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Obama/Génocide arménien : vers la reconnaissance US ?
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le fait est d’importance pour ceux qui observent avec attention la manière dont les agences de presse internationales rendent compte du génocide arménien. L’Associated Press vient de publier une dépêche concernant l’éventualité d’une prochaine reconnaissance du génocide arménien par Barack Obama, alors que le président américain doit se rendre en Turquie le 5 avril prochain. Emise par le bureau de Washington, cette dépêche de l’AP signe un net progrès par rapport aux dépêches à tonalité négationniste émises jusqu’alors. L’AP y reconnaît en effet le caractère historique du génocide arménien en ces termes : « Les historiens estiment que 1.5 million d’Arméniens ont été tués par les Turcs ottomans à l’époque de la Première Guerre mondiale, un acte largement considéré par les chercheurs du monde entier comme le premier génocide du 20e siècle ».

Pourquoi se réjouir ? Tout simplement parce qu’auparavant, et c’est à déplorer, les trois plus grandes agences de presse mondiales, l’AFP, Reuters et l’AP, reprenaient, de manière systématique et sans aucun recul, la rhétorique négationniste de l’Etat turc en relayant dans leurs dépêches, la propagande turque, imputant la reconnaissance du génocide arménien aux seuls Arméniens : « Les Arméniens estiment que jusqu’à un million et demi des leurs ont péri dans un génocide orchestré par l’Empire ottoman.» Et en opposant ‘la version turque’ de l’histoire à la ‘version arménienne’ : « Ankara soutient que 300.000 Arméniens et au moins autant de Turcs ont été tués au cours de troubles suscités par des soulèvements d’Arméniens et leur ralliement aux armées russes en guerre contre l’empire ottoman, et lors des déportations qui ont suivi. »

Dans sa dépêche du 13 mars, l’A.P relaye encore la position négationniste turque mais de manière plus mesurée : « La Turquie nie que ces morts constituent un génocide, et dit que le chiffre est exagéré et que ces personnes ont été victimes de la guerre civile et du chaos. »

Un petit pas donc, en attendant la suite logique qui consisterait à ne pas relayer les théories révisionnistes et négationnistes de l’Etat turc. Voici à titre de comparaison, une dépêche AFP parlant des Néo-Nazis ( Allemagne: la violence néo-nazie franchit un cran avec un policier visé ) : les idées nauséabondes des extrémistes néo-nazis n’y sont heureusement pas mis en parallèle avec l’affirmation de l’existence de la Shoah. Un traitement identique est à appliquer au génocide arménien.

Pour en revenir au sujet de la dépêche et à l’éventualité d’une prochaine reconnaissance du génocide arménien par Barack Obama, en visite en Turquie le 5 avril prochain, rappelons simplement les promesses d’Obama avant son élection : "Le génocide arménien n’est pas une allégation, une opinion personnelle, ou un point de vue, mais un fait largement documenté et appuyé par un nombre important de preuves historiques. (…) L’Amérique mérite un dirigeant qui parle avec véracité du génocide arménien et qui condamne fermement tous les génocides. J’ai l’intention d’être ce président."(Janvier 2008 sur le site Internet de sa campagne présidentielle). L’élection du premier Président noir des USA a soulevé un immense espoir pour les Arméniens du monde entier. Souhaitons que cet espoir ne soit pas déçu.


La visite en Turquie intensifie le dilemme pour Obama


Vendredi 13 mars 2009
De DESMOND BUTLER

WASHINGTON (AP) — La Turquie est devenue tellement cruciale par rapport aux objectifs américains en Irak, en Afghanistan et au Proche Orient, que le Président Barack Obama l’a incluse dans sa première série de visites à l’étranger. Mais les relations entre les deux pays pourraient être menacées, à moins qu’Obama ne veuille briser sa promesse de campagne de reconnaître comme un "génocide" les massacres des Arméniens perpétrés par les Turcs ottomans il y a presque un siècle.

Une telle déclaration rendrait la Turquie furieuse, et une coopération amoindrie compliquerait les opérations militaires américaines dans la région.

Ceci n’est pas un obscur débat historique que Obama peut éviter facilement.

Et cela sera à l’esprit des responsables gouvernementaux, des médias et de la population, lorsque Obama arrivera en Turquie le 5 avril.

Quelques semaines plus tard seulement, Obama devra décider de la manière dont il gérera cette question à l’occasion de la déclaration présidentielle du 24 avril, journée annuelle de commémoration pour les Arméniens.
Ainsi, une résolution, qui qualifie les massacres de génocide, sera bientôt présentée à la Chambre des Représentants. La Chambre avait presque adopté une résolution similaire il y a deux ans, mais les députés ne l’avaient pas soumise à un vote, suite aux pressions extrêmes exercées par le Président George W. Bush et certains membres importants de son administration.

L’Administration Obama n’a pas indiqué ce qu’elle fera ni pour la déclaration ni pour la résolution. Le Département d’État a dit qu’il étudiait la question et la Maison Blanche a refusé de faire tout commentaire.

"En ce moment, notre objectif principal est de savoir comment, tout en allant de l’avant, les USA peuvent aider la Turquie et l’Arménie à travailler ensemble, pour se confronter au passé", a déclaré Mike Hammer, un porte-parole du Conseil National de Sécurité de la Maison Blanche.

Cela concorde avec l’argument présenté par le gouvernement turc : une déclaration américaine sur le génocide pourrait saborder les efforts diplomatiques en cours visant à un rapprochement entre la Turquie musulmane et l’Arménie chrétienne. Les deux pays voisins et méfiants n’ont pas de relations diplomatiques, et la frontière est fermée depuis 1993, la Turquie protestant contre l’occupation par l’Arménie d’un territoire revendiqué par l’Azerbaïdjan.

En septembre, le Président turc Abdullah Gül fut le premier chef d’État turc à se rendre en Arménie : il a assisté en compagnie du Président arménien Serge Sarkisian à un match de football opposant leurs deux pays. Le gouvernement arménien semble montrer un intérêt à une avancée des discussions.

Les organisations arméno-américaines et leurs partisans au Congrès se concentrent sur l’adoption de la résolution sur le génocide au Congrès et disent que cela ne devrait pas saper les efforts diplomatiques.

Les historiens estiment que 1.5 million d’Arméniens ont été tués par les Turcs ottomans à l’époque de la Première Guerre mondiale, un acte largement considéré par les chercheurs du monde entier comme le premier génocide du 20e siècle. La Turquie nie que ces morts constituent un génocide, et dit que le chiffre est exagéré et que ces personnes ont été victimes de la guerre civile et du chaos.

Les présidents précédents, George W. Bush et Bill Clinton compris, ont évité de prononcer le mot, même après s’être engagés lors de leur campagne électorale, à l’utiliser lorsqu’ils seraient élus. Les organisations arméniennes soulignent les déclarations sans équivoque et plus importantes d’Obama sur la question.

"Le génocide arménien n’est pas une allégation, une opinion personnelle, ou un point de vue, mais un fait largement documenté et appuyé par un nombre important de preuves historiques", a déclaré Obama en janvier 2008 sur le site Internet de sa campagne présidentielle. "L’Amérique mérite un dirigeant qui parle avec véracité du génocide arménien et qui condamne fermement tous les génocides. J’ai l’intention d’être ce président."

D’autres responsables de l’Administration Obama, y compris la Secrétaire d’État, Hillary Rodham Clinton, ont fait des déclarations similaires sur les massacres, avant de faire partie de l’Administration, et ils doivent encore commenter cette question.

Inévitablement, la visite d’Obama attirera l’attention sur la discussion.

"L’Administration Obama était dans une position très difficile avant l’annonce de la visite", a dit Bulent Aliriza, directeur du programme du Centre de Recherches et d’Études stratégiques. "Avec cette visite, les attentes ont augmenté du côté turc, sur le fait qu’il ne prononcerait pas le mot génocide, et entre-temps, il y aura certainement un accroissement de la pression du lobby arménien avant sa visite."

Obama pourrait influencer les responsables du Congrès pour qu’une nouvelle résolution soit adoptée ou non. Le Démocrate Adam Schiff, principal sponsor du texte de la nouvelle résolution qui circule déjà, a dit que l’Administration ne l’avait pas découragé.

Alors qu’une résolution au Congrès ne reflète pas la politique de l’Administration, la Turquie avait menacé de graves représailles lorsque la dernière résolution avait été présentée.

Schiff a dit qu’il pensait qu’Obama maintiendrait son soutien à la résolution.

"Nous sommes en train de travailler à persuader l’Administration que le président a besoin de tenir les engagements qu’il a pris, et nous pensons avec espoir et optimisme qu’il le fera", a dit le législateur.

Il n’est pas encore clair si la résolution a le soutien nécessaire au Congrès, où des arguments concernant les implications sécuritaires dans les relations USA-Turquie, ont été entendus.

Le Démocrate Robert Wexler, directeur du caucus Turquie au Congrès, a dit qu’il faisait confiance aux législateurs et que ceux-ci tiendraient compte des inquiétudes relatives aux troupes américaines en Irak et en Afghanistan et "qu’une dispute historique entre la Turquie et l’Arménie qui serait résolue, améliorerait la qualité [de vie] de millions de personnes dans la région."

Les considérations sur la résolution de 2007 étaient survenues à un moment où les relations turco-américaines étaient tendues en raison de l’invasion de l’Irak et d’autres questions.

Dans une atmosphère plus cordiale, Washington et Ankara discutent du retrait des troupes américaines d’Irak. La Turquie a dit qu’elle était prête à servir de voie de sortie. La base aérienne d’Incirlik en Turquie a été utilisée pour faire passer les troupes américaines et du matériel en Irak et en Afghanistan. La Turquie pourrait aussi être un médiateur utile avec les pays hostiles aux Américains tels que l’Iran et la Syrie.

Copyright © 2009 The Associated Press. Tous droits réservés

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 16 mars 2009 - 07:10 - www.collectifvan.org




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Source/Lien : The Associated Press



   
 
   
 
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