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Davutoglu : gestes « d’amitié » envers la diaspora arménienne
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Ahmet Davutoglu, le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, a déclaré : “1915 est l’année du prétendu génocide pour eux.” “Pour nous, nous disons ‘douleur.’ Nous sommes prêts à discuter. Cette même année, nous avons eu Gallipoli.” S’il est vrai que la Bataille des Dardanelles fit 211 000 morts côté turc et 250 000 côté alliés, comparer la mort des soldats turcs à celle des victimes du génocide arménien est totalement hors propos. Si le grand-père de M. Davutoglu a péri à Gallipoli en combattant, l’Armée turque n’est pas allée, dans le même temps, expulser la famille Davutoglu de chez elle, grands-parents compris, pour la déporter et l‘envoyer mourir dans le désert : c’est pourtant ce qui est arrivé aux soldats arméniens, enrôlés dans l’Armée ottomane, qui tout en combattant loyalement pour défendre l’Empire ottoman à Gallipoli, ont eu leurs familles déportées et exterminées sur ordre du gouvernement turc. Décidément, la rhétorique turque ne change pas : jouer avec le nombre de morts, placer les victimes à la place des bourreaux, manipuler les faits historiques, tout en affirmant vouloir discuter. Que le Boston Globe se soit fait « complice » de cette désinformation est symptomatique du traitement biaisé de la question arménienne par la presse internationale. La conclusion de Farah Stockman est révélatrice : elle y parle de ce que les Arméniens « pensent être des expulsions et des massacres systématiques qui ont conduit à la mort de 1.5 million de personnes. » Les commentaires du ministre turc des Affaires étrangères et ceux du journal américain peuvent très exactement produire les haines auxquelles M. Davutoglu se réfère. Le Collectif VAN vous propose la traduction de cet article.

La Turquie se tourne vers la diaspora arménienne


De Farah Stockman, de l’équipe de Globe

The Boston Globe

14 Avril 2010

Ahmet Davutoglu, le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, a déclaré mercredi aux journalistes, que les Turcs et les Arméniens “à Paris et Boston” devraient s’assoir tous ensemble pour essayer de réconcilier leurs souvenirs des événements tragiques qui ont eu lieu en 1915, et que les Arméniens considèrent être une campagne d’extermination systématique. Mais les Turcs persistent à dire que c’était simplement de terribles morts dues à la chute d’un empire.

“Nous avons fait des gestes envers la diaspora américaine” a-t-il dit dans ces remarques qui semblaient se référer à la région de Boston où vit une grande communauté d’Arméniens. “Nous leur avons dit ‘Nos archives sont ouvertes. Nous sommes prêts à discuter de tout.’”

L’amertume profonde concernant les événements de 1915, qui ont conduit à la mort de 1.5 million d’Arméniens, reste aujourd’hui un obstacle à des relations normales entre le Turquie et l’Arménie. Elle a aussi créé des tensions diplomatiques avec les États-Unis.

Les présidents américains ont l’habitude de faire une déclaration le 24 avril, Jour du Souvenir Arménien, mais certains députés du Congrès essaient de faire passer une motion reconnaissant que ces morts équivalent à un génocide, suite à quoi la Turquie a averti que cela aurait un impact négatif sur les relations.

Davutoglu a dit que les membres du parlement turc ont débattu de l’adoption d’une résolution condamnant le génocide commis par les Américains à l’encontre des Indiens, pour se venger de la résolution au Congrès, mais qu’il n’avait pas encouragé une telle mesure.

“Vous pouvez produire une success story en utilisant l’histoire”, a-t-il dit. “Vous pouvez produire de la haine aussi.”
Il a dit que la Turquie s’était tournée vers l’Arménie voisine, avec des signes d’amitié, et qu’il restait confiant que le parlement turc adopterait éventuellement une loi qui aiderait à normaliser les relations, bien qu’il ait dit qu’il n’était pas sûr qu’il y ait assez de voix.

“En tant que Turquie, nous sommes prêts à partager la douleur de nos voisins arméniens”, a-t-il dit.
Mais il manquait dans ses commentaires la reconnaissance de la souffrance, que des millions d’Arméniens veulent entendre.

“1915 est l’année du prétendu génocide pour eux” a-t-il dit. “Pour nous, nous disons ‘douleur.’ Nous sommes prêts à discuter. Cette même année, nous avons eu Gallipoli.”
Gallipoli représente la campagne conjointe britannique et française visant à prendre la capitale de ce qui est aujourd’hui la Turquie pour sécuriser une route navale vers la Russie, campagne dans laquelle on estime que plus de 200 000 Turcs sont morts. Les Turcs ont gagné la bataille, mais ont perdu la guerre. La Première Guerre mondiale a déclenché la chute de l’Empire ottoman.

Il a dit que l’un de ses grands-pères est mort à Gallipoli, soulignant l’émotion que cette campagne évoque chez beaucoup de Turcs. Mais de nombreux Arméniens considèrent cela comme une insulte de mettre sur un pied d’égalité les 200 000 morts dus à une campagne militaire et ce qu’ils pensent être des expulsions et des massacres systématiques qui ont conduit à la mort de 1.5 million de personnes.

©Traduction de l'anglais: C.Gardon pour le Collectif VAN – 20 avril 2010 - 07:23 - www.collectifvan.org





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