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Collectif VAN : l'éphéméride du 14 novembre
Publié le : 14-11-2016

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:


Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)


Légende photo: 14 novembre 1914 -- Empire ottoman/ Constantinople : proclamation de la Guerre Sainte (Djihad), Une grande partie de la population de la capitale s'est livrée hier à une manifestation qui a duré une huitaine d'heures et s'est déroulée sur les deux rives de la Corne d'Or. Ce meeting était organisé par un comité spécial composé de Kémal-Bey, délégué responsable du comité Union et Progrès de Stamboul [Constantinople] ; d'Ismet-Bey, président du comité de la Défense nationale ; de Chéfik-Bey, président du comité de la Flotte, et d'Izzet-Bey, président de toutes les corporations musulmanes. Cette manifestation avait pour but de démontrer l'accord du peuple avec la déclaration de la guerre sainte promulguée par le Sultan contre les ennemis de l'Islam, qu'il est uni de corps et d'âme au gouvernement et qu'il est prêt à tous les sacrifices pour le bonheur et la grandeur de la patrie.

Photo: Appel au Djihad, Constantinople, 14 novembre 1914
A la droite du Cheikh-ul-Islam, Talât Paşa, principal organisateur du génocide des Arméniens


Ça s’est passé un 14 novembre (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :


14 novembre 1896 -- Empire ottoman : « A neuf heures du matin, la fusillade recommence. Heureusement, c'est encore très loin ; soudain, tandis que la porte est ouverte, et que nos gardes sont dans la cour, leurs fusils restés devant la maison, une bande hurlante arrive. Je tenais bébé, je n'ai que le temps de le jeter sur le lit, de saisir une carabine et de tirer au hasard, en appelant. Aussitôt nos soldats sortent et peuvent reprendre leurs fusils qu'on allait enlever, tandis que Maurice et le cawas font un feu roulant. Cette fois, plusieurs hommes tombent, leurs camarades les emportent tout sanglants. Ils s'éloignent, affolés, en criant : « N'allez pas au consulat, il y pleut du feu. » La matinée se passe sur le qui-vive. Meurtres et pillages partout. Ce n'était pas la troupe mais des montagnards du dehors. Il paraît que les bords de la rivière sont couverts de cadavres. Dans certains endroits, les assassins jouent aux boules avec des têtes qu'ils se lancent. » © Jean-Marie Carzou, Arménie 1915, un génocide exemplaire Calmann-Lévy (2006), Flammarion (1975) Marabout (édition de poche, 1978)
Imprescriptible.fr : 1895 ou la répétition générale

14 novembre 1907 -- Empire ottoman : en juillet 1905, les Jeunes-Turcs, qui commencent à s’organiser à Diarbékir, occupent l’office du télégraphe de la ville pour protester contre le brigandage organisé par Ibrahim Pacha. Ils l’occupent à nouveau, le 14 novembre 1907, à l’instigation du neveu du préfet de Diarbékir, Ziya Gökalp. L’office reste occupé pendant onze jours et les rebelles ne se retirent qu’après avoir obtenu du sultan la promesse d’exiler Ibrahim Pacha et de faire restituer les biens qu’il a volés. Une commission d’enquête envoyée de la capitale confirme la décision d’exil, mais le sultan amnistie Ibrahim Pacha et ses hommes. © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : La vie quotidienne dans le sandjak de mardin (1896-1914)

14 novembre 1914 -- Empire ottoman/ Constantinople : proclamation de la Guerre Sainte (Djihad), Une grande partie de la population de la capitale s'est livrée hier à une manifestation qui a duré une huitaine d'heures et s'est déroulée sur les deux rives de la Corne d'Or. Ce meeting était organisé par un comité spécial composé de Kémal-Bey, délégué responsable du comité Union et Progrès de Stamboul [Constantinople] ; d'Ismet-Bey, président du comité de la Défense nationale ; de Chéfik-Bey, président du comité de la Flotte, et d'Izzet-Bey, président de toutes les corporations musulmanes. Cette manifestation avait pour but de démontrer l'accord du peuple avec la déclaration de la guerre sainte promulguée par le Sultan contre les ennemis de l'Islam, qu'il est uni de corps et d'âme au gouvernement et qu'il est prêt à tous les sacrifices pour le bonheur et la grandeur de la patrie.
*****Après la déclaration du djihad, le 14 novembre 1914, Nazim parut au balcon de l'ambassade d'Allemagne et, lui qui peu avant était opposé à l'entrée en guerre de la Turquie, présenta l'Allemagne comme l'âme de trois cent millions de musulmans dévoués au Kaiser Guillaume II. On le retrouve, selon un témoin, Falih Rifki (Atay), secrétaire particulier de Talaat puis de Djemal, recrutant à l'Académie de guerre de Constantinople des officiers pour des missions secrètes. En mai 1915, il parla à un meeting dans les environs d'Erzeroum où il appela « au massacre collectif des Arméniens en dehors des villes, des bourgs et des villages, afin d'éviter les épidémies que pourrait entraîner la décomposition des cadavres.
Imprescriptible.fr : Les architectes du génocide
Proclamation de la Guerre Sainte (Djihad) à Constantinople le 14 (23) novembre 1914

14 novembre 1914 -- Empire ottoman : le village de la province Otsni à Erzeroum a été attaqué dans la nuit par les forces Chete. Le prêtre arménien et de nombreux autres Arméniens ont été tués. Toutes les maisons ont été pillées. Les premières attaques par les forces Chete sur les villages arméniens d'Erzeroum sont rapportés.
ANI : Chronology of the Armenian Genocide -- 1914

14 novembre 1915 -- Empire ottoman/Mémoires d'un déporté [à Deir-Zor] : une partie des sommes destinées au ravitaillement en pain des déportés fut attribuée à l'ouverture d'un orphelinat sur décision personnelle d'Ali Souad bey. Le 14 novembre 1915, on me confia la tâche d'ouvrir un orphelinat, sa direction et sa gestion générales. Le jour même, 470 orphelins des deux sexes, âgés de 2 à 12 ans, furent enregistrés et immédiatement installés dans le caravansérail de Tchélébi, situé près du bâtiment de la mairie. Des petits orphelins nus et squelettiques venaient toujours s'agglutiner devant la porte de l'orphelinat. Si bien que quelques jours plus tard, nous avions 1 700 orphelins de tous âges et des deux sexes. Le budget attribué était notoirement insuffisant pour un nombre pareil [de pensionnaires]: on pouvait tout au plus offrir quotidiennement à cha cun une soupe de lentille ou de blé concassé (boulghourj et 200 grammes de pain, et nous n'avions absolument rien pour les couvrir la nuit. Ces orphelins s'étaient cependant habi tués à ce genre de vie et même des enfants de deux ans n'exprimaient pas le moindre caprice enfantin, tenaillés qu'ils étaient par la peur du Turc. La tête repliée entre leurs genoux, ils dormaient sur des sols secs ou humides. Le matin, on trouvait devant la porte de l'orphelinat des enfants encore non sevrés, que nous étions bien souvent obligés de tirer du sein de leurs mères mortes pour les ramener. Nous avons ainsi, jour après jour, vu le nombre des nourrissons augmenter dont certains survivaient. © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : MIHRAN AGHAZARIAN

14 novembre 1915 -- Empire ottoman : l’Église anglicane et l'Église orthodoxe demandent le président américain Woodrow Wilson de presser le gouvernement allemand pour qu’il intervienne auprès du gouvernement turc pour arrêter le massacre des Arméniens.
ANI : Chronology of the Armenian Genocide -- 1915 (October-December)

14 novembre 1920 -- Empire ottoman : un événement imprévu amena bientôt d’importantes modifications dans l’attitude des Alliés, et spécialement dans celle de la Grande-Bretagne. Le 14 novembre 1920, en Grèce, M. Vénizelos tombait du pouvoir. Cette chute détermina l’Angleterre à consentir à la révision du traité de Sèvres, que la France et l’Italie avaient souhaitée dès le moment même de sa signature. Le vote déconcertant du corps électoral grec, qui se détourna de l’homme qui avait réalisé presque tous les idéals de l’Hellénisme, et qui était en même temps l’ami éprouvé de l’Entente, introduisit en définitive dans le problème oriental, suivant la juste expression du Times, « un facteur d’une incertitude désolante sur le degré de confiance qu’on pourrait avoir dans le peuple grec lui-même ». Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible.fr : La situation politique des Alliés dans le Proche-Orient depuis le traité de Sèvres jusqu'à la conférence de Londres

14 novembre 1921 -- Empire ottoman : les trois chefs spirituels des Arméniens de Turquie, le Patriarche des Arméniens grégoriens, le Locum-Tenens du Patriarcat arménien-catholique et le Chef de la Communauté arménienne protestante adressèrent au Haut-Commissaire de la République française à Constantinople une lettre où ils lui annoncèrent « la résolution formelle des Arméniens, concentrés dans la région (de la Cilicie) d’émigrer une nouvelle fois pour échapper à une extermination inéluctable et prochaine ». Les Patriarches rappelèrent en même temps que c’étaient les Puissances qui, en reconnaissance des sacrifices consentis par la nation arménienne durant la guerre, avaient rassemblé et installé provisoirement en Cilicie les populations déportées. Ils rappelaient que le service des Arméniens aux côtés des Alliés, et surtout aux côtés des Français, leur avait attiré la haine inexorable des Turcs. Ils déclaraient ne pouvoir assumer la responsabilité d’empêcher leurs compatriotes de Cilicie de recourir à la mesure désespérée de l’émigration « sans leur indiquer des garanties suffisantes pour la conservation de leur existence physique ». Ces garanties devraient consister ou dans le maintien en Cilicie des forces françaises ou d’autres contingents alliés jusqu’à la conclusion de la paix, ou dans l’octroi aux Arméniens du droit de l’option pour la nationalité d’une puissance alliée, option qui accorderait aux Arméniens la protection de cette puissance. Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible.fr : L’accord franco-turc d’Angora du 20 octobre 1921 et l’exode des Arméniens de la Cilicie

14 novembre 1921 -- Empire ottoman : lettre de Vahan Portoukalian à Kourken Tahmazian] ; Adana, 14 novembre 1921, « Mon cher ami, En exécution de l’accord du 20 octobre, l’évacuation de la Cilicie a effectivement commencé. Dès que la nouvelle a été connue, l’exode des chrétiens a commencé dans des proportions que nul n’imaginait. à Adana seulement, jusqu’à ce jour, il a été délivré 18 000 laissez-passer. Si on compte en moyenne trois personnes par laissez-passer (il y en a souvent cinq, six), cela fait environ 45 000 personnes qui s’en vont. Les Turcs sont très impressionnés par ce départ. Ils tentent démarches sur démarches pour l’enrayer. Les journaux kémalistes — pardon nationalistes, c’est ainsi qu’on doit dire et écrire à présent — qui, jusqu’à ces derniers jours, fulminaient de terribles menaces contre les Arméniens de Cilicie et leur promettaient un sérieux règlement de comptes, sont devenus quasi paternels ; ils plaignent cette malheureuse population arménienne et l’assurent que l’émigration est une erreur lamentable, que les Arméniens seront très heureux sous le régime turc. Mais ils n’arrivent pas à inspirer confiance, et pour cause. »
****** « Le 14 novembre. - Le journal Adana-Postassi publie une nouvelle loi du Parlement d’Angora, remplaçant pour les chrétiens le service militaire par une taxe d’exonération de mille six cents et trois cents livres turques par personne et par an, suivant la fortune. Cette fortune est évaluée d’après les chiffres des affaires, ou d’après le train de maison ou d’après une estimation faite par la municipalité, de sorte que le plus misérable portefaix payera trois livres turques par an pour échapper aux tortures et à la mort. On ne tuera plus les chrétiens ; on les ruinera ; ou plutôt on les obligera à s’expatrier. « La Turquie aux Turcs ». Un télégramme du Haut-Commissariat interdit de délivrer des passeports pour la Syrie à toute personne dépourvue de moyens d’existence. Un second télégramme arrivé dans la soirée interdit de laisser embarquer pour la Syrie les personnes même qui [ont] leur passeport, si elles ne peuvent justifier [de] leurs moyens d’existence. Ces malheureux ont tout vendu ; ils ont tout abandonné ; ils sont parqués, plus de trois mille, dans la gare et les environs, couchant à la belle étoile, attendant de pouvoir prendre d’assaut un train qui les conduise soit à Mersine, soit à Alexandrette. Ces deux villes sont tellement encombrées qu’à Mersine une ocque de pain coûte une livre turque. Et la France qui les a réduits à cette extrémité, leur ferme la porte. Est-ce là ce que M. Briand appelle s’en aller à la française ? Est-ce là ce que la France avait promis aux chrétiens de la Cilicie ? Mais faites leur donc la grâce de les égorger ; ce sera moins barbare. » © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : L’évacuation française de la Cilicie en 1921 vue par l’officier Vahan Portoukalian

14 novembre 1938 -- les Juifs sont chassés des universités allemandes par les nazis.
wikipedia

14 novembre 1941 -- Première Aktion sur une grande échelle à Zaleszczyki (district de Tarnopol, R.S.S. d'Ukraine) : elle commence par l'assassinat de 800 juifs. De nombreux jeunes gens sont arrêtés et déportés au camp de travail forcé de Kamionka.
Lors de l'invasion allemande, la communauté comptait 5 000 âmes.
Une Aktion est déclenchée contre les juifs de Slonim (province de Grodno, R.S.S. de Biélorussie) avec la participation de Lituaniens et de Biélorusses : 9 000 juifs sont conduits hors du ghetto et massacrés près de Czepielov. Quelques juifs seulement parviennent à fuir.
Israelvivra.com

14 novembre 1942 -- 6 000 juifs du ghetto de Grodno sont arrêtés en trois jours par les SS et des auxiliaires lettons. Ils sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.
500 juifs de Makov Mazoviecki (province de Varsovie) sont déportés au camp d'extermination de Treblinka.
Des juifs vivaient dans la ville depuis le XVIe siècle. Lors de l'invasion allemande, la communauté atteignait 3 500 âmes.
Israelvivra.com

14 novembre 1943 -- Des fascistes italiens assassinent 3 juifs dans les rues de Ferrare.
Israelvivra.com

14 novembre 2005 -- Belgique : lundi 14 novembre 2005, le Tribunal de Première Instance de Bruxelles a rendu un verdict confirmant que les qualifications de « menteur », « négationniste » et « délinquant » peuvent légitimement s’appliquer au Secrétaire d’Etat bruxellois Emir Kir (PS). Celui-ci a immédiatement annoncé qu’il ferait appel. M. Kir avait porté plainte contre les animateurs du site Internet « suffrage-universel.be », MM. Mehmet Koksal et Pierre-Yves Lambert, au motif que ceux-ci l’y avaient affublé de ces épithètes, respectivement pour avoir prétendu être titulaire d’un diplôme qu’il n’a pas, pour avoir participé à une manifestation et pris des positions visant à nier le Génocide des Arméniens et enfin pour avoir pris des libertés avec la loi au sujet de dépenses électorales. Sa plainte s’est donc totalement retournée contre lui et confirme notamment que nier le Génocide des Arméniens ne relève pas de la liberté d’opinion mais constitue bien un acte négationniste.
CDCA


Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org





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