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En finir avec la paranoïa et le traumatisme du passé
Publié le :

RÉACTION

10.09.2009 | Ali Bayramoglu | Yeni Safak

Depuis septembre 2008 [date de la visite du président turc Abdullah Gül à Erevan à l’occasion du match de football Arménie-Turquie] jusqu’à ces derniers jours, un long chemin a été parcouru. La Turquie et l’Arménie, vieux frères ennemis, ont décidé de normaliser leurs relations.

En effet, comme l’écrivait le journaliste arménien d’Istanbul Hrant Dink [assassiné en 2007], “l’élément turc joue, par rapport à ce qui s’est passé en 1915, un rôle prépondérant dans la constitution de la psychologie et de l’identité nationale des Arméniens.

Que la Turquie ou la communauté internationale reconnaisse ou non la réalité des événements de 1915 ne changera pas grand-chose. Le seul but des Arméniens ne doit pas se limiter à faire accepter cette réalité à la Turquie et au reste du monde.” Lors d’une conférence consacrée à la question arménienne, Hrant Dink décrivait les rapports turco-arméniens “comme deux esprits jumeaux. Pendant que l’un passe sur la table d’opération, l’autre souffre pour lui… Deux cas cliniques, l’un lié à la paranoïa, l’autre à un traumatisme.”

Paranoïa et traumatisme. Ces deux mots constituent toujours une dimension importante de la relation entre histoire et société. Et la Turquie, incapable de regarder en face son histoire et de démocratiser une identité embourbée dans une nostalgie ambiguë du passé, a dû subir le débat sur la question arménienne au niveau européen entre 2003 et 2005.

Mais, jusqu’à présent, cela n’avait pas été possible en raison de la question du Haut-Karabakh [enclave arménienne en Azerbaïdjan], qui a provoqué la rupture des relations entre la Turquie et l’Arménie.

Ce qui s’est passé à Khodjali [massacre d’Azéris par des troupes arméniennes au Haut-Karabakh en 1992] avait alors conduit la Turquie à fermer sa frontière avec l’Arménie. Ce faisant, la Turquie n’avait pas seulement fermé une des portes qui lui donnait accès au Caucase, mais elle avait aussi réduit l’Arménie à l’isolement. Voilà pourquoi une Arménie tournée vers l’Ouest et qui a renoué avec la Turquie contribuera davantage aux initiatives de paix dans le Caucase.




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Source/Lien : Courrier International



   
 
   
 
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