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A la Une - Hrant Dink : Chroniques d’un journaliste assassiné
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Sous le titre "Chroniques d’un journaliste assassiné ", Günter Seufert a rassemblé des textes de Hrant Dink, traduits par Bernard Banoun, Haldun Bayri et Marie-Michèle Martinet, et publiés chez Galaade (en librairie le 21 octobre 2010). La présentation du livre est faite en ces termes : Hrant Dink "prenait position sur toutes les questions politiques, que ce soit le voile ou le problème kurde, les États-Unis ou l’Union européenne, la politique au Proche-Orient et dans le Caucase. Souvent récompensé pour avoir défendu les valeurs démocratiques auxquelles il était attaché et la possibilité d’une réconciliation nationale, il fut assassiné le 19 janvier 2007 pour avoir prôné le dialogue entre la Turquie et l’Arménie." Curieusement, on ne trouve pas mention des positions très claires de Hrant Dink concernant la réalité du génocide arménien perpétré en 1915 dans l'Empire ottoman. Et qui sont la véritable cause de sa mise à mort.

Ce ne sont pas ses positions sur "le voile ou le problème kurde, les États-Unis ou l’Union européenne, la politique au Proche-Orient et dans le Caucase" qui lui ont valu d'être condamné à six mois de prison avec sursis au titre de l'Article 301 du Code Pénal turc, condamnation dont il n'est pas fait état dans le résumé de ce recueil. En premier lieu, le journaliste arménien de Turquie, Hrant Dink, était dans la ligne de mire des nationalistes turcs pour avoir osé toucher au dogme de Mustafa Kemal en révélant que la fille adoptive de celui-ci était une orpheline arménienne, rescapée du génocide ; en second lieu, pour avoir écrit un article qui traitait des conséquences du traumatisme du génocide chez les Arméniens de la diaspora, auxquels il conseillait de se tourner vers l'Arménie (ce qu'il n'aura d'ailleurs pas mis en pratique pour lui-même, préférant affronter la mort plutôt que s'exiler en Arménie). C’est dans ce contexte qu’il utilise, dans un article paru dans son journal Agos le 13 février 2004, cette métaphore : ”Le sang purifié qui remplira le vide laissé par le sang empoisonné par ” l’élément turc ” se déversera de la noble veine qui reliera les Arméniens avec l’Arménie.” Une phrase qui, sortie de son contexte, mal comprise, lui vaudra cette peine de six mois de prison avec sursis pour ”insulte délibérée à la race turque”. Quant à "la possibilité d’une réconciliation nationale", rappelons qu'on ne peut réconcilier que des personnes ou des peuples qui, à la base, étaient amis.


Chroniques d’un journaliste assassiné

TEXTES RASSEMBLÉS PAR GÜNTER SEUFERT
INTRODUCTION DE KARIN KARAKAŞLI


« Nous avons tué un homme dont nous ne pouvions accepter les idées. » – Orhan Pamuk

« Je suis de Turquie. Arménien jusqu’à la moelle. Je n’ai jamais pensé, ne serait-ce qu’un seul jour, que je pourrais abandonner mon pays pour m’établir dans ce paradis de libertés toutes prêtes qu’on appelle l’Occident ; et m’accrocher comme une sangsue aux démocraties créées par d’autres qui en ont payé le prix. J’ai bâti mon destin en luttant toujours en faveur de la liberté dans mon pays. À moi non plus, on ne m’a pas accordé gratuitement les droits dont je peux, ou ne peux pas, bénéficier ; moi aussi, j’en ai payé le prix, et je le paie encore. Mais ça suffit… J’en ai assez des flatteries et de “nos Arméniens”, assez de la provocation au sujet des “espions de l’intérieur”, assez de tous ces maîtres scribouillards de la presse. J’en ai par-dessus la tête de l’exclusion et des embrassades étouffantes qui voudraient me faire oublier que je suis un citoyen normal et ordinaire. » – Hrant Dink, chronique du 5 juin 1998

C’était un militant. Né Arménien, il était citoyen de la république de Turquie. Pour lui, écrire était souvent s’exposer. En 1996, Hrant Dink avait fondé Agos, premier journal bilingue turco-arménien. Il prenait position sur toutes les questions politiques, que ce soit le voile ou le problème kurde, les États-Unis ou l’Union européenne, la politique au Proche-Orient et dans le Caucase. Souvent récompensé pour avoir défendu les valeurs démocratiques auxquelles il était attaché et la possibilité d’une réconciliation nationale, il fut assassiné le 19 janvier 2007 pour avoir prôné le dialogue entre la Turquie et l’Arménie.

Ce livre posthume est le reflet d’un parcours singulier : une histoire d’engagement, d’insoumission et de liberté, mais aussi une réflexion sur ce que pourrait être la Turquie dans l’Europe de demain.


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Hrant Dink

Né à Malatya en 1954 de parents arméniens, Hrant Dink est arrivé à Istanbul à l’âge de sept ans. Il y a poursuivi des études universitaires et s’est engagé dans des cercles politiques de gauche. En 1996, Hrant Dink fonde Agos.

Tout au long de sa carrière, Hrant Dink a mené un combat acharné pour la reconnaissance du génocide arménien, a été récompensé notamment du prix Henri Nannen pour la liberté de la presse et a toujours milité pour la démocratie et la possibilité d’une réconciliation nationale.



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Source/Lien : Galaade Éditions



   
 
   
 
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