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Davutoglu : les Arméniens doivent respecter notre mémoire
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a été interviewé dans le quotidien turc Milliyet. A cette occasion, il choisit la politique de la main de fer dans un gant de velours et s’emploie à faire une distinction entre les ‘bons’ et les ‘mauvais’ éléments de la diaspora : il tend ainsi la main à certaines personnalités de la diaspora arménienne, et applique le concept bien connu de « diviser pour régner ».

Mais chassez le naturel, il revient au galop, Davutoglu ne peut s’empêcher de dévoiler ses pensées profondes : « Nous devons faire preuve d'empathie afin de comprendre ce que les Arméniens ont traversé et ce qu'ils ont ressenti, mais ils doivent faire preuve de respect envers notre mémoire. Ils ne doivent pas construire une vision partisane de la mémoire alors qu'ils attendent le respect de leur propre mémoire.» Voilà donc la chanson bien connue des mémoires partagées, mises à égalité, entre descendants des bourreaux et ceux des victimes : le chef de la diplomatie turque n’hésite pas, 95 ans après un génocide toujours nié, à demander des efforts aux Arméniens et à leur donner des leçons de respect. Et selon lui, « 1915 est peut-être l'année de la déportation [tehcir] mais, dans le même temps, c’est l'année de Canakkale [la bataille de Gallipoli]. »

Eh oui, notez bien que 1915 est « peut-être » l’année de la déportation, mais que le mot « peut-être » n’est sûrement pas incorporé dans la seconde partie de la phrase : cela revient à affirmer que, contrairement à l’éventualité d’une déportation qui se serait tenue cette année-là, 1915 est, sans conteste, l'année de Canakkale [la bataille de Gallipoli]. Est-ce à dire que les pertes de l’Armée turque face aux alliés dans le détroit des Dardanelles, sont à imputer aux Arméniens et qu’elles exonèrent le gouvernement Jeune-Turc, de l’extermination des populations arménienne, grecque et assyro-chaldéenne-syriaque de l’Empire ottoman ?

Il est vrai que l’historiographie turque a déjà imputé durant des décennies, la défaite cuisante de l’Armée turque et d’Enver Pacha à Sarikamich durant l’hiver 1914-15, aux Arméniens… Alors pourquoi pas Gallipoli… A moins que le ministre turc veuille simplement souligner la similitude de dates : tandis que 75 000 soldats alliés débarquaient le 24 avril 1915 à Gallipoli, des centaines d’intellectuels et de notables arméniens étaient, eux, raflés à Constantinople et massacrés sur les routes de l’exil…


Davutoğlu prêt à négocier avec la diaspora


FİKRET BİLA
26.03.2010 07:36:29

Extraits :

"Ce n'est pas seulement l'Arménie avec laquelle nous tenons à normaliser les relations. Dans le même temps, nous souhaiterions établir un contact avec les Arméniens de la diaspora. Sur ce point, il est erroné d'aborder les Arméniens comme une catégorie monolithique, de les considérer comme une seule masse. Nous devons comprendre cela. Il va y avoir des communautés arméniennes avec lesquelles nous allons être en mesure d'entamer un dialogue. J'ai personnellement été témoin de plusieurs personnalités éminentes qui ont participé à l'enterrement après la mort de Hrant Dink, exprimant comment elles ont été touchées lorsque le peuple turc a adopté Hrant Dink. Nous devons changer les images mentales dans notre tête et/ou dans la tête des gens ».

«J'avais préparé un discours pour le jour où nous avons signé les protocoles, [je devais le faire] si M. Nalbandian l'avait accepté. Ce discours était basé sur un concept : la mémoire tout simplement. Ceci est un concept clé. C'est s'abstenir de regarder l'histoire du seul côté à la mode. Nous devons faire preuve d'empathie afin de comprendre ce que les Arméniens ont traversé et ce qu'ils ont ressenti, mais ils doivent faire preuve de respect envers notre mémoire.

Ils ne doivent pas construire une vision partisane de la mémoire alors qu'ils attendent le respect de leur propre mémoire. 1915 est peut-être l'année de la déportation [tehcir] mais, dans le même temps, c’est l'année de Canakkale [la bataille de Gallipoli]. J'ai souligné Canakkale en particulier. Parce qu'ils ne défendaient pas uniquement Canakkale mais Istanbul également. Nous parlons d'un pays qui luttait pour son existence. Les Turcs n'étaient pas les seuls sur ce front. Il y avait ceux qui venaient des Balkans ou de différentes régions d'Irak. Il y avait même nos citoyens chrétiens et Arméniens ".

"La question a une dimension psychologique. Elle a une dimension juridique. Et une dimension politique et historique. Si les Turcs et les Arméniens vont vraiment commencer une période de paix, ils ont besoin de surmonter les obstacles. Il y a une relation commune de 10 siècles qui remonte à Malazgirt [Bataille de Manzikert]. Cette relation est une relation très paisible jusqu'au dernier quart du siècle. Vous pouvez prendre autant de mesures juridiques et politiques que vous voulez, mais le point le plus important ici est de surmonter cette barrière psychologique. "

«Si les intellectuels et les politiciens remplissent la part qui leur incombe, une nouvelle période de paix, peut-être plus profonde, s'étend devant nous. Mais si cela ne se produit pas, si nous sommes captifs de ceux qui se nourrissent du statu quo ou de ceux qui tirent profit de ce milieu qui est formé par la diaspora, alors il sera bien sûr difficile d'établir la paix. Maintenant, nous avons besoin de garantir cela avec patience et sans se mettre en colère, nous avons besoin de faire cela en défendant notre honneur national et sans être captifs de l'attitude des membres du comité [Nota CVAN : la Commission des Affaires étrangères du Sénat US] qui ont voté comme ci ou comme ça sans aucune connaissance de l'histoire, simplement pour recevoir le soutien de quelques lobbies "

Traduction à partir de l’anglais : Collectif VAN – 31 mars 2010 - 07:47 - www.collectifvan.org

Texte turc original :

Davutoğlu diasporayla görüşmeye hazır




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