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L’Azerbaïdjan détruit les mosquées des Taliches
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - On savait déjà que l’Azerbaïdjan avait organisé en 1989 et 1990 sur son territoire les terribles pogroms anti-arméniens de Soumgaït, Kirovabad et Bakou, qu’il avait mené une guerre sans merci contre la population arménienne du Haut-Karabagh entre février 1988 et mai 1994, en y pratiquant des actes de barbarie inouïs, et qu’il continue à agiter le spectre de la reprise du conflit aux frontières de cette République autonome arménienne. On savait aussi que l’Azerbaïdjan avait rasé au cours de trois campagnes de destruction (1998, 2002 et 2005), le cimetière historique arménien de Djoulfa et ses 12 000 croix de pierre sculptées, joyaux de l’art chrétien arménien datant du 9ème siècle, qu’il avait détruit les églises arméniennes présentes depuis des siècles sur l’ensemble de son territoire.
Mais on connaissait moins le rôle du gouvernement azéri à l’encontre d’une minorité musulmane d’Azerbaïdjan, les Taliches. Ceux-ci, de langue iranienne, seraient d’après certaines estimations, plus de 1,5 million à vivre sous la poigne de fer de Bakou qui minimise leur nombre à 86 000.
Le témoignage du leader du peuple taliche, qui a demandé l'asile politique en Russie, est révélateur de la situation d’oppression permanente dans laquelle vit ce très ancien peuple du Caucase. Les Taliches sont un peuple non-turc du Nord de l’Iran. Leur contrée, le Khanat de Taliche, a été annexée par l’Azerbaïdjan où ils subissent une oppression ethnique, religieuse, culturelle, politique et économique. Leur faute : ne pas être de race turque. Bakou applique à la lettre les principes chauvins et racistes prônés par son grand frère l’Etat turc, et fait de l’idéologie panturque, le fer de lance de sa politique, en opprimant aussi les musulmans.
Le panturquisme (ou pantouranisme), qui a mené à l’extermination des Arméniens de l’Empire ottoman avec le génocide de 1915, a encore de beaux jours devant lui.

Les photos ci-contre sont extraites de la vidéo mise en ligne à la fin de cet article : on y voit des grues travailler de jour et de nuit pour détruire entièrement la mosquée des Taliches à Bakou, 190 rue Murtuz Muchtare. Cette mosquée a été détruite le 26 avril 2009 dans l’indifférence générale. Un scandale qui reste d’actualité et qu’il faut dénoncer.

Collectif VAN




Légende photo : Bakou : destruction d’une mosquée appartenant aux Taliches






Voskanapat.info

26 septembre 2010

Le leader du peuple taliche a demandé l'asile politique en Russie

Le 24 septembre 2010, le Bureau du Service fédéral des migrations de la région de Moscou a fourni au leader établi à Moscou, le chef du peuple taliche Fakhraddin Abbasov (connu comme auteur sous le nom de Fakhraddin Aboszoda) et à sa famille "un certificat d'examen sur le fond d'une demande de statut de réfugié au sein de la Fédération de Russie." Fakhraddin Abbasov a lui-même annoncé au journaliste d’IA REGNUM Novosti les raisons de sa demande d’asile politique en Russie :

"I – Moi, Fakhraddin Farman Oglu Abbasov, je suis impliqués depuis 1993 dans la lutte de mon peuple pour la restauration de ses droits violés dans la République d'Azerbaïdjan, les Taliches - l'un des peuples du nord de l’Iran, vivant en Iran et en Azerbaïdjan. D’après de nombreuses estimations, 800.000 Taliches environ vivent sur le territoire des sept régions du sud de l'Azerbaïdjan - Lick (Lerik) Lankonskogo (Lankaran) Vargadizskogo (Yardimli) Ostorinskogo (Astara) Masalsky (Masally) Hymoashira (Jalilabad) et Bilasyvo (Bilasuvar). En dehors de ces régions, les Taliches vivent à Bakou et ses environs (plus de un demi-million), Soumgaït (environ 150 000) sur le territoire de Salyan, Neftechalinskogo et d'autres secteurs (plus de 50 000 personnes). Ainsi, sur l'ensemble du territoire de l'Azerbaïdjan, les Taliches sont plus de 1.5 millions, ce qui est confirmé par des enquêteurs taliches, occidentaux, et même américains.

Malgré ces évidences, les autorités azerbaïdjanaises continuent à prétendre que le nombre présumé des Taliches dans le pays est égal à 86 000 personnes.

Les Taliches en Azerbaïdjan sont privés de tous leurs droits politiques et autres droits. Il nous est interdit d’apprendre et de recevoir une éducation dans notre langue maternelle. Il n'y a pas une seule chaîne de télévision en langue taliche. Le nom de notre pays a été rebaptisé comme étant la fameuse "région du Sud". Le mot «Taliche » est retiré de tous les manuels de collège et de lycée. Même le "Khanat de Taliche" est rebaptisé « Lenkoran ».

Les autorités ont porté le «panturquisme», qui implique la destruction des peuples autochtones non-turcs de cette terre, y compris les Taliches, les Lezgines, les Avars, etc., à un niveau d’idéologie officielle de l'Etat.

Malgré le fait qu’il y a dix ans, la République azerbaïdjanaise avait signé la "Convention européenne pour la protection des minorités nationales", elle n’a satisfait aucune des exigences de la Convention, ni la plus importante d’entre elles - la loi sur les langues régionales. Les Taliches sont exclus du gouvernement. La presse officielle et non-officielle dans le pays demande aux autorités de priver les Taliches de tout droit d’occuper des postes à responsabilité dans le système de gouvernance. Formellement, pour rendre compte devant l'Europe, sont présents au parlement quelques soi-disant «Taliches », qui sont étrangers à la douleur et aux problèmes de leur peuple.

Tout cela nous oblige, en tant que représentants des intellectuels taliches, à lutter pour le rétablissement des droits violés de notre peuple, qui se réunit sous les baïonnettes des autorités du pays.

Avant le début du XIXe siècle, les Taliches vivaient au sein de leur Etat national indépendant, qui se nommait le « Khanat de Taliche ». Nos ancêtres, les Khans Taliches, ressentant le danger que représentait pour leur pays la dynastie des Turcs khadjarites, lesquels ont envahi le royaume iranien à la fin du XVIIIème siècle, ont fait appel à l’Empire russe en demandant de les aider. Comme conséquence des deux guerres russo-iraniennes du début du XIXe siècle, conformément aux traités de Turkmanchai de 1828, les terres du nord du « Khanat de Taliche » ont été annexées à la Russie. Après l'effondrement de l'Empire russe en 1917, les Taliches se sont retrouvés contre leur volonté dans la RSS d'Azerbaïdjan. Dans les premières années du pouvoir soviétique toutes les conditions ont été créées pour l'étude de l'histoire et de la géographie des Taliches, pour l'enseignement de la langue et de la littérature taliches, des écoles taliches ont été ouvertes, des mesures ont été entreprises pour la renaissance culturelle de ce peuple ancien et unique. Mais dans les années 30 au siècle dernier, les hauts dirigeants de la RSS d'Azerbaïdjan ont commencé une répression contre les Taliches et les représentants intellectuels taliches, au cours de laquelle un grand nombre d'entre eux a été tué, les écoles taliches ont été fermées, et les Taliches ont même été enregistrés comme étant des "Azéris". C’est seulement en 1989, lors du dernier recensement de la population de l'URSS, en raison de la lutte de libération nationale de l’intelligentsia taliche, que le mot «Taliche » est de nouveau apparu dans les listes de recensement, parmi les autres peuples de l'URSS.

Après l'indépendance de la RSS de l'Azerbaïdjan, les Taliches ont à nouveau repris la lutte et exprimé leur souhait de faire partie du peuple russe dans la Fédération de Russie. À cette fin, en 1993, les Taliches se sont révoltés contre le gouvernement de l'État [azéri] nouvellement formé, lequel depuis ses premiers jours a commencé le processus d’assimilation des Taliches, en les « transformant » en azéri. Le 7 août, le Majlis (parlement) du Peuple taliche a proclamé la République autonome du Taliche-Mugan au sein de l'Azerbaïdjan, où j'ai été élu président du Majlis du Peuple TMAR. Hélas, le TMAR n’était pas destiné à vivre longtemps. Déjà, à la fin août, nous avons dû quitter Lankona (Lenkoran) pour empêcher une effusion de sang dans une lutte inégale avec les forces armées de l'Azerbaïdjan. Après cela, l'étape suivante de la répression sévère contre « l’équipe dirigeante » des Taliches a commencé. Beaucoup de Taliches ont été incarcérés dans les prisons d’Azerbaïdjan, où certains sont morts. Certains responsables du TMAR, y compris moi-même, ont été forcés à émigrer vers la Russie. Ainsi, j’ai donc résidé de 1995 à 2005 sur le territoire de la Fédération de Russie.

En 2005, en tenant compte de l’atmosphère bienveillante créée suite à des élections législatives en Azerbaïdjan, je suis retourné chez moi, où j’ai vécu jusqu’en automne 2008. Après qu’en 2007, N. Mamedov, le rédacteur en chef du « Tolyshi Sado » (Voice of Talish) ait été arrêté - un scientifique de 67 ans qui fut plus tard assassiné dans des circonstances mystérieuses dans la prison nationale azerbaïdjanaise -, le gouvernement a commencé à poursuivre tous les militants taliches. Vers la même époque, le nom d'un village taliche a été rebaptisé - Ozobizhona (Azerbaïdjan), qui est situé dans la région de Lick (Lerik), à la manière turque « Yeni Gyunashli ». Nous avons publié dans le journal « Shavnysht » l’appel du mouvement national taliche lancé aux organisations internationales de la protection des droits de l’homme, dans lequel on s’oppose aux changements apportés aux noms des villages taliches. Suite à cela, une enquête pénale a été ouverte contre moi, selon laquelle j’aurais contribué à « l’incitation à la haine ethnique», suite à quoi une menace a pesé sur ma famille et moi-même. De ce fait, j'ai été forcé à nouveau d’émigrer en Russie avec ma famille, où je vis à ce jour.

Malheureusement, la persécution n'a pas pris fin. Les autorités azerbaïdjanaises, sous des prétextes divers, sont à la recherche d'une opportunité pour mon arrestation, ou pour m’éliminer physiquement moi et ma famille.

Tout cela m'a mené à introduire, auprès des autorités de la Fédération de Russie, une procédure d’obtention du statut de réfugié pour moi et ma famille afin de légitimer notre présence en Russie et d’obtenir la protection par les lois russes. "

Rédacteur en chef de Voskanapat.info

Levon Melik-Chahnazaryan


Traduction: I.M. pour le Collectif VAN – 3 octobre 2010 - 11:17 - www.collectifvan.org


Vidéo :

Destruction de la mosquée des Taliches, à Bakou en Azerbaïdjan

Texte en russe au début de la vidéo :



"Mosquée de notre prophète Mohamed.
Bakou, 190 rue Murtuz Muchtare
26 avril 2009

Qui a détruit la mosquée en Azerbaïdjan ?"






http://www.youtube.com/watch?v=D6cZIRGU80I&feature=player_embedded


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Source/Lien : Voskanapat.info



   
 
   
 
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