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Zarakolu se dit pris dans une histoire kafkaïenne
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose une traduction de Gilbert Béguian de cet article mise en ligne sur le site de NAM (Nouvelles d'Arménie Magazine) le 4 décembre 2011.












NAM

L’éditeur arrêté Zarakolu se dit pris dans une histoire kafkaïenne

Info-Turk

Le célèbre éditeur, écrivain et militant Zarakolu, qui a été arrêté le mois dernier dans le prolongement des procès engagés contre l’Union des Communautés du Kurdistan (KCK), met en lumière les conditions de sa détention.

“Tout s’est passé depuis le début selon un processus tout à fait kafkaïen“, dit Zarakolu, lauréat de nombreux prix prestigieux, dans sa lettre à Hurriyet Daily News.

C’est en ces termes que Zarakolu décrit ses démarches pour obtenir son transfert au centre de détention d’Edirne, dans la province du nord-est, où son fils Deniz Zarakolu, doctorant en philosophie à l’Université Bilgi d’Istanbul, est détenu depuis le début du mois d’octobre, au motif de ses liens supposés avec le KCK.

“Deniz est à Edirne, et je me trouve à Kandira. J’ai déposé une requête au Bureau de Coordination du Procureur de Bakirkoy pour remédier à notre situation. J’ai demandé mon transfert à Edirne, près de mon fils“, a dit Zarakolu, qui est détenu dans une prison du type F de Kocaeli, dans la province du nord-ouest, où sont gardés les prisonniers dangereux.

“Je regrette que le bureau du procureur n’ait pas accédé à ma demande et ne me permette pas de voir mon épouse Catherine. Heureusement, la police s’est montrée plus clémente et a accepté que nous nous voyions au tribunal le jour du procès“, a écrit Zarakolu dans sa lettre, dont le feuillet porte la mention écrite d’un contrôle par les autorités de la prison.

Zarakolu a rappelé en outre qu’il avait été en prison en 1972 pour avoir publié un livre dans sa maison d’édition Belge Publishing. Il a écrit qu’il était en bonne santé malgré toutes les difficultés auxquelles il devait faire face, décrivant le temps passé derrière les barreaux comme “des jours passés dans la lumière blafarde de longs couloirs“.

Il a aussi dit avoir appris le kurde parce que quelques uns de ses compagnons de cellule ne parlaient pas le turc. “J’apprends le kurde pour continuer à avoir des conversations humaines tous les jours. J’apprends aussi à mes amis à parler l’allemand“.

Zarakolu a dit qu’il s’était procuré ’Résurrection’, le livre de Tolstoï, et qu’il recommençait à le lire 40 ans après l’avoir lu une première fois. “Ce livre est extrêmement important pour moi, il me permet de comparer le passé et le présent. Le thème de ’Résurrection’ c’est la problématique de la conscience et de la catharsis“.

Ragip Zarakolu a été arrêté le premier novembre en même temps que le célèbre universitaire Busra Ersanli et des douzaines d’autres personnes considérées comme suspectes, sur l’ordre du tribunal d’Istanbul. (Hurriyet Daily News, Vercihan Ziflioglu, 29 novembre 2011).

Les Organisations Internationales de l’Information renouvellent leur demande de libération des Journalistes Emprisonnés

Une mission internationale de journalistes et d’organisations de media, composée de la Fédération Européenne des Journalistes et de sa filiale Turkiye Gazeteciler Sendikasi (TGS, Syndicat des Journalistes de Turquie), et d’une délégation de la Deutscher Journalisten Verband (DJV) allemande, de l’International Press Institute (IPI), de Reporters Without Borders (RSF, Reporters sans Frontières), de l’European Association of Journalists (AEJ), s’est rendue en Turquie du 22 au 24 novembre pour constater le recul de la liberté de la presse dans ce pays a dénoncé ce jour le fait que 64 journalistes sont encore en prison.

“Nous observons qu’à présent, les membres de la communauté journalistique de Turquie rassemblent leurs forces dans le combat pour la liberté de la presse et pour la libération de leurs collègues emprisonnés“ a déclaré la délégation. “La solution du problème se trouve en Turquie. Comme représentants d’organisations internationales, nous soutenons avec force nos collègues et enjoignons les autorités à dialoguer avec elles pour trouver des solutions démocratiques conformes à la liberté de la presse. Il faut mettre fin au climat de peur et d’autocensure que nous avons constaté.

Manifestation et actions

Mardi, les participants à la mission ont pris part à une manifestation devant le Palais de Justice Caglayan, à Istanbul, où le procès de 10 journalistes turcs emprisonnés devait commencer. La manifestation s’est déroulée sans aucun incident, malgré une présence policière massive. Les conditions de l’audience ont cependant profondément inquiété les observateurs. Dans une salle d’audience beaucoup trop petite et bondée, dans laquelle certaines délégations n’ont pu accéder qu’après une queue de plus de deux heures, les avocats des journalistes ont demandé la récusation de l’un des trois juges, suspecté de partialité, et réclamé la libération de leurs clients ; les accusations dont ils font l’objet sont maintenues. La cour a rejeté la demande de libération et a renvoyé l’affaire au 26 décembre devant une cour de rang supérieur qui pourra statuer sur la récusation.

Rencontre avec les familles

Mercredi, les participants à la mission ont rencontré les familles des journalistes détenus au siège de la Plateforme Pour le Liberté des Journalistes. Après de nombreux et émouvants témoignages de faits, de peurs et de courage, les participants ont exprimé un certain nombre de recommandations, dont la création d’une organisation pour venir en aide aux familles des journalistes emprisonnés, pour la création d’un “ kit information“ à l’intention des journalistes étrangers qui sont peu familiarisés avec le niveau de liberté de la presse en Turquie et pour la mise en place d’une formation juridique pour les jeunes journalistes turcs, afin de leur permettre de mieux rendre compte des affaires judiciaires.

Rencontres au Parlement

Jeudi, la délégation, dont la demande d’entrevue avec le ministre de la justice avait été rejetée, a rencontré à Ankara les vice-présidents des groupes parlementaires de tous les partis politiques du parlement turc. Les trois partis d’opposition ont promis de soutenir la tenue d’une session spéciale au parlement turc sur la liberté de la presse et également l’envoi de membres du parlement comme observateurs dans les procès de journalistes. Le parti AKP au pouvoir a déclaré que “seraient prises en considération“ la première proposition, ainsi qu’une surveillance des conditions de détention de journalistes “et autres détenus“. Il y a aussi été promis que seraient invitées les ONG, organisations non gouvernementales, aux débats à venir sur les textes relatifs à la liberté de la presse.

A la suite de ces réunions, les organisations de journalistes et de media :

- expriment à nouveau leur inquiétude et leur colère, constatant la détérioration de la liberté de la presse en Turquie, dont le nombre de journalistes en prison est actuellement le plus élevé en Europe ;

- exigent un changement législatif afin que cessent les poursuites de journalistes engagées sous le couvert de la loi anti-terroriste et du code pénal turc ;

- confirment leur demande pour la libération immédiate des journalistes turcs emprisonnés.
- TGC-EFJ, 24 novembre 2011)

http://www.info-turk.be/399.htm#Kafkaesque

Traduction Gilbert Béguian

dimanche 4 décembre 2011,
Stéphane ©armenews.com




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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