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Collectif VAN : l'éphéméride du 25 novembre
Publié le : 25-11-2016

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:


Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)



25 novembre 1918 -- Empire ottoman : Après l'armistice, le gouvernement ottoman consacra une semaine à l'examen des responsabilités dans les massacres arméniens. Une commission fut désignée. Du 5 novembre au 11 décembre 1918, cette commission tint quatorze séances d'audition. Elle interrogea quinze ministres dont deux Cheikh-ul-islam. Les débats du parlement furent publiés dans le Journal officiel turc, Takvim-i Vekayi, et résumés dans des quotidiens. Ainsi, le 25 novembre, le Parlement ottoman entendit la requête du député Fouad bey. Celui-ci demandait que les membres des deux ministères Saïd Halim et Talaat soient jugés et formulait ses accusations en dix points dont deux concernaient les massacres. La Chambre des députés prit cette demande en considération : « Le gouvernement doit fermement ordonner aux procureurs généraux de poursuivre et faire traduire en justice tous ces criminels, afin que, familiarisés aux idées de justice et de liberté, nous puissions nous rendre à la table de réconciliation. Il faut punir les fonctionnaires qui ont participé à ce grand crimel. »

Ça s’est passé un 25 novembre (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :

25 novembre 1696 -- 14 hommes et femmes sont brûlés vifs et 4 en effigie au cours d'un autodafé tenu à Coimbra (Portugal). Ils étaient accusés de « judaïser », c'est-à-dire de pratiquer le judaïsme en secret.
Israelvivra.com

25 novembre 1895 -- Empire ottoman : Journal de la femme d'un Consul de France en Arménie. « On a encore assassine cette nuit. L'inspecteur de la dette publique ottomane a été pillé par des bandits. On a tiré sur lui pendant qu'il déménageait en hâte une caisse de timbres-poste.
Nous tenons à sortir, à nous promener, pour montrer que nous n'avons plus d'inquiétude. Maurice le veut. Il prétend que nous sommes tenus de donner l'exemple. J'obéis. Quand je suis seule, cela va encore, mais quand j'ai bébé... Ce matin des Arméniens m'ont arrêtée dans la rue, pour me dire insolemment qu'ils ont appris l'arrivée prochaine de troupes anglaises sur la côte. Pour eux, c'est la seule nation d'Europe qui soit brave et forte. Parler ainsi, eux, des gens qui se sont réfugiés chez nous, qui ont mangé notre pain !
Le cadi a déclaré que les musulmans ont violé la loi du Prophète en massacrant et en pillant. Il traite courageusement les coupables de Kafirs. On lui rend l'épithète ».
Carlier, émilie. Au milieu des massacres, Journal de la femme d'un Consul de France en Arménie. Paris, Félix Juven, 1903
Imprescriptible : Journal de la femme d'un Consul de France en Arménie

25 novembre 1911 -- Empire ottoman : Certains aspects de la politique des dirigeants arméniens ne sont bien évidemment évoqués qu’à demi-mot lors des sessions de la Chambre, ou prudemment exposés par les journaux grâce à des fuites lorsque les intérêts d’un parti en imposent la nécessité. Mais, il s’agit de cas exceptionnels, tel celui de Krikor Zohrab qui, dérogeant à la règle, fait devant les députés un discours-bilan de près de deux heures sur l’état des relations arméno-turques le 25 novembre 1911. Bien que prononcée plus de deux ans après les faits, cette intervention constitue une sorte de conclusion plutôt pessimiste, mais pragmatique, de trois ans de régime constitutionnel « Il serait un peu naïf, dit-il, de croire que dans ce pays, par la simple proclamation de la Constitution, on allait modifier l’état d’esprit général de la population ottomane..., à savoir que le chrétien ne peut être considéré comme l’égal du musulman, qui est le seul à avoir des droits ». Et d’ajouter, en évoquant la sécurité des populations dans les provinces, que les députés arméniens au Parlement ottoman se sont toujours concertés pour mener une action commune et discrète, au sujet de laquelle il pense que le temps est venu de s’expliquer. Il leur fallait, affirme-t-il, tenir compte du manque de maturité des Turcs et travailler avec prudence, puisque chacun sait que la Constitution est une carapace vide, tout comme l’égalité proclamée de tous les citoyens.
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : La gestion de la crise cilicienne par les cercles arméniens

25 novembre 1915 -- Empire ottoman : MGR FRANCESCO GIANNINI - Archevêque et délégué apostolique du Vatican en Syrie (Beyrouth)
Mémorandum à son excellence Djémal pacha, ministre de la Marine et commandant en chef de la IVe armée 25 novembre 1915 .
Excellence, Comme suite à l’entretien que vous m’avez accordé ce matin, et avec la permission que vous avez bien voulu me donner de vous exposer par écrit ce qui aurait été trop long à dire de vive voix, j’ai l’honneur de soumettre à votre haute et bienveillante considération les points suivants:
[...] 3 - Orphelins et enfants trouvés. J’ai confiance que, grâce à votre bon cœur, désormais il n’y aura plus de danger de voir confisqués les établissements pour orphelins et enfants trouvés dirigés par les Filles de la Charité à Beyrouth et dans le Liban. J’ai toutefois la douleur de vous dire qu’à Tripoli les Sœurs ont été chassées de leur maison avec leurs orphelins et leurs enfants trouvés. Il s’agit d’asiles qui devraient être non seulement respectés, mais protégés et favorisés par le gouvernement. Quant aux Filles de la Charité, elles sont bien vues dans le monde entier. De plus, celles qui nous restent sont presque toutes ottomanes, ont leurs proches parents à l’armée, et elles sont toujours prêtes à se sacrifier pour soulager les misères et les infirmités du prochain. Votre excellence a vu avec quel empressement elles ont répondu dernièrement à votre appel à Alep, avec les Sœurs de Saint-Joseph. Pour moi, je les ai encouragées volontiers à se mettre à votre disposition. Je ne vous cacherai pas cependant que j’ai été très peiné d’apprendre que le soir même où ces bonnes sœurs prenaient le train pour Alep, les Filles de la Charité étaient chassées de leur maison, sise près la Quarantaine, à Beyrouth; et elles ont été chassées de nuit, comme des malfaiteurs, à l’heure même où les sœurs partaient pour répondre à votre appel [...]
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : Autres témoignages sur les déportation et les camps de concentration de Syrie et de Mésopotamie (1915-1916)

25 novembre 1918 -- Empire ottoman : Après l'armistice, le gouvernement ottoman consacra une semaine à l'examen des responsabilités dans les massacres arméniens. Une commission fut désignée. Du 5 novembre au 11 décembre 1918, cette commission tint quatorze séances d'audition. Elle interrogea quinze ministres dont deux Cheikh-ul-islam. Les débats du parlement furent publiés dans le Journal officiel turc, Takvim-i Vekayi, et résumés dans des quotidiens. Ainsi, le 25 novembre, le Parlement ottoman entendit la requête du député Fouad bey. Celui-ci demandait que les membres des deux ministères Saïd Halim et Talaat soient jugés et formulait ses accusations en dix points dont deux concernaient les massacres. La Chambre des députés prit cette demande en considération : « Le gouvernement doit fermement ordonner aux procureurs généraux de poursuivre et faire traduire en justice tous ces criminels, afin que, familiarisés aux idées de justice et de liberté, nous puissions nous rendre à la table de réconciliation. Il faut punir les fonctionnaires qui ont participé à ce grand crimel. »
Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille, Parenthèses, 1989
Imprescriptible : La commission Mazhar

25 novembre 1919 -- Empire ottoman : de 1914 à 1921, le nonce apostolique de Constantinople est Monseigneur Angelo Maria Dolci. Celui-ci décide en 1919, par un décret du 2 juillet de la Sainte Congrégation orientale, d’envoyer dans les diocèses arméniens dévastés dont les sièges sont pour moitié d’entre eux vacants, un visiteur apostolique. Le visiteur apostolique et ses deux compagnons se rendent ensuite à Mardin, où ils arrivent le 12 octobre. La ville est restée sous administration turque. Ils se présentent au mutessarif et au commandant de la garnison en expliquant qu’ils sont envoyés par le Saint-Siège comme visiteurs pour les six vilayet d’Anatolie orientale qu’ils sont chargés de réorganiser et qu’ils commencent par Mardin. Monseigneur Kojanian est d’abord bien accueilli par les autorités ottomanes. Il est surtout accueilli chaleureusement par les survivants arméniens. Une partie d’entre eux sont revenus du Sindjar où ils ont été protégés pendant toute la durée de la guerre par Hammo Chéro. à son arrivée, Monseigneur Kojanian constate que la cathédrale Saint-Georges, l’archevêché et l’église Saint-Joseph sont encore sous l’autorité militaire. Il n’y a dans la ville que 200 orphelins, mais ils ne peuvent en voir que 45. Il apprend que, dans les environs, 200 personnes, veuves et orphelins, sont aidées par des organisations américaines. Dans son rapport, l’abbé Kédidjian raconte qu’il a célébré une messe de Requiem dans l’église Saint-Joseph, assisté de l’abbé Joseph Emirkanian, venu de Diarbékir, et de l’abbé Ahmaranian. Il ajoute que l’église Saint-Georges et l’archevêché leur ont été restitués le 26 octobre, qu’une école-orphelinat de 45 enfants a été ouverte et qu’elle a été transférée au presbytère de Saint-Joseph. Le visiteur a l’intention de poursuivre sur Diarbékir. Mais les relations ne tardent pas à se tendre. Les autorités turques le soupçonnent d’être un agent de l’étranger. On fait savoir à Monseigneur Kojanian que les routes vont être fermées et il lui est interdit de poursuivre son voyage. Le 25 novembre 1919, Monseigneur Kojanian, qui est malade, et l’abbé Kédidjian quittent Mardin pour Alep. Ils repartent en Cilicie et embarquent à Mersine pour Constantinople et Rome. Le 20 février 1920, Monseigneur Kojanian remet son rapport à Rome : Mardin est le plus ancien diocèse catholique arménien de Mésopotamie et il peut être le centre de regroupement des Arméniens survivants dans cette région, en particulier des orphelins.
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : Mardin dans le génocide arménien

25 novembre 1921 -- Note du Marquis Curzon à M. de Montille, le 25 novembre 1921. Le gouvernement anglais ne se montra pas satisfait de ces explications. Il répliqua que l’accord tripartite était non seulement un engagement de la France envers ses alliés d’assumer en Cilicie la tâche commune des Alliés de protéger les minorités en Turquie, mais constituait même une responsabilité définie envers ces minorités elles-mêmes qui avaient été encouragées d’y rester par l’occupation prolongée de la Cilicie par les Alliés et par la publication de l’accord tripartite. Le gouvernement anglais constata avec appréhension que l’article 6 de l’accord d’Angora ne contenait pas les garanties de la partie IV du traité de Sèvres et que la valeur même de cet article et de l’article 5 dépendait exclusivement de la loyauté du gouvernement kémaliste au sujet de laquelle le gouvernement français exprime des vues trop pleines d’espérance (sanguines). Le gouvernement anglais, s’inspirant de l’histoire et des événements récents, trouve difficile de partager ces vues et espère que, dans le traité de paix final, les Alliés obtiendront les garanties du traité de Sèvres. En attendant, la « présence en Cilicie d’un nombre restreint de représentants français est la seule garantie additionnelle pour la sécurité des populations et le gouvernement anglais considère la situation avec une grande anxiété » (Note du Marquis Curzon à M. de Montille, le 25 novembre 1921).
Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible : La controverse franco-anglaise

25 novembre 1940 -- Le Patria, un navire transportant 1 771 passagers sans visa, des juifs d'Europe qui tentent d'échapper à la persécution nazie en immigrant « illégalement » en Palestine, n'est pas autorisé par les fonctionnaires britanniques à accoster à Haïfa. Une explosion détruit le navire. 257 personnes sont tuées, les survivants sauvés par les habitants massés sur le rivage.
Israelvivra.com

25 novembre 1941 -- Les nazis massacrent 3 000 juifs à Rechitza (R.S.S. de Biélorussie). Cette communauté était l'une des plus anciennes de la région.
Israelvivra.com

25 novembre 1942 -- 531 femmes et enfants juifs sont conduits par mer de Bergen (Norvège) à Stettin, d'où ils seront déportés vers des camps d'extermination en Pologne.
400 juifs du ghetto de Sasov (district de Lvov, R. S. S. d'Ukraine) sont déportés au ghetto de Zloczow, où ils périront plus tard, en même temps que les juifs de cette ville.
Liquidation du ghetto de Siedlce (Pologne), après qu'il eut été réduit en superficie à la suite des déportations : 2 000 juifs qui s'y trouvent encore sont déportés au camp d'extermination de Treblinka, où ils périssent. Un camp de travail forcé pour 500 internés subsiste à Siedlce.
Israelvivra.com

25 novembre 1943 -- 40 juifs sont assassinés lors de la liquidation du camp de concentration de Gomel (R.S.S. de Biélorussie).
Israelvivra.com

25 novembre 1943 -- France : 86 Juifs internés à Mérignac (Gironde) sont transférés à Drancy.
Ajpn : Repères chronologiques 1905 à 1945

25 novembre 1944 -- 4 juifs sont pendus par la police allemande à Ciechanov (Pologne).
Israelvivra.com

25 novembre 2007 -- France : le 13 novembre 2007, le Président de la République Nicolas Sarkozy a prononcé un discours devant le Parlement Européen pour y livrer sa vision de l'avenir de l'Europe à la veille de la signature du Traité simplifié. A la lumière de ce discours, le Président du Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA) lui a adressé, le 25 novembre 2007, une lettre ouverte lui demandant de passer de la parole aux actes en ce qui concerne la candidature de la Turquie et notamment sur la question de la reconnaissance par cette dernière du génocide.
CDCA : Lettre ouverte au Président Nicolas Sarkozy


Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org




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