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Turquie/UE : le dilemme chypriote empoisonne les relations
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le sommet de l'Union Européenne des 10 et 11 décembre n’apportera pas beaucoup de surprises : les 27 ministres des affaires étrangères ont accepté ce 9 décembre de poursuivre et même de renforcer les discussions sur l'adhésion de la Turquie à l'Union mais, ils préviennent Ankara: ce processus pourrait sérieusement être ralenti si les Turcs ne font pas preuve d'un peu de bonne volonté à l'égard de Chypre. D'ici 15 jours, les Européens et les Turcs ouvriront donc un nouveau chapitre de négociations. A la lecture de l’article du quotidien turc Hurriyet, en date du 30 novembre dernier, il apparaît que si pour certains, le rêve de l'Europe est celui de nations et de peuples vivant dans l'harmonie et s'efforçant de réparer les vicissitudes du passé, pour Hélène Flautre, présidente de la Commission Parlementaire mixte UE-Turquie, cela consiste à faire accepter coûte que coûte dans l'Union européenne, un Etat occupant illégalement une partie de l'Union, et qui refuse d’intégrer les valeurs communes aux Etats membres. Hélène Flautre semble par ailleurs ignorer qu'un second mur de Berlin existe déjà en Europe : il sépare Nicosie en deux. Le Collectif VAN vous propose la traduction de cet article paru en anglais dans le quotidien turc Hurriyet Daily News en date du 30 novembre 2009.



Le dilemme chypriote empoisonne les relations entre la Turquie et l'UE

DÖNDÃœ SARIIŞIK
STRASBOURG, Bruxelles - Hürriyet Daily News
Lundi 30 November 2009

Avec le prochain sommet de l'Union Européenne programmé les 10 et 11 décembre, un accident ferroviaire est redouté dans le voyage européen de la Turquie puisqu'aucun accord n'a été atteint à Chypre pour mettre fin à la division de l'île datant de 35 ans. « Le problème de Chypre empoisonne le processus » dit un fonctionnaire européen de haut rang.


Le dilemme de Chypre dans les relations entre la Turquie et l'UE sera une nouvelle fois sur la table lors de la réunion du Conseil Européen des 10 et 11 décembre et le tableau n'est pas prometteur, même si de nouvelles sanctions ne sont pas envisagées. « Le problème de Chypre empoisonne le processus » a dit Jean-Claude Filori de l'unité Turquie du Directoire Général à l'Elargissement de la Commission Européenne.

Bruxelles a, à plusieurs reprises, pressé Ankara d'étendre l'accord d'union douanière à Chypre grecque [Nota CVAN : la République de Chypre est nommée ainsi dans l'article], mais la Turquie s'est jurée de ne pas faire de pas supplémentaire à moins que l'UE ne lève son embargo commercial sur Chypre du Nord. « Je ne dis pas que c'est bien, mais c'est un fait politique là-bas » a dit Filori dans une réunion avec des journalistes turcs à Bruxelles. Selon des suppositions, le dirigeant chypriote grec Dimitris Christofias va demander des sanctions plus dures contre la Turquie au sommet de décembre. Mais les analystes n'attendent pas de sanctions supplémentaire pour Ankara puisque l'UE a déjà gelé les discussions sur huit des 35 chapitres devant être clôturés pour conclure les négociations d'adhésion.

On attend que les officiels européens évitent de nouvelles tensions qui pourraient saper les négociations de paix soutenues par l'ONU entre les communautés grecques et turques de Chypre.

Bien que ce soit la commission qui conduise les négociations d'adhésion avec les pays candidats, l'approbation du parlement européen est nécessaire pour finaliser le processus.
La rapporteur du Parlement sur la Turquie, Ria Oomen-Ruijten, a appelé la Turquie à normaliser ses relations avec
Chypre grecque. Lors d'une réunion avec des journalistes turcs à Strasbourg, Oomen-Ruijten a indiqué que la situation sur l'île serait au centre du prochain sommet européen.
La Turquie s'est engagée à appliquer le protocole d'Ankara en 2009, selon Oomen-Ruijten, qui ajoute : « La Grèce et Chypre aimeraient parvenir à une solution aussi vite que possible. Aussi nous pressons le gouvernement turc d'effectuer quelques pas concrets ».

Les Chypriotes grecs, dont le gouvernement est l'administration internationalement reconnue de l'île, ont été admis dans l'UE en 2004 malgré leur vote-rejet du plan de paix de l'ONU. Les Chypriotes turcs avaient donné un soutien écrasant au plan, mais avaient été laissés dehors dans le froid. La Turquie insiste qu'elle n'étendra pas l'accord d'union douanière à Chypre grecque à moins que l'UE ne respecte ses promesses au sujet de la partie septentrionale.

« Les échanges commerciaux directs ne constituent pas un accord. C'était une proposition de la commission. La Turquie peut attendre des pas positifs de la part de l'UE, mais ce n'est pas une obligation. Ne l'oubliez pas. », a dit Oomen-Ruijten en réponse aux attentes d'Ankara. « Il devrait y avoir des pas positifs sur le respect du Protocole d'Ankara ». Hélène Flautre, la présidente de la Commission Parlementaire mixte UE-Turquie, a exprimé un message plus positif.

« Sans la Turquie, il manquera quelque chose à mon rêve d'Europe » a dit Flautre, pressant toutes les parties à contribuer à un accord avec Chypre. « « Quels qu'ils soient, tous les partenaires doivent pousser pour une solution. Sinon, cela signifiera l'effondrement du projet européen », a dit Flautre, appelant la Grèce, l'Union Européenne et les Nations-Unies à aider à empêcher la création d'un second mur en Europe.

« Nous sommes conscients qu'il y a un sentiment d'injustice à l'égard de la Turquie » a dit Richard Howitt, un membre de la Commission des Affaires Etrangères du Parlement Européen. En tant que rapporteur assistant sur la Turquie, Howitt a noté que le progrès ne serait pas possible sans une solution à Chypre. « La Turquie a soutenu la réunification de bonne foi. » a-t-il dit. « Mais le Protocole d'Ankara est une promesse claire et légalement contraignante ».

La Croatie et la Turquie sont actuellement en négociations pour devenir membre de l'Union Européenne, alors que les discussions n'ont pas encore démarré avec l'ancienne République Yougoslave de Macédoine, qui est un pays candidat depuis 2005. Le Monténégro, l'Albanie et l'Islande ont aussi déposé une candidature pour rejoindre le bloc.

Un fonctionnaire européen, parlant sous condition d'anonymat, a dit que même l'Albanie, qui doit faire face à de gros défis liés à la corruption, une économie pauvre et des violations des droits de l'homme, entrera dans le bloc avant la Turquie, qui doit lutter contre une hostilité politique en plus des critères standards.

Le tchèque Stefan Füle conduira la politique européenne de l'élargissement

Stefan Füle est devenu le commissaire européen pour l'élargissement et la politique européenne de voisinage, selon la liste annoncée le 27 novembre par Jose Manuel Barroso, président de la Commission Européenne.

La position du commissaire à l'élargissement a été décrite comme la plus cruciale pour la Turquie, particulièrement après que Herman Van Rompuy, connu pour ses remarques anti-Turquie, a été élu comme président à temps plein de l'Union Européenne.

« Nous avons un programme européen et maintenant nous avons une équipe européenne » a dit Barroso. « J'ai composé une commission forte pour remplir le rôle renforcé de l'Europe, y compris sur la scène mondiale, que lui confère le Traité de Lisbonne. Une des tâches-clés de cette équipe sera de donner vie aux opportunités fournies par le Traité de Lisbonne. »

En même temps que les autres commissaires désignés, Füle se présentera dans des auditions devant le Parlement européen en janvier. La commission sera nommée par le Conseil Européen sur la base d'un vote d'approbation et restera en fonction jusqu'au 31 octobre 2014.

Füle a servi en tant que ministre des Affaires Européennes de la République Tchèque et a représenté précédemment son pays à l'OTAN pendant quatre ans. Le commissaire à l'élargissement sortant, Olli Rehn, s'occupera d'affaires économiques et monétaires lors du nouveau mandat.

Barroso a aussi communiqué les noms de sept vice-présidents, dont la baronne Catherine Ashton, qui assumera aussi le rôle de haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. La nouvelle équipe comprendra 27 membres, dont Barroso, un par Etat membre. Quatorze membres, y compris le président, étaient déjà membres de l'équipe sortante.

© 2009 Hurriyet Daily News

©Traduction de l'anglais: Collectif VAN - 10 décembre 2009 - 07:23 - www.collectifvan.org

Lire aussi:

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Source/Lien : Hurriyet Daily News



   
 
   
 
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