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Le ministre turc des affaires étrangères met en garde contre une résolution sur le génocide des Arméniens
Publié le :

Turquie

mardi9 février 2010, par Gari/armenews

Les mêmes causes suscitant les mêmes effets, l’histoire se répète sous la coupole du Capitole à Washington, où l’annonce d’un nouveau débat sur une résolution reconnaissant le génocide des Arméniens a provoqué, comme on pouvait s’y attendre, l’ire de la Turquie.

Le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu a vivement critiqué le 7 février le comité du Congrès américain qui se prépare à voter un projet de résolution sur le génocide des Arméniens, en mettant en garde contre les incidences qu’il pourrait avoir sur les relations de la Turquie avec les Etats-Unis comme avec l’Arménie. Soumise à plusieurs reprises au vote du Congrès, la reconnaissance du génocide des Arméniens a été à chaque fois mise au rancard, sous l’effet des pressions de la Turquie, fidèle allié des Etats-Unis au sein de l’Otan.

Le processus de normalisation engagé il y a bientôt deux ans entre l’Arménie et la Turquie a contraint Ankara à modifier son argumentaire, puisqu’aux menaces d’une détérioration des relations entre la Turquie et les Etats-Unis se sont ajoutées celles pesant sur le processus de normalisation des relations arméno-turques. C’est d’ailleurs cet argument qu’avait avancé le président Obama pour éviter de revenir sur sa promesse électorale de reconnaître le génocide des Arméniens lors de l’hommage rendu le 24 avril 2009, quelques semaines après son investiture, aux victimes arméniennes.

M. Davutoglu a laissé entendre que les Etatst-Unis cherchaient à utiliser ce’ projet de résolution pour faire pression sur la Turquie pour que son Parlement ratifie les protocoles en vue d’une normalisation arméno-turque. M. Davutoglu, comme son premier ministre Erdogan, n’a cessé de souffler le chaud et le froid depuis la signature des protocoles le 10 octobre 2009, en faisant comprendre qu’elle ne les ratifierait pas tant que l’Arménie n’accepterait pas au Karabagh un compromis conforme aux exigences de Bakou.

Par ailleurs, la Turquie a vivement critiqué l’arrêt de la Cour constitutionnelle d’Arménie qui décidait le 12 janvier dernier, que les protocoles étaient aptes à la ratification, un feu vert assorti toutefois de réserves tant sur la question de la reconnaissance du Génocide, à laquelle l’Arménie n’entend pas renoncer, que sur celle du processus de règlement du conflit du Karabagh, dont il a été rappelé qu’il était distinct de celui de la normalisation des relations turco-arméniennes. M. Davutoglu, qui avait estimé que ces réserves constituaient des conditions imposées par l’Arménie, a par ailleurs accusé celle-ci de compromettre les efforts internationaux en vue du règlement du conflit du Karabagh.

Le projet de résolution qui a suscité la colère de M. Davutoglu avait été introduit au Congrès américain il y a un an par les législateurs proches de l’Arménie. Il appelait le président Obama à reconnaître comme un fait de génocide le massacre d’un million et demi d’Arméniens de l’Empire ottoman de 1915 à 1918.

Le vote se déroulera moins de deux mois avant la commémoration du 95e anniversaire du génocide. Le chef de la diplomatie turque a exprimé sa préoccupation devant le sous-secrétaire d’État américain James Steinberg, qu’il a rencontré le 6 janvier en marge d’une conférence internationale sur la sécurité à Munich. Le diplomate américain avait rencontré le président arménien Sarkissian deux jours avant.

M. Davutoglu a suspecté l’Arménie d’être derrière l’inscription à l’ordre du jour du Congrès américain du projet de résolution sur le génocide, son objectif étant selon lui de torpiller le processus en cours, par l’arrêt de la Cour constitutionnelle d’abord, puis par la position jugée non constructive de M. Sarkissian lors de sa récente rencontre avec le président azéri Ilham Aliev à Sotchi en Russie.

En revanche, à Erevan, on se félicitait de la perspective d’un nouveau vote sur la reconnaissance du génocide au Congrès, les autorités arméniennes y voyant la confirmation de leurs engagements à poursuivre la campagne en vue de la reconnaissance internationale du génocide, malgré le processus de normalisation en cours avec la Turquie. Reste à savoir si un tel vote ne donnera pas le coup de grâce à ce processus qui semble moribond.




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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