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« Les écoles françaises punissent les élèves qui nient le prétendu génocide »
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Ali Ihsan Aydin a signé dans le Today’s Zaman (journal anglophone de Turquie), un article concernant l’affaire du jeune collégien originaire de Turquie, renvoyé deux jours de son établissement scolaire près de Nancy, pour avoir écrit, dans un devoir d’histoire, que le génocide arménien, s’il existait, était mérité… Un article à charge pour les professeurs bien évidemment, truffé d’expressions telles que « le prétendu génocide » et dont le but est de faire du jeune élève de 13 ans une victime du racisme anti-turc en France. Cet article contient des inexactitudes et des outrances destinées, semble-t-il, à victimiser le collégien. Par ailleurs, il n'y a rien d'illégal à punir un élève, même si la seule loi anti-négationnisme dans le Droit français concerne la Shoah. Car cela ne signifie pas pour autant, que la négation d'autres génocides et crimes contre l'humanité puisse être tolérée en classe... L’apologie d’un crime est un comportement inacceptable et l’école a pour devoir d’éduquer les enfants qui lui sont confiés, même et surtout s’ils sont soumis, dans leur cadre familial, à des comportements encourageant le racisme, la discrimination et le négationnisme. Le Collectif VAN vous propose la traduction de cet article en anglais du Today’s Zaman, du 18 novembre 2009.

Un élève turc puni pour avoir nié le génocide en France


Une loi qui pénalise la négation du prétendu génocide arménien doit encore être approuvée par le Sénat français ; cependant, les écoles françaises ont commencé à punir les élèves qui nient le prétendu génocide.

Mustafa Doğan, un jeune Turc de 13 ans, a été exclu d’une école de Nancy après avoir répété qu’il n’y avait pas de génocide arménien.

La plupart des Arméniens utilisent le terme de génocide pour qualifier une série d’événements tragiques qui se sont déroulés pendant une guerre entre la Russie et l’Empire ottoman en Anatolie orientale. La France est déterminée à pousser la Turquie à reconnaître comme véridiques les allégations des Arméniens. La Turquie, de son côté, a proposé que ce soit une commission d’historiens, et non des politiciens, qui décide de ce qu’il s’est passé en 1915.

Le Parlement français a reconnu le prétendu génocide arménien en 2001, ce qui a eu comme résultat de créer de vives tensions entre la France et la Turquie. En 2006, l’Assemblée Nationale française a adopté une loi proposant de punir toute personne niant le génocide arménien. Cependant, cela fait trois ans, et la loi n’a pas encore été approuvée par le Sénat, ni même appliquée. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy également est réticent à voir la loi votée par le Parlement.

Le professeur d’histoire de Doğan a posé une question sur les événements de 1915 et le “génocide arménien” dans un devoir écrit. Ayant argumenté avec le professeur sur cette question, l’élève turc s’est fâché et il a écrit : “Même s’il a eu lieu, ils l’avaient mérité.”

S’adressant au Today’s Zaman, Doğan a dit que le professeur avait menacé de lui mettre un zéro au devoir, s’il niait le génocide. “C’était un devoir important et nécessaire pour terminer le collège”, a dit Doğan. Après le devoir, le directeur de l’école a téléphoné au père de Doğan pour le rencontrer immédiatement, prétendant que son fils avait violé la loi française.

En réponse, le père, Mehmet Doğan, a dit qu’il n’avait pas vu de loi stipulant que ceux qui niaient le génocide seraient punis. “Je comprends à présent où votre fils a appris ce genre de choses” aurait dit le directeur au père.

Suite à cette dispute, le comité disciplinaire de l’école a renvoyé Mustafa Doğan pendant deux jours et lui a donné un devoir à faire dans les deux jours, dans lequel il devait reconnaître la validité du génocide.

Ce devoir devait être intitulé “Le génocide arménien perpétré par l’Empire ottoman : un crime contre l’humanité” et on a demandé à Doğan de faire des recherches sur le contexte historique des événements, d’écrire une liste détaillée du nombre de personnes tuées et de décrire la façon dont cela avait été organisé, de rencontrer des survivants du génocide, d’écrire qu’il reconnaissait le génocide, et de se concentrer sur les Turcs militants qui avaient commis le génocide.

En faisant ses recherches, Doğan ne devait ni consulter des sites turcs ni se servir de Wikipedia. Doğan devait préparer son devoir et en faire un exposé devant sa classe. Cependant, l’élève turc a refusé de faire ce devoir. “Nous vous avons donné une chance de corriger votre erreur, à présent reconnaissez le génocide !” lui aurait dit le professeur d’histoire.

Pendant que Doğan affirmait que la loi en question n’avait pas encore été adoptée, le professeur ne l’écoutait pas.
Tous ces événements montrent une tendance trouble dans les écoles françaises vis-à-vis des sanctions de la négation du prétendu génocide arménien.

L’Union européenne a adopté une loi sur les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et la négation de génocide en janvier, indiquant que ce n’est qu’après qu’un verdict a été rendu par une Cour internationale que de tels cas peuvent être jugés.

Mehmet Doğan accuse le directeur de l’école de racisme. Notant que le professeur avait fait pression sur son fils de 13 ans, un garçon qui peut être facilement provoqué en raison de son âge, Doğan a accusé le professeur d’avoir incité son fils à réagir ainsi.

Mehmet Doğan a dit que lui non plus ne reconnaissait pas le génocide et qu’il soutenait son fils, et il a dit : “j’aurais souhaité qu’il n’écrive pas ‘Même s’il a eu lieu [le génocide], ils l’avaient mérité.’ Cela les a mis en colère.”
Des responsables du COJEP, une ONG fondée par des Turcs, basée à Strasbourg, et Mehmet Doğan, rencontreront les autorités de l’école vendredi pour parler du cas de Mustafa Doğan.

Today’s Zaman a pu contacter le directeur du collège Jacques Marquette, Francis Vignola. Lorsqu’on lui a demandé son opinion sur cette affaire, Vignola a dit qu’il soutenait les sanctions infligées à Mustafa Doğan.

ALI İHSAN AYDIN PARIS - 18.11.2009

©Traduction de l'anglais: C.Gardon pour le Collectif VAN - 19 novembre 2009 - 14:49 - www.collectifvan.org

Lire aussi:

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Source/Lien : Today's Zaman



   
 
   
 
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