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Un génocide de la mémoire
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Sur le plan strictement logique, le génocide semble avoir été l’unique solution aux yeux de l’appareil turc pour se débarrasser non seulement du peuple arménien mais du réseau temporel qu’il constitue. En réalité, c’est ce dernier qui est la cible principale. L’appareil turc tente à présent de mettre en évidence le fait que la période kémaliste est essentiellement une parenthèse dans l’histoire de la Turquie. Ce point s’accorde de plus avec l’idée de procurer une historicité à un peuple qui en est de facto dépourvu. Via ce biais il est alors possible de parler même de civilisation. Dans ce cadre, même le génocide n’apparait que comme l’impact résultant d’une guerre de civilisation. Cette manière de voir les choses ne permet pas de résoudre le paradoxe arménien mais de le contourner. La mise en place d’un tel procédé n’est pas une vue de l’esprit mais un véritable changement de phase capable de produire un génocide de la mémoire. Le Collectif VAN vous propose cet article mis à notre disposition par son auteur le Pr N. Lygeros.

Sur le paradoxe arménien


N. Lygeros

L’Arménie est un petit pays avec une grande histoire. C’est ce paradoxe arménien qui a constitué d’une part la chute de l’Empire ottoman et d’autre part l’apport dans l’évolution de l’humanité. L’obstacle face à la décision d’unification de l’appareil turc provient de l’insertion de l’arménité dans le temps. En effet son positionnement dans l’espace a été rapidement mis à mal pour aboutir en fin de compte au génocide des Arméniens.

Sur le plan strictement logique, le génocide semble avoir été l’unique solution aux yeux de l’appareil turc pour se débarrasser non seulement du peuple arménien mais du réseau temporel qu’il constitue. En réalité, c’est ce dernier qui est la cible principale. L’impact sur le peuple n’était qu’une conséquence de la confrontation entre l’espace et le temps. L’ancrage du peuple arménien dans la terre des ancêtres n’est pas seulement une occupation du sol.

Il est plus profond aussi il a été nécessaire de le déraciner ou plutôt de tenter de le déraciner pour atteindre la solution finale désirée. Le paradoxe arménien n’est pas seulement une solution mais aussi un problème. L’appareil turc n’a pas pu le résoudre. C’est aussi pour cette raison qu’il tente à présent de dépasser cette problématique en mettant en évidence et peu à peu en exergue le fait que la période kémaliste est essentiellement une parenthèse dans l’histoire de la Turquie. Ce point s’accorde de plus avec l’idée de procurer une historicité à un peuple qui en est de facto dépourvu. Via ce biais il est alors possible de parler même de civilisation. Dans ce cadre, même le génocide n’apparait que comme l’impact résultant d’une guerre de civilisation. Cette manière de voir les choses ne permet pas de résoudre le paradoxe arménien mais de le contourner. La mise en place d’un tel procédé n’est pas une vue de l’esprit mais un véritable changement de phase capable de produire un génocide de la mémoire. Aussi le processus de réparation est d’autant plus nécessaire qu’il nous offre la possibilité de lutter efficacement contre cette nouvelle tentative de l’appareil turc.

Alors qu’il ne concerne a priori que les droits de l’homme, il engendre des répercussions capables de générer des points de résistance contre cette politique inhumaine. Car ce que démontre le paradoxe arménien par son existence même, c’est que la dignité humaine résiste contre les principes de la société surtout si celle-ci fait la promotion de l’oubli et de l’indifférence. De plus, le paradoxe arménien montre par sa résistance, l’échec de la barbarie face à la civilisation qui représente un intermédiaire pour l’accession à la notion d’humanité. C’est en ce sens que ce paradoxe devient un paradigme de l’évolution de l’humanité.


Biographie :
Né, le 30 avril 1968, Nikos Lygeros est Mathématicien et Conseiller stratégique. Il intervient notamment auprès des Etats grec et chypriote. Professeur invité à l'Université de Thrace (responsable des cours de théorie des groupes et d'Histoire et philosophie des Mathématiques au département de pédagogie), à l'Université d'Athènes (responsable des cours de bio-éthique, d'épistémologie et de cybernétique du département de sociologie), à l'Ecole Polytechnique de Xanthe (responsable des cours de management stratégique) et à L'école nationale de Sécurité de Grèce (responsable des cours de mathématiques au département d'informatique), professeur à l'Académie de Police de Grèce (responsable des cours Géostratégie des Balkans et Politique de défense grecque) et professeur à l'école Nationale de Sécurité de Grèce (responsable des tours de stratégie et théorie des jeux), il est aussi linguiste, poète, auteur dramatique, librettiste, parolier, metteur en scène, créateur de tests de Q.1, Il a créé la fondation Altruismes qui promeut les recours des réfugiés à la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Il intervient à travers de nombreux articles, conférences, interviews et séminaires, et notamment sur le sujet du génocide arménien.




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Source/Lien : Lygeros



   
 
   
 
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