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Police turque : usage excessif et abusif du gaz lacrymogène
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Sous les yeux de la communauté internationale, la police turque fait, sans être inquiétée, un usage excessif et abusif du gaz lacrymogène pour réprimer les manifestants kurdes qui exercent leur droit à la liberté de réunion et d’association. Alors que les 125 000 unités de gaz lacrymogène commandées l’année dernière pour le contrôle des foules arrivaient à épuisement, le Premier ministre turc a débloqué 2,3 millions de lires turques (plus d’un million d’euros) pour l’achat de 170 000 capsules supplémentaires. Les organisations des droits de l’homme en Turquie sont particulièrement préoccupées par l’usage excessif et abusif du gaz lacrymogène contre toute manifestation organisée par les sociétés civiles et les partis d’opposition. Le Collectif VAN vous invite à lire cet article de Maxime-Azadi publié sur Mediapart le 20 mai 2011.


MédiaPart

L’usage excessif et abusif du gaz lacrymogène par la police turque

20 Mai 2011 Par Maxime-Azadi

Sous les yeux de la communauté internationale, la police turque fait, sans être inquiétée, un usage excessif et abusif du gaz lacrymogène pour réprimer les manifestants kurdes qui exercent leur droit à la liberté de réunion et d’association. Alors que les 125 000 unités de gaz lacrymogène commandées l’année dernière pour le contrôle des foules arrivaient à épuisement, le Premier ministre turc a débloqué 2,3 millions de lires turques (plus d’un million d’euros) pour l’achat de 170 000 capsules supplémentaires.

Les organisations des droits de l’homme en Turquie sont particulièrement préoccupées par l’usage excessif et abusif du gaz lacrymogène contre toute manifestation organisée par les sociétés civiles et les partis d’opposition.

170 000 GRENADES SUPPLÉMENTAIRES COMMANDÉES

Selon le journal Milliyet, le premier ministre turc a débloqué 2,3 millions de lires turques pour ravitailler les stocks, suite à l’usage « surestimé » du gaz lacrymogène, à tel point qu’il atteint la phase d'épuisement [des stocks]. Le journal fait état notamment de l'achat officiel de 125 000 grenades de gaz lacrymogène, fabriquées aux États-Unis et en Coré du Sud pour une somme de 1,2 millions de lires, au cours de l’année 2010. Les fonds alloués pour l'achat de ces équipements permettraient à la Direction Générale de la Police de commander 170 000 grenades supplémentaires. Une délégation a déjà été dépêchée aux États-Unis par les autorités turques.

GAZ LACRYMOGÈNE TUE

Le gaz lacrymogène utilisé par la police anti-émeute pour disperser les manifestants est particulièrement irritant, voire mortel. Il brûle la gorge et les poumons, irrite les yeux, le nez et fait suffoquer en quelques secondes. La dernière victime était un Kurde de 60 ans, décédé d'une crise cardiaque au cours d’une manifestation violente à Diyarbakir, chef-lieu du Kurdistan, après avoir été affecté le 27 avril par des gaz lacrymogènes. Cinq autres personnes, dont deux enfants et deux femmes, ont été grièvement blessées la semaine dernière par ces grenades lors de manifestations organisées à Batman, Cizre, Kiziltepe et à Nusaybin, contre les opérations militaires qui ont fait 10 morts dans les rangs du PKK entre les 12 et 14 mai.

Une grande partie des gaz lacrymogènes et des équipements anti-incendie sera entreposée dans la région kurde, ajoute le journal.

UNE SOURCE DE REVENU POUR LES ENFANTS PAUVRES

Les enfants kurdes sont l’une des premières victimes du gaz lacrymogène, devenant des cibles de la police. Mais les cartouches de gaz lacrymogène, ramassées après chaque manifestation, sont tristement une source de revenu pour les enfants issus de familles pauvres à Silopi, dans la province de Sirnak située à la frontière avec l'Irak.

Les ferrailleurs sont les acheteurs de ces cartouches. Ebubekir Y., un élève de 15 ans, raconte timidement comment il vend des cartouches pour payer ses études et gagner son argent de poche, cité par l’agence de presse kurde DIHA. Le prix d’un kilo de cartouches se situe entre 2 et 3 lires. Les enfants ont ramassé de 20 à 30 kg de bombes lacrymogènes après de violents affrontements survenus ces dernières semaines, dit Ebubekir.

«Une grenade de gaz lacrymogène qui n’a pas explosé pèse 100 grammes et coûte 3 lires le kg. Les enfants ramassant 25 kg de capsules de gaz lacrymogène gagnent 75 lires par jour » confie un ferrailleur qui a voulu garder l’anonymat.




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Source/Lien : MédiaPart



   
 
   
 
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