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Rahim Namazov, journaliste azéri exilé en France
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Des étudiants de l’Ecole de Journalisme de Toulouse ont rencontré Rahim Namazov, un journaliste azéri emprisonné, puis menacé de mort et expulsé de son pays. Il a trouvé refuge à Toulouse avec sa famille. A travers son histoire, c'est celle de son pays qu'il raconte. Un régime répressif et autoritaire. Hors caméra, le journaliste Rahim Namazov parle d'un trafic d'organes pris sur les corps des soldats azéris morts (il y aurait un suicide par jour au Nakhitchevan, où il a fait son service militaire). En enquêtant à la morgue sur cette "mafia des organes", il a vu des corps dépouillés de leur coeur, reins et poumons.

Rahim Namazov n’est pas le seul journaliste azéri, victime de la répression de Bakou. Le 22 avril 2010, Amnesty International avait appelé les autorités azerbaïdjanaises à libérer un journaliste incarcéré à la suite d'accusations de terrorisme et de diffamation fabriquées de toutes pièces : Eynulla Fatullaïev a été condamné en 2007 après avoir écrit deux articles contestant le bilan officiel du massacre de civils azerbaïdjanais perpétré dans la ville de Khojaly en 1992 durant le conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie dans la région du Haut-Karabakh. Ces massacres sont régulièrement qualifiés de génocide par la propagande azérie. Pourtant, des témoignages recueillis à l’époque faisaient état d’une mise en scène sordide, les forces militaires azéries n’hésitant pas à charcuter des cadavres arméniens et azéris pour accréditer leur thèse. Si en 2010, les autorités militaires sont capables de pousser les soldats azéris au suicide pour alimenter leur "mafia des organes", toutes les manipulations sont effectivement envisageables…


24 Novembre 2010
Mediapart

Sophie Wahl

Les élections législatives du 7 novembre dernier en Azerbaïdjan ont sans suspense permis la consolidation de l'emprise du président Aliev sur le pouvoir. Comme l'opposition et les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Rahim Namazov a dénoncé un scrutin falsifié.

Le 10 septembre dernier, le journaliste réussit à quitter l'Azerbaïdjan malgré la pression du gouvernement et arrive à Toulouse quelques jours plus tard. Il espère pouvoir continuer à exercer en France le métier pour lequel il s'est battu dans son pays : le journalisme.

En 12 ans de carrière, il a été condamné à 6 ans de prison pour ses enquêtes et reportages contestataires. A travers son histoire, c'est celle d'un régime répressif et autoritaire qu'il raconte.

L’Azerbaïdjan, république du Caucase sortie de l’ex-URSS en 1991 est devenue une dictature depuis la prise du pouvoir par l’ancien chef du parti communiste Heydar Aliyev en1993. Le pays arrive 152e sur 170 dans le classement 2010 de la Liberté de la presse établi par Reporters sans Frontières. Un entretien posté sur Dailymotion par Sophie Wahl.

Envoyé comme soldat au Nakhitchevan, Rahim Namazov raconte : "Les chefs militaires savaient que si j'étais laissé au milieu des soldats, je ferai des articles sur la brutalité avec laquelle les soldats sont traités.

Quand un soldat avait une permission, par exemple, on ne le laissait pas sortir. On lui donnait une pelle, et on lui faisait creuser des tranchées. Aujourd'hui, ça se passe encore comme ça. Aucune nouvelle ne filtre sur ce qui se passe dans cette région. Il y a presque un suicide de soldat par jour au Nakhitchevan. Parce qu'on les maltraite, maltraite, maltraite. Jusqu'à ce qu'ils soient à bout.

Plusieurs incidents se sont produits quand j'étais chauffeur. J'ai personnellement assisté à l'un d'eux. Quand je conduisais le procureur militaire vers un lieu où un soldat s'était suicidé, je notais tout, je photographiais avec mon téléphone portable. Le procureur l'a appris. J'ai été condamné à 10 jours d'arrêt de rigueur. »

Hors caméra, Rahim Namazov parle d'un trafic d'organes pris sur les corps des soldats morts. En enquêtant à la morgue sur cette "mafia des organes", il a vu des corps dépouillés de leur coeur, reins et poumons.


Rahim Namazov, journaliste azéri éxilé en France
envoyé par Wahlsophie. - L'info video en direct.

http://www.dailymotion.com/video/xfr7sq_rahim-namazov-journaliste-azeri-exile-en-france_news#from=embed

EDITION : REPORTERS D'AILLEURS

Lire aussi :

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Azerbaïdjan : La liberté d’expression en danger

1990/2010 – Il y a 20 ans, les pogroms génocidaires de Bakou

Article de Wapedia sur les pogromes et massacres d'Arméniens de Bakou en Janvier 1990

Black January of 1990 in Baku. Anti-Armenian pogroms and massacre

Maragha

Les 20 ans du pogrom anti-arménien de Soumgaït

Incomplete list of innocent victims of Sumgait

Victims Of Baku Pogroms Of 1990 Commemorated In Tsitsernakaberd

"An ordinary Genocide: Baku, January 1990" documentary screened in Yerevan

Le procès des crimes de Soumgaït (Février 1988)

"Maragha, 10 avril 1992. Génocide ordinaire”

Lancement du site Maragha.org

Khojaly: The chronicle of unseen forgery and falsification

Xocali.net : le site qui dénonce la contrefaçon azérie




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Source/Lien : Mediapart



   
 
   
 
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