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Le Parti Socialiste européen zappe le génocide arménien
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Sous le titre "La Turquie et l'UE – une voie commune ", la déclaration du PSE appuie avec ferveur les aspirations européennes de la Turquie. Le Parti Socialiste européen veut aider Ankara à faire aboutir sa demande d'adhésion. Pour cela, le PSE est visiblement prêt à passer à la trappe toute mention du génocide arménien. Et quid du négationnisme d'Etat de la Turquie ? Apparemment, un sujet tabou pour le PSE, comme pour le PS belge qui, depuis qu'il compte dans ses rangs des élus influents - pourtant qualifiés de négationnistes par la justice belge -, est très discret sur la question. La perspective d'un Etat négationniste en Europe ouvre l'ère du tabou du génocide arménien au sein des forces progressistes européennes. Un comble alors que la société civile turque commence, elle, après neuf décennies, à se pencher sur son passé. Le Collectif VAN vous invite à lire cet article du PSE.



La Turquie et l'UE – une voie commune



par Paavo Lipponen, George A. Papandreou et Poul Nyrup Rasmussen

L'ouverture des négociations d'adhésion entre l'Union européenne et la Turquie est le début d'un long chemin, qui doit être vu comme le départ d'un voyage sur une voie commune. Au lieu de voyager séparément ou dans des directions différentes, l'Europe et la Turquie doivent faire ce chemin ensemble avec, pour objectif, l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Mais cette voie, même avec la patience de deux parties, n'aboutira pas forcément à l'adhésion de la Turquie à l'UE.

Le Parti socialiste européen appuie les aspirations européennes de la Turquie et veut l'aider à faire aboutir sa demande d'adhésion. La récente visite d'une délégation de haut niveau du PSE en Turquie a confirmé que les forces progressistes et la société civile en Turquie voient l'entrée dans l'UE comme la meilleure façon de garantir la démocratie, la liberté, les droits de l'homme et des minorités, la stabilité et la prospérité économique.

Nous appuyons avec force l'initiative de l'ONU pour une "alliance des civilisations", sous la férule du premier ministre espagnol Jose Luis Rodríguez Zapatero et du premier ministre turc Tayyip Erdogan. Nous espérons que cette initiative montrera au monde que des valeurs telles que la démocratie, l'égalité des droits et le respect de l'état de droit ne sont pas spécifiques à une religion ou région mais peuvent être embrassées par tous.

Les progrès accomplis par la Turquie au cours des dernières années sont impressionnants, le rythme des réformes, soutenu et continu et la croissance économique, substantielle. Mais il reste encore un long chemin à parcourir. La Turquie doit encore entreprendre des changements plus profonds. Les réformes doivent être mises en oeuvre et approuvées par le parlement turc. La nouvelle dynamique générée par le début des négociations d'accès doit se traduire par une réforme plus approfondie à travers toute la société turque - son administration, son système judiciaire et son économie. En tant que socialistes, nous analyserons les progrès accomplis dans le domaine de la liberté d'expression, des droits des femmes, des travailleurs, des syndicats et des minorités. Les droits religieux doivent également être renforcés, ce qui inclut la réouverture de l'Université théologique de Halki du Patriarcat orthodoxe oecuménique. Une croissance économique continue est également un élément important. A la différence des conservateurs, qui veulent imposer des conditions strictes pour empêcher l'adhésion de la Turquie, nous, les socialistes, en posons pour permettre justement son adhésion.

L'engagement du gouvernement turc pour tranformer le pays et l'enthousiasme de la société civile en faveur du changement sont sincères. Cette attitude positive doit être encouragée par l'Union européenne. En même temps, l'Union européenne doit clairement signifier que l'adhésion ne sera pas octroyée de façon automatique: la Turquie doit remplir pleinement les conditions. Les négociations d'adhésion ne signifient pas que l'on peut négocier sur tel ou tel critère que la Turquie doit remplir. Les règles d'adhésion sont claires et ne peuvent être changées. La Turquie ne peut considérer le processus de réformes comme une série de concessions faites à l'Union européenne. Ces réformes seront positives pour le peuple turc.

L'historique de la Turquie en matière des droits de l'homme et des minorités et le pouvoir démesuré des forces militaires constituent un grand obstacle à l'adhésion. Il est nécessaire d'arriver à une véritable solution politique, qui prenne en considération les droits des Kurdes afin d'amener la stabilité dans la Turquie du Sud-Est. De bonnes relations de voisinage sont également un pas important sur la voie européenne de la Turquie. Celle-ci doit pleinement appliquer l'accord d'union douanière avec tous les états membres de l'UE, y compris Chypre. La Turquie doit reconnaître la République de Chypre.

Une solution viable sur la question de Chypre, dans le cadre des résolutions des Nations Unies et dans la lignée des principes sur lesquels l'UE est fondée, garantira que tant les Chypriotes grecs et turcs pourront jouir pleinement des bénéfices générés par l'adhésion à l'UE. Les deux communautés chypriotes doivent contribuer à une solution au plus tôt.

Les peurs de la plupart des citoyens en Europe à propos de l'entrée de la Turquie dans l'UE ne sont pas fondées sur une animosité vis-à-vis de la Turquie mais bien sur un sentiment d'insécurité par rapport à un chômage croissant, à une faible croissance économique et une sécurité sociale déficiente dans une économie globalisée. Le renforcement des contacts culturels et sociaux entre la Grèce et la Turquie au cours des dernières années est un modèle qu'il faut reproduire à travers l'UE. Du côté turc, l'accélération du processus de réformes convraincra les citoyens européens que la Turquie mérité de rejoindre leur communauté de valeurs. Une Turquie moderne avec des institutions démocratiques fortes constitue la meilleure façon de garantir le soutien de l'opinion publique en faveur de l'entrée de la Turquie.


Paavo Lipponen est président du Parlement finlandais, ancien premier ministre de Finlande et président du Groupe à haut niveau du PSE sur la Turquie.
George A. Papandreou est leader du Parti socialiste grec PASOK, ancien ministre des affaires étrangères grec et vice-président du Groupe à haut niveau du PSE sur la Turquie.
Poul Nyrup Rasmussen est président du Parti socialiste européen et ancien premier ministre du Danemark.

Le Groupe à haut niveau du Parti socialiste européen sur la Turquie s'est rendu en Turquie le 12 et 13 octobre. Les membres de la délégation ont été: Paavo Lipponen, George Papandreou, Morgan Johansson (ministre suédois de la santé publique), Tadeusz Iwinski, député (Pologne), Jan Marinus Wiersma, eurodéputé; Emine Bozkurt, eurodéputée; Carlos Carnero, eurodéputé; Casper Einem, député (Autriche); Luciano Vecchi et Philip Cordery.




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Source/Lien : PSE



   
 
   
 
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