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Collectif VAN : l'éphéméride du 9 janvier
Publié le : 09-01-2018

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).

Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)


Légende photo : 9 janvier 1945 -- Hongrie : les patients juifs de la polyclinique de la Charité à Budapest sont jetés brutalement hors de leur lit par les membres de la brigade Fasciste hongroise des Croix fléchées. On les conduit sur les bords du Danube pour les fusiller.

Le bandeau #FreeOsmanKavala
, situé sous chaque visuel de notre site, est un appel du Collectif VAN à libérer Osman Kavala, injustement incarcéré en Turquie depuis le 1er novembre 2017.


Ça s’est passé un 9 janvier (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :

9 janvier 1792 -- Le Traité de Jassy met un terme à la guerre entre la Turquie et la Russie.
Yahoo : L'éphéméride du lundi 9 janvier 2012

9 janvier 1878 -- Les Turcs capitulent dans la Passe de Shipka et demandent un armistice aux Russes.
Yahoo : L'éphéméride du lundi 9 janvier 2012

9 janvier 1895 -- Empire ottoman : Journal de la femme d'un Consul de France en Arménie.
« Nous voilà à 2.000 mètres. La voiture entre dans la neige comme dans du beurre, les chevaux sont à bout et un des ressorts est faussé.
Tout le monde, les gendarmes, moi, Lucie, nous poussons à la roue. Emilie met la main devant ses yeux pour ne pas voir le précipice. Elle veut me faire croire que ça va très bien, mais elle a une fichue mine et elle claque des dents. Elle fredonne tout de même un petit air. Du moins, elle essaie...
Nous croisons les traces d'une grande bande de fauves, mais nous n'en voyons pas un seul.
Diable ! Emilie ne chante plus. Le froid l'engourdit et elle s'endort. Je lui frotte les mains, la figure avec de la neige pour éviter la congélation. Le fait est qu'il y a 24 degrés au-dessous de zéro. ça commence à compter ».
Carlier, émilie. Au milieu des massacres, Journal de la femme d'un Consul de France en Arménie. Paris, Félix Juven, 1903
Imprescriptible : Carnet de route de Constantinople à Sivas, dcembre 1894 - Janvier 1895

9 janvier 1915 -- Empire ottoman : Mary Schauffler Platt se trouvait à Ourmiah, lors de l'occupation turco-kurde et tenait un journal de mission. Entre le 9 janvier et le 3 juin 1915, elle a relaté dans ce cahier les événements marquants, la vie quotidienne de la mission et la tragédie des Assyro-Chaldéens. Voici des extraits de ce qu'elle a écrit dans son journal pour la journée du lundi, 11 janvier 1915 :
« Quelques familles venues de Didjala se sont installées dans notre salle de réunion. L'autre nuit, Victoria est venue me voir pour me dire qu'une vieille dame venait d'arriver et m'expliquer qu 'elle n 'était pas en état de répondre à aucune question. J'ai retrouvée cette dame dans un coin du couloir, assise, repliée sur elle-même. Elle n'a pu dire qu 'elle avait froid. Au début, elle n 'a rien pu manger mais elle était un peu mieux après avoir bu un peu de thé. Nous n'avions pas de place pour l'héberger, tout était complet. Seul un couloir au sol en pierre était vide. Nous avons placé un de mes tapis et la pauvre femme s'est tout de suite endormie. Elle était la femme du gardien de notre église de Barbaroud qui se trouve à quinze miles d'ici, dans le sud. Les Kurdes avaient violé cette vieille dame quelques jours auparavant. Elle avait pu s'échapper. Elle était venue jusqu'ici pieds nus, avec un vieux vêtement, sans rien manger pendant des jours ».
Imprescriptible : Témoignage d'Ourmiah

9 janvier 1917 -- Empire ottoman : le crime de génocide apparaît encore plus délibéré lorsqu'on compare le sort fait par les Turcs à la population arménienne et le traitement infligé aux Grecs en janvier 1917. Dans le premier cas, femmes, enfants et vieillards, vivant dans une zone éloignée du front de plusieurs centaines de km et dont la population arménienne est très minoritaire, sont envoyés à la mort. Dans le second cas, ainsi que l'écrit Peter dès le 9 décembre 1916, «j'ai appris, de source sûre, que pour des raisons militaires on allait expédier tous les Grecs de la côte d'Anatolie à l'intérieur, à une distance de 50 km de la rive de la mer Noire. Cette mesure a dû avoir été prise par le gouvernement parce que beaucoup de déserteurs grecs se trouvent dans les montagnes et lesquels ont pu se mettre en relations avec la flotte russe». Il ajoute cependant: «Je conçois que, pour des motifs de sécurité militaire, on n'aie rien à objecter contre l'ordre d'expulsion à l'intérieur, mais je crains fort qu'une seconde question arménienne surgisse sur le tapis». Plus loin, il tempère lui-même ses propos en annonçant qu'«on donnerait aux expulsés un terme d'un mois pour qu'ils puissent disposer librement sur leurs intérêts. L'ambassade d'Allemagne doit avoir aussi invité ses représentants de surveiller la chose au mieux pour qu'il n'arrive pas des irrégularités». Cette différence de traitement se confirme lorsque «la déportation de la population grecque commence le 9 janvier [1917]», même si «les habitants de Kadi-Keuï et Elias-Keuï furent expédiés subitement, sans pouvoir prendre la moindre des choses avec eux [et que] les maisons ont été ensuite pillées par les soldats». D'autant que «dans la ville-même, les hommes seuls furent envoyés et leurs femmes et enfants, etc., sont, pour le moment, en tranquilité». Effectuées en plein mois de février, ces déportations soulèvent néanmoins l'indignation de l'agent consulaire, qui pense «qu'au moins la moitié des déportés va mourir; c'est simplement l'extermination de la population chrétienne d'Anatolie et je ne puis pas comprendre comment l'Allemagne peut tolérer pareille chose».
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : Documents consulaires américains sur la déportation des Arméniens de Samsoun durant la Première Guerre mondiale

9 janvier 1918 -- Empire ottoman : le Service de police d’Alep obtient la liste de tous les travailleurs arméniens du bataillon du travail de la construction de l'école normale d'Alep pour la sélection de ceux qui seront tués.
Chronology of the Armenian Genocide -- 1918

9 janvier 1919 -- USA : rapports du Haut commissaire américain de la capitale ottomane, et diplomate ancien combattant, Lewis Heck :
« la grande majorité des officiels turc à l’Intérieur sont aussi les mêmes officiels qui ont soit participé activement soit au moins excusé les massacres des Arméniens… La vaste majorité de la race turque a approuvé de tout cœur ces massacres. » U.S. National Archives R.G.256.867.40162, pp. 2,3,du rapport du 9 janvier 1919 à Washington.
Vahakn Dadrian ,Documentation du génocide arménien dans les sources turques
Imprescriptible : Aveux des ex-Officiels civils et militaires

9 janvier 1921 -- Turquie : lettre de Vahan Portoukalian à Kourken Tahmazian.
« Il paraît que nous avons possédé dans nos ruines Berthe Gaulis, qui naturellement aura envoyé ses impressions au Matin. Je ne me trompe pas ? C’est bien le Matin qui reçoit sa prose turcophile. Elle ne semble pas avoir un grand succès auprès de la colonie française. En revanche, dit-on, un officier turc lui servait de cavalier, et Hamid bey l’a reconduite au bateau.
Depuis le 5, malgré une pluie qui ne discontinue pas, les Turcs sont en liesse. Pavoisements, illuminations, cortèges, ou plutôt cohues enthousiastes, profusion de drapeaux, de fifres et de tam-tams, files de chameaux couverts de riches tapis, sur lesquels sont juchés des enfants endimanchés, enfin toutes les manifestations orientales de la joie et du triomphe. Ils ont jeté les Français dehors ! les colonnes du Yéni Adana sont pleines de récit des fêtes et de considérations sur la vertu de persévérance qui a rendu aux Turcs la liberté dont ils étaient privés depuis trois ans. Ce jour du 5 janvier sera désormais célébré comme l’est en France le 11 novembre. Et cette année ils semblent vouloir faire l’octave ».
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915

Imprescriptible : L’évacuation française de la Cilicie en 1921 vue par l’officier Vahan Portoukalian

9 janvier 1923 -- Suisse : le procès-verbal n° 19 de la Commission des questions territoriales et militaires de la Conférence de Lausanne (séance du mardi 9 janvier 1923) contient ce passage :
« En ce qui concerne les Arméniens, lord Curzon ne dira que quelques mots, car cette question a déjà été traitée avec beaucoup de talent par M. de Montagna qui a montré que la proposition d’organiser un Foyer national n’impliquait nullement l’intention de porter atteinte à la souveraineté turque, de créer un État dans l’État ou de constituer un régime autonome ».
Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible : La conférence de Londres (21 février - 12 mars 1921)

9 janvier 1942 -- Rapport d’opérations URSS No. 153, 9 janvier 1942 janvier:
« A Simferopol, en plus des Juifs, les questions tziganes et krimchaks sont aussi résolues. La population a généralement bien accueilli l’élimination de ces éléments. »
PHDN : Les Einsatzgruppen, Rapports d’activités

9 janvier au 15 février 1942 -- Ukraine : plus de 300 Juifs ont été arrêtés à Simferopol et exécutés. Avec eux, le nombre de personnes exécutées à Simferopol atteint presque 10 000 Juifs, environ 300 de plus que le nombre de Juifs enregistrés.
PHDN : Les Einsatzgruppen, Rapports d’activités

9 janvier 1942 -- Début de la déportation vers l'est des internés du ghetto de Theresienstadt.
1 000 hommes, femmes et enfants sont déportés à Riga (Lettonie) et 400 juifs environ au camp de concentration voisin de Salaspils, où ils sont assassinés.
1 100 juifs sont massacrés par les SS à Klodawa (Pologne), 1 800 autres sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.
Israelvivra.com

9 janvier 1945 -- Hongrie : les patients juifs de la polyclinique de la Charité à Budapest sont jetés brutalement hors de leur lit par les membres de la brigade Fasciste hongroise des Croix fléchées. On les conduit sur les bords du Danube pour les fusiller.
Israelvivra.com

9 janvier 2004 -- Article en janvier 2004 dans le journal Le Monde avec le chapeau suivant : « Des personnalités et des associations ont lancé un appel pour protester contre les nouvelles orientations officielles des cours d'histoire et contre le traitement du génocide dans les manuels. »
En Turquie, des intellectuels se mobilisent pour la première fois autour du sujet jusqu'alors « tabou » du génocide des Arméniens, en 1915. Un groupe d'observation récemment fondé, L'Histoire pour la paix, a lancé une campagne de protestation afin de dénoncer les nouvelles orientations de l'éducation nationale sur l'enseignement de cette période troublée. Plus de cinq cents intellectuels turcs de renom - universitaires et historiens, journalistes, défenseurs des droits de l'homme, juristes, éducateurs, artistes et écrivains (dont le romancier Orhan Pamuk) - ont déjà signé l'appel. Il a également fédéré de nombreuses organisations non gouvernementales turques, dont l'Association des droits de l'homme, l'Association des citoyens d'Helsinki ainsi que la Fondation d'histoire, une organisation indépendante d'intellectuels qui vise à approfondir la « conscience historique » pour mieux contribuer à la paix sociale et à la démocratie.
« Des intellectuels turcs dénoncent le racisme anti arménien des livres scolaires »
Auteur : Nicolas Monceau

Imprescriptible : Des intellectuels turcs dénoncent le racisme anti arménien des livres scolaires

9 janvier 2013 -- Paris : trois militantes kurdes assassinées en 2013 dans la capitale française. Sakine Cansiz, 54 ans, une des fondatrices du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) réputée proche de son chef historique Abdullah Öcalan, Fidan Dogan, 28 ans, et Leyla Saylemez, 24 ans, avaient été abattues le 9 janvier 2013 de plusieurs balles à la tête, au siège d’une association kurde en plein cœur de Paris.
Le Monde/Justice pour trois Kurdes assassinées

9 janvier 2014 -- Dans un article intitulé "Les chrétiens de Turquie seront-ils de nouveau visés ?" , publié dans le Today’s Zaman, quotidien turc de langue anglaise, Orhan Kemal Cengiz, journaliste et avocat turc, en charge du procès contre les assassins des trois missionnaires tués à Malatya (Turquie) en 2007, annonce l'existence de signes suggérant que le gang Ergenekon pourrait effectuer de nouveaux actes criminels contre les chrétiens. Le gang Ergenekon, émanation de l'Etat profond turc, est - entre autres - impliqué dans la mort du journaliste arménien de Turquie, Hrant Dink, assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007.
Turquie : les chrétiens de nouveau ciblés ?

9 janvier 2014 -- Les Canadiens d'origine turque ont lancé une pétition en décembre 2013, pour demander la suppression de toutes les références au génocide arménien dans le programme scolaire des lycées de Toronto à partir de la 11e classe. Cette pétition s’inscrit dans le cadre des initiatives négationnistes menées de longue date et visant à annuler la décision prise en 2008 de la part du Conseil scolaire du district de Toronto (TDSB) d’enseigner aux élèves le génocide des Arméniens, des Juifs et des Tutsi rwandais.
Canada : pétition turque contre l’enseignement du génocide

9 janvier 2015 -- France/Prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes: c'est une attaque terroriste islamiste et antisémite. L'auteur de l'attaque, Amedy Coulibaly, est déjà recherché par la police pour l'assassinat, commis la veille, d'une policière municipale de Montrouge : il s'introduit dans une supérette casher de la porte de Vincennes en étant lourdement armé. Il tue immédiatement trois personnes et en prend en otage dix-sept autres, dont l'un est tué peu après, portant à quatre le nombre des morts. Le preneur d'otages se réclame de l'État islamique et demande la libération des deux frères Kouachi qui, au même moment, sont assiégés par la Gendarmerie à Dammartin-en-Goële après avoir tué douze personnes dans l'attentat contre Charlie Hebdo, deux jours plus tôt à Paris. La prise d'otages dure plus de quatre heures. Elle se termine par un assaut mené par les policiers du RAID et de la BRI, durant lequel aucun otage n'est tué. Le terroriste est abattu alors qu'il ouvre le feu sur les forces de l'ordre. Trois policiers et un otage sont blessés. Deux jours après le massacre au siège de Charlie Hebdo, cette nouvelle attaque terroriste vient s'ajouter à une émotion publique déjà considérable en France.
Wikipedia

Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org




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