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Collectif VAN : l'éphéméride du 8 novembre
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:


Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)



LĂ©gende photo : 8 novembre 1920 -- Turquie : le gouvernement dÂ’Ankara expĂ©dia deux tĂ©lĂ©grammes chiffrĂ©s. LÂ’un dÂ’eux ordonnait au gĂ©nĂ©ral turc Kâzım Karabekir dÂ’ĂŞtre aimable envers les reprĂ©sentants de la RĂ©publique armĂ©nienne vaincue, dont lÂ’armĂ©e non entraĂ®nĂ©e, inexpĂ©rimentĂ©e et novice avait succombĂ© lorsque Karabekir avait envahi militairement l'ArmĂ©nie. Il lui Ă©tait demandĂ© de promettre aux officiels armĂ©niens lÂ’amitiĂ©, lÂ’aide Ă©conomique et la fourniture dÂ’aliments pour empĂŞcher une famine en ArmĂ©nie. LÂ’autre tĂ©lĂ©gramme, « secret » et chiffrĂ©, enjoignait toutefois au gĂ©nĂ©ral de prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour rĂ©ussir « lÂ’Ă©limination politique et physique de lÂ’ArmĂ©nie ». (Ermenistani siyaseten ve maddeten ortadan kaldırmak) On lui recommandait de poursuivre de manière circonspecte et progressive cet objectif qui « reflète lÂ’intention rĂ©elle du Cabinet » (makasidi hakikiye). Le plus significatif est que le gĂ©nĂ©ral est invitĂ© Ă  employer tous les moyens disponibles pour bercer les victimes dÂ’illusions afin de tromper (igfal) les ArmĂ©niens et duper les EuropĂ©ens" qui se prĂ©occupent de leur sort.

Photo : Kâzım Karabekir



Ça s’est passé un 8 novembre (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :

8 novembre 1909 -- Empire ottoman : des malheureux par milliers étaient traqués à coups de «fusils, de haches, de bâtons, si bien que dans certaines rues» il y avait des murailles de corps entassés et des fleuves de «sang», écrit dans une lettre d'Adana, en date du 8 nov., M. Léopold Favre, le philanthrope genevois qui a visité le théâtre du sinistre pour y faire une enquête et distribuer aux survivants les secours du comité philarmène helvétique.
Adossidès A., Arméniens et Jeunes Turcs, P.V. Stock Editeur, Paris, 1910
Imprescriptible : Les massacres de Cilicie

8 novembre 1912 -- Les Grecs reprennent Salonique aux Turcs.
Nouvel Obs : L'éphéméride du mardi 8 novembre 2011

8 novembre 1915 -- Empire ottoman : le rapport du consul Hoffmann adressé le 8 novembre 1915 à Constantinople est, de tous les documents consulaires, la pièce la plus accablante. Le consul analyse le mécanisme de camouflage et la pratique des accusations mensongères et des dénégations . Dans un rapport antérieur, Hoffmann expliquait la méthode de destruction des convois : « 300 000 personnes doivent poursuivre vers le Sud (Hauran occidental, Rakka, Deir-ez-Zor) pour s'y "établir" [...]. En temps de paix, le gouvernement aurait "peut-être" pu leur donner les moyens de s'installer, encore que ce genre d'expérience ait échoué à plusieurs reprises avec les musulmans, mais, pour l'instant, il n'y a ni argent ni fonctionnaires. Quoi qu'il en soit, il manque tout le nécessaire. Les camps de concentration n'ont reçu ni tentes ni farine en quantité suffisante, ni combustible. Les autorités elles-mêmes ont pris aux paysans déportés leurs pioches et leurs bêches. Chacun est convaincu que tous les déportés sont voués à la mort. » Naïm bey décrit également les sinistres activités de la Sous-direction des déportés qui, « sous l'étiquette fictive d'un organisme d'accueil était un organe d'extermination ».
Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989
Imprescriptible : Les fonctionnaires

8 novembre 1915 -- Empire ottoman : le titulaire du poste consulaire allemand, le Dr Rössler, de retour d’Alexandrette, précise au chancelier allemand Bethmann Hollweg: « le camp de concentration de Katma offre un spectacle indescriptible ». En quelques semaines le nombre des déportés parvenus jusqu’à Katma avait considérablement enflé. Selon le témoignage du même déporté originaire de Banderma, quarante mille tentes y furent dressées pendant plus d’un mois, soit près de 200 000 personnes. Après quoi les survivants « avaient notamment été transférés en quelques jours à une heure de route, à Azaz ».
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : Le réseau des camps de concentration

8 novembre 1915 -- Empire ottoman : adoption du « Règlement relatif au mode d’exécution de la loi provisoire du 13 septembre 1331/1915 sur les commissions de liquidation des biens laissés par les déportés, et leurs attributions », s’apparentant à un décret d’application.
*** (Takvim-ı Vakayi, n° 2343, du 28 octobre/10 novembre 1915, en 25 articles).
Mass violence : Chronologie de l’extermination des Arméniens de l’Empire ottoman par le régime jeune-turc (1915-1916)

8 novembre 1915 -- Empire ottoman : Harpout (vilayet de Mamuret ul-Aziz). 435 personnes raflées au cours des jours précédents, notamment dans l’hôpital américain de Harpout, sont déportées et exécutées dans « des vallées isolées », par les « gendarmes ».
** (Jacobsen, 2001 :108 and Davis, 1994 :91-92).
Mass violence : Chronologie de l’extermination des Arméniens de l’Empire ottoman par le régime jeune-turc (1915-1916)

8 novembre 1920 -- Turquie : le gouvernement dÂ’Ankara expĂ©dia deux tĂ©lĂ©grammes chiffrĂ©s. LÂ’un dÂ’eux ordonnait au gĂ©nĂ©ral turc Kâzım Karabekir dÂ’ĂŞtre aimable envers les reprĂ©sentants de la RĂ©publique armĂ©nienne vaincue, dont lÂ’armĂ©e non entraĂ®nĂ©e, inexpĂ©rimentĂ©e et novice avait succombĂ© lorsque Karabekir avait envahi militairement l'ArmĂ©nie. Il lui Ă©tait demandĂ© de promettre aux officiels armĂ©niens lÂ’amitiĂ©, lÂ’aide Ă©conomique et la fourniture dÂ’aliments pour empĂŞcher une famine en ArmĂ©nie. LÂ’autre tĂ©lĂ©gramme, « secret » et chiffrĂ©, enjoignait toutefois au gĂ©nĂ©ral de prendre toutes les mesures nĂ©cessaires pour rĂ©ussir « lÂ’Ă©limination politique et physique de lÂ’ArmĂ©nie ». (Ermenistani siyaseten ve maddeten ortadan kaldırmak) On lui recommandait de poursuivre de manière circonspecte et progressive cet objectif qui « reflète lÂ’intention rĂ©elle du Cabinet » (makasidi hakikiye). Le plus significatif est que le gĂ©nĂ©ral est invitĂ© Ă  employer tous les moyens disponibles pour bercer les victimes dÂ’illusions afin de tromper (igfal) les ArmĂ©niens et duper les EuropĂ©ens" qui se prĂ©occupent de leur sort.
Vahakn Dadrian , Documentation du génocide arménien dans les sources turques
Imprescriptible : Les faibles espoirs de combler les lacunes bibliographiques

8 novembre 1920 -- Un rapport du patriarcat arménien du 8 novembre 1920 donne des précisions sur ses responsabilités : « Fils d’un renégat italien, le docteur Bonelli, devenu Veli Baba, Veli Nedjet bey a envoyé à la mort le premier convoi des notables de Diarbékir. Il les a fait massacrer et ensuite a tué l’évêque arménien Tchilgadian après l’avoir torturé. Comme récompense pour les dizaines de milliers de meurtres, le Comité Union et Progrès lui a donné la maison du banquier Tirpandjian. Il y avait dans cette maison un stock de bijoux d’une valeur de 2 000 livres, laissés en gage par des Arméniens du vilayet, qui avaient dû emprunter en raison des persécutions turques avant la déportation. Veli Nedjet bet devint le propriétaire de tous les biens de la famille Tirpandjian qu’il avait massacrée ».
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : Epilogue

8 novembre 1921 -- Turquie : le général Gouraud lança une proclamation expliquant aux populations que le gouvernement d’Angora leur avait garanti les mêmes droits que ceux généralement concédés aux minorités dans les pays européens, et les engageant à rester dans leurs foyers. De son côté, une proclamation de Moustapha Kémal Pacha confirma la promesse de l’amnistie générale, faisant un appel à l’union et prescrivant aux fonctionnaires de rendre la justice égale pour tous sans distinction de race ou de religion. Enfin, M. Franklin-Bouillon et M. Laporte, consul de France, de concert avec les autorités turques, organisèrent dans différentes parties de la Cilicie des réunions avec les représentants de diverses populations chrétiennes pour les convaincre de la suffisance des garanties obtenues.
Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible : L’accord franco-turc d’Angora du 20 octobre 1921 et l’exode des Arméniens de la Cilicie

8 novembre 1921 -- Turquie : lettre de lÂ’officier Vahan Portoukalian Ă  Kourken Tahmazian.
En quatre jours, cent quatre vingt quinze élèves nous ont quittés ; les études sont impossibles au milieu de l’affolement général. Ce soir, plus de deux mille personnes se bousculaient devant le bureau des passeports. Pour plus de rapidité, les formalités ont été abrégées. Quand donc ce pays retrouvera-t-il sa tranquillité ? En France, se fait-on une idée de ses souffrances depuis 15 ans ? Pillés, incendiés, massacrés en 1909, les chrétiens pansent leur plaies comme ils peuvent ; avec une patience admirable, ils rebâtissent leurs maisons et réorganisent petitement leur vie. Cinq ans s’écoulent : nouvelle catastrophe plus terrible encore : la mobilisation avec ses réquisitions arbitraires, qui vident les magasins et les fermes, et prennent dans les maisons linge, ustensiles de cuisine, et surtout s’attaquent à la bourse sous mille prétextes ; puis la mobilisation des hommes en attendant la déportation en masse et l’anéantissement de la race. Ses tristes débris reviennent essayer de reprendre corps à l’ombre du drapeau français. Ils croient cette fois que leurs malheurs sont finis ; quand subitement la guerre recommence. C’est la débâcle de Marache, et le reste ; c’est encore une fois la ruine et l’exil. Avec la ténacité qui les caractérise, ils rentrent pendant l’hiver, confiants dans la protection de la France. Et la France s’en va... Et leur exode recommence ! Y a-t-il dans l’Histoire un exemple de calamités semblables s’abattant sur un peuple ? Et ne sont-ils excusables, ces malheureux, de maudire la France ?
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : L’évacuation française de la Cilicie en 1921 vue par l’officier Vahan Portoukalian

8 novembre 1937 -- Allemagne : le musé Allemand de Munich inaugure la plus importante exposition antisémite jamais réalisé.
Skynet : 8 novembre, ce jour-lĂ , nÂ’oubliez pas

8 novembre 1939 -- Pologne : les juifs de la ville de Sierpc (province de Varsovie) sont déportés après que la région a été annexée au Reich allemand.1 800 juifs environ sont envoyés à pied en direction de Varsovie. 500 juifs restent à Sierpc, où ils sont enfermés dans un ghetto.
Skynet : 8 novembre, ce jour-lĂ , nÂ’oubliez pas

8 novembre 1941 -- Les juifs de Lwow (Lvov, Galicie orientale, R.S.S. d'Ukraine) sont rassemblés dans un ghetto. Lors de l'évacuation, les SS conduisent les juifs vieux et malades hors de la ville pour les fusiller.
- Dans le village de Kryupow (Krementchoug, U.R.S.S.), les SS fusillent une jeune fille de quatorze ans et une autre de quinze ans après les avoir violées.
Skynet : 8 novembre, ce jour-lĂ , nÂ’oubliez pas

8 novembre 1942 -- 1 000 juifs de Zbarazh (R.S.S d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.
- Liquidation du ghetto de Staszov (province de Kielce, Pologne) : des centaines de juifs sont fusillés sur place. Les autres, au nombre de 5 000 environ, sont déportés au camp d'extermination de Belzec. Un petit groupe parvient à fuir dans les bois.
Skynet : 8 novembre, ce jour-lĂ , nÂ’oubliez pas

8 novembre 1942 -- Allemagne : dans un discours à la « vieille garde » du parti nazi, Hitler, après avoir clairement dit qu’il excluait tout compromis et toute offre de paix avec les ennemis extérieurs, invoque de nouveau sa « prophétie » en ces termes :
« Une autre force, jadis très présente en Allemagne, a entre-temps appris que les prophéties national-socialistes en sont pas des paroles vaines. C’est la principale puissance que nous devons remercier de toutes les infortunes : la juiverie internationale. Vous vous souvenez encore de la réunion du Reichstag dans laquelle j’ai déclaré : “Si la juiverie croit d’une manière ou d’une autre pouvoir provoquer une guerre mondiale internationale pour exterminer les races européennes, il en résultera non pas l’extermination des races européennes, mais l’extermination de la juiverie en Europe”. On s’est toujours moqué de mes prophéties. De tous ceux qui riaient alors, beaucoup ne rien plus aujourd’hui. Et ceux qui rient encore aujourd’hui cesseront peut-être eux aussi de le faire d’ici peu. »
PHDN : L’antisémitisme mortifère d’Hitler

8 novembre 1944 -- Début de la marche de la mort de 25 000 juifs en direction de Hegyeshalom (Hongrie) dans des conditions effroyables. Ces juifs "prêtés " au Reich pour le travail obligatoire partent de divers camps de regroupement de la province hongroise vers le centre de transit où ils attendent leur déportation. Beaucoup meurent de faim et d'épuisement.
Skynet : 8 novembre, ce jour-lĂ , nÂ’oubliez pas

8 novembre 1994 -- Institution du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) par la résolution 955 du Conseil de sécurité de l’ONU. Le TPIR est chargé de poursuivre les personnes responsables d’actes de génocide et d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda ou par des citoyens rwandais sur le territoire des Etats voisins entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994.
La Documentation française : Chronologie

8 novembre 2009 -- Le prĂ©sident soudanais Omar Hassan Al-Bashir a repoussĂ© sa visite prĂ©vue en Turquie. L'annonce est intervenue quelques heures après que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a dĂ©fendu la visite d'Al-Bashir en disant : " Un musulman ne peut jamais commettre de gĂ©nocide." Après avoir assenĂ© cet argument imparable, Erdogan, qui a dĂ©jĂ  visitĂ© le Darfour, a ajoutĂ© que durant son sĂ©jour, il n'y avait remarquĂ© aucun gĂ©nocide... Doit-on vraiment s'en Ă©tonner lorsqu'on sait que le gouvernement turc n'a toujours pas "remarquĂ©" les nombreux gĂ©nocides des populations non-turques (armĂ©nienne, assyro-chaldĂ©enne-syriaque, grecque, kurde, etc.) commis en Turquie mĂŞme ? Il n'est pas inutile de rappeler que la Turquie est parmi les rares pays n'ayant pas encore ratifiĂ© le Statut de Rome qui exige la conformitĂ© avec les dĂ©cisions de la CPI. Il est vrai que ce Statut stipule que la compĂ©tence de la Cour concerne les crimes les plus graves qui touchent lÂ’ensemble de la communautĂ© internationale : a) Le crime de gĂ©nocide ; b) Les crimes contre lÂ’humanitĂ© ; c) Les crimes de guerre ; d) Le crime dÂ’agression... Toute relation avec des crimes commis par l'Etat turc est totalement fortuite.
Collectif VAN - Erdogan/Béchir : "Un musulman ne peut commettre de génocide."


Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org




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