc, arménien et kurde. Mais trois jours après, une vague nationaliste secouait de nouveau la Turquie : les "traîtres" qui avaient osé comparer les Turcs aux Arméniens étaient conspués dans des stades et dans les rues. Avec l'inculpation d'une vingtième personne dans l'affaire Hrant Dink, le procès de ses assassins (apparemment liés au réseau Ergenekon) traîne en longueur. La prochaine audience est fixée au 26 janvier 2009. Près de deux ans après les faits, toutes les responsabilités dans ce crime n'ont toujours pas été établies et risquent fort de ne jamais l'être. Depuis sa mort, des intellectuels turcs essayent de briser le tabou du génocide arménien en Turquie. Une pétition d'excuses aux Arméniens pour la "Grande Catastrophe" de 1915, a été lancée à la mi-décembre 2008 en Turquie et a recueilli 27 775 signatures à ce jour. Elle a surtout eu le mérite de susciter des prises de position courageuses de Turcs réclamant clairement la reconnaissance du génocide arménien.



Légende : Photo Hrant Dink (France-Arménie n°309, 16 janvier 2008 - Maquette Une/Robin Sarian)

Hrant Dink a été le fondateur, le directeur de publication et le chroniqueur en chef de l'hebdomadaire Agos, un journal édité à Istanbul en arménien et en turc. Il a également écrit pour les journaux nationaux Zaman et Birgün.

Né à Malatya le 15 septembre 1954 d'une famille modeste, Dink est arrivé à Istanbul à l'âge de 7 ans où il a passé son enfance dans des orphelinats. Toute sa scolarité a eu lieu dans les écoles arméniennes et il a été diplômé du lycée Surp Haç à Üsküdar. Il est diplômé en zoologie de l'université d'Istanbul et il a continué à étudier dans la même université la philosophie. Il a épousé Rakel Dink en 1977, qui a grandi également en orphelinat, avec laquelle il a eu deux filles (Delal et Séra) et un fils (Arat).

Il fonda Agos en 1996, et devint peu à peu le leader d'opinion de la communauté arménienne de Turquie.

En octobre 2005, Dink, défendu par l'avocate et écrivaine Fethiye Çetin, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour un article affirmant que les Arméniens devaient se libérer de l'« obsession turque » par une périphrase évoquant « le sang s'écoulant de la noble veine reliant les Arméniens à l'Arménie se substituera à celui empoisonné par l'"élément turc" ». Il défendait, dans une série de huit articles publiés dans Agos, la thèse que l'identité arménienne devait se reconstruire autour de la question de survie du jeune État arménien et non uniquement sur l'exigence de la reconnaissance du génocide par la Turquie. Une partie de la presse avait alors interprété cette phrase sortie de son contexte comme une déclaration raciste ce qui l'avait profondément choqué, lui qui défendait avec acharnement le « vivre ensemble ».

Le tribunal, contre l'avis d'une commission d'experts, avait estimé que ces propos allaient à l'encontre de l'article 301 du code pénal turc révisé qui sanctionne le « dénigrement de l'identité nationale turque » et rend ainsi possibles les poursuites d'auteurs ou d'universitaires pour insulte à l'identité turque. Dink avait alors dit à l'agence Reuters : « Il se peut que j'en paie le prix mais la démocratie turque y gagnera, je l'espère. »[2] Ce verdict a été vivement critiqué par l'Union européenne, à laquelle la Turquie aspire à adhérer.

Ses propos concernant le génocide arménien commis sous l'Empire ottoman lui valurent l'hostilité du gouvernement turc, mais également et surtout des menaces de mort de la part des milieux nationalistes, dont son assassin Ogün Samast serait issu. Les autorités turques refusent de reconnaître le caractère génocidaire des massacres d'Arméniens commis en 1915-1917 et pratiquent une politique de négation du génocide arménien. Mais le coup d'envoi des attaques contre lui fut donné suite à la publication dans Agos d'un reportage démontrant que Sabiha Gökçen, fille adoptive d'Atatürk et héroïne républicaine, était d'origine arménienne.

Hrant Dink a toujours souligné sa citoyenneté turque et sa « chance » de vivre en Turquie qui lui donnait la possibilité de comprendre à la fois les sensibilités des Turcs et des Arméniens, une compréhension nécessaire pour la réconciliation de ces deux peuples qui ont partagé mille ans d'histoire commune. Il a affirmé le besoin de démocratisation de la Turquie, soulignant que le règlement du problème arménien n'est qu'un volet de la démocratisation générale du pays. Dans la même perspective, il défendait fermement l'adhésion de la Turquie au sein de l'Union européenne, comme une garantie de la démocratisation. Tout au long de sa vie, il s'est focalisé sur les questions des droits des minorités, des droits civiques et des problèmes concernant la communauté arménienne de Turquie. Il était un activiste des mouvements de gauche et pacifistes.

Le 11 octobre 2007, son fils, Arat Dink, et Serkis Seropyan, respectivement directeur de la rédaction et responsable de l'hebdomadaire Agos, sont reconnus coupables d'avoir « insulté l'identité turque » et, à ce titre, condamnés à un an de prison avec sursis par un tribunal turc, en vertu de l'article 301 du code pénal turc, pour avoir reproduit, au cours de l'été 2007, dans les colonnes d'Agos, une partie des propos de Hrant Dink qui avaient valu à celui-ci les poursuites judiciaires qui ne s'étaient interrompues qu'avec son assassinat[3].

D'après un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.







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Source/Lien : Wikipédia



   
 
   
 
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