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Collectif VAN : l'éphéméride du 2 novembre
Publié le : 02-11-2017

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:





Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)


Légende photo: 2 novembre 1895 -- Empire ottoman : Les événements de 1895. Dans les grandes villes, le climat d'insécurité, largement entretenu jusque là par la passivité des autorités ottomanes, se dégrada très vite, et à partir de 1894 prit l'allure d'une véritable guerre civile. Cette nouvelle situation sortit du cadre de la stricte « Question arménienne » en devenant plus généralement « une Question chrétienne ». Les propos du vice-consul de France à Diyarbakir, Gustave Meyrier, étaient en ce sens sans ambiguïté. Cet état de choses s'applique à tous les chrétiens sans distinction de race, qu'ils soient Arméniens, Chaldéens, Syriens ou Grecs. La tuerie débuta le samedi 2 novembre : Ce jour-là au lever du soleil, le carnage a commencé et a duré jusqu'au dimanche soir. Ils s'étaient divisés par bandes et procédaient systématiquement maison par maison, en ayant bien soin de ne pas toucher à celles des musulmans. On défonçait la porte, on pillait tout et, si les habitants s'y trouvaient, on les égorgeait. On a tué tout ce qui se présentait sous la main, hommes, femmes et enfants ; les filles étaient enlevées. Presque tous les musulmans de la ville, les soldats, les zaptiés et les Kurdes du pays ont pris part à cette horrible boucherie.

Photo: Enterrement des Arméniens, victimes de massacre de 1895



Ça s’est passé un 2 novembre (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :

2 novembre 1895 -- Empire ottoman : Les événements de 1895. Dans les grandes villes, le climat d'insécurité, largement entretenu jusque là par la passivité des autorités ottomanes, se dégrada très vite, et à partir de 1894 prit l'allure d'une véritable guerre civile. Cette nouvelle situation sortit du cadre de la stricte « Question arménienne » en devenant plus généralement « une Question chrétienne ». Les propos du vice-consul de France à Diyarbakir, Gustave Meyrier, étaient en ce sens sans ambiguïté. Cet état de choses s'applique à tous les chrétiens sans distinction de race, qu'ils soient Arméniens, Chaldéens, Syriens ou Grecs. La tuerie débuta le samedi 2 novembre : Ce jour-là au lever du soleil, le carnage a commencé et a duré jusqu'au dimanche soir. Ils s'étaient divisés par bandes et procédaient systématiquement maison par maison, en ayant bien soin de ne pas toucher à celles des musulmans. On défonçait la porte, on pillait tout et, si les habitants s'y trouvaient, on les égorgeait. On a tué tout ce qui se présentait sous la main, hommes, femmes et enfants ; les filles étaient enlevées. Presque tous les musulmans de la ville, les soldats, les zaptiés et les Kurdes du pays ont pris part à cette horrible boucherie. Un peu plus loin, dans cette même dépêche, Gustave Meyrier précisa que les Kurdes des tribus ne sont pas entrés, ce qui voulait dire que les portes de la ville avaient été volontairement fermées par les autorités, car on savait fort bien que ces hordes de sauvages ne font pas de distinction entre les religions et que, si on déchaînait leurs instincts de pillage et de meurtre, toute la ville, les musulmans comme les chrétiens, y serait passée.

Lettre de M. Meyrier, vice-consul de France à Diarbekir, à M. P. Cambon, ambassadeur de la République française à Constantinople. Diarbekir, 2 novembre 1895, 4 h 30 du matin, arrivée 8 h 30 du matin. « La ville est à feu et à sang. »Meyrier

Lettre de M. P. Cambon, ambassadeur de la République française à Constantinople, à M. Meyrier, vice-consul de France à Diarbekir. Péra, 2 novembre 1895, 9 h 15 du matin. « La protection du Consulat et de l'établissement catholique est-elle assurée par le vali ? Si elle ne l'est pas, faites réquisition énergique. Donnez à tous l'exemple du sang-froid. Sur la communication de vos précédents télégrammes, le Grand-Vizir avait promis de prendre des dispositions pour le maintien de l'ordre. En attendant l'arrivée des troupes, bornez-vous à assurer la sécurité de nos établissements et de nos nationaux et protégés. Faites-moi savoir d'urgence d'où est venue la première provocation. Les Arméniens seuls sont-ils menacés ? » P. Cambon
Imprescriptible.fr : 1895,Correspondances diplomatiques françaises relatives aux événements de Diarbekir
Imprescriptible.fr : Autopsie d'un massacre : n'oublions pas 1895 !

2 novembre 1914 -- La Russie déclare formellement la guerre contre l'Empire ottoman.
ANI: Chronology of the Armenian Genocide -- 1914

2 novembre 1914 -- Empire ottoman : un Conseil politique élargi se tient à Galata, en présence des principales personnalités arméniennes de la capitale. L’assemblée décide de publier une circulaire qui est envoyée dans toutes les provinces pour que « chacun accomplisse ses obligations et renouvelle sa fidélité à la patrie ottomane ». Elle décide aussi de fonder, « aux frais de la nation », un hôpital de campagne.
** (Zaven Der Yéghiayan, 1947 :74).
Mass Violence - par Raymond Kévorkian

2 novembre 1915 -- Empire ottoman : Mamouret-ul-Aziz. - Récit d'une dame arménienne de C. {Husseinig} (une ville située aune demi-heure de H. {Kharpout}), décrivant son voyage de C. {Husseinig} à Ras-Ul-Ain, écrit après son évasion de Turquie et daté d'Alexandrie 2 novembre 1915 ; publié par le journal arménien « Gotchnag » de New-York, du 8 janvier 1916. Extrait : « Peu après Pâques de cette année (1915), les fonctionnaires turcs firrent des perquisitions dans les églises et écoles arméniennes de {Mezré} de {Kharpout}, de {Husseinig}, de {Morinig}, de {Keisirig}, de {Yeghek}, et des villages environnants, mais sans rien y trouver de suspect. Ils prirent alors les clés de ces bâtiments et les remplirent de soldats. Ils perquisitionnèrent également dans les maisons privées, sous prétexte d'y chercher des armes et des munitions, mais ils ne trouvèrent rien. Puis les crieurs publics annoncèrent que toutes les armes devaient être livrées au Gouvernement ; et c'est ainsi qu'un certain nombre d'armes fut ramassé… »
Imprescriptible.fr : Vilayet de Mamouret-ul-Aziz

2 novembre 1919 -- Empire ottoman/Syrie : Jelal Bey (l'ancien gouverneur général de la province d'Alep jusqu'en mai 1915, quand il avait démissionné en signe de protestation contre l'ordre d'exterminer les Arméniens, après quoi il avait été transporté à Konia (Konya), où il était resté en fonction jusqu'à la fin de 1916) a été nommé gouverneur général d'Alep province de nouveau.
ANI: Chronology of the Armenian Genocide -- 1919

2 novembre 1927 -- Empire ottoman : début du mandat de Şükrü Kaya. Il dévient Secrétaire Général du Parti Républicain du Peuple, parti unique de Mustafa Kemal du 2 novembre 1927 au 11 novembre 1938. Durant le genocide, il avait le titre officieux de Directeur Général de la Déportation (Sevkiyat Reis-i Umumisi) au Ministère de l'Intérieur. Son titre officiel a d'abord été Directeur à l'Installation des Tribus et Réfugiés du 20 novembre 1914 au 2 mars 1916 puis Directeur Général aux Tribus et Réfugiés du 2 mars 1916 au 20 décembre 1916: Le consul allemand Rossler rapporte un entretien qu'il eut avec lui. II avait cru innocemment que Şükrü était venu organiser le ravitaillement des déportés et il s'était adressé à lui pour le prier de libérer quelques Arméniens qui avaient travaillé dans des administrations allemandes. II fut éconduit brutalement par Şükrü qui lui dit en français : « Vous ne comprenez pas ce que nous voulons. Nous voulons une Arménie sans Arméniens. » L'ingénieur allemand du Bagdadbahn, Bastendorff, rapporte que Şükrü lui avait déclaré qu'il était temps de résoudre une fois pour toute le vieux conflit avec les Arméniens « par l'extermination de la race arménienne » (Die Ausrottung der armenischen Rasse).
Imprescriptible.fr : Sükrü Kaya (1882-1959)

2 novembre 1933 -- Empire ottoman : un dirigeant de l'O.S., Djemal Ferid, qui était un des cinq secrétaires responsables de Constantinople, publia pendant six mois, à partir du 2 novembre 1933, dans le journal turc Vakit ses mémoires, sous le pseudonyme de A. Bil. Il y mentionne la conférence tenue à Erzeroum en février 1915 par Chakir et révèle que c'est au cours de cette conférence qu'il fut décidé de faire de l'O.S. un corps autonome replié du front extérieur vers le front intérieur. Des médecins turcs participèrent à la formation des unités de l'O.S. ou les dirigèrent: le docteur Ibrahim Tali, qui avait le grade de lieutenant-colonel, assista Chakir à Erzeroum en décembre 1914 dans l'organisation des bandes de brigands ; le docteur Fouad Sabit était le chef de section de l'O.S. à Erzindjan ; le docteur Hussein Riza, organisa les bandes d'Ardahan ; le docteur Hilmi était le médecin du détachement commandé par Yacoub Djemil. Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989
Imprescriptible.fr : L'Organisation Spéciale

2 novembre 1941 -- 998 juifs de Vienne (Autriche) et plusieurs centaines de juifs de Prague sont déportés au ghetto de Lodz (Pologne).
Israelvivra.com

2 novembre 1941 -- Loi portant interdiction pour les Juifs d'acquérir un fonds de commerce sans autorisation préfectorale.
ajpn

2 novembre 1942 -- 3 000 juifs sont assassinés par les SS lors de la dernière Aktion contre la communauté de Kamien Koszyrski (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine).
7 000 juifs du camp de Wolkowysk (province de Grodno, U.R.S.S.) sont déportés aux camps d'extermination de Treblinka et d'Auschwitz.
Tous les internés du ghetto de Rozana (district de Brest-Litovsk, R.S.S. de Biélorussie) sont déportés à Wolkowysk. Beaucoup meurent au cours d'un trajet interminable. Fin novembre, les survivants seront déportés de Wolkowysk au camp d'extermination de Treblinka pour y être assassinés.
Les SS assassinent 500 juifs à Krzeszov (Pologne).
Première déportation des juifs de Siemiatycze (province de Bialystok, Pologne) au camp d'extermination de Treblinka : elle concerne 7 000 juifs environ. Un mouvement de résistance juive s'organise, qui parvient à aider 200 personnes à fuir dans les bois où elles rejoignent les partisans. 80 juifs de Siemiatycze seulement survivront.
Les juifs de Marcinkowce (district de Bialystok, Pologne) résistent aux nazis, qui les arrêtent pour les déporter vers les camps d'extermination. 360 juifs sont assassinés sur place.
7 000 juifs du ghetto de Lomza (Pologne) sont conduits au camp de Zambrov. Les autres sont exécutés dans la forêt voisine de Galczyn. Lomza est déclaré « purifié de ses juifs ».
A Ciechanov (Pologne), 2 juifs sont pendus par la Gestapo.
954 juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp d'extermination d'Auschwitz.
8 000 juifs du ghetto de Sokolka, 1 000 juifs de Goniadz, 5 000 juifs du ghetto de Krynki, 3 500 juifs du ghetto de Wysokie, 1 500 juifs de Szczuczin, 4 000 juifs du ghetto de Grodno, 2 500 juifs du ghetto de Grajevo, 3 000 juifs du ghetto de Skidel, 2 000 juifs de Zabludow, 5 000 juifs de Bielsk-Podlaski et d'autres cachettes, 2 500 juifs du ghetto de Wolkowysk et 2 000 juifs du camp de travail forcé de Zambrow (tous situés dans le district de Bialystok, Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Treblinka.
2 000 juifs de Prampol (district de Lublin), 600 juifs de Josefov, 2 500 juifs de Zloczov (Galicie orientale, R.S.S. d'Ukraine), 2 000 juifs du ghetto de Brody (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine), 3 000 juifs de Tarnogrod (Pologne), 4 000 juifs du ghetto de Bilgoraj (district de Lublin) et 3 200 juifs de Novy Korczyn (district de Kielce, Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.
Israelvivra.com

2 novembre 1943 -- Liquidation du ghetto de Riga (capitale de la R.S.S. de Lettonie) : les vieillards et les enfants juifs sont tués sur place. Les autres sont déportés au camp de concentration de Kaiserwald, près de la ville.
Israelvivra.com

2 novembre 1943 -- Au camp de Riga, 1 000 Juifs sont envoyés à Birkenau.
ajpn

2 novembre 1943 -- Les allemands commencent une opération de destruction des survivants du ghetto de Varsovie, pour la plupart détenus à Majdanek. En quelques jours, 50 000 Juifs sont assassinés par balle à Majdanek.
Israelvivra.com

2 novembre 1944 -- 76 000 juifs de Budapest sont conduits en cinq jours par les SS, les fascistes hongrois et la gendarmerie en direction de Vienne, vers l'ouest. Près de 10 000 juifs mourront en route.
Israelvivra.com


Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org





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