Aujourd'hui : Dimanche, 29 mars 2020
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du NĂ©gationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenętre !  Envoyer cette page ŕ votre ami-e !
 
Le génocide arménien et les peurs de la Turquie moderne
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Hayk Demoyan, historien spécialiste du génocide arménien et directeur du Musée du Génocide arménien à Erevan, a écrit l’été dernier un long article à l’occasion du 70ème anniversaire du pacte Molotov-Ribbentrop signé le 23 août 1939. Il y décrypte la relation entre le pacte Molotov-Ribbentrop et la question arméno-turque. En effet, dix-neuf ans avant ce pacte funeste, suite à des accords secrets entre Mustafa Kemal Atatürk et Vladimir Lénine, les troupes bolcheviques et kémalistes avaient lancé ensemble une agression militaire contre la République d’Arménie. L’accord mutuel turco-soviétique pour diviser l’Arménie est devenu un précédent pour d’autres solutions similaires, en particulier pour le pacte Molotov-Ribbentrop, qui a radicalement changé l’environnement sécuritaire global dans l’Europe d’avant la Seconde Guerre mondiale. Cet article, écrit avant la signature des protocoles arméno-turcs du 10 octobre 2009, analyse la situation actuelle entre l’Arménie et la Turquie, ainsi que les peurs de la Turquie moderne. Le Collectif VAN vous propose la traduction de cet article très documenté.

LĂ©gende photo:
A gauche, l’un des manifestants arméniens à Erevan, Place de l’Opéra, en 1988 avec une affiche disant: “Lenine-Ataturk, 1921, Molotov-Ribbentrop, 1939”.
A droite, Haïk Demoyan, historien spécialiste du génocide arménien et directeur du Musée du Génocide arménien à Erevan.


Le génocide arménien et les peurs de la Turquie moderne

Ă€ lÂ’occasion du 70e anniversaire du pacte Molotov-Ribbentrop
signé le 23 août 1939

De Hayk Demoyan


25.08.2009

Au premier abord, on peut se demander quelle est la relation entre le pacte Molotov-Ribbentrop (par lequel la Pologne a été partagée entre l’Allemagne nazie et les soviétiques, et les États de la Baltique sont passés sous contrôle soviétique), et la question arméno-turque ? Des preuves historiques montrent clairement que l’approbation d’un tel accord par les Bolcheviques a eu lieu initialement 19 ans avant ce pacte fatal entre Nazis et Bolcheviques.

À la fin des années 1920, suite aux accords secrets entre Mustafa Kemal Ataturk, fondateur de la Turquie moderne et Vladimir Lénine, les troupes bolcheviques et kémalistes ont lancé ensemble une agression militaire contre la République d’Arménie. Suite à cette guerre, l’Arménie a été obligée de signer des accords humiliants avec ses agresseurs, et le résultat fut qu’elle a cessé d’exister peu de temps après. Les territoires orientaux de l’Arménie ont été annexés par les troupes turques et plus tard rattachés à la République de Turquie. La plus grande partie de l’Arménie a été soviétisée par la Russie et elle a été intégrée à l’URSS en 1922.

Les Bolcheviques ont également fourni toutes les munitions et armes nécessaires aux forces kémalistes, ainsi que de l’or, pour combattre les Alliés, faire la guerre contre l’Arménie et repousser les troupes grecques. Ce même schéma a également fonctionné plus tard. Avant et après avoir signé le pacte Molotov-Ribbentrop, les soviétiques ont fourni l’entraînement et le matériel nécessaires aux armées nazies pour combattre les Alliés en Europe.

Par conséquent, l’Arménie est devenue la première victime des crimes des Bolcheviques commis lors des premières phases de leur partenariat avec les kémalistes. L’accord mutuel pour diviser l’Arménie est devenu un précédent pour d’autres solutions similaires, en particulier pour le pacte ci-dessus mentionné, le pacte Molotov-Ribbentrop, qui a radicalement changé l’environnement sécuritaire global dans l’Europe d’avant la Seconde Guerre mondiale, avec des conséquences à venir très lourdes.

La République moderne de Turquie, héritière de l’Empire ottoman, a intégré les nombreuses valeurs traditionnelles et historiques, ainsi que les peurs, de ses prédécesseurs. Celles-ci concernent la construction de la nation et de l’État, en particulier par rapport aux questions liées aux minorités ethniques.

Quelles sont donc ces peurs de la Turquie moderne vis-à-vis des Arméniens et du génocide arménien ?

Le Traité de Sèvres : le “Syndrome de Sèvres” tourmente le leadership turc depuis le tout début de l’établissement de la République turque. Le fait que la Turquie soit membre de l’OTAN, ainsi que son partenariat politique et militaire étroit avec les grandes puissances occidentales, en particulier avec les USA, n’ont pas éliminé les complexes et les peurs des dirigeants turcs modernes et de la société d’aujourd’hui. Le Traité de Sèvres, signé le 10 août 1920, traçait les frontières de deux États distincts, l’Arménie et le Kurdistan, qui comprenaient de nombreux territoires orientaux de la République moderne de Turquie, historiquement connus sous le nom ‘d’Arménie’.

La Turquie a réussi à échapper à la ratification et la mise en oeuvre de ce traité, même après la décision prise par le Président des U.S.A à l’époque, le Président Woodrow Wilson, en novembre 1920, grâce aux manœuvres diplomatiques et militaires des kémalistes qui ont joué un double jeu avec les Alliés et les Bolcheviques à ce moment-là. La question de la légitimité de cet accord d’un point de vue du droit international est toujours ouverte, et pourrait être un sujet pour la conclusion finale de la commission, sérieuse et non partisane, d’experts juridiques.

Le Traité de Lausanne : d’aucun pourrait penser que la Turquie est apparue victorieuse après la signature du Traité de Lausanne en 1923, grâce auquel les kémalistes ont échappé à leurs responsabilités pour le génocide arménien et pour toutes les autres violations commises envers les sujets chrétiens de l’Empire ottoman, en utilisant les approches de la realpolitik des puissances occidentales vis-à-vis de la ‘question arménienne’. Le Traité de Lausanne était le contraire du Traité de Sèvres, mais même la misérable phraséologie reconnaissant le droit des minorités dans ce Traité a été violée par les dirigeants turcs, dès son entrée en vigueur.

Une simple mission d’enquête pourrait confirmer que la Turquie a violé le traité international existant, en détruisant et en annihilant intentionnellement des milliers de lieux de cultes et de cimetières arméniens, grecs et ceux d’autres religions, au lieu de les reconstruire et de permettre leur utilisation par les représentants des minorités, comme cela est stipulé dans le Traité de Lausanne.

La Turquie moderne est responsable d’avoir éliminé des civilisations chrétiennes anciennes sur le territoire de l’Asie Mineure. Les conséquences sont très lourdes : près de 5000 (cinq mille) monuments chrétiens primitifs, parmi lesquels trois mille était arméniens, sont perdus à jamais en raison de la politique de destruction de l’État, qui a eu cours ces 80 dernières années.

C’est un devoir crucial pour l’UNESCO d’envoyer une mission de prospection en Turquie pour préparer une liste des lieux de cultes et des cimetières arméniens, grecs et autres, endommagés, convertis ou complètement détruits. La Turquie devrait être tenue pour responsable des faits indéniables de sa destruction intentionnelle de ces monuments (pour plus d’information sur ce sujet voir : http://www.genocide-museum.am/eng/cultural_genocide.php).

Les efforts turcs actuels pour anatoliser (simplement renommer tous les monuments existant avec des noms d’origine anatolienne) tout monument culturel et historique sur le sol turc est assez compréhensible. C’est une manière douce de cacher ou tout du moins d’effacer les identités des marqueurs des civilisations uniques et distinctes des cultures locales, dont les titulaires ont été tués, déportés ou sont actuellement exilés de leurs terres natales.

Traité de Kars : les accords de Moscou et de Kars signés entre les Bolcheviques et les kémalistes en 1921 ont finalement partagé la zone d’influence dans le Caucase par un jeu de partenariat stratégique qui a duré jusqu’à la fin des années 1920. Les aspects légaux de ces traités sont entièrement contestés, puisque le traité a été signé entre les kémalistes et les Bolcheviques - deux parties qui n’étaient pas reconnues par la communauté internationale, et en particulier par la Société des Nations.

Les Bolcheviques à Moscou ont fait pression sur les Républiques d’Arménie et de Georgie pour qu’elles signent et ratifient le Traité de Kars, ce qui est absolument illégal selon le droit international. Il est grand temps que nous établissions des relations bilatérales entre la Turquie et l’Arménie pour mettre en place une commission d’experts juridiques qui examineront la légitimité de la frontière turco-arménienne au regard du droit international.

La Turquie a déjà signé des accords avec l’Azerbaïdjan et la Georgie pour établir des relations bilatérales, et dans le même temps elle a violé le Traité de Kars contesté, puisque la reconnaissance de la région du Nakhichevan comme faisant partie de l’Azerbaïdjan contredit le Traité de Kars qui stipule que le Nakhichevan passe sous la protection de l’Azerbaïdjan, et non pas qu’il devient une partie de ce pays. Dans la continuation des crimes stalinistes, la région du Karabakh a également été rattachée à l’Azerbaïdjan un an après l’annexion et le partage de l’Arménie, cette fois sous la pression directe de Josef Staline.

Aujourd’hui, la Turquie ne peut être considérée comme un État complet, puisqu’une grande partie de la frontière du pays n’est pas légitime et continue d’être contestée, car Ankara rejette l’établissement de relations bilatérales avec l’Arménie selon les documents de base des Nations Unies sur l’établissement de relation entre États.

L’Arménie : le simple mot “Arménie” déclenche une réaction en Turquie. C’est une réaction d’autoconservation, de théories du complot et de peur des responsabilités et de leurs conséquences. La question du génocide arménien est une question dangereuse pour la Turquie sous bien des aspects : elle élimine la connaissance de base ou elle change radicalement la représentation globale de l’histoire de la Turquie moderne.

Revoir l’histoire est toujours dangereux, en particulier dans des sociétés lourdement contrôlées. Mais le processus est en cours, en dépit de tous les efforts faits pour s’y opposer et pour développer de nouvelles approches et stratégies négationnistes encore plus sophistiquées. Indubitablement, la question du génocide est un terrible coup, non seulement pour la dignité nationale des Turcs et de la Turquie, mais parce qu’elle créé une corrosion dangereuse de tous les mythes fondateurs de la Turquie, un scénario dont nous avons été témoins pour le cas de l’Union soviétique pendant les années de sa chute.

Les discours actuels de la Turquie sur l’appartenance ethnique de tel groupe ou de tel individu, et les tentatives visant à revoir les vues pétrifiées sur la construction sociale et ethnique de la société sont une preuve de plus de la dangereuse dégradation et de la chute en cours des stratégies kémalistes. La seule institution qui adopte encore les formules désuètes et les méthodes d’unification nationale, est l’Armée turque. Le manque d’applications modernes, aux menaces et aux défis modernes à relever, a transformé l’héritage d’Atatürk en un obstacle majeur à la démocratisation de la Turquie et à son intégration totale à l’Europe.

La vulnérabilité de la Turquie
Les développements en cours entourant les discussions entre la Turquie et l’Arménie ont clairement révélé la fragilité de la situation intérieure et extérieure en Turquie et autour de la Turquie. La tradition Guerre froide-iste en politique et dans la rhétorique politique est toujours de mise parmi les preneurs de décisions politiques et militaires en Turquie.

Le dialogue arméno-turc, initiative du Président arménien Serge Sargsyan, a clairement montré combien la Turquie souffre encore des théories du complot et comme elle a peur d’éliminer des tabous existants, créés dès la fondation de la République. Pendant l’été 2008, Ankara a été confrontée à un sérieux problème : comment annuler l’invitation du dirigeant arménien à se rendre en Arménie ? [Nota CVAN : invitation adressée au Président turc Abdullah Gül]. Un an plus tard, la Turquie a eu un autre problème : comment garder la frontière fermée avec l’Arménie, mais cependant convaincre le Président arménien de se rendre en Turquie ? On pourrait conclure que nous sommes à présent confrontés à une “question turque” dans le processus et que ce processus est dû à tous les paradigmes énoncés ci-dessus.

Une autre crainte de la Turquie, parmi de nombreuses autres craintes, concerne la question du renforcement économique des citoyens kurdes, qui résulterait de leurs activités commerciales potentielles déclenchées par l’ouverture de la frontière. Ceci pourrait être considéré comme une véritable abomination pour les dirigeants turcs qui se trouvent dans une situation délicate et qui essaient de catalyser une solution de la question kurde, tout en ayant à l’esprit les défis à venir.

Anatomie de la rhétorique turque sur la réconciliation
“Déportation de 40 000 migrants arméniens de Turquie ?” Ce n’est pas la déclaration du Sultan ou des Jeunes-Turcs, mais la rhétorique des responsables turcs actuels qui aiment le répéter en toute occasion pour forcer l’Arménie à accepter les conditions préalables turques. On peut se demander comment les dirigeants turcs tolèrent des dizaines de milliers de travailleurs turcs illégaux en Israël, un pays accusé par le gouvernement turc d’avoir mis en place une politique génocidaire.

La rhétorique dure et menaçante des dirigeants turcs n’est pas nouvelle. En 1993, le Président de la Turquie, Turgut Ozal avait menacé de jeter ‘plusieurs bombes sur l’Arménie’, puisque ‘ce qu’il s’est passé en Anatolie ne lui a pas servi de leçon’ (allusion directe au génocide arménien). À présent, un peu plus modérés, les défis et les attaques envers l’Arménie sont remplacés par la menace de chasser de Turquie les 40 000 travailleurs arméniens illégaux qui s’y trouvent.

La Turquie a toujours cette propension à lier la question des relations diplomatiques avec le conflit actuel du Nagorno-Karabakh. Mais, dans le même temps, elle ignore l’existence de questions similaires avec ses autres voisins, en particulier avec Chypre. Si elle ouvre sa frontière avec l’Arménie, la Turquie a peur de perdre son pays frère l’Azerbaïdjan, se rendant elle-même otage de la politique et des comportements azéris.

Conséquences et opportunités
Les conséquences du génocide arménien ainsi que la destruction et l’expulsion des autres sujets chrétiens de l’Empire ottoman ont donné l’opportunité nécessaire à l’établissement de la République turque moderne. C’est-à-dire que la Turquie moderne est une conséquence du génocide des Arméniens, des Grecs et des Assyriens. La preuve indirecte de la création de l’État turc aux dépens des minorités est la suppression toujours en cours des droits des minorités kurdes et autres.

Les documents de base, qui contiennent les conceptions de la philosophie globale de l’établissement d’une République turque il y a 90 ans, comme par exemple, les résolutions des Congrès de Sivas et d’Erzeroum, indiquent clairement que les kémalistes ont simplement continué d’appliquer la politique des Jeunes-Turcs en ce qui concernait les sujets chrétiens de l’Empire, cette fois non seulement en s’opposant au retour des déportés, mais également en déportant les survivants qui étaient revenus s’installer dans leurs villages natals.

La politique de la Turquie vis-à-vis de l’Arménie révèle clairement non seulement le statut de puissance de la Turquie par rapport à l’Arménie, mais aussi le fait qu’elle préfère parler avec son voisin - qui n’a pas accès à la mer - d’une position de force, proche de l’action militaire, comme cela se remarque dans le blocus conjoint effectué par la Turquie et l’Azerbaïdjan sur l’Arménie. Cela montre également que les élites politiques turques modernes sont totalement à l’aise en ce qui concerne les conséquences du génocide arménien.

La politique officielle turque et sa rhétorique à cet égard montre que :
a. L’élimination de la population arménienne comme conséquence directe de la politique génocidaire de l’Empire ottoman, donne l’avantage au leadership moderne turc, pour faire un blocus efficace et pour faire pression sur l’Arménie sans déclencher d’opposition de la communauté arménienne, une communauté aujourd’hui marginalisée et opprimée à Istanbul.

b. Malgré les tentatives pour créer un grand melting-pot turc des différentes ethnies, des débats et des discussions en cours sur les origines indiquent l’échec des approches kémalistes à créer une Nation-État purement turque. L’opposition de la Turquie à ouvrir ses frontières avec l’Arménie a une explication basique cruciale à cet égard également.

Le souci principal des journalistes turcs visitant l’Arménie est de rechercher des survivants, ceux qui sont encore en vie et qui se souviennent du génocide. L’explication est simple : l’étape critique du changement de génération et de la turquisation des différentes ethnies identitaires n’a pas encore eu lieu en Turquie. De nombreuses générations en Anatolie orientale se souviennent encore de leurs ancêtres arméniens et tout contact avec eux pourrait défier les politiques basiques de l’État turc dans sa politique de turquisation. La peur de voir se rétablir des liens brisés entre parents séparés par le génocide double ces peurs.

c. Troisièmement, pour les dirigeants de la Turquie moderne, tout comme pour leurs prédécesseurs, le véritable anathème est la réapparition des Arméniens dans les territoires ‘nettoyés’. La Turquie a un problème psychologique ici, non seulement en termes de ‘péché de génocide’ ou de l’échec de sa mise en œuvre totale, mais cela révèle clairement la continuation des politiques de traitement des Arméniens sous les divers régimes politiques turcs.

Pour résumer, il est important de noter que, pendant des décennies, les mythes fondateurs de la nation turque se sont fissurés. Parmi les nombreuses pages de son histoire inventée, la Turquie sent qu’il est urgent de revoir et de réévaluer l’histoire du génocide arménien. Le niveau des campagnes négationnistes officielles est à stade qui défie la dignité nationale turque et son image sur la scène internationale.


Une citation fatale :
«Les Arméniens n’ont aucun droit dans ce merveilleux pays. Votre pays est le vôtre, il appartient aux Turcs. Ce pays était un pays turc dans l’histoire; par conséquent, il est turc et il restera turc pour l’éternité...» (Ataturkun Söylev ve demecleri, Ankara 1961, v. 1, p. 126). [Nota CVAN : Atatürk s’adressant au peuple turc].

Le temps est venu de dire un NON strict à ces mots d’Atatürk ! L’Anatolie était et doit être la patrie des Turcs, des Arméniens, des Grecs, des Assyriens et des Kurdes. Cette conclusion psychologique pourrait être le meilleur et le seul moyen de se réconcilier et d’éliminer toutes les conséquences des génocides ottomans.

©Traduction de l'anglais: C.Gardon pour le Collectif VAN - 21 décembre 2009 - 07:23 - www.collectifvan.org







Retour Ă  la rubrique


Source/Lien : Genocide-Museum.am



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org