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Turquie : livre promotionnel négationniste en 11 langues
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Un livre promotionnel remis à jour, présentant la Turquie au monde a été publié en 11 langues. Préparé par la Direction générale de la presse et de l’information du Premier ministre (BYEGM), le livre est disponible en turc, arabe, chinois, anglais, farsi, français, allemand, japonais, portugais, russe et espagnol. Des questions, tant historiques que contemporaines concernant la Turquie sont traitées. Par exemple, un chapitre du livre est entièrement consacré aux revendications arméniennes de 1915, et des preuves historiques soutenant la position de la Turquie sont fournies. Le livre est surtout conçu pour les étrangers impliqués dans les domaines culturels et artistiques, les politiciens, les diplomates et les médias internationaux. » annonce Hasan Bozkurt dans le quotidien turc de langue anglaise, Today’s Zaman. On s’en souvient, un autre livre « Esquisse de 2000 ans d’Histoire de la Turquie* », diffusant également des thèses négationnistes concernant le génocide arménien, a été distribué en mars dernier au Salon du Livre 2011 à Paris, sur le Stand de la Turquie. Rappelons que le site du Ministère de la Culture et du Tourisme de la République de Turquie, propose en huit langues, une désinformation complète sur la question du génocide arménien. Le Collectif VAN vous invite à lire la traduction d'un article en anglais du journal turc Today's Zaman publié le 25 mars 2011.




Un livre promotionnel sur la Turquie publié en 11 langues


TodayÂ’s Zaman

Vendredi 25 mars 2011/ HASAN BOZKURT, ANKARA

Un livre promotionnel remis à jour, présentant la Turquie au monde a été publié en 11 langues. Ce livre, qui a pour but d'attirer un public mondial, fournit des aperçus sur la politique turque, le gouvernement et les structures juridiques et constitutionnelles et il explique les amendements constitutionnels récemment adoptés.

Préparé par la Direction générale de la presse et de l’information du Premier ministre (BYEGM), le livre est disponible en turc, arabe, chinois, anglais, farsi, français, allemand, japonais, portugais, russe et espagnol (en ligne aussi : Türkiye 2010). Il est agrémenté d’une vaste gamme de photos et assorti d’un CD.

Le public visé est principalement international. Ce livre sera offert en cadeau à des invités de marque lors de séminaires, de réunions, de conférences, de symposiums et autres événements culturels tant nationaux qu'à l'étranger. Le livre est surtout conçu pour les étrangers impliqués dans les domaines culturels et artistiques, les politiciens, les diplomates et les médias internationaux. Bien que le livre ait eu l'intention d’avoir une vaste portée, il est resté limité à une sphère intellectuelle.

Le livre éclaire les lecteurs sur un référendum qui a eu lieu en 2010. De plus, il fournit des informations sur les progrès de la Turquie dans le processus d’adhésion à l'Union Européenne, son rôle en Irak et sa relation avec les États-Unis. Il informe aussi les lecteurs sur la relation étroite qu’entretient la Turquie avec la Russie et les nations du Moyen-Orient.

Le livre met l’accent sur le rôle international de la Turquie. Des questions, tant historiques que contemporaines concernant la Turquie sont traitées. Par exemple, un chapitre du livre est entièrement consacré aux revendications arméniennes de 1915 et des preuves historiques soutenant la position de la Turquie sont fournies.

Le directeur général du BYEGM, Murat Karakaya a dit : "Au cours de ces dernières années, ce livre a été le meilleur livre promotionnel en Europe et il a généré un intérêt accru pour la Turquie dans le monde entier. Nous estimons qu’il est de notre responsabilité d’informer correctement le monde sur la Turquie et nous prévoyons de publier ce livre chaque année dans une langue supplémentaire. Cette année, le livre a été également publié en farsi, ce qui le rend désormais accessible en Afghanistan, en Iran et aux Emirats Arabes Unis, ce qui représente 80 millions de lecteurs supplémentaires."


©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 31 mars 2011 –07:15 - www.collectifvan.org


Nota CVAN - Rappelons que le site du Ministère de la Culture et du Tourisme de la République de Turquie, propose en huit langues, une désinformation complète sur la question du génocide arménien :


ASSERTIONS ARMENIENNES ET VÉRITES

http://www.kultur.gov.tr/FR/belge/4-60/assertions-armeniennes-et-vrites---cd.html

http://www.kultur.gov.tr/FR/belge/4-888/articles.html


Lire aussi :

RĂ©action Ă  la Provocation NĂ©gationniste Turque

Négationnisme/Salon du livre de Paris: Communiqué du BFCA

*Esquisse de 2000 ans dÂ’Histoire de la Turquie



Le livre promotionnel sur la Turquie est disponible en ligne, en français :

http://www.byegm.gov.tr/docs/Turkiye2010/france/index.htm

Pour éviter de générer des clics sur ce lien et sa prose négationniste, voici ci-dessous, le chapitre consacré aux « allégations arméniennes infondées » :

Les allégations arméniennes infondées


« Les événements de 1915 et les allégations arméniennes infondées : Pour comprendre ce qui s’est réellement passé entre les Turcs et les Arméniens en 1915, il est nécessaire d’étudier les événements avant cette date. Les Turcs et les Arméniens vivent plus de huit siècles, ensemble et en paix, en Anatolie. Ethnie privilégiée de l’Empire, la communauté arménienne s’installe sur l’ensemble des territoires ottomans et ses membres occupent des fonctions très importantes telles que ministre, général, ambassadeur, gouverneur, représentant commercial et autres. Ils ne sont soumis à aucune discrimination.

Vers la fin du 19ème siècle, les grandes puissances de l’époque commencent à considérer les Arméniens comme un instrument qu’ils peuvent utiliser contre les Ottomans dans leurs propres intérêts et les incitent à s’insurger contre l’État ottoman avec la promesse d’un État indépendant dans les provinces orientales de l’Empire.

Les notions issues de la révolution française et les développements qui surviennent dans les Balkans dans la voie de l’indépendance augmentent également les efforts des Arméniens dans ce sens et différentes bandes arméniennes commencent à se constituer à partir de 1880, sous le couvert d’associations. Le comité Hintchak apparaît en 1887 à Genève et le Dachnak en 1890 à Tbilissi dont l’objectif commun est de créer un État arménien sur les territoires ottomans. Par la suite, ces comités s’organisent également à l’intérieur des frontières ottomanes et provoquent des insurrections arméniennes dans les différentes provinces.

Les Arméniens séparatistes considèrent comme une grande occasion le déclenchement de la Première guerre mondiale et l’entrée en guerre de l’État ottoman face aux pays de l’Entente.

Pendant la guerre, ils s’insurgent et collaborent avec l’armée russe d’occupation et les autres forces étrangères, entreprenant des massacres impitoyables et massifs contre les Turcs et les autres civils musulmans, attaquant les soldats turcs, coupant leurs voies d’approvisionnement et sabotant les lignes de télégraphe et de chemins de fer, afin de faciliter l’occupation russe. 21 insurrections arméniennes surviennent dans les territoires ottomans de la fin de 1914 au début de 1915, période pendant laquelle 100 000 civils musulmans sont massacrés par les bandes arméniennes. D’ailleurs, le Président de la délégation nationale arménienne, Boghos Nubar Pacha, envoie une lettre au ministre des Affaires étrangères français pour lui communiquer que les Arméniens combattent aux côtés des pays de l’Entente et qu’il y a des bénévoles dans les armées britannique, française et russe.

„Suite à la plainte relative aux allégations de massacre contre les Arméniens déportés, le gouvernement américain envoie à Bursa une délégation présidée par Gragoy Vis qui détermine que la situation sur place est très différente et que les Grecs et les Arméniens sont contents de leur vie. Ce document en est la preuve.“

La dite loi, qui se compose de quatre articles, est soumise à l’examen de tous les organismes et institutions qui s’intéressent à ce sujet en Turquie et dans le monde. Après l’étude du texte écrit en ottoman, on verra que le second article concerne la déportation stipule : « L’armée, l’armée autonome et les commandants de division peuvent déplacer dans les autres régions, individuellement ou en groupe, la population des bourgs et des villages qui s’oppose aux forces armées, qui fait de l’espionnage et qui a une attitude traître. »

Les points les plus importants auxquels il faut faire attention dans cette loi sont les suivants :

1- La loi ne stipule pas uniquement les Arméniens, mais tous ceux qui luttent contre l’armée d’un pays en guerre, qui font de l’espionnage et qui ont des comportements félons.

2- Il n’est pas question de les déplacer à l’extérieur des frontières du pays, mais vers les régions en dehors des zones de guerre qui sont toujours à l’intérieur des frontières.

3- Tout pays en état de guerre aurait jugé dans des tribunaux spéciaux, individuellement ou collectivement, les groupes qui luttent contre ses soldats, qui font de l’espionnage et qui adoptent des comportements hostiles, les aurait condamnés à la peine capitale et les aurait exécutés. Toutefois, au lieu de recourir à une telle mesure, l’Empire ottoman préfère une méthode plus humaine, en prenant la décision d’un déplacement hors des zones de combat.

4- Les Arméniens, qui vivent sans problème dans les régions épargnées par la guerre, ne sont pas soumis à cette application. Ainsi, les groupes arméniens à Istanbul, Edirne, Kastamonu, Aydin, Antalya et Izmir, ne sont pas affectés par cette loi et cette décision. En outre, les Arméniens catholiques et protestants, qui vivent dans les régions des combats, sont exclus de cet arrêt.

Si cette loi et cette décision étaient dirigées contre une race ou un groupe déterminé, défenseur d’une idéologie quelconque, le déplacement aurait eu lieu non seulement dans les régions de conflits, mais également sur l’ensemble des territoires du pays, d’autant plus que les personnes âgées, les malades et les orphelins ne sont pas soumis à la déportation.

Si on tient compte des éléments cités ci-dessus, on verra que la loi sur la déportation est une mesure prise seulement en temps de guerre et en raison des attaques armées de certains groupes arméniens qui profitent de la situation.

En outre, un règlement est rédigé le 30 mai 1915 par les responsables ottomans pour déterminer l’application de ladite loi et envoyé à toutes les unités concernées. Les articles du règlement stipulent :

1- Les Arméniens qui sont déplacés peuvent emporter avec eux tous leurs biens et leurs animaux.

2- La protection des vies et des biens des Arméniens jusqu’à leur destination, leur approvisionnement en nourriture et leurs repos sont du ressort des autorités administratives des régions traversées. Tous les fonctionnaires seront tenus responsables des négligences et du désintérêt dans ce contexte.

3- Arrivés à destination, les Arméniens seront installés séparément dans les bourgs et les villages qui seront construits ou dans des maisons nouvellement construites dans les bourgs et villages existants. Les villages seront établis dans les régions propres à la protection de la santé, et propices à l’agriculture et à l’aménagement.

4- Les terres appartenant à l’État peuvent être utilisées pour établir des villages, de même que les fermes et les villages dépendant de l’État.

5- Pour établir les registres d’état civil des villages et des bourgs qui seront fondés dans les nouvelles régions d’installation, chaque membre de chaque famille sera inscrit sur des répertoires ordonnés avec son nom, son titre, son âge, sa profession, l’endroit d’où il vient et le nom de l’endroit où il est installé.

6- Les besoins indispensables des familles tels que la nourriture et la construction des maisons seront assurés par « le fond des immigrés ».

7- L’administrateur le plus haut gradé de la région sera responsable des besoins en nourriture et en logement des individus déplacés, de l’accélération des démarches, de la protection de leur santé et de leur prospérité.

8- Les gouverneurs sont compétents pour employer le personnel nécessaire afin d’assurer les besoins en nourriture et en hébergement.

9- Les individus déplacés recevront une certaine quantité de terre en tenant compte de leur situation économique dans les régions qu’ils ont quittées.

10- Les artisans se verront remettre des capitaux appropriés et les outils nécessaires pour l’exercice de leur profession.
Malgré toutes ces mesures, les hostilités locales et les sentiments de vengeance occasionnent des attaques contre les convois pendant le déplacement. Le gouvernement ottoman essaie de les empêcher. D’ailleurs, les attaques contre les convois des Arméniens sont très limitées dans les régions où l’autorité de l’État est toujours présente et forte. L’insuffisance de la nourriture et des autres matériaux pendant la guerre, les conditions climatiques très difficiles et les maladies contagieuses telles que le typhus augmentent les pertes en vie. En fait, cette période est un temps où tous les habitants de l’Anatolie partagent le même destin.

Plus proche de nous, différentes organisations terroristes arméniennes revendiquent près de 200 attaques contre les diplomates turcs de 1973 à 1986, pendant un laps de temps de 13 ans. Elles tuent 58 citoyens turcs dont 34 diplomates et 16 personnes d’autres nationalités et en blessent des centaines. Ces organisations arméniennes prennent également pour cible les membres de leur propre peuple qui refusent d’apporter une contribution financière au terrorisme arménien.

La définition du terme génocide est faite dans la Convention de l’ONU pour la prévention et la répression du crime de génocide datant de 1948. D’après l’article 2 de la Convention en question, l’élément fondamental du crime de « génocide » est « l’intention » de détruire la totalité ou une partie d’un groupe déterminé. Les milieux, qui formulent de telles assertions, sont dans l’incapacité de produire une seule preuve montrant la volonté de l’État ottoman de détruire les Arméniens, malgré leurs efforts empressés qui durent depuis de longues années. Au contraire, il existe de nombreux documents ottomans qui contiennent les instructions du gouvernement ottoman aux autorités locales en vue de la protection des Arméniens déplacés. Les militants arméniens s’étaient armés contre leur propre gouvernement. Leur déplacement n’était pas dû à leur race, à leurs origines ethniques ou à leur confession, mais aux activités armées qu’ils menaient.

D’après le droit international, seul un tribunal compétent peut se prononcer sur le crime de génocide et sur le fait de savoir s’il a été perpétré ou non. Cette instance peut être un tribunal de l’État sur les territoires duquel le crime de génocide est commis ou un tribunal pénal international compétent. Tant qu’il n’existe pas une sentence prononcée par un tribunal compétent de ce genre, il est impossible de reconnaître l’existence du crime de génocide sur le « plan juridique ». De ce fait, les assertions de génocide ne peuvent pas être défendues ou formulées sur une base légale.

A ce stade, il faut rappeler que plusieurs centaines de responsables politiques et militaires, et d’intellectuels ottomans sont arrêtés par les Britanniques et emprisonnés à Malte au motif de crimes de guerre, suite à l’occupation d’Istanbul et des autres régions par les armées des pays de l’Entente à la fin de la Première guerre mondiale. Parallèlement, de nombreuses arrestations ont lieu à Istanbul avec les mêmes accusations. Les forces d’occupation fouillent minutieusement les archives ottomanes dans le but de trouver des preuves de crime qui pourraient être utilisées contre les personnes emprisonnées à Istanbul et à Malte. Cependant, elles ne peuvent soumettre aucun indice qui puisse confirmer les accusations, ni contre les prisonniers d’Istanbul, ni contre ceux de Malte à cette époque.
Les forces de l’Entente, qui ne trouvent aucun document faisant état de génocide ou d’une telle intention dans les archives ottomanes, se lancent ensuite dans une grande recherche dans les archives britanniques, puis les archives américaines à Washington.

A l’issue de ces examens, l’Ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington de l’époque, R.C. Craigie, envoie un message à Lord Curzon contenant les phrases suivantes : « Je suis attristé de vous annoncer que rien n’a été trouvé qui puisse être utilisé comme preuve contre les Turcs emprisonnés à Malte… Il n’existe aucun fait concret qui puisse constituer une preuve suffisante. » En fin de compte, les prisonniers de Malte sont remis en liberté en 1922, sans faire l’objet d’aucune accusation.

Le génocide arménien est une assertion sans fondement : la plupart du temps, les réalités de la mémoire et celles de l’histoire ne se recouvrent pas. De ce fait, c’est une erreur et une injustice de vouloir qu’une communauté adopte à l’identique la mémoire d’une autre communauté, en ce qui concerne un événement précis. C’est exactement cette situation qui existe à propos des événements douloureux de 1915, qui portent sur une période de l’histoire commune des Turcs et des Arméniens. C’est la raison pour laquelle la Turquie demande depuis toujours que les historiens étudient les périodes controversées de l’histoire. Les archives ottomanes, y compris militaires, qui constituent les documents de première main relatifs à l’événement en question, sont ouvertes à tous les chercheurs. La Turquie encourage les recherches des historiens et des spécialistes sur la période de l’histoire commune des peuples turc et arménien, vécue pendant les années difficiles de la Première guerre mondiale. Elle partage avec les lecteurs tous les ouvrages portant sur cette période, qu’ils soutiennent ou non sa propre thèse.

En 2005, le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan envoie une lettre au PrĂ©sident de la RĂ©publique armĂ©nien Kotcharian, pour lui proposer la crĂ©ation dÂ’une commission dÂ’histoire commune composĂ©e des historiens des deux pays, afin quÂ’ils Ă©tudient ensemble la pĂ©riode relative Ă  lÂ’histoire commune des deux peuples, dans les archives turques, armĂ©niennes et des pays tiers, et quÂ’ils partagent avec le monde entier les rĂ©sultats de leurs recherches. La Grande AssemblĂ©e nationale de Turquie publie un communiquĂ© le 13 avril 2005, pour exprimer son soutien absolu Ă  cette proposition historique. »


http://www.byegm.gov.tr/docs/Turkiye2010/france/index.ht




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Source/Lien : Today's Zaman



   
 
   
 
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