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Les protocoles arméno-turcs et le conflit du Karabakh
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous livre la traduction de l'article en anglais d'Armenialiberty parue sur le site de la Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie du 28 octobre 2009.







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28 octobre 2009

Traduction Gérard Merdjanian - commentaires du site de la Fédération Euro-Arménienne :


On reste dans la logique de la démarche d’Ankara sur le sujet. Depuis 1993 que la Turquie a mis en œuvre son blocus de l’Arménie pour soutenir son alliée azérie, elle n’a pas varié sa position. C’est d’ailleurs l’une des trois conditions mises pour la normalisation de ses relations avec l’Arménie. Les deux autres étant : - l’abandon de la poursuite de la reconnaissance internationale du génocide arménien – et la reconnaissance du tracé actuel de la frontière arméno-turque.

Deux des demandes sont plus ou moins insérées dans les protocoles, reste la question du Karabakh. Même si Davutoglu n’a pas pu le déclarer de vive voix le jour de la signature des protocoles, les multiples fois que ce sujet a été abordé par les dirigeants turcs et surtout la faible réaction de l’Azerbaïdjan, tendent à prouver que le blocus ne sera pas levé.

Reste maintenant la position de Sarkissian. Non pas tellement sur le fait de faire ratifier les protocoles par le parlement arménien, mais sur ce qui compte ‘lâcher’ ou pas sur l’Artsakh. Si Aliev maintient sa position maximaliste, la ‘percée’ tant attendue n’aura pas lieu, l’Arménie ne comptant pas se retirer complètement, et donc la frontière arméno-turque restera en l’état. Erevan sera alors en droit de rompre les accords pour ‘délai raisonnable’ dépassé.

Si c’est ce scénario qu’Erevan va choisir, on reviendra alors au point de départ, et tout le travail depuis un an n’aura servi à rien, si ce n’est malmener la diaspora, indisposer la nation arménienne, le tout pour obtenir un bon point des Occidentaux.

A contrario, si la Turquie s’est lancée dans cette aventure c’est qu’elle compte engranger quelques succès aux yeux des mêmes Occidentaux : Les retombées du projet Nabucco, l’adhésion éventuelle à l’UE et bien sûr son rôle de puissance régionale redoré. Un échec de la normalisation avec sa voisine serait très mal perçu, donc ‘jouer la montre’ oui, mais pour un ‘délai raisonnable’.

***

Le parlement turc ne ratifiera pas les accords de normalisation avec l’Arménie, à moins que les efforts internationaux pour résoudre le conflit du Haut-Karabakh débouchent sur une percée, selon le ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu.

"Nous avons toujours dit que ces protocoles auront un impact positif sur la stabilité dans le Sud-Caucase et particulièrement sur le conflit arméno-azerbaïdjanais pour mettre fin à l’occupation des territoires azéris par les Arméniens," a déclaré Davutoglu dans une interview à la télévision Al Jazzera, diffusée lundi. "C’est notre conviction. Ces progrès auront assurément un impact très positif sur le processus de ratification dans notre parlement.

S’il y a une détérioration de la situation [dans le conflit du Karabakh] ou ... si il n’y a aucun espoir de progrès [] alors les membres de notre parlement seront tentés de voter contre la ratification. Par conséquent, nous devons dès maintenant travailler sur un scénario positif."

"Afin d’obtenir son aval [du parlement] nous avons besoin de quelques progrès dans les pourparlers de paix car l’Azerbaïdjan est une alliée stratégique et c’est presqu’une question de politique intérieure pour la politique étrangère de la Turquie", a souligné Davutoglu. "La communauté internationale devrait aider à mettre fin à « l’occupation illégale de 20% des territoires azerbaïdjanais » si elle veut une normalisation rapide des relations turco-arméniennes," a-t-il précisé.

Lorsqu’on lui demande si cela signifie que le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan n’enverra pas les accords au Parlement pour ratification avant de voir des progrès décisifs dans les négociations arméno-azerbaïdjanaises, Davutoglu a répondu : "Oui, bien sûr."

Le ministre a semblé minimiser le fait que le parti d’Erdogan, Justice et Développement (AKP), a la majorité absolue à la Grande Assemblée Nationale turque. "Selon notre Constitution, la responsabilité du gouvernement se limite à envoyer ces accords au Parlement", a-t-il indiqué, s’exprimant en anglais. "Nous ne pouvons pas imposer quoi que ce soit au Parlement."

Les remarques de Davutoglu sont en phase avec les assurances répétées de M. Erdogan que la Turquie n’ouvrira pas sa frontière avec l’Arménie avant un règlement acceptable par l’Azerbaïdjan du conflit du Karabakh. Les autorités de Bakou, qui avaient vivement critiqué la signature des protocoles turco-arméniens au début du mois, se sont empressées de les soutenir.

"L’Azerbaïdjan se fonde sur les garanties de la partie turque selon lesquelles, la frontière avec l’Arménie ne sera pas ouverte sans une résolution du problème du Karabakh et nous n’avons aucune raison de douter des déclarations des dirigeants turcs sur la question," a déclaré le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Elkhan Polukhov, à l’agence de presse 1news.az. "Nous trouvons très encourageant le fait que les dirigeants turcs reconfirment leur position antérieure sur la question."

Le gouvernement arménien n’avait pas encore réagi à l’entretien de Davutoglu mardi soir. Le Président Serge Sarkissian avait implicitement menacé au lendemain de la signature de se retirer des accords si les Turcs ne parvenaient pas à les mettre en œuvre ‘dans un délai raisonnable.’ Certains de ses alliés politiques ont parlé du ‘début du printemps’, comme date limite officieuse qu’Erevan met pour l’achèvement du processus de ratification.

Les dirigeants arméniens insistent sur le fait que les protocoles turco-arméniens ne font aucune référence au conflit du Karabakh. Leurs adversaires politiques affirment, cependant, que l’administration Sarkissian a promis de faire davantage de concessions à l’Azerbaïdjan au cours des travaux préparatoires des protocoles avec Ankara.

Emile Danielian - armenialiberty




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Source/Lien : FEAJD



   
 
   
 
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