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Missak Manouchian, un héros de la Résistance
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous invite à lire cette information publiée sur le Blog de France le 12 juin 2009.


























Légende : Missak Michel Manouchian, Héros national, Commandant des F.T.P.F. Immigrés de Paris (FTP MOI) Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée

Blog de France

12 juin, 2009

Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23 «terroristes» membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans).

Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian.

Orphelin du génocide arménien, arrivé en 1924 avec son jeune frère à Marseille, Missak apprendra la menuiserie et s’adonnera à des métiers de circonstance. Il consacrera les journées de chômage aux études, fréquentant les « universités ouvrières » créées par les syndicats ouvriers (CGT). Il fonde successivement deux revues littéraires, Tchank (Effort) puis Machagouyt (Culture). Il adhère en 1934 au Parti Communiste français.

Dès 1937, on le trouvera en même temps à la tête du Comité de secours à l’Arménie, et rédacteur de son journal, Zangou (nom d’un fleuve en Arménie).

Engagé volontaire en 1939 et démobilisé en 1940, il poursuit l’activité militante dans la clandestinité. Versé aux FTP de la MOI parisienne en 1943, il en prend la direction militaire en août, sous le commandement de Joseph Epstein.

22 hommes et une femme sont sous ses ordres. Ils mènent depuis fin 1942 dans Paris la guérilla contre les nazis , pratiquement une opération tous les 2 jours! 163 attentats en décembre 1941, des sabotages, des déraillements de trains…

Ce groupe combat par tous les moyens les rafles de juifs et les opérations du S.T.O.

En représailles, entre janvier et mars 1942, les services allemands arrêtent 57 militants de la section juive.

Entre Mars et Juin 1943, la brigade spéciale vychiste arrête 71 militants sur 150 filés.

Le 28 septembre 1943, le groupe Manouchian exécute Julius Ritter, général S.S. et bras droit de Fritz Sauckel, l’organisateur des rafles pour le S.T.O.

Lors d’un rendez-vous avec Joseph Epstein, le 16 novembre 1943, victime d’une probable trahison, il est suivi et arrêté par des policiers de Vichy en civil.

Tous les groupes M.O.I. de Paris seront ensuite rapidement démantelés.

Toute la presse collaborationniste fut invitée au procès du groupe Manouchian et les services de Goebbels le filmèrent. Le but avoué de ces 3 jours de procès à grand spectacle était de monter l’opinion française contre les « terroristes étrangers »…

La propagande nazie les désigna comme terroristes et criminels de droits communs… En réalité, une seule audience eut lieu, le vendredi 19 février, où le tribunal militaire les condamnera à mort.

La presse collaborationniste se déchaîna longuement (quatre jours de suite, et même jusqu’au mardi 23 février, soit deux jours après l’exécution des condamnés !)

L’ignominieuse et raciste « Affiche Rouge » fut placardée dans tout le pays. 8 Polonais, 5 Italiens, 3 Hongrois, 2 Arméniens, un Espagnol, une Roumaine… et trois Français (qui n’y figureront pas) composaient le groupe Manouchian.

Neuf étaient juifs; tous communistes ou sympathisants:

. Celestino Alfonso (espagnol)
. Olga Bancic (roumaine)
. Joseph Boczov (roumain)
. Georges Cloarec (français)
. Roger Rouxel (français)
. Robert Witchitz (français)
. Rino Della Negra (italien)
. Spartaco Fontano (italien)
. Césare Luccarini (italien)
. Antoine Salvadori (italien)
. Amédéo Usséglio (italien)
. Thomas Elek (hongrois)
. Emeric Glasz (hongrois)
. Maurice Fingercwajg (polonais)
. Jonas Geduldig (polonais)
. Léon Goldberg (polonais)
. Szlama Grzywacz (polonais)
. Stanislas Kubacki (polonais)
. Marcel Rayman (polonais)
. Willy Szapiro (polonais)
. Wolf Wajsbrot (polonais)
. Arpen Lavitian (arménien)
. Missak Manouchian (arménien)

La Résistance écrira « Morts pour la France » sous ces affiches. Outil de propagande nazie pour dénoncer le «complot de l’étranger», l’Affiche rouge devient au contraire le symbole du courage des étrangers dans la lutte armée pour la libération de la France.

Les 22 hommes furent fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Après leur exécution, ils furent chargés sur un camion-benne et jetés dans une fosse commune du cimetière d’IVRY…
Golda (Olga) Bancic, la résistante roumaine, fut décapitée le 10 mai, jour de ses 32 ans, à la hache, à Stuttgart.

Le combat de Manouchian et de ses compagnons se poursuivra. Des Arméniens intégrèrent les maquis et s’illustrèrent dans les opérations de libération d’Orléans, Toulouse, Nîmes, Marseille et de Paris.


Lire aussi :

Manouchian, Mélinée, Aragon et Léo Ferré




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Source/Lien : Blog de France



   
 
   
 
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