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1915 : les Arméniens possédaient la moitié de Diyarbékir
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous livre la traduction dÂ’un article en anglais paru dans Agos, le journal armĂ©nien de Turquie. Vartkes ErgĂĽn Ayık, directeur du ComitĂ© exĂ©cutif de la Fondation caritative armĂ©nienne de l’Église Saint Guiragos Ă  DiyarbĂ©kir* explique que la Fondation est engagĂ©e dans une action totale pour assurer le retour de ses biens immobiliers et restaurer lÂ’Ă©glise de DiyarbĂ©kir. Le responsable aux archives turques du Bureau dÂ’Enregistrement des Terres (cadastre) de la ville a dĂ©clarĂ© aux ArmĂ©niens de la Fondation : « Il fut un temps oĂą la moitiĂ© de DiyarbĂ©kır vous appartenait. » Depuis le gĂ©nocide de 1915 et lÂ’extermination de la population armĂ©nienne de lÂ’Empire ottoman, « deux Ă  trois mille Ă©glises et monastères armĂ©niens situĂ©s en Turquie, ont Ă©tĂ© dĂ©truits ou laissĂ©s Ă  lÂ’abandon. Combien en reste-t-il aujourdÂ’hui ? Si lÂ’Ă©glise Saint Guiragos sÂ’Ă©croule, une autre trace dÂ’une immense histoire va ĂŞtre anĂ©antie. Les mots disparaissent et sombrent dans lÂ’oubli, mais les empreintes de la civilisation perdurent. » Un article saisissant qui donne un aperçu de lÂ’ampleur de la perte subie par le peuple armĂ©nien. Quatre ArmĂ©niens de Turquie essayent de sauver ce qui appartient Ă  la mĂ©moire de lÂ’humanitĂ©.

“Nous récupèrerons nos biens”

Mayda Saris



25 octobre 2009

Vartkes ErgĂĽn Ayık, directeur du ComitĂ© exĂ©cutif de la Fondation caritative armĂ©nienne de l’Église Saint Guiragos Ă  DiyarbĂ©kir, dĂ©clare que de nombreux bâtiments et bureaux du gouvernement se trouvent sur des propriĂ©tĂ©s de fondations et explique que ce changement de main des propriĂ©tĂ©s nÂ’est pas entièrement clair.

Si les Fondations armĂ©niennes ont enregistrĂ© 262 demandes au Directorat RĂ©gional des Fondations pour le retour de biens immobiliers enregistrĂ©s, mais confisquĂ© par l’État turc, cÂ’est Diyarbakır, qui abrite 190 biens de fondations armĂ©niennes, situĂ©s dans 29 quartiers, qui est devenu le centre de lÂ’attention. Vartkes ErgĂĽn Ayık, directeur du ComitĂ© exĂ©cutif de la Fondation caritative armĂ©nienne de l’Église Saint Guiragos Ă  DiyarbĂ©kir, a partagĂ© les dĂ©tails de ce sujet avec les lecteurs dÂ’Agos. La Fondation a dĂ» faire enregistrer sa demande sur une base de voisinage par manque de pièces justificatives suffisantes. Le ComitĂ© exĂ©cutif sÂ’est engagĂ© dans une action totale pour assurer le retour des biens immobiliers de la Fondation et restaurer lÂ’Ă©glise de DiyarbĂ©kir.

Yetesia Tırtır, PrĂ©sident de la Commission mixte de lÂ’Immobilier, qui a parlĂ© Ă  Agos des efforts engagĂ©s pour assurer le retour des propriĂ©tĂ©s confisquĂ©s, a mentionnĂ© le fait que vous aviez trouvĂ© un registre contenant une liste des propriĂ©tĂ©s Ă  DiyarbĂ©kır. Quand ce registre sÂ’est-il retrouvĂ© en votre possession ?

La première chose que nous avons faite lorsque nous avons commencĂ© Ă  travailler il y a deux ans fut dÂ’aller dans lÂ’Ă©glise de Saint Guiragos et de lÂ’explorer. Nous avons trouvĂ© des documents couverts de poussière et de saletĂ©s dans une pièce de lÂ’Ă©glise, qui Ă©tait dans un Ă©tat Ă©pouvantable. Nous avons transportĂ© ces trois sacs de documents. Nous les avons classĂ©s. Le plus important de ces documents Ă©tait le registre armĂ©nien contenant une liste des biens immobiliers appartenant aux Fondations armĂ©niennes de DiyarbĂ©kır. Nous avons fait traduire ce registre en turc.

Est-ce que toutes les propriétés appartenant à votre Fondation se trouvent dans ce registre ?

Oui, les 190 propriétés dans 29 quartiers voisins sont enregistrées. Nous n’avons pas d’autres documents concernant ces propriétés. Il faudra enquêter au cas par cas. Par exemple, les noms de la plupart des endroits ont changé aujourd’hui, par conséquent une enquête méticuleuse doit être menée.

Faudra-t-il porter l’affaire devant les tribunaux pour toutes les propriétés ?

Tous nos cas doivent être traités par un tribunal. Parce qu’en pratique, vous devez utiliser les biens qui font l’objet d’un procès. En d’autres mots, vous utilisez l’endroit, donc il est évident qu’il vous appartient, mais vous n’avez pas de titre de propriété, donc vous déposez un dossier auprès du tribunal. Notre situation est différente. Nos propriétés immobilières enregistrées sont utilisées par d’autres personnes. Cependant, nous déposerons des dossiers auprès du tribunal pour qu’il y ait des traces de tout cela.

Comment allez-vous financer des centaines de procès ?

Ces cas exigent un vaste budget. Ils impliquent de nombreux honoraires et de grosses dĂ©penses. Nous allons prĂ©parer un rapport et le prĂ©senter au VADİP (Plateforme pour la SolidaritĂ© et la Communication entre les Fondations), car ceci appartient Ă  nous tous. Nous devons faire tout ce qui est nĂ©cessaire de faire. Ce sera une contribution importante, mĂŞme si nous rĂ©ussissons Ă  ne rĂ©cupĂ©rer quÂ’une partie de nos biens.


Avez-vous d’autres données intéressantes dans ce registre ?

Ă€ la fin du registre, il y a une liste des biens mobiliers de lÂ’Ă©glise en 1924 – meubles et marchandises, tapis etc. Malheureusement, rien de tout ceci nÂ’existe plus aujourdÂ’hui. Il y a Ă©galement des propriĂ©tĂ©s enregistrĂ©es au nom du Monastère Saint Jacques Ă  JĂ©rusalem; nous avons fait des dossiers pour ces propriĂ©tĂ©s aussi. JÂ’ai informĂ© Aram Sırpazan** [Nota CVAN : l'actuel primat du catholicossat de la Grande Maison de Cilicie ***], je pense quÂ’il a transmis lÂ’information Ă  JĂ©rusalem Ă  ce sujet.

Avez-vous des biens sans titre de propriétés ?

Lorsque nous avons pris nos fonctions, Aram Sırpazan nous a donnĂ© 48 titres. Ils datent tous de 1952-56. Sur le papier, nous sommes propriĂ©taires. Cependant, lorsque nous avons Ă©tudiĂ© la situation sur le terrain, nous avons malheureusement dĂ©couvert des bâtiments, des immeubles dÂ’habitation Ă  plusieurs Ă©tages et des bureaux gouvernementaux sur beaucoup de nos terres. Comment ont-ils rĂ©ussi Ă  les acquĂ©rir, cela nÂ’est pas très clair.


Avez-vous déposé des dossiers pour cela aussi ?

Nous avons pu retrouver 19 biens sur les 48, et nous les avons rĂ©cupĂ©rĂ©s. Il y a dĂ©jĂ  deux Ă©glises dont la Fondation est propriĂ©taire : Saint Guiragos et Saint Sarkis [Saint-Serge]. Les autres sont diverses maisons et magasins situĂ©s autour des Ă©glises. Nous avons Ă  prĂ©sent dĂ©posĂ© un dossier de jugement pour sept vastes propriĂ©tĂ©s (5000-7000 mètres carrĂ©s) situĂ©es en centre ville. Toutes les sept se trouvent dans le quartier de Köşkler. LÂ’Ă©tape retrouver est terminĂ©e, maintenant cÂ’est lÂ’Ă©tape action qui commence. CÂ’est-Ă -dire que nous allons exiger que nos propriĂ©tĂ©s nous soient rendues.


Vous parlez de vastes terrainsÂ…

Lorsque nous avons commencĂ© lÂ’enquĂŞte, nous nÂ’arrĂŞtions pas dÂ’aller dans les archives du Bureau dÂ’Enregistrement des Terres (cadastre). Le responsable en charge de ces vieux registres Ă©tait stupĂ©fait Ă  chaque visite. Une fois, il a dit : “Il fut un temps oĂą la moitiĂ© de DiyarbĂ©kır vous appartenait.” Il est impossible dÂ’entendre cela et de rester indiffĂ©rent.

RĂ©cemment, le cimetière de Diyarbakır a attirĂ© lÂ’attention Ă  cause des funĂ©railles dÂ’Aram Dikran. Il y a-t-il un titre de propriĂ©tĂ© pour ce cimetière ?

Ce cimetière est Ă©galement situĂ© dans le quartier de Köşkler et nous avons son titre de propriĂ©tĂ©. Mais, cÂ’est une situation intĂ©ressante. Le titre stipule que la surface du cimetière est de 1080 mètres carrĂ©s. Cependant, nous avons menĂ© une enquĂŞte sur le passĂ© du cimetière et les rĂ©sultats sont au-delĂ  de vos rĂŞves. Le cimetière Ă  lÂ’Ă©poque couvrait une surface de 20 000 mètres carrĂ©s ! L’État lÂ’a divisĂ© encore et toujours, et il a rĂ©duit le cimetière Ă  sa surface actuelle.

Quel genre de bâtiments ont été construits sur les terres appartenant à la Fondation ?

De vastes complexes ont été construits sur ces lieux. Par exemple, sur l’un d’eux il y a les bâtiments de l’Usine Hydraulique (State Hydraulic Works) et sur un autre une école professionnelle. Nous les avons identifiés. Comment ces changements sont-ils survenus - est-ce que l’État les a confisqués ? Est-ce que l’État les a morcelés ? Ou les a-t-il utilisés en l’état parce qu’il n’avait pas d’information à leur sujet ?

Il est difficile d’obtenir des informations précises.
Des certificats de titres d’allocation de la propriété ont été émis pour certains d’entre eux. Par exemple, cinq ou six certificats de titres attestent d’un terrain de 5000 mètres carrés. Cependant, les autres sont des titres portant sur 100, 150, 200 mètres carrés, ce qui ne couvre que 20% de la superficie totale. Il y a beaucoup de points d’interrogation. Comment ces certificats ont-ils été émis ? Nous explorons toutes les voies.

Il y a-t-il eu des problèmes avec les locataires ?

Il y avait des locataires dans les bâtiments. Vous n’allez pas le croire, mais les loyers étaient de l’ordre de cinq lires, dix lires. Malgré cela, les locataires ne payaient pas leur loyer depuis des années. Nous avons renouvelé leurs contrats. Les chiffres tournent autour de 80 lires, 100 lires : donc des loyers peu élevés. Mais la chose importante, c’est qu’ils sont tous déclarés à présent. C’est un grand avantage; si nous réussissons à restaurer l’église de Saint Guiragos, elle survivra grâce aux revenus de ces locations.

Il y a-t-il des informations sur le nombre de Fondations qui existaient Ă  Diyarbakır dans le passĂ© ?

Nous nÂ’avons quÂ’une seule fondation Ă  DiyarbĂ©kır depuis 1950. Nous nÂ’avons pas de comprĂ©hension totale pour une date plus ancienne, mais trois noms sont mentionnĂ©s : Saint Sarkis, Saint Guiragos et Hıdır İlyas. En dÂ’autres mots, le nom de notre Fondation est “Saint Sarkis, Guiragos, Hıdır İlyas”. Les trois Fondations semblent avoir fusionnĂ©.

L’Église de Saint Guiragos était en bon état jusqu’en 1980. Pourquoi est-elle dans un tel état de destruction aujourd’hui ?

Tout d’abord, une toute petite partie du plafond est tombée. Puis, un manque d’entretien et de réparations a mené à l’état dans lequel elle se trouve aujourd’hui.

Il y a t-il des développements concernant le travail de restauration ? Vous avez lancé un appel d’offres, a-t-il pris fin ?

Oui, c’est terminé. Nous avons reçu des offres et nous les avons examinées, mais le gagnant n’a pas encore été annoncé. Ce sera décidé lors d’une réunion que nous tiendrons dans deux jours.

Combien d’entreprises ont participé à l’appel d’offres ?

Seules trois entreprises ont répondu, parce que le travail est très difficile. Nos spécifications sont aussi assez difficiles. Nous avons dit aux entreprises que nous pourrions aussi utiliser les donations que nous récolterions. Par exemple, quelqu’un a promis de fournir le bois de construction qui sera utilisé pour la restauration.

Et donc, nous remettrons ce bois à l’entreprise et nous le déduirons de la facture. Ceci ne satisfait pas toutes les entreprises. Nous avons dit : “La priorité va avant tout à la restauration du toit.” Même si nous n’avons pas d’argent, nous nous débrouillerons pour en avoir et reconstruire le toit. Nous en avons pris la responsabilité. Et pourtant, si après cela nous n’avons pas d’argent, l’entrepreneur devra attendre que nous trouvions de l’argent ou partir. Dans ces conditions, l’appel d’offres n’est pas très attrayant en termes de rentabilité. Mais il y a un autre aspect à ce projet; s’il aboutit, ce sera une référence très importante tant pour l’architecte que pour l’entreprise engagée.

Nous avons divisé la restauration en trois étapes. Premièrement, le toit de l’église sera reconstruit. C’est un monument intéressant. Tant les murs que les cintres surplombant les colonnes possèdent un plaquage de pierre avec un remplissage de pierre et de mortier. Si le toit est ouvert, la neige et la pluie endommagent gravement l’église. On ne sait pas si l’église pourra survivre encore un an dans ces conditions. Si les cintres et les colonnes s’écroulent, le travail sera rendu encore plus difficile et le prix augmentera.

En ce moment, nous nous efforçons de faire reconstruire le toit. Nous ferons ce qu’il est nécessaire de faire. Et s’il le faut, nous lèverons des fonds entre nous pour achever le toit.

Avez-vous des difficultés à lever des fonds ? Est-ce que la communauté à l’étranger s’intéresse à ce sujet ?

La municipalité a promis de contribuer. Nous avons aussi récolté des fonds. Nous avons pris quelques contacts à l’étranger. Cependant, nous avons l’impression que pour être en mesure de recevoir des contributions significatives, en provenance de l’étranger, nous devons d’abord entamer la restauration sur le site.

Ils ont peut-être du mal à croire que ce travail sera vraiment réalisé ?

Il y a des doutes des deux cĂ´tĂ©s : premièrement, serons-nous capables dÂ’accomplir cela ? Deuxièmement, est-ce que les gens de DiyarbĂ©kır, est-ce que les municipalitĂ©s le permettront ?

Comment voyez-vous la situation ?

En fait, jusqu’à aujourd’hui, les municipalités de la région, le bureau du gouverneur, le bureau du maire, le Comité des Monuments, le Directorat général des Fondations, tous désirent que cela soit réalisé. Sinon, cela serait impossible, même si vous aviez 50 millions de dollars cash. Nous devons utiliser au mieux cette bonne atmosphère. La municipalité a promis de financer un tiers des coûts, et nous réunirons le reste.

Est-ce que cela sÂ’est avĂ©rĂ© ĂŞtre plus un sujet dÂ’intĂ©rĂŞt pour les gens de DiyarbĂ©kır ?

JÂ’ai parlĂ© Ă  dÂ’anciens rĂ©sidents de Diyarbakır. Mais cela appartient Ă  la communautĂ© en tant quÂ’entitĂ©, alors tout le monde devrait sÂ’y intĂ©resser. JÂ’ai parlĂ© Ă  Viken Sırpazan Ă  Washington, Ă  Khajag Sırpazan Ă  New York; ils ont une approche positive. Notre ami de DiyarbĂ©kır, Hrant GĂĽlyan qui vit Ă  prĂ©sent aux USA, fera venir un groupe de 100-150 personnes Ă  DiyarbĂ©kır lÂ’Ă©tĂ© prochain. SÂ’ils voient que le travail a dĂ©jĂ  dĂ©butĂ© lorsquÂ’ils arriveront, ils seront très impressionnĂ©s.

Avez-vous fait une demande de subvention auprès de l’Union européenne ?

Nous lÂ’avons fait, mais le budget 2009 Ă©tait bouclĂ©, alors nous ferons une nouvelle demande pour 2010. JÂ’ai Ă©galement parlĂ© au Consul amĂ©ricain dÂ’Adana, et je lÂ’ai emmenĂ© Ă  DiyarbĂ©kır et Ă  lÂ’Ă©glise. Il a montrĂ© un grand intĂ©rĂŞt. Si la reconstruction dĂ©bute, nous retournerons voir toutes ces personnes. Nous faisons de notre mieux pour faire de la publicitĂ© pour cet Ă©vĂ©nement.

Il y a-t-il eu des attitudes négatives ?

Malheureusement, des voix de notre propre communauté se font aussi entendre : “Il n’est pas nécessaire de dépenser autant d’argent pour ça. Il n’y a plus d’Arméniens ici de toute façon.” Mais bien sûr, il n’y a pas d’opposition puissante. La majorité est plus sensible et en faveur de la sauvegarde d’un tel monument historique. Au début du siècle, il y avait 2000 à 3000 églises en Anatolie. Combien en reste-t-il aujourd’hui ? Si celle-ci s’écroule aussi, une autre trace d’une immense histoire va être anéantie. Les mots disparaissent et sombrent dans l’oubli à un moment ou à un autre, mais les empreintes de la civilisation perdurent.

Il ne doit pas être facile de mener un tel travail. Combien êtes-vous au Conseil exécutif de la Fondation ?

Nous ne sommes que quatre. Dans le passĂ©, ceux qui ne rĂ©sidaient pas dans la ville mĂŞme nÂ’avaient pas le droit de travailler Ă  la Fondation. Après la disparition de cette condition de rĂ©sidence Ă  DiyarbĂ©kır, nous avons immĂ©diatement mis sur pied une Ă©quipe. Je ne savais mĂŞme pas que mon nom faisait partie de cette Ă©quipe crĂ©Ă©e par Aram Sırpazan. Nous avons commencĂ© par un groupe de six. Un de nos amis est dĂ©cĂ©dĂ©, un autre a dĂ©missionnĂ©, nous ne sommes donc plus que quatre.

Ces quatre personnes font actuellement dÂ’immenses efforts pour rĂ©cupĂ©rer lÂ’histoire de DiyarbĂ©kır et les biens immobiliers appartenant Ă  leur Fondation. Soutenir leurs efforts revĂŞt une importance capitale, car outre le fait de recouvrer les biens de la Fondation, lÂ’Ă©glise Saint Guiragos, une fois restaurĂ©e, sera un cadeau non seulement aux ArmĂ©niens mais Ă  toute lÂ’humanitĂ©.

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN - 6 novembre 2009 - www.collectifvan.org

*DiyarbĂ©kır ou Diyarbakır, ville du sud-est de la Turquie de 855 389 habitants : les Kurdes constituent actuellement la majeure partie de la population de la ville. Jusqu'au gĂ©nocide armĂ©nien de 1915, la rĂ©gion Ă©tait fortement peuplĂ©e dÂ’ArmĂ©niens.

** Le terme de « Serpazan » ou « Sırpazan » selon lÂ’alphabet turc, est un mot armĂ©nien signifiant « EvĂŞque ».
*** Sa Sainteté Aram Ier est l'actuel primat du catholicossat de la Grande Maison de Cilicie (depuis le 28 juin 1995). Le catholicossat de la Grande Maison de Cilicie, catholicossat de Cilicie ou catholicossat de Sis est une juridiction autocéphale de l'Église apostolique arménienne. Le chef de l'Église porte le titre de Catholicos de la Grande Maison de Cilicie, avec résidence à Antélias près de Beyrouth au Liban.


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1915 : les Arméniens possédaient la moitié de Diyarbékir


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