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Collectif VAN : l'éphéméride du 18 novembre
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:


Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)



Légende photo: 18 novembre 1915 -- Empire ottoman : Télégramme ordonnant la déportation des enfants arméniens adressé par Talaat à la préfecture d'Alep le 18 novembre 1915 et portant le numéro 603. (Il s'agit en fait d'une circulaire envoyée dans tous les vilayet . ) Nous apprenons que les petits des personnes connues déportées des vilayet de Sivas, de Mamouret-ul Aziz, de Diarbékir et d'Erzeroum, étant restés orphelins et sans appui par suite de la mort de leurs parents, sont adoptés ou pris comme domestiques par des familles musulmanes. Nous vous exhortons de rechercher tous les enfants qui se trouvent dans ce cas et de les envoyer au lieu de leur exil ; de plus d'aviser la population à ce sujet par le moyen que vous jugerez propice.

Photo: Génocide arménien, les enfants arméniens



Ça s’est passé un 18 novembre (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :


18 novembre 1648 -- La ville de Kamenets-Podolsk (Ukraine) est prise par les hordes de Bogdan Chmielnicki : en trois jours, 10 000 juifs de la ville sont égorgés.
Israelvivra.com

18 novembre 1915 -- Empire ottoman : Télégramme ordonnant la déportation des enfants arméniens adressé par Talaat à la préfecture d'Alep le 18 novembre 1915 et portant le numéro 603. (Il s'agit en fait d'une circulaire envoyée dans tous les vilayet . ) Nous apprenons que les petits des personnes connues déportées des vilayet de Sivas, de Mamouret-ul Aziz, de Diarbékir et d'Erzeroum, étant restés orphelins et sans appui par suite de la mort de leurs parents, sont adoptés ou pris comme domestiques par des familles musulmanes. Nous vous exhortons de rechercher tous les enfants qui se trouvent dans ce cas et de les envoyer au lieu de leur exil ; de plus d'aviser la population à ce sujet par le moyen que vous jugerez propice. (Apostille : Concertez-vous avec le directeur de la police. Au sous-directeur f général des déportés, le 7 novembre [20 novembre, n.s.]. Le préfet, Mustafa Abdulhalik.)
****** Mais le télégramme que Talaat envoie le 18 novembre au vali d'Alep fait partie, lui, de ces documents secrets où se révèle la véritable politique du gouvernement : « Par la démarche que sur l'instruction de son gouvernement l'ambassade américaine fit dernièrement auprès de nous, il apparaît que les consuls américains se procurent des nouvelles par des moyens secrets. Bien qu'il leur fût répondu que la déportation s'effectue d'une manière sûre et confortable, cette affirmation n'étant pas suffisante pour les convaincre, tâchez que lors de la sortie des Arméniens des villes, des bourgs et des centres, des faits pouvant attirer l'attention ne se produisent pas. Au point de vue de la politique actuelle, il est d'une importance capitale que les étrangers qui circulent par là soient convaincus que cette déportation ne se fait que dans un but de changement de séjour. Pour ce motif, il est provisoirement important d'afficher une conduite délicate et de n'appliquer les moyens connus que dans les endroits propices. Je vous recommande à ce propos d'arrêter les personnes qui donnent ces nouvelles ou qui font des enquêtes et de les livrer, sous d'autres prétextes, aux cours martiales. » © Jean-Marie Carzou, Arménie 1915, un génocide exemplaire, Calmann-Lévy (2006), Flammarion (1975) Marabout (édition de poche, 1978)
Imprescriptible.fr : Les documents NaĂŻm-Andonian
Imprescriptible.fr : Un génocide réussi

18 novembre 1915 -- Empire ottoman : Talaat quitte Constantinople pour une tournée d'inspection en Anatolie. Il revient le 18 décembre.
ANI : Chronology of the Armenian Genocide -- 1915 (October-December)

18 novembre 1918 -- Empire ottoman : Lord Robert Cecil, secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires étrangères, disait, le 18 novembre 1918 à la Chambre des Communes : « Tout ce que je dirai est ceci : mon honorable collègue, le député de Donegal, m’a demandé si le gouvernement, en déclarant qu’il libérerait l’Arménie de la tyrannie des Turcs, avait fait une réserve dans son esprit, signifiant qu’il permettrait aux Turcs de les gouverner, sans les tyranniser ? En ce qui me concerne, et je crois que dans cette question je puis parler au nom du gouvernement, je serai profondément déçu si une ombre ou un atome du gouvernement turc était laissé en Arménie... » Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible.fr : L'Heure de l'Arménie
Imprescriptible.fr : L’intervention d’Humanité dans le Proche-Orient jusqu’à la Grande guerre

18 novembre 1918 -- Empire ottoman : au cours d'un débat à la chambre des députés du Parlement ottoman, le député arménien d'Alep, dans un discours calme et mesuré, absolvait la nation turque du « grand crime ». Il cita Salih Zéki en rappelant « la page la plus déchirante de l'histoire ottomane, marquée par des atrocités contre les Arméniens offensant le ciel et la terre ». Il décrivit Salih Zéki comme s'étant vanté devant deux de ses « collègues » d'avoir détruit les Arméniens des nourrissons aux vieillards de soixante-dix à quatre-vingt ans. Un inspecteur civil qui était présent lorsqu'il prononça ces paroles lui aurait craché au visage. L'acte d'accusation de la Cour martiale parle de Salih Zéki. Ali Souad, dans sa déposition devant la Commission Mazhar, déclare avoir appris d 'Agulah bey, ancien collaborateur du journal Tasfir Ejkiar que celui-ci avait demandé à Zéki : « On dit de toi que tu as exterminé 10000 Arméniens », et que Zéki aurait répondu: « J'ai de l'honneur. Je ne me contente pas de 10000, monte encore, voyons. » La commission d'enquête Mazhar lança un mandat d'amener contre Zéki en décembre 1918. Il avait disparu de Constantinople dès novembre, aussitôt après l'armistice de Moudros.
Imprescriptible.fr : Les fonctionnaires

18 novembre 1918 -- Empire ottoman : l’échauffourée du 18 novembre 1918 survenue à Beyrouth, au lendemain de l’arrivée de l’émir Fayçal dans cette ville, en constitua le prélude. Les légionnaires furent l’objet de railleries et de vexations de la part des agents chérifiens dans divers cafés de la ville. A la suite de discussions entre des légionnaires arméniens et des commerçants qui refusaient d’accepter en paiement des billets de banque français, une rixe éclata avec des échanges de coups de feu entre les gendarmes arabes et les soldats arméniens. On déplora au total quatre tués, dont deux gendarmes arabes, et seize blessés, dont quatre légionnaires et deux civils. Ces pertes légères tendaient à prouver qu’il n’y avait eu aucun massacre délibéré alors que plusieurs milliers de cartouches avaient été tirées parmi une foule compacte. Au-delà de cette bagarre qui n’avait en elle-même qu’une importance relative, le nœud du problème résidait dans l’animosité entre les contingents arméniens et les éléments arabes et turcs, et dans le mécontentement de la population chrétienne suscitée par le maintien de la police et de la gendarmerie musulmanes. Pour ne pas s’aliéner la sympathie des musulmans de Syrie, qui pensaient qu’après avoir débarqué en 1860 pour les refouler au profit des maronites, la France venait maintenant les narguer avec des soldats choisis parmi les populations qu’ils avaient persécutées, pour éviter de provoquer de nouveaux incidents, les bataillons arméniens furent retirés de Beyrouth, et concentrés dans la région de Ghazir-Djouniyé, à 25 kilomètres au nord-est de Beyrouth, avant d’être transportés à Alexandrette et Mersine. Il était urgent de les éloigner des grands centres urbains de Syrie et du Liban pour les affecter à l’occupation du territoire auquel ils étaient destinés. © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : La Légion d’Orient et le mandat français en Cilicie(1916-1921)

18 novembre 1920 -- Guerre arméno-turque : après une bataille désastreuse pour les Arméniens à Kars, la ville passe aux mains des Turcs le 30 octobre. Près de Sourmalou, les Arméniens, gouvernés par le chef militaire Dro, résistent mieux. Gyumri, alors appelée Alexandropol, est investie par les armées de Mustafa Kémal le 7 novembre ; la progression des Turcs est très rapide et la résistance arménienne quasi-inexistante. Les armées kémalistes font signer un armistice à Ohadjanian mais les Arméniens ripostent une dernière fois et tentent vainement une contre-attaque. Le 18 novembre 1920, un nouvel armistice est signé. L'Arménie a perdu la guerre.
Wikipedia

18 novembre 1921 -- Empire ottoman : [lettre de Vahan Portoukalian à Kourken Tahmazian]; « Hier les chefs des communautés chrétiennes ont eu une entrevue avec trois des principaux kémalistes d’Adana, dont Soubbi pacha et le chef des fellahs, Deblan Zadé. Les chrétiens ont hésité à accepter le rendez-vous, convaincus qu’il n’y avait pas de terrain d’entente ; ils ne s’y sont rendus que sur l’insistance des Turcs, et ils ont demandé des garanties sur les trois points suivants : 1) Sur l’exemption du service militaire ; 2) Sur l’exonération de 40% de la fortune exigée pour frais de guerre pour la raison que les chrétiens sont ruinés ; 3) Sur la libre circulation, redoutant que le régime qui sévit encore dans l’Anatolie ne soit appliqué à la Cilicie, et que toute transaction commerciale devienne impossible. Enfin, Mgr Kéklikian a insisté sur la nécessité de rétablir dans leurs biens les Arméniens de Hadjine, Zeïtoun, Sis et autres lieux, qu’ils ont dû abandonner, et de les indemniser de leurs pertes. à ces justes réclamations, les Kémalistes ont répondu qu’ils n’avaient point de mission officielle pour leur assurer d’autres garanties que celles spécifiées dans l’accord franco-turc, mais qu’ils pouvaient les rassurer sur les sentiments des Turcs à l’égard des chrétiens. Et sur ces bonnes paroles on s’est séparé... » © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : L’évacuation française de la Cilicie en 1921 vue par l’officier Vahan Portoukalian

18 novembre 1940 -- Les Allemands créent un ghetto à Lask (province de Lodz, Pologne).
Au début de la guerre, la ville comptait 4 000 juifs environ. Des juifs y vivaient depuis le début du XVIIe siècle.
Israelvivra.com

18 novembre 1942 -- 4 000 juifs de Makov Mazoviecki sont déportés au ghetto de Varsovie.
En trois jours, environ 5 000 juifs du ghetto de Lwow (Lvov, R.S.S. d'Ukraine) sont déportés soit au camp d'extermination de Belzec, soit au camp de travail forcé de Janovska, où ils périssent tous. Il s'agit du dernier transport de Lwow vers un camp d'extermination. Désormais, les juifs restants seront fusillés.
4 000 juifs du ghetto de Przemysl (province de Rzeszow, Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.
Enzo Hayim Sereni est assassiné dans le camp de concentration de Dachau. D'origine italienne, pionnier en Palestine, il avait été envoyé par la Haganah dans la partie occupée de l'Italie. Fait prisonnier par les Allemands peu après avoir été parachuté, il fut envoyé dans divers camps avant d'être fusillé à Dachau.
Israelvivra.com

18 novembre 1944 -- A Dachau, les Juifs d'Eretz Israël parachutés derrière les lignes allemandes pour aider la résistance, sont tués : Enzo Séréni, Aviva Reik, Rafi Reiss, Svi Ben Yaakov.
ajpn

18 novembre 2003 -- Le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) rend public son acte d'inculpation contre l'ancien chef de l'ancienne République serbe de Krajina, Milan Babic, poursuivi pour six chefs d'inculpation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour la campagne de nettoyage ethnique en Croatie au début de la guerre.
Wikipedia

18 novembre 2008 -- La Vendée en Arménie: du 15 au 18 novembre, une délégation vendéenne conduite par le Président du Conseil général Philippe de Villiers accompagné des députés Dominique Souchet et Véronique Besse, de Jacques Oudin, conseiller général de Noirmoutier, et de François Bon, conseiller général de Saint-Hilairedes- Loges s’est rendue en Arménie, afin de poser les fondations d’une coopération exceptionnelle. Elle y a reçu un chaleureux accueil. Philippe de Villiers a rendu un vibrant hommage aux nombreuses victimes du génocide arménien, déposé une gerbe au pied du monument érigé à Yerevan et planté un arbre de la Vendée, aux abords du site, parmi ceux plantés par des chefs d’Etats du monde entier.
Imprescriptible.fr : N°460 • 20 DÉCEMBRE 2008 ACHKHAR

18 novembre 2009 -- Turquie : Hurriyet du 18 novembre 2009, Mustafa Dogan est en dernière année de collège au lycée Jacques Marquette près de Nancy. L’adolescent de 13 ans a contesté, avec cinq autres camarades issus de l’immigration turque, le cours d’histoire sur le génocide arménien. Il a répondu lors d’un examen d’histoire : « il n’y a pas eu de génocide, et même s’il a eu lieu, ils l’avaient mérité [ils : les Arméniens]». L’élève a été renvoyé deux jours et l’équipe pédagogique lui a demandé de préparer un dossier sur le thème du génocide arménien perpétré dans l’Empire ottoman en 1915. Son père a alors alerté les associations franco-turques de la région (COJEP) qui sont intervenues auprès de l’établissement. Mustafa a donc réintégré son collège et il n’aura pas de devoir sur le génocide arménien à préparer. Si cette information se révélait exacte on serait en droit de se poser des questions : de même que ce ne serait pas aux politiques de faire l’histoire, va-t-on désormais prétendre que ce n’est pas aux professeurs de l’enseigner ? Pourtant seule l’éducation peut faire évoluer la société originaire de Turquie et la délivrer de la haine anti-arménienne si profondément ancrée en elle. Le ministère de l’Education nationale va-t-il laisser les établissements gérer seuls cette situation ?
Collectifvan.org


Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org





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