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Condoleezza Rice : négationniste et fière de l’être
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Dans son livre de 750 pages récemment publié, Honneur suprême : mémoire de mes années à Washington, l’ex-Secrétaire d’État Condoleezza Rice décrit avec fierté ses efforts pour faire échouer l’adoption des résolutions sur le génocide arménien en deux occasions distinctes. C’est avec un plaisir évident qu’elle se vante d’avoir réussi à saper la reconnaissance du génocide arménien par le Congrès américain en 1991 et en 2007. » Le Collectif VAN vous livre la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 10 novembre 2011.


Condoleezza Rice, négationniste du génocide, ne mérite pas d’enseigner à Stanford


De : Harut Sassounian
Éditeur de : The California Courier
Editorial de Sassounian du 10 novembre 2011

Dans son livre de 750 pages récemment publié, Honneur suprême : mémoire de mes années à Washington, l’ex-Secrétaire d’État Condoleezza Rice décrit avec fierté ses efforts pour faire échouer l’adoption des résolutions sur le génocide arménien en deux occasions distinctes. C’est avec un plaisir évident qu’elle se vante d’avoir réussi à saper la reconnaissance du génocide arménien par le Congrès américain en 1991 et en 2007.

Un examen attentif des arguments avancés par Rice révèle ses défauts de jugement et ses manquements éthiques. Dans son mémoire, elle rapporte sa première expérience "avec ce problème" en 1991, alors qu’elle travaillait à la Maison Blanche, en tant qu’assistante spéciale du président George H. W. Bush. Sa tâche était de "mobiliser tous les efforts pour faire échouer la résolution à la Chambre des Représentants." Se délectant de son triomphe, elle se décrit comme la combattante "du puissant lobby arméno-américain" qui "avait pendant des années fait pression sur le Congrès pour qu’il adopte une résolution qualifiant de génocide les massacres des Arméniens dans l’Empire ottoman, qui avaient débuté en 1915." En réalité, elle n’avait nullement besoin de contrer ce qui avait déjà été reconnu par la Chambre des Représentants en 1975 et en 1984, ainsi que par le président Ronald Reagan en 1981.

Rice poursuit en soutenant "Qu’il existe de nombreuses interprétations historiques sur ce qu’il s’est passé", ce qui est complètement faux, car il n’y a aucun différend historique sur le génocide arménien – un fait universellement reconnu. De plus, la professeure Rice ne semble pas se rendre compte que lorsqu’elle décrit les "tueries" arméniennes comme étant "clairement un massacre brutal motivé par l’appartenance ethnique", elle reconnait de fait que ces massacres sont un génocide, tel que défini par l’Article 2 de la Convention du génocide des Nations Unies.

Dans sa biographie, Rice tente de justifier ses manœuvres d’obstruction en expliquant que les Turcs "était outrés à l’idée d’être stigmatisés pour un événement survenu il y a presque un siècle – sous les Ottomans !" Au lieu de se comporter comme la veule fonctionnaire d’une république bananière, Rice aurait dû vivement prévenir les Turcs que les États-Unis ne déformeraient pas les faits historiques dans le but d’apaiser les dirigeants paranoïaques d’un État autocratique !

Se vantant de la façon dont elle avait si bien "réussi" dans la "tâche qui lui avait été assignée", Rice décrit avec cynisme ses efforts affligeants pour "repousser la résolution tant redoutée sur le génocide arménien." Elle tente sans conviction de minimiser sa transgression éthique en déclarant que personne ne nie "les horribles événements et les morts tragiques de centaines de milliers d’Arméniens innocents", que même les responsables turcs reconnaissent. Si elle savait que personne ne niait les massacres de masse des Arméniens, pourquoi Rice était-elle si ardemment déterminée à tuer la résolution ? Elle poursuit en répétant comme un perroquet la propagande turque absurde qui consiste à dire que cette question devrait être laissée aux "historiens – et non aux politiciens – et que c’est à eux de décider de comment qualifier ce qu’il s’est passé." Rice aurait dû savoir que des historiens réputés dans le monde entier ont déjà déclaré que les massacres des Arméniens constituent un génocide.

Lorsqu’elle était Secrétaire d’État en 2007, Rice a de nouveau repris la lutte contre l’adoption de la résolution sur le génocide arménien. Elle rapporte qu’elle a "supplié" la présidente de la Chambre Nancy Pelosi d’empêcher la Chambre de voter en faveur de la résolution, mais la présidente a rejeté sa demande. Rice et le Secrétaire de la Défense Bob Gates ont alors fait un communiqué de presse conjoint contre la résolution, devant la Maison Blanche. Elle a également obtenu que huit anciens Secrétaires d’État signent une lettre s’opposant à la résolution.

Rice déclare fièrement dans son livre qu’elle a réussi à bloquer le vote sur la résolution, conformément à sa promesse faite aux Turcs. Une fois de plus, au lieu de défendre les valeurs nobles et les hauts principes sur lesquels l’Amérique à été fondée, la Secrétaire d’État du pays le plus puissant sur terre a cédé aux diktats d’un tyran du tiers-monde !

En concluant son récit, Rice accuse à tort les dirigeants arméniens, affirmant que "le gouvernement arménien démocratiquement élu était très peu intéressé par cette résolution. De fait, il était engagé dans une procédure d’amélioration des relations avec la Turquie, et il n’en avait pas besoin non plus." Rice contredit l’annonce publique du gouvernement américain qui indiquait que les élections présidentielles de 2003 ne satisfaisaient pas les normes internationales. En outre, le président arménien de l’époque Kocharian ne s’était pas opposé à la résolution sur le génocide et il ne cherchait pas à améliorer les relations de l’Arménie avec la Turquie. De fait, un responsable du Département d’État a déclaré que lors de sa rencontre avec Kocharian à Erevan, le président arménien était "de mauvaise humeur", car la Maison Blanche venait juste de bloquer la résolution sur le génocide.

Rice est aujourd’hui professeur à l’université Stanford. Ironiquement, un autre négationniste du génocide arménien, l’ancien Secrétaire d’État George Shultz, est également à Stanford. Les membres de la faculté, les étudiants, les anciens élèves et les donateurs devraient faire savoir aux responsables de l’université Stanford que les négationnistes du génocide ne sont pas les bienvenus dans l’une des institutions d’éducation supérieure les plus prestigieuses d’Amérique.

Les lecteurs sont appelés à envoyer un fax au professeur Rice au : 00-1-650-721-3390, pour exprimer leur mécontentement quant à ses efforts affligeants pour empêcher la reconnaissance du génocide arménien par les États-Unis d’Amérique.

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 10 novembre 2011 – www.collectifvan.org




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