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Abdullah Gül reconnaîtrait-il le génocide arménien ?
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Dans une allocution devant l'Assemblée parlementaire à Strasbourg, le Président turc Abdullah Gül a fait un discours qui ne manque pas de sel, provenant du dirigeant d'un Etat négationniste : "N'oublions pas que le soutien populaire pour un antisémitisme explicite n'était que de 5% dans les années 1920. Avec l'effet boule de neige, cette minorité toxique a ouvert la voie à l'Holocauste la fin des années 1930. L'histoire se répète, si nous ne tirons pas les leçons de nos erreurs passées". "NOS erreurs passées" : nous y sommes. A la bonne heure ! Allez, encore un effort, Mister President, et vous allez vous sentir mieux après avoir fait votre coming-out et avoir reconnu publiquement le génocide perpétré par les dirigeants Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman, à l'encontre de la population arménienne de Turquie. Sans oublier les Kurdes dont vous prenez bien soin en ce moment en faisant comparaître plus de 150 maires et représentants kurdes dans des procès où ils risquent la prison à perpétuité : vous avez raison, Monsieur le Président, le climat est rude à Diyarbakir, autant mettre les Kurdes à l'abri pour qu'ils ne prennent pas froid pendant les 95 prochains hivers. On n'est jamais assez prudent. Ah, nous oublions un "détail de l'histoire" : à l'issue de ce beau discours demandant à tirer les leçons du passé et à respecter les droits de l'homme, et répondant aux questions, le président turc Abdullah Gül a publiquement nié une fois encore l’existence du génocide des Arméniens et appelé à la création d’une commission historique pour en examiner la véracité. Que voulez-vous : on ne se refait pas comme ça.

Site de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe

25/01/2011
Session d'hiver : 24 - 28 janvier 2011

Abdullah Gül : l’Europe est le berceau de la démocratie, de l'État de droit et du respect des droits de l'homme

Dans une allocution devant l'Assemblée parlementaire, le Président turc Abdullah Gül a déclaré que, tout en essayant de sortir d'une grave crise économique qui fait naître un climat de profond pessimisme, l'Europe ne devrait pas oublier qu'elle est aussi le berceau d’idées comme la démocratie, l'État de droit et le respect des droits de l'homme.

''L'Europe représente un mode de vie fondé sur des valeurs et des normes communes de portée universelle'', a-t-il indiqué, mettant en garde contre la menace de manifestations croissantes d'intolérance et de discrimination, qui affaiblissent les liens sociaux et creusent des fossés entre les différentes communautés culturelles, ethniques et religieuses. Le racisme et la xénophobie représentent une cause majeure d'inquiétude liée à la crise économique actuelle, a-t-il poursuivi, en soulignant que ''le Conseil de l'Europe a beaucoup œuvré - et continue de le faire - pour promouvoir la coexistence pacifique et le respect mutuel entre les peuples de différentes origines, cultures et confessions vivant en Europe''.

Nota CVAN :

"Démocratie, État de droit et respect des droits de l'homme"


Dans cette allocution devant l'Assemblée parlementaire à Strasbourg, le Président turc Abdullah Gül a fait des remarques amusantes, telles que "l’Europe est le berceau de la démocratie, de l'État de droit et du respect des droits de l'homme" et d'autres qui ne manquent pas de sel, provenant du dirigeant d'un Etat négationniste : "N'oublions pas que le soutien populaire pour un antisémitisme explicite n'était que de 5% dans les années 1920. Avec l'effet boule de neige, cette minorité toxique a ouvert la voie à l'Holocauste la fin des années 1930. L'histoire se répète, si nous ne tirons pas les leçons de nos erreurs passées".

"NOS erreurs passées" : nous y sommes. A la bonne heure !

Allez, encore un effort, Mister President, et vous allez vous sentir mieux après avoir fait votre coming-out et avoir reconnu publiquement le génocide perpétré par les dirigeants Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman, à l'encontre de la population arménienne de Turquie.

Bon, on n'y est pas encore, mais soyons optimistes. La preuve : si Abdullah Gül omet de parler de l'extermination des Arméniens, des Grecs et des Assyro-Chaldéens-Syriaques, il déclare néanmoins "que ceux qui sont différents" font l'expérience de l'hostilité et de l'exclusion sociale. "Those who are different", ça veut peut-être dire "Arméniens" pour le Président de la Turquie ? Sa façon à lui de commémorer le 4ème anniversaire de l'assassinat du journaliste arménien de Turquie, Hrant Dink ?

"Roma and travelers, Muslims or Jews, and more generally, those who are different, experience hostility and social exclusion in many of our societies."

A moins que "different" ne signifie aujourd'hui "Kurdes" ?

Car Monsieur Abdullah Gül prend bien soin des Kurdes de Turquie en ce moment, en faisant comparaître plus de 150 maires et représentants kurdes dans des procès où ils risquent la prison à perpétuité : il est attentionné le Président, le climat est rude à Diyarbakir, autant mettre les Kurdes à l'abri pour qu'ils ne prennent pas froid pendant les 95 prochains hivers. On n'est jamais assez prudent.

Ah, nous oublions un "détail de l'histoire" : à l'issue de ce beau discours demandant à tirer les leçons du passé, et répondant aux questions, le président turc Abdullah Gül a publiquement nié une fois encore l’existence du génocide des Arméniens et appelé à la création d’une commission historique pour en examiner la véracité. Que voulez-vous : on ne se refait pas comme ça.

Lire dans nos News: Le président turc persiste et nie

Pour mémoire :
Rappelons que, selon un rapport du site Amitiés Kurdes de Bretagne, "en Turquie se poursuit, dans l’indifférence générale de la presse française et de la classe politique, le procès de toute une élite kurde accusée de séparatisme et d’atteinte à la sûreté de l’Etat : depuis avril 2009, la Turquie a procédé à plus de 2 000 interpellations et incarcérations de cadres et élus politiques et associatifs, y compris parmi les membre des associations de défense des Droits de l’Homme ; 43 journalistes sont également détenus [1] ; des enfants et des jeunes le sont aussi pour avoir jeté des pierres sur des véhicules blindés [2]. 151 personnalités, dont 40 femmes, sont actuellement jugées par la VIème Haute Cour criminelle de Diyarbakir. Les peines requises vont de 15 ans à la prison à vie.

[1] 43 journalistes - dont dix rédacteurs en chef - et écrivains ont passé le nouvel an en prison, 655 personnes dont 197 journalistes ont été jugés au cours des neuf premiers mois de 2010, 12 journaux suspendus et 7 000 sites internet bloqués (contre 3 700 en 2009) - source : Reporters sans Frontières.

[2] Plus de 2 500 mineurs étaient détenus fin 2009 en Turquie selon Thomas Hammarberg, Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe."

Lire sur : L’espace des libertés progresse en Tunisie… et régresse en Turquie et Turquie : la FIDH dénonce le procès de 151 Kurdes accusés de liens avec la rébellion

Lire sur ce lien le discours en anglais du Président turc : il nous a bien faire rire ... jaune.

Speech by Abdullah Gül, President of Turkey

Lire aussi :

Le président turc nie, en France, le génocide des Arméniens de 1915




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Source/Lien : Conseil de lÂ’Europe



   
 
   
 
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